le suicide

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Ce sujet est un débat, échangez et partagez dans la bonne humeur

J'ai vécu 3 suicides récents dans ma famille et j'ai à chaque fois entendu: "pourquoi elle/il n'en a pas parlé". Je reste persuadé qu'une personne dépressive à bien du mal à se confier et sommes nous seulement capable de l'écouter? Notre société nous interdit de montrer le moindre signe de faiblesse. Les symboles matériels ou immatériels de réussite sociale et professionnelle sont ils l'unique chance d'être reconnu, apprécié et aimé des autres? Un aveu de faiblesse, un manque de force mentale sont ils synonymes de rejet, d'incompréhension?        

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Bonjour Sebygo

" ils ont beau vouloir nous comprendre ceux qui nous viennent les mains nues, nous ne pouvons plus les entendre, on ne peut pas, on n, en peut plus, et tout seul dans le silence,  d, une nuit qui n, en finie plus, voilà que soudain on repense, à ceux qui n, en sont pas revenus..du mal de vivre, leur mal de vivre..." 

Barbara

Le temps me manque, afin d, évoquer un si poignant sujet. Je reviens plus tard..
Tchuss mon Grand

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Merci Pierre de nous faire partager ta culture des mots toujours justes et judicieusement choisis :) 

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
voici donc un des sujets qui doit et veut être débattu merci à toi Sebygo de le poser avec justesse et bon sens ...je vais y réfléchir pour le moment ....

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Gilou je ne doute pas un seul instant que tes brillantes capacités d'analyse vont nous éclairer :) 

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
..............là il ne s'agit pas seulement d'analyser ou de "briller"(ce que je ne fais pas plus que d'autres mais peut-être différemment)  mais de nous mettre d'abord  à l'écoute de ceux qui sont dans cette impasse et de leurs proches, car chaque intervention ou parole ou réflexion sur ce sujet peut être immédiatement assortie de répercutions ...

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Je pense qu'aussi radical soit-il le suicide peut être malheureusement pour les "vivants/restants" l'unique solution qu'il nous faut accepter. La douleur de vivre est parfois insurmontable lorsque que l'argent, le sex ou la religion n'offrent plus de réponses, résultats, réconfort et apaisement. Encourager un tel acte paraît impossible vu par notre société sensée être parfaitement construite et pour tous mais y a t il de la place de l'amour et du vrai bonheur pour tous? La mort étant une partie naturelle de la vie doit on forcément la laisser venir à nous? Nous appartient elle? Loin de moi l'idée d'encourager les gens au suicide si tant est qu'ils soient dépressifs ou proche d'une décision fatale mais cette vision d'une parti de notre existence mérite réflexion.      

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
sans doute le suicide regarder au niveau de la responsabilisation de la société à aider tous ces membres dans la recherche de bonheur est un scandale, puisqu'elle faillit à sa mission, mais il y a aussi plusieurs autres voies pour regarder le suicide comme l'unique issue au malheur quotidien...
Aparté.... je resterais sur ce sujet en deçà de tout superlatif car c'est une des réflexion qui nous réclame de ne pas glisser dans le sentimentalisme romantique ou dans l’introspection psychologique trop de mise aujourd'hui!
et je te citerais donc pour commencer SEBYGO :"La mort étant une partie naturelle de la vie doit on forcément la laisser venir à nous ?"
en effet la mort étant une "partie naturelle" du devenir personnel comme tu dis, possède-t-on un droit de mourir sur soi ? bien sûr oui !  car un acte même détourné de sa finalité reste la propriété de celui qui le pose et  pour le moment c'est de cela qu'il s'agit !
je te répondrais donc que le droit naturel dans sa conformité à la loi naturelle de la vie, voudrait que nous ne puissions pas l'enfreindre ! mais concrètement nous le faisons parfois ! par le suicide ou par le meurtre ou par la mise en danger systématique de la vie des autres ce qui semble contradictoire et même opposé à cette loi qui voudrait que la vie soit notre bien suprême et irréversible dans sa perte !
la question qui émerge alors en toute évidence est celle ci : " est-ce que le suicide, le meurtre et la mise en danger de la vie des autres ne sont pas des formes d'oubli radicale de soi, de l'autre et des autres comme vivant irréversiblement irremplaçable et comme alter-ego  ! avec pour le cas du suicide justement cet oubli que l'atteinte tourné vers soi même va détruire le soi qui n'est plus vivable ! 
nous aurions tord à mon avis de n'essayer de comprendre le suicide que par une forme de "dépression ultime du psychisme"car il est aussi même d'une manière irrévocable la voix et la voie d'une personne qui n'a pas trouvé de vis à vis ou si l'on ose cet homophonie de vie à vie !
c'est pour moi donc le sens ultime du suicide, celle ou celui qui dénonce un manque radical de présence de l'autre, comme personne ou comme possibilité de vie ! 
 à suivre ...

photo de l'auteur MargauxLFP
MargauxLFP
Femme de 32 ans
Calais 62100

4 remerciements
Pour ma part, j'ai déjà fait plusieurs tentatives et ce que j'en retire, c'est que s'il y a personne pour écouter, ben au final le pas sera franchit tôt ou tard.

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
tu sais pourtant que maintenant tu n'es plus seule à regarder le suicide comme une éventualité pour chacun de nous ...

photo de l'auteur MargauxLFP
MargauxLFP
Femme de 32 ans
Calais 62100

4 remerciements
Je sais surtout que malgrès le fait d'être née dans le mauvais corps pour ma part, le suicide n'est pas la réponse, du coup je me bats chaque jours pour moi, être heureuse et aussi pour prouver aux générations futurs qui vont y penser qu'on peut vivre même si la société rejette la difference.

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
à que oui c'est une bonne cause de lutte que je soutiens aussi ... 

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
MargauxLFP je suis disposer à discuter avec toi si tu en éprouve l'envie ou même le besoin.  

photo de l'auteur Sethy
Sethy
Femme de 26 ans
Nantes
Je pense qu'il est très difficile de se comprendre les uns les autres en général. Je ne pense pas qu'il soit aisé également de tendre la bonne oreille à une personne qui en ressent le besoin. Lors de crises "breakdown" pour les mots que j'essaye de mettre dessus, ( bien loin d'une tentative de S. j'en conviens ) , il en ressort que personne ne me comprend du tout et cela donne un sentiment de désespoir et solitude absolue dans lequel on est seul.

On m'a toujours dis que le suicide était une chose lâche, au contraire je pense que c'est un geste "courageux" si je puis dire, que de vouloir mettre un terme ou non à sa peine. Surement pas la meilleure solution, non, mais ces personnes sont passés à l'acte et je ne blâmerai pas les gens qui se sont suicidés comme beaucoup font, " mais quelle lâcheté ".

Finalement, je dirai que chaque suicide est différent et les personnes le sont également, peut-être, certaines personnes sont plus enclins à parler mais comme tu dis, peut-on vraiment les écouter? Et certaines se mure dans un silence et ne souhaite ne rien entendre.

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Lâcheté, courage, je vois plus ça comme une décision définitive radicale et hors contexte religieux il est entendu que chacun est propriétaire de sa vie et par conséquent de sa mort. Après il y a la question: a t il pensé à nous qui restons et sommes tristes? Le suicide serait il une forme d'ego fatal? J'avoue y penser de temps en temps et il n'y a que 2 choses qui me retiennent: ma mère (elle en a "subit" 3 et je suis son enfant bien sur) et le tout petit (pour le moment) espoir qui me dit "attend encore un peu ça peut s'arranger" mais ces 2 "choses" ne seront pas éternelles et donc si égoïstement je faisais ça tout de suite puisque je semble connaître mon issue fatale (sauf accident fortuit bien sur) il est vrai que le rejet de soi et le manque d'amour/affection des gens que l'on a envie d'aimer sont parfois insupportables et paraissent insurmontables.       

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
J'arrive super tard dans ce sujet mais bon. 

L'année dernière, j'ai failli me suicider. Souvent on me dit que j'ai failli, que je n'ai même pas essayé, donc que je ne devrais pas me considérer comme une suicidaire. Mais avoir failli me suicider signifie bien que j'en avais envie et que certains raisons, que je n'exposerais pas ici m'en ont empêchés.

Mais toujours est-il que lors de cette année (qui fut une des pires de ma vie), je n'en ai jamais parlé à personne. Je lâchais quelques "je vais me tirer une balle" ou "je vais m'ouvrir les veines" mais me forçais à rire en même temps, pour faire croire à mes amis que ce n'était qu'une blague. 

Après, ce n'est que moi, mais je pense qu'il est très difficile de faire part à nos proches de notre volonté à mourir. Comment aller vers sa mère, la personne qui vous a donné la vie pour lui dire "oh, au fait, je veux mourir"? De plus, encore une fois, je parle de mon ressenti, mais je me sentais totalement coincée dans un sale cercle vicieux. En parler signifiait m'enfoncer encore plus dans cette situation. 

En fait, parler de mes idées noires est une des choses les plus difficiles pour moi. Dans ma tête, tout avait du sens, le pourquoi du comment je voulais mourir, mais je pense que pour les autres, extérieurs à mon "délire" il pouvait être difficile de comprendre. Et je pense que c'est aussi pour cela que personne n'en parle, parce que l'on sait que personne ne va nous comprendre. Par exemple, je savais que mes parents allaient, un peu inquiets, me dire que je n'avais aucunes raisons de me tuer et qu'il fallait que j'arrête d'être une ado gâtée, que mes amis allaient me regarder bizarrement et s'éloigner de moi, pensant que j'étais totalement timbrée. 

Aujourd'hui, mes amis ne savent pas que le 13 mai 2015 je voulais m'enfermer dans les toilettes du premier étage de mon lycée, et me couper les veines. Mes parents sont au courant que j'ai eu des idées noires, ils ne savent pas que ces idées avaient données naissance à un plan bien précis. 
Même le psychiatre qui me suit pour ma précocité et ma tendance à me scarifier ne sait pas que j'ai pu vouloir mourir. 

Au final, je crois que je n'en ai pas parlé parce que j'avais peur, et que je sais que ma peur est fondée, que personne n'écoute, que personne n'en ai quelque chose à foutre de mes petits malheurs. 

J'espère ne pas avoir été trop brouillon dans mon message. Si je l'ai été, je m'excuse à l'avance.

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Un signal quel qu'il soit doit toujours être écouté par l'entourage puisqu'on peut tous se dire: quel est l'intérêt pour l'un de nos proche de faire ça? Attirer l'attention sur lui? Ben oui peut être et c'est donc parfois utile d'écouter les autres nous faire par de son mal être si tant est qu'on puisse l'aider. Après dans certaine situation il faut accepter qu'il n'y est pas de solution (maladie, chagrin après la perte d'un proche).    

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Vous êtes pourtant en attente d'autre chose que de la mort ?  

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
A travers le suicide? (Gilou03) 

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Pour moi le suicide c'est ce couper d'une réalité trop pesante l'acte mortel est secondaire. C'est (toujours pour moi) le micro-espoir inextinguible qui fait tenir.  

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
je ne vais pas faire de digression sur ce sujet qui est trop ultime pour passer en revue toutes les nuances qui mènent à l'acte irréversible...

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Parler du suicide est en effet un sujet délicat, c'est pourquoi j'aimerais apporter mon point de vue sans aucune prétention...
Nous sommes tous d'accord que si la personne envisage l'acte ultime, c'est qu'elle va mal, voire très mal ? Bon. Partant de là, je pense que le fait de se confier est la chose la plus dure. Mais il y a aussi le fait de réaliser : il faut d'abord réaliser que tout ce qui tourne autour de nous va mal, en distinguer les différentes causes. Et ce n'est pas toujours une mince affaire je pense... Après, bien évidemment, en parler ne résout pas tous les problèmes : ce n'est pas le fait d'en parler qui évitera à 100% le passage à l'acte... 
Alors je me demande : à quel stade intervenir ? A quel stade tu mal-être de la personne interviendrez-vous et surtout, comment ? Vous en rendriez-vous compte rapidement...?

photo de l'auteur villedesbli
Villedesbli
Homme de 40 ans
blois

7 remerciements
ce suicider ? pourquoi pas, de toutes façons,
le travail c'est chiant (encore ci on pouvais en changer.......)
les amis c'est chiant (encore ci il existerait un endroit où en trouver des mieux........)
les parents c'est chiant (encore ils ne seraient pas comme ils sont..........)
la télé c'est chiant (ce serait cool d'avoir des programmes intéressant ......)
l'école c'est chiant (quand je pence que je vais y passer ma vie ..........)
la nourriture c'est chiant (comme ci je pouvait apprendre à cuisiner ..........)
les papiers c'est chiant (y connaissent pas internet où quoi .......)
la radio c'est chiant (j'en ai marre d'entendre des gens qui gagnent pleins de trucs ..............)
les livres c'est chiant (de toutes façons je n'aime pas les histoires qu'il y à dedans ......)
le cinéma c'est chiant (rester dans une salle de ciné pendant 2h avec un paquet de popcorn voila quoi .......)
les musés c'est chiant (je ne comprend rien à l'art ........)
la musique c'est chiant (il n'y à pas de groupes bien maintenant ce n'est que de la soupe .......)
les déplacements c'est chiant (qui pourrait prendre du plaisir à conduire où regarder le paysage .....)
dormir on y arrive pas (c'est vrai ça fait chier et passer le temps avec des hobbies ça saoul .......)
bon alors au cas où vous avez tout les trucs chiants qui sont effectivements chiant signalez vous on à ptètre une chance d'ètre dans le guiness book

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
restons sérieux pour une fois S.V.P le suicide est irréversible !

photo de l'auteur villedesbli
Villedesbli
Homme de 40 ans
blois

7 remerciements
j'ai insinué que l'on peut toujours changer de vie qu'il y à plus que de l'espoir qu'il faut agir !  bon ça peut ètre dur au début mais quand ça ira mieux la vie reprendra son cour

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Le suicide peut aussi être vu comme un point final. Décider de sa mort quand on le veut. Mon meilleure ami c'est ce qu'il a fait. J'ai respecté sont choix quand il l'a fait. Quand la vie ne t’intéresse plus. Qu'est-ce que tu veux faire d'autre? Quand la déréalisation atteint un stade trop poussé pour faire demi tours. Ou quand la solitude est maîtresse de ton esprit et en même temps ton cauchemars. Quand ton corps devient une cage de souffrance. Je comprends le choix de certain.

En parler? Il y à beaucoup de personnes qui "en parler" ne change rien. Le suicide est quelque chose d'intime. C'est un point final qui élimine tout de ton espace ainsi que toi même. Les gens qui en parle sont des gens qui fantasment le suicide, mais c'eux qui y pensent pour de vrais n'en parleront que quand ils ne voudront plus se suicider. La seul chose qu'on peut faire pour respecter leurs mémoires et ne pas en faire des clichés de douleur, c'est d'accepter leurs choix. Après tout on était pas dans leurs têtes. Mais je préfère voir mon meilleur ami comme un putain de mec intelligent et digne, que comme un abrutit qui a juste sauté du toit d'un immeuble.

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Stanyi je suis absolument d'accord avec toi. Juste une chose, avec 3 suicides dans la famille (la mienne) je peux te dire que ceux qui en parlent peuvent franchir le cap puisque sur les 3 tous en ont parlé avant.  

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Ils peuvent. Mais c'est qu'ils étaient "sauvable" d'une certaine manière. Après les choses se sont passées, on peut pas faire marche arrière sur ça. Au moins vous êtes prévenue du risque et, j'espère, ferez attention à vous mutuellement dans votre famille.

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
bonsoir,a tous je suis d accord avec sebyco.pour avoir vecu le suicide de pres.il y a toujours un signe avant l acte.tout simplement un mot qui pourrai nous allerter.quelquefois trop jeune ou trop occupé par notre vie.nous l entendons pas.ma maman, mon frere sont partis.ma fille  deuxieme tentative.je suis arrivee a tant pour la sauver.apres avoir etait prise en charge par une equipe medicale formidable,et un traitement addapté.plus un suivi psy.Elle vit normalement et repris le goutde vivre.Elle travaille comme infirmiere dans un hopital.Donc il faut y croire rien n est impossible

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Citation de Sebygo : Débat le suicide J'ai vécu 3 suicides récents dans ma famille et j'ai à chaque fois entendu: "pourquoi elle/il n'en a pas parlé". Je reste persuadé qu'une personne dépressive à bien du mal à se confier et sommes nous seulement capable de l'écouter? Notre société nous interdit de montrer le moindre signe de faiblesse. Les symboles matériels ou immatériels de réussite sociale et professionnelle sont ils l'unique chance d'être reconnu, apprécié et aimé des autres? Un aveu de faiblesse, un manque de force mentale sont ils synonymes de rejet, d'incompréhension?        


Je pense qu'il est parfois difficile en tant que dépressif de comprendre et d'accepter l'être. La dépression est une maladie qui ne peut pas être compris par n'importe qui, c'est toujours délicat de communiquer avec une personne qui n'a plus vraiment de vivre, sans l'a brusquer, ni l'a conforter dans son mouvement.

Je crois qu'il y a une pression de la société envers ceux qui pourrait être qualifiés de "faibles" sur le moment, toutefois il y a des opportunités pour ces personnes là de s'en sortir, bien que cela soit difficile de refaire surface, apprendre à s'aimer et aimer la vie. Cela peut prendre tout une vie de se reconnecter à la vie mais ça arrive un jour...

Citation de Stanyi : Le suicide peut aussi être vu comme un point final. Décider de sa mort quand on le veut. Mon meilleure ami c'est ce qu'il a fait. J'ai respecté sont choix quand il l'a fait. Quand la vie ne t’intéresse plus. Qu'est-ce que tu veux faire d'autre? Quand la déréalisation atteint un stade trop poussé pour faire demi tours. Ou quand la solitude est maîtresse de ton esprit et en même temps ton cauchemars. Quand ton corps devient une cage de souffrance. Je comprends le choix de certain.


Je ne suis pas vraiment d'accord avec ce point de vue, je pense que l'idée d'une personne de mourir n'est jamais une envie qui s'enracine indéfiniment, il y a un moment où l'on s'en sort, bien que la vie puisse être ponctuée d'épreuves extrêmement difficiles. Quand la vie ne nous intéresse plus, je pense qu'on doit s'efforcer d'être patient car on ne sait jamais ce qui peut arriver, combien de gens dépressifs et suicidaires s'en sont finalement sortis ? Il y a toujours de personnes/infrastructures pour nous tendre la main un jour ou l'autre, même si l'on croit qu'on est seul au monde et qu'on ne ressentira plus jamais les sensations d'antan, ou ce qui nous animait. 

Je ne juge pas vraiment l'action de ceux qui se suicident car c'est leur choix bien évidemment, toutefois est-ce que ce choix n'aurait-il pas été altéré dans un futur proche ou lointain, un déclic ? Est-ce que si la personne avait été prête qu'on lui tende la main pour l'aider elle aurait vu la vie sous un angle différent et appris à vouloir vivre à nouveau ?

Ce sont les questions que je me pose quand j'apprends qu'une personne s'est suicidée...

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
On a tous un seuil à la douleur différent. Et aussi une philosophie tous différente. Donc on ne peut pas trop réfléchir au pourquoi du comment et si oui ou non c'est mal de se suicider. 

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Je ne dis pas le contraire, en revanche quelque soit notre idée de la vie, notre philosophie ou le "seuil" de douleur qui diffère selon les gens, l'appel à la vie et l'espoir de s'en sortir n'est jamais absent. Dans les cas cas on peut toujours réfléchir à comment sauver une vie quoiqu'il advienne.

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Quand j'étais plus jeune, je me scarifiais. Souvent. Ce n'était pas que je voulais mourir, mais j'étais soulagée d'avoir le controle sur une douleur. De maîtriser ce que je ressentais. Parce que tout le reste était chaothique. Par la suite, j'ai été malheureuse. Et le malheur conduit souvent à des envies de suicides. J'ai essayé plusieurs manières, jamais radicales. Jamais sauter du haut d'un pont. Quelques part, sans doute, car j'étais plus malheureuse que suicidaire.

Le suicide, à mes yeux, c'est un acte de fin. C'est l'échec de la vie. Ce n'est pas l'échec de la personne. De nombreuses personnes se sont suicidés autour de moi, que ce soit des amis ou de la famille. Et je travaillais dans mon ancien métier souvent avec des personnes suicidaires - parfois elles allaient mieux, et parfois j'apprenais que c'était fini.

J'ai été choqué, j'ai été triste, j'ai été en colère car ce n'était pas un aléa de la vie décidé par le coup du sort. Mais une part de moi n'était pas si surprise que ça. Car, elles n'étaient pas heureuses même si elles feignaient de l'être. Et quelques part, au fond de moi, je le savais. Je savais que ça n'allait pas. Seulement, je n'avais aucune idée à quel point ...
C'est pour ça que je prends toujours des précautions, vis à vis des personnes qui font semblant. Car le semblant conduit à la réalité. J'ai des personnes dans mon entourage qui en parle beaucoup. Et j'entends souvent : "c'est ce qui ne disent rien qui le font, eux ne le ferront pas." C'est faux. La plupart des suicides sont des réussites d'autres ratés bien avant. Les suicidaires ont des cris d'alarme, - pas tous - mais beaucoup. Et j'ose, parfois, à penser : tous. Tous, sauf qu'on ne le sait pas. On ne s'en doute pas.
Le pire, c'est sans doute que lorsque la personne a décidé, est sûre d'elle, à 100%. Alors elle n'est plus malheureuse exterieurement, elle peut feindre une vraie gaité, donner l'impression que tout va bien .Tel un condamné vivant ces derniers jours, ils semblent savourer. Ce qui est certain, c'est que le suicide est pour moi un mal être. Un besoin de trouver une réponse à un problème. C'est parfois un appel à l'aide, parfois juste une fin qu'on veut mettre à une histoire qui semble trop s'éterniser sur les mêmes douleurs, les mêmes chapitres, comme un livre écrit avec trop de complications.

Mais il ne faut pas oublier, que parfois le suicide ne vient du présent, mais des actes passés pas forcément d'une depression. Se remettre de la violence, des viols, des abus, des problèmes, de ne pas avoir été aimé enfant, d'avoir été torturé à l'école, un puzzle éclaté dans la tête des gens. Ils veulent être heureux ! Mais le bonheur c'est quoi ? Avoir des amis ... Mais comment on fait, quand on ne sait pas ? Quand on a l'impression qu'ils ne comprennent pas ? Quand voir un psy nous sert à rien car on sait parfaitement de quoi on souffre, comment s'en sortir, sans y arriver ?

J'essaye d'être empathique. Je n'ai jamais oublié comment j'étais à l'époque où tout allait mal. Je n'ai jamais oublié mes rires feints au boulot, ma joie de vivre permanente et le soudain retour à la réalité quand je rentrais chez moi. L'envie de m'enfermer dans la douche, de voir le sang couler jusqu'à ce que ça calme les larmes, le besoin fou de tout tenter pour en finir puis le soudain besoin de vivre. De s'accrocher au dernier espoir.
Mais j'ai de quoi avoir de l'espoir : j'ai des amis, j'ai une famille, j'ai un boulot, j'ai juste des doutes et des poids anciens. J'ai tout pour vivre, j'ai juste refusé de le faire trop longtemps, submergée par les décisions à prendre.

Certains n'ont pas mes chances. Lorsque tout est brisé, on ne peut qu'essayer de réparer. Réparer comment ? Aucune idée. Il faut juste essayer.
Essayer. Et tel un examen qu'on rate dix fois, parfois on est lasse d'essayer. Alors on tente juste de calmer la douleur dans sa tête.

Et là, c'est l'abime.

Raison intraséque dans sa douleur, raison extraséque par le regard et le comportement des autres, le suicide n'est ni un acte bon ou mauvais. C'est un acte. Tel un couteau mal utilisé. A la fois criminel et victime. Le suicide, c'est essayer de mettre fin à ...

Mais c'est un sujet sans fin, auquel j'aimerai répondre. Au final ce n'est pas tant le pourquoi que j'aimerais. Mais le comment : comment les aider.

Et je crois qu'il est là possible de se rapprocher de nombreuses associations à ce sujet qui luttent jour après jour pour aider à depister, prévenir et aider les personnes prêtes à l'acte.

photo de l'auteur amadeus66
Amadeus66
Homme de 26 ans
Montpellier
J'aimerais répondre à ce sujet mais je ne sais pas par où commencer.  Je suis actuellement en pleine dépression.  Je suis suivis,  j'ai un traitement mais pour le peu d'entourage que j'ai je suis juste une personne faible.  Alors je n'ose pas montrer se que je ressens ou parler de mes pensée.  Je ne suis pas entendu.  Alors l'idée de me supprimer m'a déjà traverse la tête. La seule chose qui me retient c'est le peu d'espoir que j'ai que je finirai par être heureux.  Jusqu'au jour où j'en aurai marre de me taire.  Je me rend compte que ce que je viens de faire est assez....   Impudique d'étaler mes sentiments comme ça.  Mais ça m'a fait un peu de bien tout de même. Internet est bien le seul endroit où s'exprimer dans mon cas 

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Amadeus66 je ne connais pas les raisons qui te font songer au suicides mais ton mal être est sans doute réel, je pense pour ma part que les amis peut être que plus que la famille sont les plus aptes à t'entendre, la famille c'est forcément un lien différent celui du sang donc on se sent mal à l'aise pour parler de ça. Certains amis peuvent comprendre, si tu as toujours au fond de toi le secret espoir qu'un jour tu auras accès à ce que tu cherches parles en a tes amis. 

photo de l'auteur amadeus66
Amadeus66
Homme de 26 ans
Montpellier
Citation de Sebygo : Amadeus66 je ne connais pas les raisons qui te font songer au suicides mais ton mal être est sans doute réel, je pense pour ma part que les amis peut être que plus que la famille sont les plus aptes à t'entendre, la famille c'est forcément un lien différent celui du sang donc on se sent mal à l'aise pour parler de ça. Certains amis peuvent comprendre, si tu as toujours au fond de toi le secret espoir qu'un jour tu auras accès à ce que tu cherches parles en a tes amis. 


C'est très vrai.  Seulement mon état m'a conduit à faire le vide et il se trouve que je suis aujourd'hui très solitaire..  

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Soyez acteurs de vos vies et non des contemplateurs désœuvrés!

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Citation de Amadeus66 : J'aimerais répondre à ce sujet mais je ne sais pas par où commencer.  Je suis actuellement en pleine dépression.  Je suis suivis,  j'ai un traitement mais pour le peu d'entourage que j'ai je suis juste une personne faible.  Alors je n'ose pas montrer se que je ressens ou parler de mes pensée.  Je ne suis pas entendu.  Alors l'idée de me supprimer m'a déjà traverse la tête. La seule chose qui me retient c'est le peu d'espoir que j'ai que je finirai par être heureux.  Jusqu'au jour où j'en aurai marre de me taire.  Je me rend compte que ce que je viens de faire est assez....   Impudique d'étaler mes sentiments comme ça.  Mais ça m'a fait un peu de bien tout de même. Internet est bien le seul endroit où s'exprimer dans mon cas 


Bonjour Amadeus66

Je suis à Perpignan depuis 2 semaines mais rentre demain ! Je t,aurais volontiers rencontré amicalement,  afin non te conseiller, personne ne peut être à ta place, mais ayant été dans ton cas & survécu à l,irréparable,  mon expérience si j,ose dire, peut te permettre, un " éclairage " , te faire prendre conscience que malgré la solitude qui pèse sur tes jeunes épaule,  il y a une kirielle de Beautés qui nous échappent,  tant le mal être qui nous ronge, nous les aveugle. Tant de possibilités de Parler, même si ce n,est à  ses proches, mais à des personnes investies à l,écoute,  sans préjugés,  sans les maladroits " si j,étais toi..moi je..tu devrais faire ceci ou cela ou pire allons bouges toi on a tous nos problemmes !  "

( Samou : Ton avis est pertinent,  mais il est hâtif pour Amaduss66 , beaucoup trop tôt & c,est lui seul qui se le dira lui-même,  le moment venu )

Je reviendrais vers toi un peu plus tard, afin te transmettre les coordonnées d,une structure d,écoute formidable pour les ados & jeunes adultes dans ton cas,  gay ou non. Si tu le souhaites, tu peux me contacter en mp :)

Courage mon grand, tu n,es pas seul, non ça n,est pas impudique de dire " je suis mal, aidez-moi " car si tu pouvais Parler avec tes proches ou tes potes,  tu ne serais pas ici. Tu as fais le vide autour de toi ? J,ai connu ça aussi, les autres ne savent pas ou plus comment nous aider, nous écouter, notre mal être les mets mal à l,aise,  tkt, ils/elles te reviendront dans un futur que je te souhaite très proche :)

Tchuss 

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Samou va dire ça à une personne handicapée pshysique qui est en plus atteint d'un cancer... tant mieux pour toi si tu es en pleine possession de tes moyens et arrive à te persuader que t'es au top. Mais n'essaye pas de faire passer les gens qui n'ont pas ton bonheur de pleurenichards en les eclaboussant de ton bien être et de ta logique. Peut être que si tu posts "je suis au top et donc heureux venez me voir je vous donnerai ma recette" tu auras en plus du reste du succès sur BeTo.   

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Tu caricatures et tu généralises.

Le suicide médicalement assisté n'est pas ton postulat de départ donc n'arrange pas les faits pour me faire passer pour un dégénérer.

C'est l'inverse qui se produit.

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Mon oncle handicapé physique et atteint d'un cancer est la troisième personne de ma famille à s'être donné (seul donc) la mort. Attention n'essaye pas toi aussi de me faire passer pour un dégénéré ça ne pourrait que confirmer la première impression. Ton acharnement à vouloir me mettre souvent en porte à faux est absolument incroyable, cela reste amusant pour moi qui m'ennuie au boulot. 

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
C'est exactement ce que j'écrivais plus haut. Mon propos est de dire que tu ne peux reprocher à quelqu'un de ne pas connaître un fait que tu dissimules.
"3 suicides dans ma famille" n'implique pas "dont mon oncle handicapé et atteint d'un cancer"

À la base, j'écris pour tout le monde. Si ton égoïsme te conduit à personnaliser le débat pour te placer en victime, c'est ton problème. 

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
"J'ai vécu trois suicides dans ma famille" voilà par quoi commence mon post sur "le suicide" donc oui je fais part de mon expérience et d'autres on posté la leur mais toi tu affiches ta vie équilibrée et nous conseilles... lequel des deux est plus égoïste que l'autre?  Curieusement il n'y a que toi qui m'agresse souvent Samou. Mon égoïsme? Tu me connais si bien que ça? Tu es pourvu de dons incroyables. J'ai dit être victime de quelques choses? Au fait veux tu mon numéro et adresse pour venir me brûler et te débarrasser de moi? Si il n'y a que ça pour te faire plaisir, tu me connais je suis tellement gentil et toujours prêt à rendre service à un garçon qui semble avoir des problèmes.   

Pour participer à ce sujet, il faut être obligatoirement inscrit