Parler pour lutter contre le harcèlement à l’école

Samdu25310
Samdu25310    homme de 20 ans de Hérimoncourt |   il y a 1 an
Débat C'est en en parlant le plus possible qu’on luttera le plus efficacement contre le harcèlement à l’école. Forte de cette conviction, la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a annoncé, jeudi 29 octobre 2015 , le lancement d’une nouvelle campagne de communication sur le harcèlement scolaire à partir du 5 novembre. La troisième en quatre ans. ( source : Lemonde.fr)


Sachant que : Un collégien sur cinq sont victimes de Cyber-Violence ! 

Vous en avez déjà et sûrement entendus parlé sur les informations depuis 2015 surtout ,
ceci est  un petit sujet de débat qu'en pensez-vous ? Que feriez-vous si vos enfants plus tard sont victimes d'harcèlement ? 


Personnellement, j'ai été victime de ceux-ci en seconde ! Homophobie ext.. Je n'osais pas en parler, et du coup j'ai chopé une phobie scolaire...

Merci d'avoir lu ce sujet et d'y répondre le plus clairement possible :).

Tetsuya
Tetsuya    homme de 24 ans de Besançon |   il y a 1 an
Salut Samdu25310 :)

Je trouve que c'est une très bonne chose de parler de ce sujet car encore trop de gens se font harceler et il y a trop peu de personnes qui osent agir, autant victimes que spectatrices de ces harcèlements.

Personnellement je parlerais en connaissance de cause car j'ai été moi même victime de harcèlement et ce depuis ma plus petite enfance, notamment à cause de mes origines étrangères (je suis azéri), du fait que j'ai eu une période ou j'avais du poids, que je suis quelqu'un de timide et introverti, et à cause de pleins d'autres choses dont j'ignore moi même pourquoi j'ai été ciblé.

C'était toujours en milieu scolaire et les professeurs ne prenaient jamais ma défense, ils s'en fichaient complètement. Du coup j'ai été contraint d'agir par moi même plusieurs fois et je me suis souvent battu, voyant qu'a chaque fois c'était le seul moyen de faire cesser les harcèlements ... bien sûr je déteste la violence et je ne cautionne pas le fait d'aller se battre, mais j'ai toujours refusé de me laisser faire et c'était le seul moyen efficace que j'avais trouvé pour qu'on me laisse tranquille.

Concernant l'homophobie je n'en ai pas été victime car ayant découvert que récemment mon homosexualité et ne l'ayant révélé à personne. Cependant j'ai été témoin plusieurs fois de propos homophobes envers des gays ou lesbiennes et honnêtement ça me met hors de moi.

Ayant vécu tout ça si un jour j'ai des enfants je ferai tout pour les protéger de ce fléau qui court encore de nos jours, et je leur dirait ce que mes parents m'ont dit : Si on t'en colle une, met lui en deux ^^.
Il ne faut jamais se laisser faire car cela mène souvent à créer des problèmes encore plus graves : stress intense, dépression, voir même suicide (il y en a encore trop à cause du harcèlement).

En tout cas pour ceux qui en sont victimes, je ne peux que les pousser à en parler à un proche, un ami ou une personne de confiance car il ne faut jamais passer ce genre d'évènements au silence au risque d'avoir un problème qui s'aggrave.

Voilà, j'espère avoir répondu assez clairement ^^
Samdu25310
Samdu25310    homme de 20 ans de Hérimoncourt |   il y a 1 an
J'ai jamais pus faire confiance  aux camarade de ma classe de seconde quand j'étais encore à l'école , j'ai du faire confiance à ma famille..
Robot
Compte supprimé |   il y a 1 an
C'est un sujet qui me touche beaucoup, et j'aimerais beaucoup être CPE ou même surveillant pour agir contre ce fléau :

Regarder cette émission :

Feel26
Feel26    femme de 18 ans de Paris |   il y a 1 an
Salut :) 
Personnellement moi j'ai étais victime de la débilité des gens de ma classe ! Je suis en lycée pro et dans ma classe la différence ne plais pas :/ J'ai donc depuis le début de l'année était victime d'harcèlement ! Je suis lesb qui plus est garçon manqué donc les gars de ma classe on commencer a me taquiné puis un jour ça a déraper un gars ma frapper au niveau de la tête et il m'a insulter et les autres etaient en train de rire comme des mongole ! Je me suis senti comme une merde moi qui était grande gueule toujours a crié a ce défendre j'en étais réduite a être rabaisser par des sous-merde d'homophobe doublé d'un machisme a en faire vomir toutes les militantes des droits des femmes ! Accompagné d'une amie qui m'a conseiller de prévenir la direction nous sommes parti voir mon profs de français qui ma beaucoup aider on a parler et il a prévenu la direction qui a convoqué le p'tit *** .
Au final aujourd'hui je me sens mieux mais des fois j'ai la boule au ventre je me dis si un jour ya un debat ou tout le monde est inviter a partager son avis est-ce que je vais me faire péter la gueule sous prétexte que mon avis est contre au leurs ! 
Mais bon je fais avec et j'espère que je ne vivrai plus ce moment qui m'a beaucoup traumatiser je dois l'avouer !
Donc je suis d'avis qu'il faut en parler mais après moi j'ai était accompagnée c'est un moment difficile !
DSL pour le pavé je devais en parler ou plutot l'écrire :) 
Bonne journée :D
Robot
Compte supprimé |   il y a 1 an
Non très bon témoignage feel :)

ça sent le vécu et la sincérité, tu n'en rajoutes pas.

J'espère que tes "petits" camarades ont pris cher...
Feel26
Feel26    femme de 18 ans de Paris |   il y a 1 an
Ils ont justes étaient convoqué mais rien de plus aucune sanction, aucune excuse rien :/ Merci l'éducation national Lol ;)
Mais maintenant on s'ignore et puis voilà c'est mieux mais ça reste toujours un moment douleureux et surtout énervant quand les ''p'tit idiot '' ne se font pas sanctionné  !
Ceraphyn
Ceraphyn    homme de 42 ans de Fontenay-le-Fleury |   il y a 1 an
Membre de la communauté scolaire, je peux témoigner que celle-ci est beaucoup plus sensibilisée ces dernières années aux problème de harcèlement, et ces cinq dernières années en particulier au cyber harcèlement. Depuis quelques années maintenant, lycée et collèges de la zone ou je travaille assure une conférence de sensibilisation aux dangers d'internet, et en particulier le cyber harcèlement. Il en va de même pour le harcèlement dans ses autres dimensions qui fait l'objet d'actions spécifiques chaque année, avec venue d'associations et/ou intervention du pôle médico social sur ces sujets.

Le problème qui se pose toutefois parfois, c'est qu'un établissement ne peut intervenir que dans la mesure où il est témoin en ses murs de ces phénomènes. Or par peur d'être considéré comme des mouchards ou des faibles, ou par honte, trop souvent, les victimes deviennent les complices involontaires de leur harceleurs par leur silence. C'est aussi parfois l'intelligence maligne (du mot "mal", pas de "malin") des harceleurs qui rend l'institution scolaire en incapacité de réagir.

Autre enjeu, tant qu'il n'y a pas de flagrant délit ou d'élément factuel à charge contre le harceleur, il est difficile d'intervenir. Le problème de témoignages opposant une parole à une autre sans autre élément concret est très délicat à traiter, car il arrive parfois que le dénonciation de harcèlement cache en fait des différents d'autre nature entre les deux parties, et parfois pas dans le sens de la victime supposée.

Il est dans tous les cas important pour un enfant ou un adolescent victime de harcèlement de communiquer, que ce soit avec ses parents, ou un acteur du milieu scolaire en qui il a confiance (CPE, infirmière, direction, administratif, agent d'entretien). Tous les acteurs de la communauté scolaire sont là pour participer à l'éveil et au bien être des élèves, même s'ils n'ont pas un rôle éducatif immédiat. Par ailleurs, quand bien même un simple témoignage ne permet pas toujours d'agir immédiatement, il permet, selon le cas de figure et sa gravité, d'éveiller le niveau de vigilance autour de l'élève concerné, et d'aller jusqu'à saisir les services et juridictions compétentes (signalement auprès du procureur, services sociaux) dans l'optique de protéger la victime.

Plus spécifiquement, sur le cyber harcèlement, si cela doit arriver à quelqu'un, je recommande de garder trace des échanges, post et autres éléments le démontrant (capture d'écran, conservation des conversations chat, FB ou autre dans ses archives, photos et légendes à caractère dégradant postées sans votre autorisation, etc).

Je rappelle par ailleurs qu'en dehors des réactions que peut avoir l'institution scolaire, le harcèlement peut faire l'objet d'un dépôt de plainte auprès de la police.
Thiram
Thiram    homme de 18 ans de Toulouse |   il y a 1 an
Le problème majeur des personnes harceler (de ce que j'ai vu et de ce que j'ai vécu) c'est qu'ils ont un système tel que, tu te retrouve à priori seul... L'arme de ses personnes a toujours été le silence et le problème surtout au collège c'est que si tu parle tu es considérer comme une balance....

Le cyber harcèlement est encore pire dans  ce cas  puisque, internet pour beaucoup de "jeune" (je parle en général des 10-15 ans) est un lieu de non droit où tous est permis! Et il y a cette dimension irréel qui amplifie : "on peut faire ça sur internet de toutes façon c'est pas réel "

N'oublions pas aussi qu'une victime de harcèlement ça reste à vie. C'est une trace et elle est indélébile...

L'arme de ces salaud c'est le silence, pour protéger mes enfants , je pense que dés leur plus jeune age, je leur dirais que peu importe leur bêtise il peuvent en parler... Quitte à parler de mes propre bêtise pour les mettre en confiance...
Brook
Brook    femme de 20 ans de Caen |   il y a 9 mois
Je voulais répondre à ce sujet qui m'est aussi arrivé mais toutes mes dires ont été dites.

Le problème est et restera l'inactivité des adultes dans ces histoires!

Lorsque j'étais en 6ème mais surtout en 5ème j'ai été victime harcèlement moral et physique, des insultes, des coups, tout cela était devenu infernal, j'allais au collège à reculons ma mère était forcée de m'accompagner jusqu'à la grille et ça malgré tous ses efforts pour faire bouger l'établissement et l'Inspection Académique.

Durant 2ans rien n'a été fait, j'ai accumulé les absences, par vengeance si-je puis dire le collège à fait un rapport à l'IA de ma région et quel à été le remerciement ? un signalement aux services sociaux, grâce à toutes ces gentilles personnes qui soit disent étaient "protectrices des élèves" j'ai été placée en foyer avec des personnes mais qui en aucun cas n'avaient de rapport avec moi! (problèmes familiaux très graves, parents alcooliques/drogués, pupilles de l'état etc..) et dans tout cela, les trois principaux protagonistes n'ont jamais été sanctionnés, même pas 1h de colle, pas une seule exclusion NADA !!!
La Principale a tout de même été renvoyée, mais 2ans après mon départ, c'est trop.

Le seul point positif a été que j'ai pu récupérer mon retard scolaire, mais pendant 5ans j'ai été arraché à ma famille, chaque année ils "trouvaient" un "problème" pour me garder, alors que tout était réglé vu que j'avais changé d'établissement.

Je n'expliquerais pas la totalité de mon parcours, sinon je n'en aurais pas fini mais je peux vous dire qu'il serait vraiment génial que des personnes comme moi se rendent dans les établissements sco afin de partager leurs histoires et de recevoir les élèves 1/1 afin de voir si parmi eux, il y a des victimes et les orienter vers une cellule d'aide.
Combien de personnes gardent cela pour elles, combien de parents sont au courant sans savoir quoi faire? combien de membres du personnel éducatif savent et cachent tout ça? combien de personnes s'en sortiront bien au lycée ou même après? combien de temps encore cela va durer ?
evilheart21
Evilheart21    homme de 24 ans de Ivry Sur Seine |   il y a 6 mois
Bonjour tout le monde, voilà bien un sujet épineux: le harcèlement. Épineux car en plus d'être difficile à déterminer (le harcèlement étant constitué d'un ensemble de petits actes qui, pris isolément, semble anodins), le harcèlement recouvre un terme juridique (donc seul le juge, a priori, peut qualifier le harcèlement en tant que tel).  Pour ceux que ça intéresse sur un plan plus "rigoureux": l'ouvrage d'Hirigoyen sur le harcèlement moral est exactement dans cette lignée: comment le détecter, le comprendre, et le prévenir. C'est un ouvrage qui fait référence dans le domaine psy.

Citation de Ceraphyn : Le problème qui se pose toutefois parfois, c'est qu'un établissement ne peut intervenir que dans la mesure où il est témoin en ses murs de ces phénomènes. Or par peur d'être considéré comme des mouchards ou des faibles, ou par honte, trop souvent, les victimes deviennent les complices involontaires de leur harceleurs par leur silence. C'est aussi parfois l'intelligence maligne (du mot "mal", pas de "malin") des harceleurs qui rend l'institution scolaire en incapacité de réagir. Autre enjeu, tant qu'il n'y a pas de flagrant délit ou d'élément factuel à charge contre le harceleur, il est difficile d'intervenir. Le problème de témoignages opposant une parole à une autre sans autre élément concret est très délicat à traiter, car il arrive parfois que le dénonciation de harcèlement cache en fait des différents d'autre nature entre les deux parties, et parfois pas dans le sens de la victime supposée.


Il faudrait surtout autoriser l'école à prendre des sanctions disciplinaires autrement plus coercitives qu'une simple "convocation" (ou même un renvoi temporaire, dans les cas avérés): travaux d'intérêt général, renvoi définitif, intervention d'un psy auprès de la victime/du harceleur/des parents, que sais-je, ce ne sont pas les méthodes qui manquent. Le sentiment d'impunité ressenti par les harceleurs dans la majorité des cas augmente grandement les chances de récidives. Aux Etats-Unis, un groupe de chercheurs en psychologie sociale avait cherché comment faire pour inverser la tendance dans le milieu scolaire et instaurer une politique anti-harcèlement au sein même des groupes d'enfants/ados: ce sont les leaders (au sens de popularité) qui influencent cette tendance pro ou anti-harcèlement. Les chercheurs ont crées des groupes d'entraide dans ces classes (primaire, collège) et un autre constat en est ressorti: plus on intervient tôt dans l'enfance, meilleurs sont les résultats car les plus jeunes enfants s'impliquent plus dans leurs rôles de défenseur. Donc en résumé: le collège, c'est limite trop tard pour intervenir.
Fauv35
Fauv35    homme de 25 ans de Rennes |   il y a 6 mois
J'étais là il y a neuf mois tiens, j'avais partagé le lien youtube ;)

Il est repassé récemment, avec le téléfilm "marion, 13 ans à jamais". Vous en avez surement entendu parlé.
cecelol
Cecelol    femme de 18 ans de Saint Simeon De Bressieux |   il y a 10 jours
je suis totu a fait d'accort le harcelement et tros cacher et tros de personne en souffre 🙁
Spowrun
Spowrun    homme de 20 ans de Perpignan |   il y a 9 jours
L'Histoire des profs de France, entre Pédagogie & Humiliation.
Lindos
Lindos    homme de 34 ans de Lyon |   il y a 9 jours
Le niveau de harcellement pose non seulement la question de l'éthique, mais aussi du niveau de violence, et d'accoutumance dès le plus jeune âge à cette violence.

On pense aux victimes, mais il y a aussi des agresseurs, et dans la durée le passage de l'un à l'autre n'est pas étanche.

La violence n'est pas favorable à moyen terme à la paix sociale, et donc pas favorable à long terme à la modération politique.

En parler améliore les choses, permet au moins de faire cesser des abus avérés, mais risque fort de ne pas etre suffisant pour enrayer la tendence.
Samdu25310
Samdu25310    homme de 20 ans de Hérimoncourt |   il y a 8 jours
Merci à tous pour vos réponses , c'est très dur de plus je me suis fait aggressé l'année dernière au mois d'Août parce que , j'était sois disant une '' balance '' à la Gendarmerie pour les fumeurs d'herbe , alors que ne m'intèressais pas à eux j'aurais du porter plainte pour violence volontaire ...
Samdu25310
Samdu25310    homme de 20 ans de Hérimoncourt |   il y a 8 jours
Merci à tous pour vos réponses , c'est très dur de plus je me suis fait aggressé l'année dernière au mois d'Août parce que , j'était sois disant une '' balance '' à la Gendarmerie pour les fumeurs d'herbe , alors que ne m'intèressais pas à eux j'aurais du porter plainte pour violence volontaire ...
rictusmb
Rictusmb    homme de 21 ans de Angers |   il y a 2 jours
Coucou Sam !

J'espère que tu vas bien et que tu t'es remis de ton agression ☹

Puis pour participer au débat, c'est compliqué, déjà j'espère que si mon gosse est victime de harcèlement je serais capable de m'en rendre compte. J'en ai été victime pendant des années alors que ma mère a jamais rien su, jamais rien vu et je me suis jamais senti suffisamment en confiance pour lui en parler non plus. Donc partant de là j'espère tout le contraire avec un éventuel enfant, être suffisamment attentif à lui pour me rendre compte de quoi que ce soit puis le mettre suffisamment en confiance pour qu'il puisse en parler avec moi.


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