L'asexualité et la libido ... cinq

avatar contributeur de Kitsune
Modération Kitsune
08/03/2022 à 20:10

C'est un peu difficile à poser comme question alors fidèle à moi-même, je vais être direct.

Ne pas ressentir d'attrait ou de désir pour qui que ce soit, c'est une chose mais cela inclut il de n'avoir aucune pulsion, ni aucune libido ?

Voilà, désolé d'être aussi abrupte.

Merci aux personnes asexuelles qui accepteront de me répondre que ce soit ici ou en mp.


Aller de fleur en fleur et ne prendre de chacune que le meilleur

avatar contributeur de Killer_Queen
Killer_Queen
08/03/2022 à 22:23

Alors je ne sais ps si je suis la mieux placer pour répondre parce que je nz me suis pas encore trouvé, j'ai du mal a dire si je suis demisexuel, asexuel, parce que le spectre est large, cela étant dit j'ai une forte libido quand il s'agit des plaisirs solitaires, il m'ait arrivé quelques fois de vouloir partager ça avec une personne, mais c'est très rare ^^" après la sexualité est un domaine beaucoup plu complexe que ce que l'ont croit, par ex ce n'est pas parce que l'on ait asexuel, que c'est impossible d'avoir une libido. C'est toi même qui va définir ta propre sexualité et dire ce dont tu n'a pas besoin et envie.

avatar contributeur de Kitsune
Modération Kitsune
09/03/2022 à 01:31

Merci de m'avoir répondu. C'est un domaine qui touche le tabou, alors je ne pensais pas avoir de réponse.


Aller de fleur en fleur et ne prendre de chacune que le meilleur

avatar contributeur de Mci38
Mci38
09/03/2022 à 07:53

Je post pour suivre et répondre tranquillement 😊 et certainement qqch en mp😘

avatar contributeur de Dime
Dime
09/03/2022 à 08:41 - 09/03/2022 à 09:21

Citation de Kitsune #393074

Bonne question Kitsune.

La communication est nécessaire, quel que soit le domaine, et les tabous ne sont jamais bon.

Je pense aussi que l'asexualité est plutot l'impossibilité de partager la sexualité ou la volonté de s'extraire de la sphère sexuelle, pour des raisons qui peuvent etre diverses et personnelles. L'absence de libido (hormis du fait de drogue ou de médicaments) est plutot rare je pense. Le corps parle de lui-meme. Mais je pense que par un conditionnement psychique, on parvient à mettre à peu prés la libido en veille, comme le faisaient, pour la plupart, les bonnes soeurs et les moines.

Mais je laisse les asexuels répondre , car ce sont les mieux placés pour en parler.

avatar contributeur de Tolérante
Tolérante
09/03/2022 à 12:34

Citation de Kitsune #393074

Bonjour, je suis dans la catégorie asexuelle sans libido et sans rien qui puisse l’expliquer (pas de médicament, pas de problème avec mon corps, pas d’isolement...).

Mon explication toute personnelle c’est que je n’ai que trop rarement pris mon pied, et que le prix à payer pour une relation à deux est trop élevé pour moi. Cependant j’ai encore besoin de séduire, et quand je sens une tension sexuelle je fuis..paye ta cohérence 🤪

avatar contributeur de Phoenix73
Phoenix73
09/03/2022 à 13:25

Merci @kitsune pour le sujet!

Je me pose aussi des questions sur l'asexualité. Alors je voulais faire un tour sur le forum qui en parle. Est ce à vie? Ou lors d'une periode de notre vie ? Ou les 2. Libido or not libido?

Je crois que beaucoup ont pu vivre des periodes (hors medocs etc...) sans ressentir un quelconque besoin parce que les préoccupations sont ailleurs, tout simplement. Je voulais faire un sujet sur la libido, en lisant certains sujets concernant des couples; sujet hyper complexe, puisque ca varie d'une personne à une autre, que tout au long de notre vie elle change. Il y a tellement de facteurs qui rentrent en jeu (interne comme le psychique par exemple, et externe comme la contraception,

la culture etc...) que c'est quasi impossible d'aborder le sujet de manière généraliste (message perso : oui je t'ai écouté).

avatar contributeur de JusteFlo
JusteFlo
09/03/2022 à 13:43

Je suis plus demisexuel·le qu'asexuel·le, mais je viens tout de même ajouter ma contribution au sujet, ayant une libido assez forte, sans pour autant ressentir d'attirance ou de désir de manière générale.

Même dans une relation, ça peut me prendre très longtemps avant que le désir se fasse ressentir, et ça ne devient jamais un besoin pour autant. Mais une fois qu'il est présent et réciproque, je n'ai pas besoin de me faire prier non plus, d'où le fait que je me définisse plus comme demisexuel·le 😅

Je pense que comme beaucoup de choses quand on parle d'identité ou de sexualité, c'est avant tout une question de ressenti et de "conviction" personnelle, et il est du coup assez difficile de donner une définition précise qui engloberait tout les cas possibles.

avatar contributeur de Mci38
Mci38
09/03/2022 à 20:54

Alors je ne sais pas trop ce que je suis.....ma libido et moi on marche à côté l'une de l'autre mais on ne se rencontre pas souvent.....même en ayant changé de "sexualité " (hétéro à homo) mes désirs envies....ne m'invitent pas souvent. Les plaisirs solitaires sont des moments de plaisir physique mais auxquels je ne me prête pas souvent.....Asexuelle je me pensais, une sexologue m'a dit que non.... Il est vrai qu'avec ma première chérie, qui a respecté mon envie de corps contre corps, de câlins, mais sans sexe, mais qui a osé passer outre ça a été une joyeuse et agréable découverte (tiens le sexe peut ne pas faire mal, ou ah c'est chouette le sexe sans pénétration). Néanmoins, je ne suis pas devenue plus demandeuse ou portée sur la "chose" ! Toujours ma libido qui fait chemin à part ???

Bref c'est très compliqué tout ça !😊

avatar ancien membre
Ancien membre
09/03/2022 à 21:43

Quitte à être direct, la libido c'est juste le nom qu'on met sur l'envie sexuelle, mais il n'y a pas de réalité biologique derrière, le "corps ne parle pas" à ce niveau-là, pas plus qu'il n'y a de pulsion naturel à vouloir jouer aux jeu vidéo par exemple x) Le sexe pour la majorité des gens ça fait du bien, c'est appréciable, et ça créé des envies, comme beaucoup d'activités qui nous donnent un feedback positif.

Je suis moi-même asexuel, et ça ne me prive pas d'apprécier l'activité sexuelle ; par contre je ne ressens aucune envie, aucun besoin, je peux parfaitement me passer de ça. Toutefois il semble plus commun que les gens qui n'ont pas d'envie ne pratique pas du tout, ou dans le cas des demisexuels où l'envie se créée dans des conditions plus spécifiques.

Du coup pour répondre à ta question, les envies/l'attrait EST la libido, et il n'y a pas vraiment de libido d'un point de vue biologique, pas plus du moins que n'importe quelle autre envie.

avatar contributeur de Tolérante
Tolérante
09/03/2022 à 21:52

Citation de Nepeta #393155

👍

avatar contributeur de Dayzelle
Dayzelle
10/03/2022 à 03:52

Tiens, en parlant libido... à lire le sujet une question m'a traversée l'esprit :

Peut-on parler de libido en ce qui concerne le plaisir solitaire ?

Peut-être naïvement, j'ai toujours pensé que libido implique forcément envie de relation sexuelle avec une tierce personne. Faire du sexe quoi !^^ Le plaisir solitaire étant exclusivement destiné au plaisir brut, facile et accessible, ne nécessitant pas une pulsion, je n'ai jamais considéré l'envie de se masturber comme de la libido.

Quelqu'un qui me dit qu'il se masturbe fréquemment au point de ne plus ressentir le besoin de sa femme ou de son homme n'a, pour moi, pas ou plus de libido. Mais en fait je n'en sais rien 🤷‍♀️

avatar contributeur de Phoenix73
Phoenix73
10/03/2022 à 06:48 - 10/03/2022 à 07:01

Citation de Nepeta #393155

"Quitte à être direct, la libido c'est juste le nom qu'on met sur l'envie sexuelle, mais il n'y a pas de réalité biologique derrière, le "corps ne parle pas" à ce niveau-là, pas plus qu'il n'y a de pulsion naturel à vouloir jouer aux jeu vidéo par exemple x) Le sexe pour la majorité des gens ça fait du bien, c'est appréciable, et ça créé des envies, comme beaucoup d'activités qui nous donnent un feedback positif."

Je ne sais pas ce que tu entends par "il n'y a pas de réalité biologique derrière" , ca m'a laissé dubitative .

C'est un peu oublier que le sexe à l'origine, a une fonction de reproduction et que pour se reproduire le corps humain a tout pleins d'options. Pheromones, libido , meme l'etat amoureux que j'appelle désir...bref.

Revenons à la libido et l'exemple d'un corps de femme ( corps vendu toutes options, sans contraception, où tout fonctionne bien) . Dans le cycle féminin, tu as tes menstruations puis une semaine après la fin, tu as l'ovulation. Au moment de l'ovulation le corps féminin va avoir une montée de libido un peu plus forte parce que le corps lui indique vassss y go go go, c'est le moment.

La libido kesako chez la femme? Les petits responsables sont les hormones androgenes (hormones males) libérées en petite quantité, qui nous font ressentir le côté titillant et les œstrogènes, qui sont là pour bien accueillir "le petit invité (s'il ne pose pas un lapin) ,en se transformant le tps de...en toboggan aquatique.

Le corps humain est tellement bien fait.

@dayzelle pour te repondre.... tu peux tres bien avoir un plaisir solitaire pour repondre a une libido venue de nulle part.

Comme tu peux avoir un plaisir solitaire pour "appeler" ta libido.

avatar contributeur de Dime
Dime
10/03/2022 à 07:17 - 10/03/2022 à 08:12

Tous ces posts sont interressants.

On voit que les avis divergent un peu, ce qui est normal.

Je suis assez d'accord avec Neptea sur l'aspect construit et psychologique du désir. Néanmoins, comme le souligne Pheonix, nous avons tout de meme une programmation instinctive à la reproduction, en tout cas particulièrement à l'age de vingt ou trente ans. J'ai remarqué, en tant qu'homme, qu'à ces ages-là, l'appareil sexuel fonctionne tout seul, a ses propres besoins très réguliers, ce qui nous pousse à aller vers l'autre, afin de satisfaire l'appareil génital autrement qu'avec les mains (plus aussi la curiosité due à l'existence d'un appareil génital different du notre). ça doit correspondre, chez l'homme, à l'instinct de reproduction. Chez la femme, je ne sais pas comment il se traduit, mais pheonix semble dire qu'il existe aussi bel et bien.

avatar contributeur de Betty Bee
Betty Bee
10/03/2022 à 08:45

Citation de Nepeta #393155

la libido c'est juste le nom qu'on met sur l'envie sexuelle

Dans l'acceptation courante du terme, qui découle de la "pensée" (hem) extrêmement simplificatrice de ce bon docteur Sigmund... Jung la définit plus justement comme étant l'énergie psychique qui sous-tend les instincts de vie, et peux s'orienter selon les circonstances (vers la sexualité, mais aussi vers la survie etc).

n'y a pas de réalité biologique derrière

Ce n'est pas l'avis général dans les diverses sciences étudiant (directement ou indirectement) la question. Après qu'il y ait une importante part culturelle dans les manifestations du désir chez l'homme (et quelques autres primates pour autant qu'on sache) est assez évident puisqu'à peu près tout dans la psychologie humaine passe d'une façon ou d'une autre par les filtres culturels.

Citation de Dayzelle #393178

Peut-on parler de libido en ce qui concerne le plaisir solitaire ?

J'avoue que je ne m'étais jamais posé la question - en ce qui me concerne ça en fait partie intégrante, comme tout ce qui à trait à l'érotisme 🤔

Mes deux centimes...


Yes I know I'm queer...

avatar contributeur de Escargotte
Escargotte
10/03/2022 à 12:12

Me définissant comme demisexuelle depuis peu ( merci les topic de beto!😉), je pense que la libido est intrinsèquement liée à la perception que l'on a de la (sa) sexualité en général... En effet, j'ai toujours accordé très peu d'importance au sexe (sujet un peu tabou et dégueu pour moi dés l'enfance suite à qlqes "traumatismes légers") jusqu'à ce que je decouvre mon plaisir et mes attirances envers certaines filles...( Pas toutes ni tout le temps...C'est pour ça le "demi"...)

Donc, de mon point de vue, la libido est un flux d'énergie qui s'active ou pas suite à des besoins, envies... C'est un peu comme le besoin d'adrénaline... certains en ont besoin d'autres pas et cela peut varier selon la situation, maturité, etc....

avatar ancien membre
Ancien membre
10/03/2022 à 13:48

Citation de Phoenix73 #393182

Le sexe a une utilité reproductive, et les hormones ont l'utilité de faire fonctionner tout ce bazar, et chez certains en effet ça donne une pression à utiliser tout cet attirail reproducteur... mais justement tout le monde n'a pas cette envie. Ce que je voulais dire spécifiquement en évoquant que ça n'a pas de réalité biologique, c'est surtout que beaucoup pensent fermement que l'envie d'avoir du sexe, la "libido", est nécessairement ancré chez l'être humain, qu'on a forcément tous le besoin biologique d'avoir du sexe, et que par conséquent ceux qui ne l'ont pas ont forcément subi du trauma, ou autres choses qu'on a pu voir précédemment dans la conversation.

Le fait que les hormones influencent le comportement, c'est surtout une question d'exacerbation et le fait que beaucoup sont influencés dans le sens d'avoir envie de sexe ne veut pas dire que tout le monde a eu ou aura envie de sexe, ou alors il faudrait voir les envies spontanées que les hormones peuvent donner à la grossesse comme des envies biologiques aussi x)

Citation de Dime #393183

Je diverge sur le fait qu'on soit programmé pour, déjà parce que les gens stériles existent, ou avec des taux hormonaux qui varient, sans parler du fait que le corps aillant ces fonctions n'impliquent pas automatiquement que l'envie de s'en servir viennent naturellement avec ; mon corps est biologuement programmé pour être capable de vomir mais j'évite quand même de me servir de cette fonction xP

Citation de Betty Bee #393187

Je suis pas certain que citer des psychologues du siècle dernier soit le meilleur moyen de nous éclairer sur des sujets sur lesquels on a eu beaucoup de travail sur depuis. De même, je suis pas vraiment d'accord sur le fait que les disciplines scientifiques qui s'y intéresse soit d'accord avec le fait que la libido existe, surtout parce qu'en biologie avec l'étude des hormones il y a une compréhension plus aigu de leur rôle et qu'il y a pas vraiment de bouton "envie de sexe" où que ce soit dans le cerveau ; il y a une relation avec celles relâchées comme l'endorphine lors de l'orgasme ou autre, mais c'est même pas automatique vu que tous les cerveaux ne réagissent pas pareil. Et si la science par le passé aimait faire des généralités sur la base de ce qui est considéré comme la norme, c'est de moins en moins le cas et les nuances sont de plus en plus explorées.

Citation de Calimerotte #393198

Définir ce qu'on ressent en terme poétique c'est cool, en tant que littéraire j'apprécie, mais je déplore quand même le fait que ça a tendance à mélanger parfois des concepts et manque de clarté ou de précision ^^" Enfin c'est surtout sur le fait de dire "c'est un peu comme le besoin d'adrénaline", cette dernière étant une hormone, et la libido n'en est pas une, ni un flux d'énergie, sauf si le flux d'énergie en question c'est de l'endorphine, et de fait associer l'envie sexuelle, aka libido, et l'hormone relâchée quand on assouvit cette envie. Mais dans ce cas, l'envie de chocolat ou de jouer au jeu vidéo, ça en donne aussi x3

Loin de moin l'idée de faire tomber l'envie sexuelle de son piédestal, mais son idéalisation a tendance à causer pas mal de préjugés et clichés sur l'asexualité et ça me semble important à déconstruire proprement.

avatar contributeur de Betty Bee
Betty Bee
10/03/2022 à 14:40

Citation de Nepeta #393203

Je diverge sur le fait qu'on soit programmé pour, déjà parce que les gens stériles existent

Je ne vois pas en quoi la stérilité ou les variations individuelles dans les taux d'hormones remettent en cause un des deux instincts les plus fondamentaux (avec celui de survie - qui n'est pas non plus également réparti d'ailleurs) observés chez toute forme de vie connue à ce jour.

Je suis pas certain que citer des psychologues du siècle dernier soit le meilleur moyen de nous éclairer sur des sujets sur lesquels on a eu beaucoup de travail sur depuis.

Dans le post auquel je répondais, tu restreins la libido au désir sexuel (notion initialement défendue par célèbre psychologue du siècle dernier). Je te proposais de changer de regard dessus et d'élargir son champ comme l'a fait Jung (au siècle dernier certes, mais certaines de ses propositions, notamment celles sur la vraie nature de l'inconscient - et donc de la conscience -, sont de plus en plus corroborées par les avancées de ces 20 dernières années en neurobiologie et sciences cognitives). Si tu reconsidères la libido comme je le propose, une des implications est que la libido n'est pas nécessairement investie dans le désir sexuel.

je suis pas vraiment d'accord sur le fait que les disciplines scientifiques qui s'y intéresse soit d'accord avec le fait que la libido existe

Je parlais du désir sexuel, pas de la libido ;-)

Et non, il n'y a pas d'interrupteur, parce que le désir sexuel (chez l'humain au moins) est un phénomène complexe combinant instincts, psychologie, culture et biologie. On sait qu'il y a des marqueurs biologiques du désir sexuel (et des inhibiteurs...), c'est donc bien en partie un phénomène biologique (comme la pensée d'ailleurs, ça ne naît pas du néant).

Ce que je voulais dire spécifiquement en évoquant que ça n'a pas de réalité biologique, c'est surtout que beaucoup pensent fermement que l'envie d'avoir du sexe, la "libido", est nécessairement ancré chez l'être humain

Aussi bien la force des divers instincts que ce vers quoi la libido (au sens large) est orientée varie selon les personnes, de même que les taux d'hormones, le fonctionnement - ou non - de certains organes, la couleur des yeux etc. Le fait qu'il existe des casses-cou trompe-la-mort près à prendre des risques inconsidérés (ou à se transformer en bombe vivante) ne démontre pas que l'instinct de survie n'existes pas, juste que chez certains il est assez faible pour être au moins en partie ignoré. Idem pour l'instinct de reproduction, le fait que certaines personnes préfèrent ne pas avoir d'enfants ne signifie ni que l'instinct de reproduction n'existe pas, ni que ces personnes aient subi un traumatisme particulier ou souffrent d'une malformation biologique ou autre.

Je précise que mon propos (ma proposition) n'est ni de nier l'asexualité ni de la réduire à des explications simplistes mais au contraire d'essayer de prendre en compte la complexité du désir érotique et de toutes ses variations (entre personnes, comme dans le temps chez une même personne), et donc la complexité de la biologie et de la psychologie humaine.


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Ancien membre
10/03/2022 à 15:15

Citation de Betty Bee #393207

Ça remet en cause que ce ne sont pas des "instincts fondamentaux", déjà parce que l'instinct ça n'existe pas, ou plutôt c'est un terme un peu fourre-tout pour expliquer des comportements qu'on estime comme inné ; non, l'instinct de survie n'est pas fondamental et il y a des contre-exemple chez certaines espèces animales. Le problème c'est de ne voir que les comportements qui sont viables pour les espèces animales comme "fondamental" parce que ça permet en effet la survie, mais la survie n'est pas fondamental à la vie, c'est juste que ce qui n'a pas survécu n'est plus là ; on est sur une forme de biais du survivant, assez littéralement en plus.

Le fait que Jung ait eu de bonnes idées dans un domaine ne veut pas dire que tout ce qu'il avait à dire sont de bonnes idées ; c'est tombé dans l'effet de halo. Parler d'énergie psychique, c'est de la pseudo-science, alors après ça image sympathiquement mais ça demande d'accepter le postulat que cette énergie existe ; basé sur quoi ? Et surtout comment justifier que des gens ne l'ont pas, cette dite libido ou énergie psychique ? Si on prend cette définition quelque peu fumeuse, ça revient à ce que je dis, que le désir sexuel est un désir comme un autre, et on peut ne pas avoir de désir sexuel comme on peut n'avoir aucun désir de jouer aux jeux vidéo. Là où ça pêche c'est si tu essayes de dire que les asexuel on juste du désir sexuel transformés en un autre désir ; si c'est le cas, ça sort un peu de nul part l'idée qu'on serait forcément intrinsèquement sexuel.

Après je parle justement de la libido comme étant le désir sexuel, puisque c'est ce que c'est. Et justement, s'il y a des explications hormonales à comment la sexualité se joue, il y a en effet une composante psychologique et tout ce que tu décrits, mais le hic c'est le fait que des gens n'ont aucun désir sexuel, ou pour le redire, aucune libido.

Par contre j'aimerais beaucoup savoir quels sont ces marqueurs de désir sexuel, c'est un sujet que je serais ravi de creuser académiquement si j'avais des pistes précises à rechercher.

Je suis désolé de t'annoncer cette nouvelle, mais l'instinct, ça n'existe pas. C'est juste un mot qui attribue un caractère inné et inexpliqué à un comportement. Si un "instinct" est expliqué scientifiquement, c'est plus un instinct puisqu'on peut l'expliquer. Et il n'y a aucun impératif biologique inné à la reproduction, ni à la survie, et tu en donnes des exemples toi-même pour la survie, même si tu fais des euphémismes pour justifier que ces gens en ont peu ou presque pas... ou directement pas en fait. Si on peut juste ignorer l'instinct de reproduction, c'est peut-être parce qu'il y en a pas. Et peut-être que la sexualité a rien à voir avec un instinct de reproduction non plus, sinon comment expliquer que les personnes gays existent ? L'homosexualité serait un besoin de reproduction non-reproducteur ? C'est pas très rigoureux cette idée d'instinct si tu veux mon avis, et un peu essentialisant.

A mon sens ton raisonnement, même si c'est clairement pas ton attention, c'est un peu nier ce que dit quelqu'un d'asexuel sur le fait que le désir sexuel n'existe pas chez certaines personnes pour essayer de pousser l'idée qu'il y a un impératif biologique quelque peu mystérieux qui forcerait à la sexualité et d'expliquer qu'en fait on peut l'ignorer ; à mon sens c'est plutôt qu'il y en a pas, et que tous les processus biologiques décrit, aka la psychologie, les hormones et tout ça, peuvent la plupart du temps se corréler pour donner du désir sexuel, et dans pas mal de cas non.

avatar contributeur de Escargotte
Escargotte
10/03/2022 à 15:18 - 10/03/2022 à 15:18

Citation de Nepeta #393203 c'est de l'endorphine, et de fait associer l'envie sexuelle, aka libido, et l'hormone relâchée quand on assouvit cette envie. Mais dans ce cas, l'envie de chocolat ou de jouer au jeu vidéo, ça en donne aussi x3

Ah ben vii c'est un peu ça ! 😅 Le chocolat et les jeux videYos y a que ça de vrai !!! 😉 ( ok je sors...)

avatar contributeur de Betty Bee
Betty Bee
10/03/2022 à 15:25

Citation de Nepeta #393211

Je crains qu'on ne se comprenne pas... En tous cas je ne reconnais pas mes intentions ni mes propos dans la lecture que tu en fais. Bon, pas grave, la divergence est source de richesse ;-)


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Ancien membre
10/03/2022 à 15:30 - 10/03/2022 à 15:30

Citation de Betty Bee #393213

Comme je l'ai précisé, je critique la logique qui découle de ce dont tu parles, sans mettre en cause tes intentions. Cependant tu devrais reconnaître le problème d'essayer de justifier un instinct de reproduction qui serait "fondamental" sous l'excuse que, basiquement, "c'est comme ça", à quelqu'un qui te dit stricto sensu n'avoir absolument pas cet "instinct". Que ce soit ton intention ou non, tu invalides mon expérience et mon vécu en te basant sur une explication un peu mystique que "la nature serait comme ça". Tu reconnaîtras que malgré de bonnes intentions, c'est quand même un peu limite.

avatar contributeur de Kitsune
Modération Kitsune
10/03/2022 à 16:02

A l'origine la question c'etait juste

Est ce qu'on peu être asexuel(le) et apprécié malgré tout la masturbation.

Bon, ma façon de le dire initialement était plus édulcoré.

Mais je me demandais juste si l'asexualité se vivait comme une forme d'ascèse sexuel (bhou, le gros mot, désolé pour la connotation négative mais je pense que vous comprendrez ce que je veux dire) ou avec une certaine flexibilité, dans la mesure ou seule le rapport avec une tiers personne ne serait pas souhaité. Ce qui laisserai le champs libre au plaisir sans autre forme de procès.

Après tout, beaucoup aiment le nutella, certain(e)s le mangent direct du pot à la cuillère et d'autres préfèrent qu'il soit accompagné ...


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avatar ancien membre
Ancien membre
10/03/2022 à 16:05

Citation de Kitsune #393215

Il y a beaucoup de façon d'être asexuel, ma meilleure amie est plutôt "ascète sexuelle", mais par exemple ce n'est pas mon cas, j'ai une activité sexuelle même si je n'ai aucune attraction sexuelle, et la demisexualité par exemple est souvent une question d'en ressentir qu'envers certaines personnes ou dans certaines conditions.

La masturbation peut être une question de désir sexuel (un besoin de se masturber), mais on peut juste apprécier la sensation sans avoir de désir qui y soit lié, ou juste ne pas le faire du tout. Comme tout autre sexualité, c'est flexible et dépend des gens ^^

avatar contributeur de Escargotte
Escargotte
10/03/2022 à 16:06

Citation de Kitsune #393215

Moi je préfère le Nutella direct dans le pot ( ok je ressors...)

avatar contributeur de Tolérante
Tolérante
10/03/2022 à 16:20

« Est ce qu'on peu être asexuel(le) et apprécié malgré tout la masturbation. »

Je ne recherche aucune situation qui pourrait me donner envie de me masturber, je n’y pense pas.

Et même si ça peut arriver (il fait moche et je m’ennuie ), j'apprécie le moment mais c’est très très rare. Ensuite je ne ressens pas de bien-être particulier, pas d’envie d’y retourner.

Je n’apporte rien de documenté pardon, je vous partage juste mon expérience.

avatar contributeur de Betty Bee
Betty Bee
10/03/2022 à 17:27

Citation de Nepeta #393214

Encore une fois, je ne nie en rien ton ressenti, et je suis sincèrement désolé que ce soit ton impression.


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avatar ancien membre
Ancien membre
10/03/2022 à 17:36

Citation de Betty Bee #393223

Tu as assez strictement dit que toutes formes de vies auraient cet instinct de reproduction, et vu que "toutes les formes de vie" ça m'inclus et que je suis plutôt certain que mon ressenti et mon expérience implique que je n'ai pas d'instinct de reproduction, ce n'est pas "mon impression", c'est assez littéralement nier mon ressenti, même si je sais que ce n'est nullement ton intention, juste le produit de ton raisonnement, une fois encore sans que ce soit ton intention, mais tu n'as pas vraiment apporté plus de justification à cet instinct de reproduction sinon un "c'est comme ça en dépit de ton expérience".

avatar contributeur de Betty Bee
Betty Bee
10/03/2022 à 17:50

Citation de Nepeta #393224

Nepeta, ce sera ma dernière participation à cette discussion. Juste un point: je m'identifie (depuis ma petite enfance) plus comme une fille que comme un garçon. Ca c'est mon ressenti. Biologiquement, je suis de sexe mâle. Ca c'est un fait biologique. Je ne considère pas la reconnaissance de ce fait biologique comme une négation de mon ressenti, même si les deux ne s'accordent guère.


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avatar contributeur de Kitsune
Modération Kitsune
10/03/2022 à 17:54

Citation de Tolérante #393219

Et merci de le faire parce que ça m'est utile.

Je trouve que toute les réponses qui ont été apportées, sont soit utiles, soit décomplexante.

J'ai compris qu'il fallait que je me redéfinnisse. J'ai fait une erreur d'interpretation me concernant. Et c'est grâce à vos reponses que je comprend.

Je me posais des questions de façon sérieuses parce que je lis beaucoup de douleurs quand les rapports au sexe ne sont pas partagé avec le même elan. Et je crois qu'il est important d'avoir cette honnêteté envers sa ou son future conjoint(e) avant d'entamer une relation.

Encore faut il pour cela se connaitre.

On aspire tous (ou presque) au bonheur conjugal. Pour y parvenir, il faut s'en donner les moyens. Se poser les bonnes question en fait parti.

Vous n'imaginez pas comme je vous suis reconnaissant de vos participations


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