L'homo/hétérosexualité n'est-il pas qu'un concept

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Cakoca17
Femme de 23 ans
Poitiers
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Hola les amis !
Je suis encore au stade où je me poses des questions sur ma s.exualité, je penses clairement aimer les filles, mais je ne suis encore jamais sortie avec une fille, et je fais partit des personnes qui considèrent qu'on tombe amoureux d'une personne, et non d'un s.exe en particulier, donc si je devais me mettre une étiquette, ça serait bi du coup. Mais je me demandais, n'est-ce pas la société qui nous pousse à nous ranger dans des cases ? Sommes nous obligés de nous coller telle ou telle étiquette ?
Quand un hétéro est intéressé par quelqu'un, qu'il drague, il ne se demande pas si la personne en question est homo, il se demande s'il va lui plaire, mais il part du principe qu'elle est hétéro, que tout le monde est hétéro, alors il fonce. Alors pourquoi quand un homo est intéressé par quelqu'un, il est systématiquement obligé de se demander si cette personne est aussi homo ? Pourquoi ne considère t-il pas que tout le monde est homo, et que s'il ne plait pas à la personne en question, ce n'est pas simplement parce qu'il est du même s.exe ? 
A partir de là, on peut se demander si l'homo/hétéros.exualité ne sont ils pas que des concepts ? Même si on peut plus souvent tomber amoureux d'un s.exe en particulier, est ce que ça doit forcément dire qu'on est complètement fermé à l'autre s.exe ? 
Je suis simplement là pour débattre de ça, pour savoir ce que chacun pense de cette stigmatisation, et aussi pour avoir un conseil; si une personne du même s.exe vous plait, est ce que vous foncez ou vous partez du principe qu'elle est hétéro et donc vous essayer d'abord de savoir ce qui l'attire ?


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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Je ne suis pas tellement d'accord avec le fait qu'un home se poserait d'abord la question de l'orientation de la personne qui lui plairait.  Je ne pense donc pas qu'il y ait de réelle différence, après, suivant la personnalité, il fonce plus ou moins. Pas de là à considérer tout le monde homo, tout comme je ne pense pas qu'un hétéro considère tout le monde comme hétéro, mais en gardant en tête l'idée qu'il puisse lui plaire.

Pour la suite, je pense que chacun a ses «critères», une personne type avec qui il aimerait être. Et que le genre fait souvent partie de ces critères.

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Ah ! Et bien je suis bi et je me pose pas vraiment de questions pour savoir de quel sexe je vais tomber amoureux...

Sauf que, en abordant une fille, qu'elle dise : "pas intéressée", "pas libre", "j'aime les filles" etc ne me gênera absolument pas...
Aborder un gars que je sens homo (vi, c'est totalement subjectif^^) ne me posera pas plus de soucis...

En revanche, aborder un gars sur lequel je n'ai strictement aucune idée de son orientation sexuelle, là je vais être sur la réserve. Ce que je vais craindre, c'est sa réaction car "eux" justement mettent les gens comme moi dans des cases... Ça peut aller du sourire gêné à la réaction homophobe violente.
De mon point de vue, lorsqu'il y a rejet de la sorte, n'est-ce pas parce que "l'autre" nous met dans une case ?
Et face à cette intolérance, comment ne pas être prudent ? Hé oui, en effet, c'est rare de voir UNE hétéro casser la gueule à une fille la draguant. Mais UN hétéro cassant la gueule à un homo le draguant, ça on l'a déjà vu... Oué on a même vu des meurtres gratuits de gays :-(

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Pour ma part je ne "fonce" pas tant que je ne sais pas si la personne est homo. Enfin, ça n'empeche pas de lui parler et de faire connaissance mais je ne ferai pas le premier pas si je ne sais pas.
Et au fond c'est débile, c'est vrai car il n'y a pas beaucoup de différence avec quelqu'un d'homo qui ne serai pas intéressé par toi et un hétéro. Mais je pense que c'est parce que cela fait peur, comme si on allait se faire péter la gueule à cause de ça. Alors que si tu restes poli et sans être "rentre dedans" il n'y a pas de raison à cela...   

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
C'est vrai que notre monde cherche tout le temps à nous caser dans des boites, c'est désespérant. Ceci dit, je n'ai jamais fais attention à ce détail du "est il homo" ... Je vis ma vie, mes envies, comme elles viennent et puis ben tant mieux si ça colle, sinon tant pis j'ai l'air con et je me prends un vent :D

Bref, pour moi je pense comme toi, c'est un  concept. J'ai toujours cru à cette histoire du "on est tous bi à la base"; après peut être que ça m'arrange dans le sens où ça me fait des arguments pour m'assumer...

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Thefender02
Homme de 22 ans
Nice
Ta question est très simple:
En réalité on ne se soucis pas du tout de l'orientation sexuelle de la personne que l'on désire, on désire juste la personne, la question de son attirance ne survient qu'au moment où l'on recherche la réciprocité indispensable à l'amour et qui est LE problème de l'homosexualité: en raison d'une majorité de personnes hétérosexuelles, ou du moins qui ont été instruits hétérosexuels si l'on considère pour répondre à ton autre question "l'homosexualité et l'hétérosexualité ne sont-ils pas juste que des "concepts"?" (d'ailleurs le mot concept définit un schéma que se fait l'esprit dans sa perception du réel donc d'une certaine manière beaucoup de choses demeurent des concepts). Car l'orientation sexuelle n'est en réalité ni plus ni moins qu'une formation culturelle, un ensemble de causes et conséquences parvenues dès la naissance et qui forment les êtres dans leur intégralité: le déterminisme; c'est d'ailleurs ainsi que l'on constate que notre plus proche parent, le bonobo est naturellement bisexuel et pourtant sans la moindre culture qui est propre à l'humain (qui n'est à l'inverse de l'animal pas doté d'instinct). Pour ainsi dire, je répondrais que l'on nait tous bisexuel et que c'est le déterminisme qui explique l'attirance sexuelle, et ça expliquerait d'ailleurs que si le nombre d'homo est si peut élevé c'est parce que l'éducation et le contexte culturel défavorise énormément voir détourne de ce qui est en dehors de l'hétérosexualité. D'ailleurs  dans l'antiquité grecque, avec une culture mettant le masculin sur un piédestal, les préférences sexuelles étaient nettement pour les hommes, l'absence de pédérastie (éducation morale des jeunes par les vieux dans une relation homosexuelle) dans les autres contrées était même vu comme un signe de faiblesse, et la liberté sexuelle était plus ample car les restrictions monothéistes n'avaient pas encore laissés leur empreinte.   

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Florebis
Homme de 30 ans
Île de France
Helllo

Je pense que pour moi a la base on naît tous bi et après on es influencé par notre environnement.

Au sein de notre société nous avons de nombreux préjugés qui définisse ce qu'est un "vrai homme "  et une "vrai femme ".

En partant de cela je ne pense pas qu'un hétéro se dira que tout les femmes ou hommes sont homo. Il prendra un temps pour observer la manière de faire.

Par ailleurs je pense que l'on devrai choisir une personne parce que l'on se sens bien avec elle donc par amour et non pour une question de sexe qui es secondaire mais bon encore faut-il l'assumer et sa c'est un autre sujet.


A bon entendeur salut 

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ChatdeMars
Homme de 20 ans
Lille

5 remerciements
bon après faut dire aussi que les hétéros se posent pas trop la question de l'orientation de la personne d'en face simplement parce que statistiquement, cette personne est sûrement hétéro...
Mais c'est vrai que je suis d'accord avec toi dans le sens qu'on essaye de nous caser dans des cases. Mais je ne dirai pas que c'est on qui nous case dans des cases mais nous même tout simplement pour se rassurer et se constituer une identité 

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