Faut-il réviser notre conception de la Famille ?

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Hoctave
Homme de 25 ans
Paris/St Dizier

10 remerciements
Ce sujet est un débat, échangez et partagez dans la bonne humeur

Bonjour,

La Famille est un sujet que l'on considère habituellement comme très personnel, on s'imagine souvent que la notre est unique dans son genre. Pourtant en terme de relationnel les gens conservent généralement ce qu'on attendrait d'une famille normale.

Cela ne lui enlève absolument pas son côté conflictuel. Surtout sur ce site où le sujet de l'orientation sexuelle et la question du genre fait écho.  

Je souhaitais "agiter" le concept de la Famille à travers votre position, vos expériences, votre témoignage.

Votre avis :

La famille : une Construction sociale artificielle ou un Fondement indiscutable/inaliénable ?
Faut t-il ressentir un sentiment de devoir vis-à-vis de votre famille ?
Quel type de relation avez-vous avec votre famille ?


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Ancien membre
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Pour ma part ce n'est qu'une construction social artificielle. Au départ, c'est la joie d'avoir un bébé mais au fur et à mesure que le temps avance, cette famille nous impose certaines choses comme le fait qu'on leur doit tout parce que c'est notre famille et ils mettent le lien du sang dans le lot. Aussi, cette dernière sous prétexte des liens de la famille et du sang nous rends esclave "boniche" et aussi esclave de leur vision du monde. On grandit avec tout ce que cette famille peut véhiculé et suivre le même exemple d'éducation par la suite pour nos futurs enfants ou être raciste ou homophobe parce que notre famille nous martelle dans le cas que c'est mal.

Enfin, viens la sexualité et le genre dont la société essaye de nous formater et si on sort du lot notre famille et la société nous le rappel que ce soit gentillement ou méchamment et possiblement avec des violences psyco ou physique. Personnellement tout ceci m'étouffe et je ne suis ni fière de ma famille et de la société. Y a aussi le truc que dit la famille " on t'aimera toujours, car tu es notre enfant" mais dès lors qu'on change de leur vision, c'est fini. Je sais que ma famille ne m'acceptera pas car ça se vois trop chez eux. 

Désoler pour les fautes et je tiens à préciser que ceci n'est que mon avis sur le débat en cours :) . big kiss

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Ancien membre
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Pour ma part, la famille est principalement une construction sociale. Ce n'est pas parce que tu as des liens de sang avec un tel que vous êtes de la même famille, et inversement. Il suffit de prendre le cas de l'adoption, un couple adopte un enfant avec qui ils n ont pas de lien, mais par leurs actes ils vont fonder une famille, puisqu'ils vont l'élever et l'aider à grandir (normalement). Quand l'enfant grandira, il ne considérera pas ses parents biologiques comme sa famille, mais plutôt les personnes qui l'ont éduqué. Si on prend un enfant qui a passé son enfance dans un foyer, il ne grandira pas en disant qu'il a une famille. 

Je suis d'accord pour dire que les liens du sang ne définissent pas la famille, ils sont juste un "point de départ", une base de la construction si on veut, mais une famille est basée principalement sur des sentiments qui donnent envie de prendre soin, de protéger les gens qui en font parti. Mais on ne devrait jamais ressentir un "devoir" de famille, si des personnes forment vraiment une famille alors les actes devraient être (au moins en parti) volontaire, sans être ressenti comme quelque chose qu'on doit faire impérativement.

Personnellement, j'ai de très bons rapports avec tout le monde dans ma famille, et malgré tout, il y a une bonne ouverture d'esprit. Mes grands-parents, qui sont de base un peu raciste sur les bords, aiment et élèvent leurs trois petits enfants comme une "vraie" famille, alors que la plus jeune est métisse. Pour moi une famille c'est ça, c'est aimer quelqu'un jusqu'à surmonter nos convictions et nos points de vues sur une partie de la population, je sais que malheureusement ce n'est pas le cas pour tout le monde... 


Et pour lier un peu le sujet de la famille à celui de l'homosexualité, notre orientation ne devrait pas déterminer si on peut faire parti d'une famille ou si on peut en fonder une....

Voila, ca c'est comment je vois les choses , libre à vous d'être d'accord... ou pas! Bisous

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Ancien membre
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trop bien dit Lexoou, franchement, c'est vrai que toutes les familles ne sont pas pareil encore heureux

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UnparalleledMax
Homme de 25 ans
Bruz
La question de la famille est un débat sempiternel. Ce dont je suis certain, c'est que la Famille est et une unité de cohésion sociale de base et une construction personnelle volontaire.
Unité de base sociologique car que l'homme existe, que l'homme y penche sa philosophie ou non, la famille est bien ce lien de parenté (sang), cette affinité (cœur) ou encore affiliation (raison) : le règne animal (et végétal parfois) nous en démontre chaque jour la force. Les mères prêtent à se sacrifier pour la marmaille, à prendre sous son aile celle d'un congénère, les meutes et clans se soutiennent les uns, les autres, etc.
"Ce n'est pas parce que tu as des liens de sang avec un tel que vous êtes de la même famille"
Si, justement. On peut nier l'horrible tante, une fille peut bannir de sa vie une mère-traîtresse ou un père refuser de reconnaître un enfant, légalement, tout cela fait famille. Evidemment, cela n'est pas QUE ça. Mais retirer le sang de la notion de famille serait puéril et un discours purement contradictoire (pour le plaisir de contredire).
Que l'on soit enfant biologique ou adopté, nous grandissons avec un/des parent/s. Et tandis que l'on fait ce que l'on doit faire, grandir, cette/ces personne/s devient/deviennent notre guide, notre phare et point repère [Ce point de départ comme l'a dit Lexxou]

"On ne choisit pas sa famille".
C'est un dicton bien connu. Et comme tout dicton [ex : les opposés s'attirent. Qui se ressemble s'assemble], il peut être faux. Et dans la société moderne, il l'est de plus en plus. D'où la grande liberté qu'on a de choisir ses proches, de choisir les gens avec qui on "veut faire famille."
Construire la sienne est à mon sens intégrer différents groupes qui ont, un, en commun valeurs, vision du monde, manière de vivre (et tant d'autres choses) et, deux, [Lexxou :] l'ouverture d'esprit pour "surmonter [leurs] convictions et [leurs] points de vues" . Ainsi brique après brique, la maison s'établit. Et le ciment, je crois, dépasse les sentiments, naît de la confiance. Dès lors que tu peux compter sur le soutien de l'autre (dans les bons et mauvais temps).

Evangeline, certaines communautés familiales ne possèdent pas l'ouverture d'esprit et l'acceptation de l'autre tel qu'il est dans ses valeurs ... C'est un beau gâchis qui a ruiné et ruine des individus =/

Concernant la sexualité, son orientation. Le choix de construire une famille hétérosexuelle et monogame s'installe en majorité dans toutes les civilisations. Peut-être parce que c'est un ensemble stable et propice à la reproduction (donc au renouvellement des générations). Et il y aura encore longtemps des conservateurs, d'un système patriarcale et fuyant l'hétérogamie (mot moins vulgaire que métissage), du couple hétérosexuel et fuyant la diversité dans ses formes. Ces couples "nouveaux" (j'ose !) sont je le reconnais moins stable pour le moment que le plus répandu. C'est qu'il n'a pas acquis tous les droits et devoirs nécessaires ! Comment ouvrir une porte close si une seule forme de clé est autorisée à déverrouiller la serrure ? 

Sauf qu'avec le XXIème s'ouvre le vent de Liberté. "Faut-il réviser notre conception de la famille ?" Non, notre conception évolue d'elle-même. C'est à la fois un effort de chacun et une transformation naturelle avec la prise de conscience, l'éducation des mentalités.
L'ouverture au mariage homosexuel, l'adoption à ces couples sont autant de petits pas faits, car la société, ensemble mouvant, d'elle-même comprend, malgré les détracteurs, qu'un système est archaïque, qu'il faut évoluer (pour le bien de chacun).

Je ne sais pas si on peut dégager de la clarté de mes propos, je ne sais pas si j'ai été ou non redondant avec ce qui a été dit plus haut (malgré l'attention que j'ai fait à lire et relire), mais avec mes mots j'ai voulu poser ma pierre au débat. À bon entendeur !

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Ancien membre
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ma mère te dirais qu'il n'y a rien de plus important que la famille et que ce qui a fait de la société ce qu'elle est aujourd'hui c'est le fait que les gens n'y attachent plus autant d'importance qu'a une certaine époque ou même après le mariage, un couple restait dans la maison familiale.

De mon côté, je ne me sens pas spécialement proche de ma famille, mais je me sens redevable envers eux. Je n'ai pas spécialement envie de passer du temps avec eux, mais je me force tout de même un minimum pour leur faire plaisir (mais vraiment le minimum ^^). Mais en fait si j'avais le choix, je préfèrerais ne pas me soucier de ma famille et me faire un ami qui soit sur la même longueur d'onde que moi pour en arriver à le considérer comme ma véritable famille.

Edit: Avant de vivre seul, une vision me hantais, celle de me retrouver à 50ans dans la même maison que mes parents et ma soeur sans réel intimité. Aujourd'hui ça reste une vision qui me repousse, mais je ne peux malhereusement pas me résoudre à complètement les ignorer bien que je ne ressente aucune affinité et qu'ils m'exaspèrent parfois.

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
De mon côté je crois que chacun a sa vision de la famille. Il n'y a pas de système classique. Je crois qu'il y a plusieurs famille dans nos vies, les liens du sang, nos amis, nos collègues, etc... 

Le plus important, c'est de trouver sa place. Comme nous sommes une espèce sociale, il est important d'être entouré et de savoir qu'on est pas seul.

Ensuite, quel que soit la famille, je pense qu'il y a un devoir envers elle. Qu'on l'ai choisi ou non, on a pas pu grandir sans eux, donc on doit en être redevable.  

Enfin, personnellement je ne suis pas très famille. Et pourtant, dès qu'on a besoin de moi j'accours pour donner mon aide. J'essaye régulièrement de voir les membres proches de ma famille pour garder un lien. Mais je reste beaucoup plus proche de mes amis qui sont ma seconde famille. Quand on se voit, surtout avec les amis qui ont des enfants, on se considère comme de la même famille. On est tous tonton et tantine. Et mes collègues de travail, je les vois très souvent également, donc ils sont pour moi une petite famille aussi, je m'en occupe d'une autre façon.

Voili voiloux pour mon avis ^^

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Ancien membre
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Hoctave a écrit :
La famille : une Construction sociale artificielle ou un Fondement indiscutable/inaliénable ?

Il y a d'abord quelques faits indiscutables :
- la famille a été la base de quasiment tous les groupes humains pérennes depuis les débuts de l'humanité.
- dans nos sociétés actuelles, les personnes qui ont été élevées en dehors du modèle familial traditionnel ont rencontré davantage de difficultés dans leur vie.
Après, on peut très bien dire que c'est parce qu'on est "formaté" depuis sa naissance à être élevé par un père et une mère que l'on évolue moins bien si on est élevé différemment (de la même manière que la "théorie du genre"). Personnellement, je n'y crois pas. Je pense qu'on a besoin de 2 choses que la famille apporte en général :
- avoir autour de soi des personnes qui vous aiment quasi-inconditionnellement
- savoir d'où l'on vient pour décider où l'on veut aller, autrement dit s'inscrire dans une continuité plurigénérationnelle qui donne du sens à sa propre vie

Hoctave a écrit :
Faut t-il ressentir un sentiment de devoir vis-à-vis de votre famille ?

Comme la plupart des gens, j'ai un amour inconditionnel pour ma famille proche, qu'ils me rendent bien. Partant de là, oui je suis prêt à faire un certain nombre de sacrifices pour maintenir ce lien.
Ce que je veux dire par là, c'est que ce n'est pas une relation intéressée : ce n'est pas parce qu'ils m'ont donné la vie ou parce qu'ils m'ont élevé que je me sens redevable. Je les aime, c'est tout.

Hoctave a écrit :
Quel type de relation avez-vous avec votre famille ?

Des relations classiques je pense, on se donne régulièrement des nouvelles, on s'entraide comme on peut.
Ils ne sont pas au courant de mon homosexualité parce que je ne souhaite pas leur faire de peine, même si je pense sincèrement qu'ils l'accepteraient.

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Helmor
Homme de 30 ans
Saint Etienne

4 remerciements
J'ai envie de dire que le modèle de la famille se construit autour de l'expérience de chacun. Alors la réaction humaine a été de généraliser un modèle qui, a priori, était prépondérant au reste : c'est ce qu'on appelle la construction sociale. Maintenant, j'estime que chacun définit la famille comme il ou elle l'entend.

Mais je crois surtout que c'est le simple vécu qui va venir la définir qu'on s'appelle Pierre, Paul ou Jacques !

Lien de sang, lien social : il est très difficile POUR TOUS de pouvoir définir objectivement la famille car nous en sommes tous imprégnés (nous avons tous passé un certain nombre d'année dans un modèle particulier qu'on le veuille ou non). Maintenant pour faire fonctionner un système tel que l'Homme, les points de repère ont été rapidement une solution rassurante et cadrante, voire une réponse à notre survie si fragile.

Donc j'ai envie de dire, si pour certains, c'est un modèle inaliénable, tant mieux, leur modèle leur permettra peut-être de faire perdurer une communauté de personnes qui sont bien (être), apaisé, et pourront participer à la survie à plus grande échelle de l'être humain. Si pour d'autre, ils s'agit d'un modèle purement social, qui n'a de nom que ce que lui donne les écrits et la société : qu'il en soit ainsi aussi ! Tant que les regards et modèles de famille respectent toujours l'autre, alors peu importe son origine.
J'ai envie de dire que si des modèles ont persisté, c'est pour une raison, si d'autres viennent et existent et qu'ils persistent aussi, alors continuons ainsi et respectons-les tous !

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TheLifewired
Homme de 30 ans
Coulommiers
La famille. Un sujet sensible, au coeur de pas mal de polémiques et de manifestations.  Je ne dirais pas que la famille est une construction artificielle mais j'ai également pas mal d'exemples qui montre que sa cohésion n'est pas toujours automatique. Je dirais qu'il n'y a pas qu'une response universelle car il y a autant de famille qu'il y a d'individus et de cultures. Mais la famille n'est pas forcément le rassemblement de gens du même "sang". Qu'en ait il de l'adoption ou bien de ceux que nous considérons comme des parents des frère ou des soeurs ?

La famille d'après les "conservateurs" se doit de respecter des valeurs. Mais il y a une belle hypocrisie quand on regarde le comportement de certaines personnes qui tiennent se discours. Mariages éphémères. Divorces, infidelité et promotions de la tromperie. (N'est ce pas Gleden?) Au nom d'une sacro sainte valeur floue on va priver des hommes et des femmes  dadopter ou faire des enfants. Et d'enfants qui on seulement besoin d'être aimé, qu'on s'occupe d'eux. 

Alors oui. Pour ces raisons la famille est une construction sociale totalement artificielle. Faire des enfants c'est naturel, même les animaux sont capable de faire des gosses. La nature a jugé utile le rassemblement en famille pour la survie et la propagation de l'espèce. Créer une famille cest culturel. Et comme tout ce qui est culturel, elle est une invention de l'homme.  

Il y a une époque où je pensais avoir un devoir familial.  La vérité c'est, peut être égoïste mais je préfère faire passer mon bonheur personnel avant leur satisfaction.  Je vis pour moi et pas pour les autres. Jessaie de leur rendre service quand c'est possible.  Mais moi d'abord. Parfois c'est cruel mais je crois qu'ils sont un frein a mon évolution.  Alors je m'occupe plus de moi. Ca ne veux pas dire que je ne les aime pas, mais l'amour inconditionnel c'est pas automatique. 

J'ai des relations "normales" avec ma famille. Je les aimes et ils m'aiment  aussi je crois. D'après l'adage ." Tout le monde m'aime" façons ahahah...après par rapport a ma sexualité et les gens que je rencontre ils ne racontent pas la leur. Je ne raconte pas la mienne. Même si ils sont au courant de mon orientation.  Ça ne me derange pas de leur en parler mais je sais qu'ils ont encore du mal à digérer tout ça alors je respecte et je leur laisse le temps. On evite le sujet. ^^ voilà sinon tout baigne. 

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Dochouse95
Homme de 23 ans
Limoges

1 remerciement
Famille, où es-tu ?

Parler de la famille, c'est d'abord et avant tout parler de sa famille. Difficile sur un sujet comme celui-ci d'occulter ses propres expériences personnelles.

La famille, construction artificielle ou fondement inaliénable ?

Le simple de fait de poser cette question démontre à quel point la société française manque cruellement de repères.
Considérer la famille comme une simple construction artificielle, revient à défendre l'idée selon laquelle il serait possible de détruire, de détricoter ce socle.
La considérer comme un fondement inaliénable , c'est s'enfermer dans un carcan sociétal et culturel, étouffant la moindre possibilité de lutte contre les déterminismes.
La bonne question est plutôt de se demander si sur ce socle indéboulonnable, qui nous définit, nous protège, nous rassemble, parfois nous déchire, il n'est pas possible de laisser sa propre trace, en clair, de partir sur des bases-repères, et de les utiliser au mieux pour se créer.

Faut-il ressentir un sentiment de devoir vis-à-vis de votre famille ?

Le devoir de quoi ? De dire merci ? De reprendre le flambeau ? De perpétuer les valeurs familiales ?
Le seul devoir auquel chaque individu doit se soumettre vis-à-vis de sa famille, c'est le devoir de respect et le devoir de mémoire.
Le respect des aînés, le respect des parents, sans lesquels aucune discussion ni aucun apprentissage n'est possible.
Le devoir de mémoire, afin de pouvoir s'enrichir de l'expérience de tous, de se l'approprier, de la modeler, pour s'en servir de canevas, permettant de reproduire les réussites et de tout faire pour ne commettre les mêmes erreurs.

En bref : Faut-il réviser notre conception de la famille ?

La famille doit rester un repère fixe, une valeur sûre.
Dans le contexte actuel, dans notre société si fragmentée, tourmentée, indécise, la famille peut et doit représenter non pas un idéal à atteindre, mais un abri, un laboratoire d'idées aussi, pour y expérimenter des points de vue et des comportements avant de les adopter en dehors.

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
La famille : une Construction sociale artificielle ou un Fondement indiscutable/inaliénable ?

Pour moi, tout dépend avant tout du sens qu'on donne au mot "famille". La famille telle qu'on la conçoit aujourd'hui (parents/enfants/frères et soeurs/etc) est une un modèle de famille possible mais je ne pense pas que ce soit le seul, et c'est là que la "famille" devient une obligation sociale. On nous dit que la famille c'est sacré, indispensable et formaté ce qui est faux.
Cependant, je pense que l'Homme a pour principe de vivre en communauté, en groupe et la famille est indubitablement le premier groupe qui nous est offert à la naissance, ce qui n'empêche ni de le quitter pour en trouver un nouveau, ni de le modifier! Je me sens profondément attachée à ce que j'appelle ma famille et qui comprend mes parents les plus proches (pas de cousins) et mes meilleurs amis. Pour moi, ils sont partie d'un tout qui compose ma famille telle que je la conçois et elle m'est indispensable.

Faut t-il ressentir un sentiment de devoir vis-à-vis de votre famille ?

Je ne vois pas très bien ce que tu appelles un sentiment de devoir en fait ^^ le fait d'avoir des devoirs envers eux ou de leur devoir quelque chose? Dans les deux cas, c'est un oui pour moi mais je sais que ce n'est pas le cas pour tous, tout le monde n'a pas le même lien aux membres de sa famille. Personnellement, ils m'ont aidée et m'aide encore à me construire, et je ne leur serais jamais assez reconnaissante (particulièrement mes parents qui m'ont éduquée sans me formater, quelque chose de très important à mon sens). Je considère également que j'ai des devoirs envers eux: ils m'ont aidée, je les aide, c'est la base même du sentiment d'amour qui nous lie et qui repose sur bien plus que des liens du sang.

Quel type de relation avez-vous avec votre famille ?

Encore une fois, je parle ici de ma famille proche, puisque je ne considère pas les autres comme ma famille et la relation est alors évidente ^^ Je ne dis pas tout à tout le monde, j'ai des liens différents avec chacun d'eux mais je les aime non parce qu'ils font partie de ma famille (pour mes parents, mon frère et ma demi-soeur) mais parce qu'ils font partie de moi. En revanche, je n'ai ni relation, ni envie d'en entretenir une avec mes cousins ou ma belle-mère, et c'est ce qui fait qu'ils ne sont pas de ma famille à mon sens.

Voilà mon avis sur la question, évidemment je ne l'impose pas mais j'espère que si quelqu'un a la force de le lire en entier, cela le fera réfléchir! :)

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
La famille : une Construction sociale artificielle ou un Fondement indiscutable/inaliénable ?
La famille est un concept  de vie commune et donc de naissance et de mort entre ces mêmes individu cependant, je pense que chaque famille est différente l'une de l'autre : Une famille avec un fils unique et ses parents ne serra pas la même vie que trois enfants et juste l'un de leur parent. Mais vous me direz que dans tout les cas de figure les familles se ressemblent tout de même. Je vous répondrai que non, car dans ces mêmes familles chaque individu à sa personnalité et ses goûts ( ils peuvent changer ou disparaître mais aussi évolué ) par exemple un enfant ne vas pas vivre de la même façon si il est hétérosexuel ou homosexuel car le fait de sa personnalité le ferra ou pas proche des gens tout dépend du caractère de l'enfant mais cela ne suffit pas pour dire qu'une famille soit artificiel ou un fondement indiscutable bien que je pense que généralement le fait de vouloir un enfant est toujours discuter sauf lorsque les femmes n'avaient aucun droits et qui se fessaient battre. Je pense que mon exemple permet de montrer que chaque être vivant est différent et donc par ailleurs que le fait que cela soit une construction social ou un fondement indiscutable. Chacun pense différemment et que le fondement d'une famille se fait par un choix et une envie de préserver la vie humaines car sans reproduction les générations à venir ne serrai pas la. Quant a une construction sociale, personnellement je pense qu'aucun être vivant étais forcé d'avoir un enfant dans aucune loi il n'est question d'obligation d'avoir et d'élever un enfant. 
Faut t-il ressentir un sentiment de devoir vis-à-vis de votre famille ?
La famille peut être est un lien du sang mais ce n'est pas pour autant que ce sont des dieux et que l'on doit les considérés comme tel. Je pense que nous n'avons aucun compte à rendre à personne du moment où l'on n'as rien fait de mal ( afin de remboursée et de rendre si il y a un vol) . Je pense qu'il est important d'avoir une famille pour avoir l'habitude de vivre avec d'autre personnes. Je pense qu'une famille n'est pas forcément soudé et comme la mienne par exemple peuvent avoir de grosse opposition et des petites guerre idiote de famille. Personnellement je ne pense pas que j'ai de ressenti de devoir envers quiconque de ma famille. 

Quel type de relation avez-vous avec votre famille ?
Pour ma part, je n'est aucun contact avec la famille de mon père ( lui compris ) car dans ma vie lorsqu'on se moque de moi et qu'on profite de ma jeune innocence je ne pardonne pas mais évidemment je ne leur parle plus pour d'autre raison qui resterons personnelle. Du côté de ma mère, c'est un peu plus calme, bien que j'ai vécu des atrocités avec eux. Je ne leur en veux pas car (mes tantes) m'ont élever quand j'étais petit. Certe leur méthode étais assez digne d'une prison mais grâce à cela aujourd'hui je m'en sors plus puissant. A force d'avoir garder en moi toutes mes souffrances, je vis une route qui peut paraître difficile mais j'évite de me plaindre car d'autre enfants vivent bien pire que ce que j'ai pu vivre bien que peux de personne ont une vie comme la mienne. Les relations aujourd'hui avec ma famille n'est pas du tout mes soucis je ne pense pas avoir réellement avoir besoin d'eux. Il peut m'arriver de regretter de tomber dans cette famille, oui j'aurai pu demander une famille d’accueil mais pour rien au monde je changerai ce qu'il y a de différent en moi bien que j'en ai pleurer du sang.

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