L'homme, l'animal, le steak : Le paradoxe ?

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Gaeyeregard
Homme de 24 ans
Paris

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Ce sujet est un débat, échangez et partagez dans la bonne humeur

Coucou tous les gens,

Je lance un nouveau débat sur un sujet qui a été très peu abordé : celui du rapport à la viande et aux produits animal. 

Avant tout, je tiens à préciser que je suis moi même carniste, je consomme de la viande et des dérivés animaux et pourquoi l'instant je n'ai pas pris la résolution d'arrêter. 

Il me semble toutefois que c'est un sujet important et qui va devenir de plus en plus central dans le paysage progressiste. 

On demande souvent aux végétariens comment ils vivent leur végétarisme mais on demande jamais aux carnistes comment ils vivent leur rapport à la viande et à l'animal. 

D'où mes questions, qui s'adressent à tout le monde :

- Comment justifiez vous votre consommation de viande ? Est-ce que vous pensez que c'est nécessaire, que c'est naturel, que c'est normal, etc ?

- Est-ce que vous trouvez ça très étique ? Accepteriez vous de travailler dans un abattoir ? (si vous aviez le choix) 

- Quand on vous parle de végétarisme ou de veganisme, est-ce que vous êtes plus sensibles à la question de l'empathie avec les animaux ou à la question de l'écologie ? (sachant que la viande est un secteur extrêmement polluant). 

- Pensez vous qu'il s'agit d'une question qui va prendre de l'ampleur ? 

Enfin pour finir, comment pensez vous qu'il puisse être possible de sauvegarder le patrimoine culturel français qui tourne beaucoup autour de la viande et du lait ? Est-ce que c'est important selon vous etc.

Bref n'hésitez pas à partir dans tous les sens ! La question du végétarisme ouvre énormément de questions.


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Ancien membre
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Coucou !

Alors je suis carniste occasionnelle, entourée de plusieurs vege, voir vegan. Personne ne me fait la morale et je ne la fais a personne, car on est tous atteint a différents degrés et domaine par notre société absurde, après chacun essaie de composer avec ses convictions ^^

Je pense que tout tend à montrer que le plus naturel et logique, c'est d'être végétarien : notre physique est beaucoup plus proche de celui d'un herbivore que d'un prédateur, bien qu'on tolère la viande.

J'en mange de temps en temps par plaisir, au resto, ou pour ne pas me faire remarquer pendant les fêtes de Noël etc, car je ne suis pas forcément prête a justifier des convictions que je n'applique pas tous les jours.

Quand j'en mange, je ne culpabilise pas car sinon ça sert encore plus a rien d'en manger, mais plus ça va plus jme dis que je pourrais effectivement bien m'en passer. Ce n'est pas le fait de tuer des animaux qui me dérange car ceux ci se feraient de toute façon manger dans la chaîne naturelle, mais les conditions d'élevage qui ont complètement dénaturé leur vie, a ce point de vue je trouve la chasse déjà bien plus éthique. Également l'impact écologique ET sur la population humaine car ça demande beaucoup de nourriture pour élever le futur steak, nourriture que les pauvres n'auront donc pas, et steak que seule la minorité riche pourra se payer. 

Donc oui je trouve bien que cette question soit de plus en plus abordée, et que chacun puisse peut-être trouver une ou plusieurs motivations a remettre en cause tout cela. Je mangerais peut-être du fois gras a Noël, mais sans être aveuglée par mon éducation et la pseudo-normalité de cette pratique.

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Ancien membre
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Je suis tellement fier de toi. Enfin une lueur d'espoir sur le forum pour un sujet intéressant!

Alors sur l'échelle carniste je me situe sur le point pro-végétarien.
Je mange très peu de viande, environ une à 2 fois tous les 15 jours. De poulets ou de dindes élevés en plein air, parfois bio si c'est possible. Si je mange encore un minimum de viande c'est pour éviter les carences et garder un équilibre dans mon alimentation. J'évite la viande rouge pour ma propre santé et par empathie pour les animaux.

L'élevage est polluant oui. Si l'enfer existe, je crois qu'il ressemblerait à un élevage hors sol.
Les conditions sont révoltantes. Les poussins broyés vivants, les porcelets tués en les frappant contre un mur. A un moment également beaucoup d'animaux mourraient durant les transports par manque d'aération (maintenant il y a des trous dans les camions).

A savoir aussi que 50% des antibiotiques sont consommés par les animaux d'élevage.
Une référence LIEN ICI
Par ailleurs, la viande de bœuf.. Il s'agit de vaches laitières au bout du rouleau qu'on envoie pour pas cher à l'abattoir et on colle le label bœuf dessus.

Un reportage intéressant sur le sujet de ''on n'est plus des pigeons'' LIEN ICI

Pour répondre à tes questions.
  x Je me souviens qu'à l'école on disait que l'homme est omnivore. Il peut donc manger de tout. Donc logiquement il peut varier son alimentation et ne pas manger de viande. Ce n'est pas contre nature. Il y a le cas d'un poisson sud américain qui a des dents pour briser les noix dont il se nourrit. Il a été importé en Océanie et il est devenu carnivore (A défaut de noix naturelles, il reste les noix humaines). Moi je respecte autant les personnes carnistes que les végétariens ou les vegans (comme les freegans et cie). C'est un choix de vie.

x étique? Han la faute !
Ce n'est pas éthique. C'est révoltant. Si je devais travailler dans un abattoir je commettrais un attentat pour libérer ces pauvres bêtes. (Il y a un film là dessus, ''La vie des bêtes'', sur le point de vue des défenseurs des animaux, ça se déroule dans un élevage porcin.)
L'abattoir c'est l'enfer sur terre comme je l'ai déjà dit. Et par enfer c'est parce que je ne trouve pas de mot plus fort pour le décrire.
VIDEO ICI, âme sensible s'abstenir

x Pour moi ce serait 100% par empathie pour les animaux et pour ma propre santé.

x Je ne sais pas si c'est une question qui va prendre de l'ampleur... J'ai plus l'impression qu'il s'agit d'une mode (en France) pour le véganisme. D'un côté ceux qui le sont vraiment et d'autres par effet de mode.

x Alors là je sais de quoi je parle. La Bretagne et ses cochons c'est la base.
A Lampaul Guimiliau un abattoir a fermé et beaucoup de gens sont tombés dans la précarité, la commune ne s'en est pas relevé d'ailleurs. C'est à ce moment que le mouvement des bonnets rouges a été le plus virulent. C'est une part primordiale de l'économie.
En France il y a un sérieux manque d'innovation. On laisse couler. On se laisse tomber dans la merde sans rien faire. Pourtant il y aurait d'une part d'autres méthodes/organisations plus respectueuses des animaux, de la nature et de la santé publique et pas forcément plus coûteuses. Et d'autre part d'autres débouchés. Depuis un moment les éleveurs de vaches laitières pointent du doigt en vain leurs difficultés face au prix du lait qu'ils perçoivent.
 
Et je trouve que c'est un risque à long terme l'effondrement de cette économie. Pour ceux qui continueront à consommer de la viande et du lait. Si ce n'est pas produit en France, ça viendra d'ailleurs. Des pays pas forcément très attentifs au suivi des élevages (de la qualité, des problématiques de santé publique et encore moins du traitement des animaux). Déjà qu'en France c'est pas terrible alors je n'ose pas imaginer ailleurs...

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Ancien membre
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Salut !

De même, je ne suis pas végétarien mais j'ai déjà été largement sensibilisé au sujet par certains amis. Pour reprendre les questions dans l'ordre :
- la première justification est simplement d'ordre culturel, surtout en France. Je mange de la viande car on m'a élevé comme ça, car c'est ce qui se fait partout dans notre pays et venant d'une famille encore assez ancrée dans l'agriculture, il n'y a pas autre chose à manger ;) Sinon, il doit sûrement y avoir des justifications en termes de santé (apports en protéines et compagnie), mais pour moi ça rejoint un peu toutes les études concernant l'alimentation : un jour c'est très bon pour la santé, le lendemain c'est caca cancérigène ; et le phénomène est largement amplifié et pollué par les lobbys et contre-lobbys qui se battent à coup de rapports, études et recherches. Du coup je me rallie à la réponse qui marche à peu près à chaque fois dans ce genre de cas : c'est bon pour la santé mais en quantité raisonnable. Ça contribue à la diversité de mon alimentation donc à ma santé. Un peu comme Rozana et son magnésium.
(ça c'est juste pour Prasten)

- Niveau éthique, c'est clair qu'il est difficile de s'y retrouver. Comment arrive-t-on à justifier le meurtre à la chaîne, industrialisé d'êtres qui ressentent la peur et la douleur tout en condamnant si fermement le meurtre entre humains ? On peut sans doute trouver une justification dans la toute relative nécessité de manger de la viande pour survivre, mais cet argument qui était sans doute largement valable il y a quelques milliards d'année commence sérieusement à perdre en poids, je pense que les végétariens le prouvent très bien, il est possible de survivre sans viande. Mais vit-on aussi longtemps ? Les carences en viande ont-elles une influence sur notre santé mentale ? Sur notre santé physique ? Arrive-t-on à remplacer la viande de manière absolument parfaite, sans aucune incidence sur notre santé ? (ce gif commence sérieusement à m'hypnotiser, c'est horrible) Il faudra attendre que la science fasse toute la lumière sur cette question, mais d'un point de vue statistique, il semble assez clair que la viande n'est plus une nécessité dans notre civilisation et que sa consommation est largement plus associée au plaisir. Et tuer pour le plaisir, oui, ça représente un très gros problème éthique. Donc non, je ne serais pas capable de travailler dans un abattoir.
- C'est vrai ça, plutôt que de donner à manger des plantes aux animaux, les abreuver et les laisser péter toute la journée, pourquoi ne pas manager directement les plantes ? Mais je suis plus sensible à la question de l'empathie, car comme je le disais, ces animaux ressentent la peur et la douleur, et c'est légèrement dérangeant de cautionner ça. Un peu comme cautionner la torture d'un chat. Si on n'est pas capable de supporter ça, comment peut-on laisser faire la même chose sur les vaches, moutons, chevaux ?
- Oui c'est une question qui va prendre de l'ampleur. Un peu comme les homosexuels, les végétariens sont minoritaires mais arrivent à faire réfléchir leur entourage et les législateurs. Et comme d'habitude, il y a des pays avant-gardistes qui feront (ou qui font déjà) de grands pas en avant et qui feront réfléchir les autres. Et on aura sûrement des récalcitrants, un peu comme les États-Unis avec la question des armes. Il y a fort à parier que ce pays récalcitrant pourrait être le nôtre, au vu de l'importance du sujet, tant économiquement que culturellement. Mais laissons faire le temps :)

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Ancien membre
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Bonjour à tous ! 
Je trouve ce débat très intéressant, pour une fois l'on essaye de voir l''autre coté de la médaille sans faire culpabiliser personne !
Personnellement je suis végétarienne depuis 2 ans et le choix a été fait par souci d'éthique principalement , ensuite pour l'écologie et aussi pour ma santé.
Mais en tout cas ça fait un bien fou de voir qu'il y a du débat autours de ça . Chez les végétariens on a tendance à diaboliser le carniste , mais je suis pas pour cette vision . Chacun à le droit de manger ce qui lui fait du bien (ou pas) sans avoir à supporter les insultes des  personnes ayant un autre mode de vie
Je pense que déjà le questionnement au sujet de la consommation de viande est une belle étape.

En tous cas merci de ce joli débat qui j'espère va mener loin ! :D 
 

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Harneau
Homme de 27 ans
Toulouse
Je reste omnivore et consommateur de viande, mais dans la mesure du possible que l'animal soit traité dignement jusqu'à sa fin. Idéalement, élevé dans un champ et au dernier moment, couic ! mais dans la réalité forcément c'est autrement..
Pour les abattoirs j'aimerai bien en visiter un. On est tellement déconnecter du nuggets ou du bout de viande que reconceptualiser ça pourra faire du bien.

Du coup oui à la viande, au poisson, mais dans le respect de bout en bout. Dans le style j'ai un peu pitié des poulets qui finissent dans les seaux du KFC.

Pour le côté  culpabilisant, je l'ai déjà ressenti, lors d'une retransmission d'un film "pro végan" ou les concepts de "spécisme" et "antispécisme" étaient présenté. J'avoue que ça allait un peu loin pour moi.

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Ancien membre
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Si vous avez le temps, vous pouvez regarder cette  vidéo ?, elle m'avait marqué ! 

Je mange de la viande, trop je pense, et j'essaye de réduire ma consommation. La consommation de viande n'est pas une honte, mais la surconsommation et la façon dont on ne l'élève ces animaux, me révolte ... Je critique plus le producteur que les consommateurs... Même si les consommateurs pourraient tenter de changer les choses.  Je ne ferais pas un long discours tout a été dis au dessus. 

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Greg686ws
Homme de 42 ans
PLOERMEL

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[
- Comment justifiez vous votre consommation de viande ?
J'aime ça.

- Est-ce que vous pensez que c'est nécessaire, que c'est naturel, que c'est normal, etc ?
Nécessaire, non, pas forcément. Naturel: oui. Normal: oui

- Est-ce que vous trouvez ça très étique ?
Le fait de tuer un animal pour consommer sa viande ne me parait pas inacceptable. En revanche, la production industrielle de viande est vraiment un système assez répugnant. Sans compter le "coût" écologique démesuré de ce type d'alimentation.

- Accepteriez vous de travailler dans un abattoir ? (si vous aviez le choix)
Si j'ai le choix, non.  Pas plus que je travaillerai dans une mine de soufre. Parce que toute proportion gardée, on se rapproche quand même de l'esclavage. Travail ultra répétitif (souvent en 2/8), souvent pénible physiquement, sans aucun apport intellectuel, et payé une misère

- Quand on vous parle de végétarisme ou de veganisme, est-ce que vous êtes plus sensibles à la question de l'empathie avec les animaux ou à la question de l'écologie ? (sachant que la viande est un secteur extrêmement polluant).   - 
Comme je le disais plus haut, l'élevage intensif est une hérésie écologique. J'ai entendu pas plus tard que ce week-end que jeter un kilo de viande rouge équivalait à gaspiller 10 000 litres d'eau. Sans compter les dérives de l'alimentation à base de déchets d'animaux, la pollution des nappes phréatiques, les conséquences sur le long terme du traitement aux antibiotiues/hormones, etc, etc. Je ne suis pas très sensible à la question de l'empathie envers les animaux, du moment que les conditions d'élevage et de mise à mort évitent des souffrances inutiles.

- Pensez vous qu'il s'agit d'une question qui va prendre de l'ampleur ? 
Sans aucun doute. Je pense que de plus en plus de gens se rendent compte qu'ils mangent de la merde. Une tendance est de consommer moins de viande, mais de meilleure qualité et tracée. A 8€ le kilo de viande rouge, il ne faut pas s'étonner qu'elle fasse "couin couin" quant on la met dans la poêle.

- Enfin pour finir, comment pensez vous qu'il puisse être possible de sauvegarder le patrimoine culturel français qui tourne beaucoup autour de la viande et du lait ? Est-ce que c'est important selon vous etc.
C'est moins le patrimoine que le système économique qui fera frein au changement. On peut continuer à produire et à consommer de la viande et ses produits périphériques de façon plus raisonnée. Mais les enjeux financiers sont incompatibles avec la bonne volonté. Ou alors il faut accepter que 2000 personnes se retrouvent au chômage comme juste à côté de chez moi.

Je me pose juste une question. Que vont devenir les espèces actuellement produites pas l'homme si on arrête de les élever. Il va falloir les mettre dans des zoos pour ne pas qu'elle s'éteignent. Je vois assez mal une dinde chasser sa nourriture de nuit en forêt. 

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Ancien membre
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Je consomme différentes viandes parce que j'en aime le goût, mais je n'en mange pas énormément (2 à 3 fois par semaine je dirais).
Le fait de tuer pour me nourrir me dérange, et je serais prêt à passer à des viandes de synthèse quand on pourra en trouver sur le marché.

Je suis sensible à l'empathie et à l'écologie, et je respecte en cela les discours végétariens et végétaliens. J'ai parfois plus de mal avec le veganisme car ça ne me semble pas toujours cohérent: je ne saisis pas bien l'intérêt de se passer de matières telles que la laine par exemple.

Au niveau de l'abattoir, ça me dérangerait d'y travailler à cause de l'odeur omniprésente. Après, je vois que ça parle de conditions d'abattage ou de métier répétitif. Il faut savoir que les vidéos révélaient les pratiques d'un abattoir, c'est loin d'être généralisable à tout le sol français. Ensuite, il y a de nombreux corps de métiers qui entrent en jeu dans le fonctionnement d'un abattoir, pas juste des gens pour égorger les bêtes, je pense notamment aux vétérinaires.

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Ancien membre
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Tout d'abords, je précise que j'ai été boucher, j'ai suivi une formation en ce sens, j'ai fréquenté le milieu dans sa globalité et j'ai eu l'occasion d'en discuter avec beaucoup de monde.

- Comment justifiez vous votre consommation de viande ? Est-ce que vous pensez que c'est nécessaire, que c'est naturel, que c'est normal, etc ?
Je ne la justifie pas vraiment, mis à part le fait que j'ai aimé cela pendant longtemps. Aujourd'hui, j'en consomme de moins en moins, une fois par semaine actuellement.
Sinon, et d'après ce que j'en sais pour m'être renseigné sur le sujet, pas seulement sur Internet mais aussi auprès de nutritionnistes et médecins, l'organisme humain n'est pas adapté à la consommation de viandes. En cause, un intestin trop court pour pouvoir digérer de façon optimale les viandes et dans l'ensemble, un système physiologique pas prévu à cet effet.

- Est-ce que vous trouvez ça très étique ? Accepteriez vous de travailler dans un abattoir ? (si vous aviez le choix) 
Sur le principe de l'étique, je n'y trouve rien à redire. D'autres animaux mangent de la viande et personne ne trouve à y redire. La question se porte plus pour moi sur le traitement des animaux avant et pendant l'abattage, points sur lesquels je suis assez sensible, surtout depuis mon expérience en tant que boucher.
Pour la question de travailler dans un abattoir, sans problème. Et si les conditions sont difficiles, il faut cependant savoir que c'est assez bien payé, parfois même mieux que le métier de boucher en lui-même, pourtant très côté.

- Quand on vous parle de végétarisme ou de véganisme, est-ce que vous êtes plus sensibles à la question de l'empathie avec les animaux ou à la question de l'écologie ? (sachant que la viande est un secteur extrêmement polluant). 
Je comprends les raisons qui influent le choix de ce mode de vie, je le respecte totalement et je ne suis pas loin de devenir végétarien. Mais de là à devenir comme les végans qui refusent de consommer du miel, du lait ou de porter du cuir ou de la laine, je pense qu'il y a un pas à franchir que je ne ferai pas en ce qui me concerne. Déjà, du fait que ce n'est pas logique dans l'idée, rien ne justifie de ne pas consommer de lait -à part le lait de vache- ou du miel. Ensuite, car il s'agit d'une forme d’extrémisme et que les végans sont -généralement- intolérants et irrespectueux du choix des autres.
Sinon comme je l'ai dis avant, je suis sensible à la question du traitement des animaux et de l'impact environnemental de l'industrie de la viande.

- Pensez vous qu'il s'agit d'une question qui va prendre de l'ampleur ?
Incontestablement, oui. Déjà en raison du coût environnemental conséquent, mais aussi en raison de la question sanitaire posée par la consommation des produits carnés. Diverses études montrent une augmentation des cancers digestifs depuis que l'Homme consomme de la viande de façon régulière et massive. En cause la raison que j'ai évoquée plus haut.

Enfin pour finir, comment pensez vous qu'il puisse être possible de sauvegarder le patrimoine culturel français qui tourne beaucoup autour de la viande et du lait ? Est-ce que c'est important selon vous etc.
Difficile à dire. Tout dépends de l'ampleur que prendront les mouvement végétarien-taliens-ans à l'avenir. Il y a une prise de conscience réelle de la part des consommateurs, mais jusqu'où cela ira, difficile de dire. D'ailleurs, je ne suis pas un partisan du "sauvegarder pour sauvegarder". Il est évident qu'il y a une évolution pour toutes choses, et la société évoluant, les acteurs économiques de la viande devront s'y adapter. Ne serai-ce que pour les raisons environnementales et sanitaires évoquées précédemment.
Est-ce important pour moi ? Non. Le monde change, la société évolue, notre culture change. Vouloir faire perdurer un système hors du contexte sociétal serai une hérésie. Donc, si l'industrie de la viande doit revoir sa copie et réduire ses effectifs, qu'elle le fasse.

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Ancien membre
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La viande, c'est la vie! je ne pourrais jamais arrêter de manger un bon steak bien grillé je n'abandonnerais jamais çà pour du tofu ou que sais-je! J'en mange tout les jours ou presque (viandes ou produits dérivés) évidemment ej suis sensible à savoir si l'animal est mort égorgé, assommer etc donc je ne veux rien savoir tant que c'est de la bonne viande!
Produits dérivés dont le Fromage! s'il vous plaît qui peut arrêter de manger un bon fromage? Qui peut arrêter de manger une bonne omelette? Ou des pâtisseries!!!!! Parce que sans nos chers animaux il n'y aurait pas de pâtisseries!   (si c'est bien ce que vous entendez par "produit animal"

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Gaeyeregard
Homme de 24 ans
Paris

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Je viens de relire vos réponses et je dois dire que je suis surprise par les réponses. Plutôt positivement surprise je veux dire. Il me semble que si elle ne fait pas l'unanimité il y a quand même un large consensus qui se forme autour de l'idée que la production intensive est problématique et que la question de revoir sa diète est amenée à prendre de l'ampleur.


Je vais aussi répondre aux questions que j'ai posé.

- Comment justifiez vous votre consommation de viande ? Est-ce que vous pensez que c'est nécessaire, que c'est naturel, que c'est normal, etc ?

Si manger de la viande est quelque chose de naturel, la chasse est naturelle. Cela-dit, l'élevage lui ne l'est pas. Aucune autre espèce ne parque une autre espèce dans le but de la mettre à mort pour s'en nourrir. (j'ai un petite doute sur certaines fourmis / termites qui pourraient pratiquer l'élevage mais pas dans un but nutricier). Mais j'ai tendance à rappeler que l'homme est l'espèce qui défie la nature, la nature n'a donc pas sa place ici.

Ce n'est pas non plus nécessaire. On peut trouver des protéines dans les légumineux et dans les algues. Par contre il me semble plus difficile de se passer des produits laitiers qui sont très riches en protéines et plus varié. Les légumineux ne suffisent pas et il faut souvent en croiser pour avoir la totalité des apports en protéines.   

Je la justifie principalement "parce que c'est bon". Et il me semble que c'est l'argument, pas si absurde que ça, avancé par la plupart des carnistes qui sont sensibilisés aux questions éthiques et environnementales. Le plaisir gustative qu'on tire de la consommation de viande fait qu'on continue à en consommer. Concrètement ça revient à assumer qu'on accepte de mettre à mort des êtres vivants conscients pour satisfaire un plaisir. Un peu comme la corrida satisfait un plaisir spectaculaire. 

- Est-ce que vous trouvez ça très étique ? Accepteriez vous de travailler dans un abattoir ? (si vous aviez le choix) 


C'est la question la plus délicate. Est-ce que je ressens la même empathie pour un animal que pour une être humain ? Non. Est-ce que je prioriserai l'espèce humaine sur une autre espèce ? Oui. C'est ce qu'on appelle le spécisme (analogue au racisme, sexisme, qui consiste à placer un groupe distinct au dessus d'un autre.) et l'assume. Cela dit j'en comprends la logique. 

Il va sans dire que je n'irai pas provoquer une famine chez l'homme au nom du végétarisme. C'est notamment pour ça que je suis très circonspects des juristes veganistes qui travaillent pour que les animaux ne puissent plus être possédés comme moyens de production. Ils sont dans une logique abolitionniste qui aurait des conséquences graves dans les sociétés où la principales source d'alimentation vient de la mer. 

Je suis surpris par les capacités de conscience des animaux. Certains sont moins bêtes qu'ils n'en ont l'air (comme les vaches par exemple). J'aime beaucoup regarder les vaches dans leurs gros yeux quand je rentre chez mes parents. Je trouve ça attendrissant comme animal. J'aurais beaucoup de mal à tuer une vache de mes propres mains. Pourtant j'en mange sans problème. 
Il faut voir que tuer et consommer sont deux actions bien distinctes même si liées puisque la première conduit à la seconde.

- Quand on vous parle de végétarisme ou de veganisme, est-ce que vous êtes plus sensibles à la question de l'empathie avec les animaux ou à la question de l'écologie ? (sachant que la viande est un secteur extrêmement polluant). 

Le simple fait qu'on éprouve de l'empathie pour des animaux signifie qu'il y a une relation émotionnelle qui se crée. Evidemment on peut avoir une relation émotionnelle avec un objet mais c'est unilatéral. En vérité, voir du mal fait aux animaux nous fait aussi mal. On partage cette douleur parce que nous sommes doués d'empathie. Il ne faut pas perdre de vue une part d'égoïsme. Si nous souhaitons voir l'animal mieux traité, c'est en partie pour nous sentir mieux, pour vivre mieux sans avoir l'impression d'être des barbares obnubilés par la production et le profit. Certaines pratiques sont dures à assumer : comme le broyage des poussins coqs dans les élevages de poules pondeuses, les modifications hormonales pour féconder la vache laitière à un rythme effréné etc... 

Evidemment la question climatique joue aussi pour beaucoup. Oh c'est une question bien plus globale que le végétarisme. Il me semble que l'industrie de la viande n'est qu'une fenêtre de l'industrie. Sans être anti-productivisme (ça a quand même réalisé des miracles de qualité de vie, que ce soit sous forme de capitalisme libéral ou de capitalisme d'Etat socialiste), je suis certains qu'il va falloir que l'homme modifie sa manière de produire car il ne pourra pas sainement garantir un niveau de consommation comparable aux 7 milliards d'humain sur terre. Cela signifierait multiplier par environ 4/5 la production actuelle. 

Rien que pour la viande, on abat 53 milliards d'animaux par an et les estimations tablent sur une hausse de 50% d'ici 2050, soit 78 milliards... 

- Pensez vous qu'il s'agit d'une question qui va prendre de l'ampleur ? 

C'est peut être déjà un peu le cas non ? Sinon on aurait pas ce débat :p. 

Enfin pour finir, comment pensez vous qu'il puisse être possible de sauvegarder le patrimoine culturel français qui tourne beaucoup autour de la viande et du lait ? Est-ce que c'est important selon vous etc. 

Ahhh alors ça c'est la question la plus difficile et j'ai pas encore tranché de réponse. Il y a une marche de l'histoire qui fait que les sociétés mutent mais elles gardent tout de même des racines très profondes et il ne me semble pas souhaitable de briser ses racines. L'avenir se situe devant mais ça ne veut pas dire qu'il faut y aller à la tronçonneuse. Le patrimoine est quelque chose d'important et qui nous tient à cœur. 
Sinon on peut aller dynamiter Notre Dame de Paris pour faire une deuxième tour Montparnasse. Personne n'accepterait ça.

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Ancien membre
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@Gaeyeregard :  j'en connais un qui devait être présent en Amphi L1 mardi soir^^

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
@Gaeyeregard: Effectivement, les fourmis sont connues pour leurs "élevages" de pucerons dans le but de récupérer leur miellat. Je dis "élevage", car en réalité il s'agit d'une entente à l'amiable entre les deux espèces, les pucerons bénéficiant eux de la protection des fourmis face à leur prédateur naturel que sont les coccinelles.
Ce n'est d'ailleurs pas le seul type d'entente des fourmis avec d'autres espèces, elles en sont coutumières.

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Très bon sujet :)


Pour ma part je mange peu de viande, et essentiellement de la viande blanche.
Pour les oeufs également c'est rare, et pour toute mon alimentation j'essaye d'aller vers la qualité et le bio.

Je pense qu'a l'avenir l'homme sera de plus en plus vegetarien, et c'est une bonne chose :)

Bravo pour vos interventions !

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Hoctave
Homme de 25 ans
Paris/St Dizier

10 remerciements
FAUV3 a écrit :
FAUV3 , garçon de 24 ans de Rennes @Gaeyeregard :  j'en connais un qui devait être présent en Amphi L1 mardi soir^^





J'arrête de Troll et je réponds dès que j'ai un peu de temps.

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Inuit53
Homme de 21 ans
Paris

5 remerciements
Ouh ! Un débat sur la bouffe ! C'est genre le truc important pour un français puisqu'on passe en moyenne 2h22 à table par jour.


--> "Comment justifiez vous votre consommation de viande ? Est-ce que vous pensez que c'est nécessaire, que c'est naturel, que c'est normal, etc ?"

Je mange beaucoup trop de viande, une ou deux fois par jour. Ce n'est pas un choix c'est juste que je vis chez mes parents et que par conséquent je suis calé sur leurs habitudes. Après quand je suis seul je sais que je mange une fois de la viande par jour, mais en très faible quantité, quelques bouts de bœuf haché pour accompagner des nouilles avec une julienne de légumes et une p'tite sauce soja. Je sais que ce n'est pas nécessaire, voir qu'au contraire la viande est beaucoup plus dangereuse sur la santé que la consommation de légumes et de fruits. Cependant c'est une habitude, et j'aime manger de la viande.

--> "Est-ce que vous trouvez ça très étique ? Accepteriez vous de travailler dans un abattoir ? (si vous aviez le choix)"

Ca dépend beaucoup de la méthode d'élevage et de la quantité consommée, en soit manger de la viande ce n'est ni "mal", ni "bien". Je n'accepterais jamais de travailler dans un abattoir, tout simplement parce-que j'ai parfois du mal à manger un steak en pensant qu'il appartenait à un être vivant (mais je le fais quand même parce-que miam), donc travailler dans un abattoir ça me mettrait directement au contact des "condamnés" et ça je le supporterais pas (je sais, c'est une forme de lâcheté et je l'assume complètement).

--> "Quand on vous parle de végétarisme ou de veganisme, est-ce que vous êtes plus sensibles à la question de l'empathie avec les animaux ou à la question de l'écologie ? (sachant que la viande est un secteur extrêmement polluant)." 

Je suis autant sensible à la question de l'empathie qu'à la question de l'écologie. Cependant je tiens en horreur le courant "vegan" car (de façon générale) je trouve qu'ils essaient trop de se présenter comme ceux qui savent, ceux qui ont la vérité absolue, que nous on est des sales nazis débiles parce qu’on mange une escalope. Ils sont tout de suite dans une forme de violence et d'agressivité que je n'apprécie pas du tout.

--> "Pensez vous qu'il s'agit d'une question qui va prendre de l'ampleur ? "

Clairement oui. Rien que dans le métro parisien y'a des affiches contre la consommation excessive de viande, ce qui montre une prise de conscience collective. Par ailleurs j'aimerais vraiment que se développe la cuisine à base d'insectes qui représente une forme d'alternative à la viande et qui reste sous développée en occident à cause du raccourcis ancré dans notre pensée : insectes = caca. 

--> "Enfin pour finir, comment pensez vous qu'il puisse être possible de sauvegarder le patrimoine culturel français qui tourne beaucoup autour de la viande et du lait ? "

Oui, pour moi cet aspect "culturel" est important, et je pense pas qu'il soit menacé. On restera toujours des dingues de la bouffe. Par ailleurs la consommation de viande est toujours possible, elle doit simplement être plus responsable. Enfin je comprends absolument pas les mouvements qui se montrent contre l'utilisation des animaux pour la production du lait de vache ou de chèvre, du miel ou de la laine de mouton. Déjà j'ai remarqué que les gens qui sont contre ce qu'ils désignent comme de "l'exploitation animale" n'ont jamais foutus les pieds dans une exploitation laitière française. Ils devraient, on comprend vraiment que le bien-être des animaux est au centre des préoccupations des agriculteurs, car une vache qui ne se sent pas bien ne produira pratiquement pas de lait. Enfin on a beau dénoncer "l'exploitation" des abeilles, je serais curieux de savoir combien il resterait de ruches en France si y'avait pas les apiculteurs, qui sont pratiquement les seuls à s'inquiéter de la baisse de la populations des abeilles qui sont pourtant capitales pour la fécondations de nombreux végétaux.

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Ayant une amie qui ne boit ni lait ni miel, j'ai peut-être des éléments de réponse :
Pour le miel, le problème est qu'on en prélève beaucoup plus qu'il ne le faut, et pour le lait, c'est que l'animal serait engrossé a un rythme frénétique pour en produire en continu, ce qui est déjà un peu limite en soi, mais les litres de lait retirés chaque jour cause une inflammation des mamelons, du pu, etc. Ce n'est peut-être pas une vérité générale mais dans le cadre de la production intensive, très probablement.

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Gaeyeregard
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11 remerciements
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Juste au passage, j'ai posé des questions cadres mais vous pouvez sortir du sentier battu pour renouveler le débat. Je précise parce que j'ai reçu un MP à ce propos. 

FAUV3 a écrit :
FAUV3 , garçon de 24 ans de Rennes @Gaeyeregard :  j'en connais un qui devait être présent en Amphi L1 mardi soir^^


On ne peut donc rien te cacher ^^. Mais oui j'y étais ! Ma voisine est végétalienne et faisait partie de l'orga. Du coup on a un peu été trainé de force avec mon autre voisin :p.

Klasu a écrit :
Klasu , garçon de 25 ans de Valence @Gaeyeregard: Effectivement, les fourmis sont connues pour leurs "élevages" de pucerons dans le but de récupérer leur miellat. Je dis "élevage", car en réalité il s'agit d'une entente à l'amiable entre les deux espèces, les pucerons bénéficiant eux de la protection des fourmis face à leur prédateur naturel que sont les coccinelles. Ce n'est d'ailleurs pas le seul type d'entente des fourmis avec d'autres espèces, elles en sont coutumières.


Merci Klasu pour ta réponse. Et au fait, bon retour sur le forum :D !

Inuit53 a écrit :
Inuit53 , garçon de 18 ans de Paris Ouh ! Un débat sur la bouffe ! C'est genre le truc important pour un français puisqu'on passe en moyenne 2h22 à table par jour.


C'est précis tout ça. Genre t'es sûr que c'est pas 2h23,34s ? ;-)

Inuit53 a écrit :
 Inuit53 , garçon de 18 ans de Paris   Je suis autant sensible à la question de l'empathie qu'à la question de l'écologie. Cependant je tiens en horreur le courant "vegan" car (de façon générale) je trouve qu'ils essaient trop de se présenter comme ceux qui savent, ceux qui ont la vérité absolue, que nous on est des sales nazis débiles parce qu’on mange une escalope. Ils sont tout de suite dans une forme de violence et d'agressivité que je n'apprécie pas du tout.


Il me semble qu'il y a quelque chose de symptomatique à de nombreux débat sociétaux, et qui consiste à caricaturer la penser de l'autre. C'est donc valable pour nous carnistes lorsqu'ils parlent des vegan et pour les vegans quand ils parlent des gens qui mangent de la viande. 

En soi, le veganisme n'est que la suite logique du vegetalisme. Du fait d'être au bout du processus c'est tout à fait vrai qu'ils peuvent se montrer moralisateurs, culpabilisants voire méprisants (y compris avec les végétariens qu'ils peuvent considérer comme des bâtards frileux). Mais je précise bien qu'ils peuvent parce que ce n'est pas toujours le cas. Et nous adoptons tous des comportements plus où moins vegan quant il s'agit de la fourrure ou de l'ivoire. Pourtant, on éprouve aucun remord à porter du cuir. 

Pistache a écrit :
Pistache , fille de 23 ans de Toulouse Ayant une amie qui ne boit ni lait ni miel, j'ai peut-être des éléments de réponse : Pour le miel, le problème est qu'on en prélève beaucoup plus qu'il ne le faut, et pour le lait, c'est que l'animal serait engrossé a un rythme frénétique pour en produire en continu, ce qui est déjà un peu limite en soi, mais les litres de lait retirés chaque jour cause une inflammation des mamelons, du pu, etc. Ce n'est peut-être pas une vérité générale mais dans le cadre de la production intensive, très probablement.
 

Toutafé ! Concernant le lait, ce qui est reproché c'est principalement l'insémination intensive des génisses. Mais je suis d'accord que c'est discutable, surtout en France où les productions laitières sont encore bien traditionnelle et où les vaches pâturent dans les prés. Après, en Allemagne les fermes sont plus intensives et ne sortent pas du hangar (sur le principe de la ferme des 1000 vaches en France). Maintenant, puisque mes parents habitent au milieu des prés alpins, je peux vous dire qu'elles bouffent quand même un paquet de saloperies hormonales pour stimuler leur production de lait. Est-ce qu'une vache a vocation à manger de la farine de soja ? 

Pour le miel, tu as raison. Il faut aussi ajouter le transport des essaims sur grande distance qui font perde leurs repères aux abeilles. Mais là encore ça ne concerne que les ferme intensives de miel. Pour moi c'est un phénomène mineur. Le miel est un produit qu'on achète encore beaucoup aux petits producteurs locaux. C'est tellement meilleur !  

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Gaeyeregard a écrit :
Merci Klasu pour ta réponse. Et au fait, bon retour sur le forum  !


Pas de quoi et merci à toi ! :)

Gaeyeregard a écrit :
Juste au passage, j'ai posé des questions cadres mais vous pouvez sortir du sentier battu pour renouveler le débat. Je précise parce que j'ai reçu un MP à ce propos.


Sérieux ? Un MP genre "je suis pas content ?" ?

Sinon, en ce qui concerne les vegans, je les prends aussi pour des extrémistes, souvent agressifs voire violents lorsqu'il s'agit de promouvoir et défendre leurs idées. Sans compter que certains, dans leur délire, croient pouvoir répandre leur idéal au reste du monde animal.
J'ai en tête le cas de ce couple de vegans qui ne donné à manger à son chat que des légumes et fruits. L'animal à faillit en mourir, car les chats, comme tous les carnivores, ont un besoin physiologique de taurine, que l'on trouve dans la viande. Il existe bien des aliments vegans pour les chats, mais ils contiennent de la taurine de synthèse, justement pour respecter ce besoin des chats.

Après, je ne dis pas que tous sont comme cela non plus, il y en a qui sont parfaitement raisonnables et sensés dans leurs et propos, mais l'ensemble reste clairement extrême et il est difficile lorsque ce n'est pas simplement impossible de discuter avec eux.

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