Ugh 🖐️
Petite question détente 😁 toujours sympa d'se détendre dans la vie.
J'ai remarqué, y a des gens qui partent du principe qu'à partir du moment où ça devient compliqué, il faut lâcher l'affaire. Qu'on est 8 milliards sur Terre et qu'il faut se rapprocher de ceux avec qui c'est fluide parce que c'est plus agréable, pour ne pas perdre de temps, etc.
Et y a d'autres gens qui voient plutôt les incompréhensions, les blocages ou les choses désagréables comme des opportunités d'apprentissage. Pour développer des compétences d'ouverture, de communication, d'empathie, etc.
Je précise, même si je pense que ça peut jouer pour certaines personnes : ça peut-être dans le cadre amical, familial ou amoureux. À vous de préciser si vous observez chez vous des différences en fonction du cadre de la relation à laquelle vous pensez.
Battez-vous 😘
Salut 🙂
La sagesse c'est de savoir quel combat mener. "Opportunités d'apprentissage" ok, mais il y a des limites à la dépense d'énergie et je trouve que la vie nous mets assez bien à l'épreuve sans forcément chercher à s'installer dans des relations sociales complexes par nous même.
Ces dernières années, au niveau familial, j'ai libéré des illusions relationnelles ancrées en moi à travers mes âges. Je pensais que le lien était..., mais j'ai trouvé récemment une certaine lucidité libératrice dans mon observation en travaillant sur moi. Le résultat fut de l'éloignement par protection de mon intégrité.
Rien n'est figé, même pas nous-même, alors oui, voguer, aller, retourner, suivre un chemin ou encore tracer sa propre route etc ça nous élève mais il faut toujours (dès qu'on le peut) visualiser le bons qu'une relation ou une autre puisse nous apporter. Autrement, si nous n'y trouvons pas d'intérêts, il est préférable de ne pas s'attarder. De toute façon, toute relation que nous avons est pour un intérêt, même le plus petit !
Après rien n'est jamais parfait ! Il faut le reconnaître. Mais tout ne dois pas être non plus un combat de chaque instant.
Citation de Carolus #549068
Bonsoir,
Tout depend du degré des dites complications, se barrer à la moindre friction non ( autant rester célibataire dans ce cas ) mais il y a des degrés de complexité et aussi la ( non) volonté de LN autre partie à vouloir régler le problème qui est à prendre en compte.
Se battre seul-e contre le sens du vent … à part nous mettre de la poussière dans les yeux, ne mènent à rien et c’est valable dans toutes les relations.
Honnêtement, je pense que la plupart des gens se battent pour sauver leurs relations auxquels ils tiennent réellement, mais de là, à y laisser sa santé mentale, sa force physique, parfois ses économies… Pas sûre que ça en valait la peine dans tous les cas
Merci à vous trois d'avoir partagé vos avis. Je me rends compte qu'en fait je n'ai rien à répondre, parce que c'est évident qu'il faut se battre dans la limite du raisonnable. Ne pas être dans l'illusion de relations qui ne rencontreraient aucune friction mais ne pas sombrer dans des relations qui demandent trop de ressources pour être mutuellement agréables à vivre.
Une fois qu'on a dit ça, j'ai un peu l'impression qu'on a tout dit. Mea culpa, j'ai parfois des idées de topics pas très fut-fut 🙄
Citation de Carolus #549181
Il m'est déjà arrivé que la relation amoureuse débute ultra mal et que je sache que ça allait forcément se finir un jour mais j'ai baissé la tête, fermé les yeux parceque je préférai une relation illusoire qu'être seule dans cette période "particulière" de ma vie. On peut me juger sur ce choix cependant j'en avais besoin et j'ai été honnête envers l'autre et moi-même. Ça m'a fait grandir et c'était consentant donc je ne vois pas le mal de se faire mal pour notre bien 🤣
La relation était de qualité en soit pour l'apprentissage mais elle n'était pas fluide et légère. C'était une lutte et une crainte constante (Je pense que j'avais besoin de me secouer).
À la fin de cette histoire d’amour, j’ai décidé de me faire un piercing industriel comme un rappel symbolique : la douleur peut nous ramener à la vie et nous ancrer dans le moment présent… et aussi, peut-être, me dissuader de revivre une expérience similaire 😄
Ton sujet ouvre une porte selon moi. Il n'est pas inutile. On a possiblement toustes déjà vécu une relation sociale dégradante que nous avons cependant nourris (Famille, Ami, Couple, Collègue, autre).
Bonjour,
Je suis d' accord avec vous toustes, il faut savoir choisir ses batailles. Parfois les relations sont compliquées dès le départ parce que l'autre projeté sur nous une personne que l'on n'est pas, et dans ces cas, il est parfois possible de faire une clarification qui permet de fluidifier tout cela.
Et puis parfois c est impossible ou le jeu n'en vaut pas la chandelle et alors soit on ne le fait pas soit on y arrive pas.
Parfois on dit que la folie s est de faire toujours la même chose en attendant des résultats différents.
Après des années a essayer de réparer les relations etc , j ai appris à accepter.
A m'accepter moi (il y a toujours du travail) mais aussi les situations. En s acceptant sinon fait la différence entre ce que l autre croit et ce que l'on se sent etre. Et je pense que sur beto, nous sommes beaucoup à accepter la différence qu'il peut y avoir entre soi et les standards sociaux.
Et en acceptant la relation comme elle est on peut mieux la "diagnostiquer" et voir comment elle va et comment la soigner ou si c'est de l acharnement.
Dans mes.relations familiales certains ponts ont ete coupés, j'en ai marre de passer mon temps à devoir tout recontextualiser. On n'est pas les seul.e.s a devoir passer sur le divan. A chacun.e de faire sa part de la relation si on veut que cela marche. Comme disaient les filles de mon école aux garçons de mon époque "je ne suis pas faite pour te plaire". C est vrai pour nous toustes.
Cela dit la fluidité absolue me paraît illusoire. Les humains.e.s sont trop complexes.
Moi même quand je me suis aperçu que j' appréciais aussi les mecs alors que je trouvais les hommes de ma famille horribles dans leurs relations aux femmes, je me suis dit...Bonjour le paradoxe.
Je trouve que le plus dur c'est la famille, après quand on a pris de la distance avec ça , les autres relations sont plus simples.
Belle journée à vous , et "relationnez" bien.
Citation de DentsDeSabre #549182
Je vois ce que tu veux dire, mais au-delà de l'honnêteté dont vous avez pu faire preuve l'un envers l'autre, il faut déjà en avoir conscience que c'est préférer rester en lien que de ne pas être seul. Et ce n'est pas donné à tout le monde.
Juger ça c'est nier le fait qu'on a tous, je pense, ressenti à un moment ou un autre cette peur de la solitude. Mais c'est cette peur qui amène à réfléchir sur le lien que nous entretenons avec nous-même et avec l'autre.
Tant que nous restons dans des relations maltraitantes, c'est que nous y puisons quelque chose de positif comme tu disais. C'est que le lien, aussi toxique qu'il puisse être, nous apporte quelque chose dont nous avons manqué à un moment donné. À nous d'évaluer si le prix à payer en vaut effectivement la peine.
De mon côté, j'ai effectivement aussi vécu ce type de relations dans toutes mes sphères relationnelles. Si je suis honnête, bien souvent je restais parce que valait mieux un lien pas très nourrissant ou pas très valorisant que pas de lien du tout.
Par association d'idées, ça me fait penser à certains gosses qui "préfèrent" se prendre une baffe par leurs parents plutôt que de ne pas être vus par eux. Parce qu'en dehors de ce rapport là, il n'y a rien de très consistant. C'est comme si l'enfant s'enfermait dans un rôle pour exister aux yeux de son entourage, même s'il est désagréable. Et lorsque ce rôle lui colle à la peau, qu'il confond le rôle avec ce qu'il est vraiment (un être qui mérite qu'on le considère, qu'on le respecte, qu'on l'aime), il n'a pas accès à ce recul nécessaire pour vraiment choisir ses relations. Il ne fait qu'éternellement rejouer la même pièce de théâtre qu'il a connu. C'est ainsi qu'on passe nos vies à passer à côté de nous-mêmes et des autres. C'est d'une tristesse sans nom.
Citation de BiFriendly #549183
Ce qui m'amène donc à ta réflexion sur l'idée de projection dont tu as parlé.
Effectivement parfois des personnes projettent sur nous et nous projetons sur les autres des choses qui ne les regardent pas. Des éléments de notre histoire personnelle, nos blessures, nos idéaux, nos peurs, nos failles. Ce qui amène à faire porter à la relation un poids assez lourd et une position assez inconfortable pour chacun.
J'avais à une époque cette idée que nous étions des miroirs les uns pour les autres. Et puis un jour, une personne m'a dit que voir les relations de cette manière signifiait intrinsèquement avoir une vision des relations utilitaire. En gros, ça signifie se prendre les uns les autres pour des objets.
Ça a blessé mon ego sur le moment... Comment pourrais-je, moi, prendre les gens pour des objets...?? Mais dans le fond, je crois que cette personne a raison. Je me suis rendue compte que je faisais partie de ces personnes qui chérissent les effets dont ils déplorent les causes : peut-on décemment s'etonner d'être dans des relations merdiques quand nous les créons de toutes pièces en injectant dedans toujours les mêmes choses ? Ce qui revient à dire, comme tu le disais, que la folie consiste à faire la même chose en espérant un résultat différent.
Conséquemment, j'adhère à ta stratégie d'acceptation de soi. De se libérer du résultat que l'on souhaite obtenir pour simplement vivre nos relations de manière respectueuse. Sans passer notre vie à nous justifier de qui nous sommes. Sans s'entourer de personnes gênées, embarrassées ou perturbées d'une manière ou d'une autre par notre propre existence. Et je suis d'accord avec toi que ce travail débute en général avec la famille, quand on se débarasse de loyautés invisibles, d'habitudes relationnelles trop confortables ou d'images que l'on s'est faites de nous. Quand nous acceptons enfin d'exister sans chercher à être validé et de perdre les personnes à qui nous finissons tôt ou tard par échapper.
Je crois, Carolus, que cette histoire de projection, ce n' est pas tant prendre les autres comme objet miroir que de se demander pourquoi la personne a une couleur de peau bleue ou jaune, alors que c est nos lunettes de soleil qui donne cette teinte. Arreter de projeter sur l'autre c'est essentiellement élever ses lunettes de couleur, et prendre conscience du phénomène.
Dans une branche de la communication (l'analyse transactionnelle pour ne pas la nommer), on dit que l'un des points clés de nos échanges sont les signes de reconnaissance : je reconnais que tu es là, donc tu ne te prends pas un vent ! L'être humain préfère un signe de reconnaissance négatif a aucun signe de reconnaissance du tout.
Certaines familles ne savent pas faire de signes de reconnaissance positif donc tout le monde passe en mode négatif. L'école aussi y contribue souvent etc...
Quand on a toujours vécu dans ce cadre là, c est pas hyper facile de devenir positif. Et les relations que l'on a eu avec sa famille, on a tendance dans un premier temps a la reproduire dans tous les contextes. Parceque c est une 'langue maternelle' en quelque sorte. Et puis avec apprentissage et dur labeur, on peut évoluer.
Souvent on fait comme la famille ou exactement l'opposé... Et puis on intègre, et on apprend à faire d' autres comportements.
Voilà comment je vois les choses.
Belle journée