Coming out trans au sein du couple avec enfants

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Aubepine
28/11/2021 à 17:26

Bonjour,

J'ai vu un post qui abordait le sujet des enfants transgenres, et des parents d'enfants transgenres...

Cela m'a donné l'idée d'en ouvrir un sur les adultes qui font leur coming out trans au sein du couple, de la famille (conjoint et enfants)

Cela a t'il été accepté par votre conjoint? Vos enfants ? Quelles ont été leurs réactions ?

Quel accompnement avez vous eu ?

Quelles difficultés ?

Comment avez-vous résolu les problèmes ou pas?

Sujet sensible, délicat, mais qui peut je pense aider des personnes dans leur transition par le partage d'expériences de ceux.celles qui le voudront bien ici.

Alors à vos plumes !

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Ludidivine
28/11/2021 à 20:35 - 28/11/2021 à 23:05

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Rosso
28/11/2021 à 23:06

Citation de Ludidivine #382017

Ca viens de moi ou le message est vide ?

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Ludidivine
28/11/2021 à 23:08

Citation de Rosso Bye #382039

Je n'arrive pas à mettre mon texte...grace à ta réponse je peux réessayer. Aors voici :

Bon, ben je commence (je précise que c est toujours difficile pour moi car j ai du mal à m exposer)

Même si mon cas est un peu atypique car ma transition s est faite au fil de l'eau, et je l'ai reprise activement depuis le mois d'avril sur le plan des hormones (que j'avais arrêtées il y a quelques années...ce que je ne conseille pas...pour moi ça s est bien passé, dame nature était sympa, mais ce n'est pas à faire...voilà pour le disclaimer). Cette fois c est la bonne, j'ai mis du temps à me trouver, ça suit son chemin.

Mes parents ; eux, ils se sont habitués à avoir une garçon féminin, mais pour eux, un garçon quand même...et là, cela leur a fait un choc...bizarrement en partant de pourtant moins loin, là...au fond à part des seins qui poussent, cela ne constituait pas un changement de dingue...mais justement, une identité fait tout dans notre société. (et leur schéma à eux, celui de 90 %de la population)..donc compliqué avec mes parents, et je sais que je ne suis pas la seule. En résumé, c est la partie qui m'a fait le plus mal, et je ne leur en veux pas pour autant et ils m'aiment; c est ça l'essentiel que je préfère retenir. Je n'attends plus l'approbation de mes parents pour rien, j'ai traité cela sur le divan il y a qq années'( et je pense qu'il faut se poser la question quand on redoute l'annonce à ses parents : pourquoi ai je tant besoin de leur approbation?, l'amour étant quant à lui -normalement- inconditionnel de la part des parents )

Ma compagne...pas de sujet car ayant vécu avec femmes et hommes de mon côté, quand je l'ai rencontrée, elle savait que ce que j'étais...n’était qu'une transition, et elle s'attendait à une épilogue...donc pas une référence là dessus me concernant car notre couple est basé sur cette indépendance là, même si nous avons un lien très fort (et elle est aussi ma meilleure amie, surement la personne en qui j'ai le plus confiance au monde; et je sais quelle est ma chance

Les enfants : j en ai 2 : 14 1/2 (garçon) et 20 ans (fille). Ils ont été élevés dans une culture d 'ouverture de mon côté (très au courant de la communauté LGBT)...Toutefois, attention, et en particulier avec un ado (je ne sais pas pour une fille, mais avec ce que je sais en psycho du dvpt de l'enfant, c est presque pareil) : ils peuvent comprendre plein de choses à propos des autres, mais quand il s'agit de leur papa ou de leur maman...le schéma est extrêmement différent. Il faut utiliser de mots simples, que cela soit quelque chose de beau, de naturel (pas lié à une souffrance du type "je n'étais pas heureu(se) dans min identité etc..."...non! car il ne faut pas qu'ils aient l'impression qu on balance le passé à la poubelle (et eux avec). Et surtout leur laisser digérer le truc...moi ça a été un silence de la part de mon garçon...très perturbant pour moi...Et puis voilà, il a intégré cela comme un fait, tout était clair, et n'en fait désormais rien de plus, ne marque aucune différence avec moi, et j'évite d'en faire un sujet...au fond est ce un sujet?

Le autres : Je suis arrivée à un age où ceux qui m'apprécient je leur rend bien, et les autres...je les emm...dent ; on a toujours le choix de ce qu'on veut etre, et si j'ai mis du temps à me trouver, je ne me l'impute qu'à moi même et c était une très bonne chose, avec le recul.

Voilà...mais bon, je ne suis peut être pas tout à fait dans le cas de figure habituel des personnes qui transitionnent...même si chaque cas est différent; j'ai mis ma petite contrib à ce sujet crucial pour ceux qui le vivent (merci Aubepine)

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Dayzelle
29/11/2021 à 00:28

Hello,

Me concernant, lorsque j'ai atteint le stade où je ne pouvais plus lutter contre ma nature puis que j'ai fini par franchir l’insupportable, j'étais en couple depuis 12 ans, la maison, le boulot, 2 enfants. Afin de limiter la casse est de gérer au mieux, j'ai procédé par étapes :

J'ai profité du fait que notre couple battait de l'aile pour rompre. S'en est suivi un combat de plus d'un an pour que mes enfants puissent voir leurs 2 parents 50/50 contre quelqu'un qui voulait la garde exclusive. Rien ne justifiant une telle demande de garde exclusive, bien au contraire même, j'ai obtenu gain de cause haut la main. La maison étant entièrement à moi, pas de souci de ce côté là non plus.

Une fois la séparation et la garde des enfants réglée, je suis passée à la phase B : le coming-out aux enfants. J'ai passé beaucoup de temps à me renseigner afin de faire le moins de dégâts collatéraux vis-à-vis de mes enfants, j'ai pris des RDV avec des psychiatres et pédopsychiatres afin d'anticiper au mieux et établir la meilleure stratégie possible auprès de mes enfants. Ces derniers étant alors très jeunes (4 et 7 ans) les psy étaient tous d'avis que cela se passerait bien vu leur jeune âge, et que la situation serait facilement assimilée par mes enfants. D'autant plus que j'ai toujours eu une très forte complicité et beaucoup d'amour avec eux; dans les faits cela c'est vérifié.

J'avais pris des RDV chez un pédo-psy quelques temps après leur avoir annoncé (aux enfants) et qu'ils m'aient vu sous mon vrai visage afin de faire un suivi au cas où. Après 2 séances (chacun) le pédo-psy m'a dit :"Ecoutez, vos enfants vont très bien ! Selon moi il est inutile de continuer les séances et vous reviendrez si cela vous semble nécessaire".

Il est vrai que je les avais déjà beaucoup rassurés et qu'ils avaient pu se rendre compte que malgré mes changements j'étais toujours bien là et présente comme je l'ai toujours été, puis que rien n'avait changé entre eux, moi, le quotidien et notre vie à tous les 3.

Au final, les enfants ont bien plus soufferts de la séparation parentales que de la transition.

Etape C : Au niveau de mon ex, lorsque ce fut son tour de l'apprendre officiellement, elle s'est jetée sur l'occasion pour retenter le coup auprès du JAF (Juge aux Affaires Familiales) et redemander la garde exclusive soit disant que je perturbais énormément mes enfants... haha pas de bol, c'était complètement faux, puis j'avais pris les devants car j'avais des attestations de pédo-psy et de médecins (voir étape B) me permettant de l'attester d'un point de vu médical. Il m'a suffit d'ajouter au dossier pas moins d'une vingtaine d'attestations/témoignages de proches (amis, familles...), mais également de parents d'élèves de l'école, de la directrice de l'école, d'une ATSEM... puis la partie adverse a capitulée même pas 3 mois après avoir lancé l'affaire. Sa requête au juge avait une telle dissonance avec la réalité que le combat lui était perdu d'avance.

Voilà, en gros cela c'est globalement très bien passé. Ceci étant, ma synthèse pourrait laisser croire que ce fut relativement simple et rapide. En réalité, même si j'avais tout de mon côté, les 2 combats juridiques et toutes les démarches qui vont avec se sont étalés sur 2 ans et demi et ont été des épreuves très éprouvantes pour moi. Quand bien même je les avais anticipés avant la séparation et mon coming-out, cela m'a causé beaucoup de stress, d’inquiétude, de peur et de pleurs. Lorsque j'ai reçu la 2nde requête, le descriptif qui était fait de moi par la partie adverse était tellement injuste, faux et me rendait parent indigne, que j'en ai fait une crise de spasmophilie + choc émotionnel qui m'ont valu 15 jours d'arrêt. J'en ai profité pour me reprendre et attaquer le dossier

A postériori je peux dire que ça c'est bien passé et que finalement ça a même été facile... mais à postériori seulement ! Car sur le moment j'ai vécu des périodes vraiment compliquées, puis la peur que mes enfants ne puissent plus voir leurs 2 parents était ce qu'il y avait de plus compliqué à gérer. La peur de ne plus les voir ou trop rarement était immense, mais je pensais surtout à eux car je sais à quel point ça aurait été une épreuve pour ces 2 petits êtres qui aiment leurs 2 parents. Cela aurait été la catastrophe pour eux... j'en ai les larmes aux yeux rien qu'en vous l'évoquant... Bref.

Voilà pour ma petite histoire 🙂

avatar contributeur de Jessica69
Jessica69
29/11/2021 à 11:14 - 01/12/2021 à 03:12

Citation de Ludidivine #382040

C'est à cause du signe "%". Tu peux poster mais pas éditer. Cela efface le post. Il faut remplacer le signe par pct ou le mot pourcent à l'édition (modification) .

@wiloooo


Jessica Mrgn "Tout Homme a contre lui, ceux qui voudraient faire pareil, ceux qui feraient le contraire et la grande armée de ceux qui ne font rien" J.Clarety

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Ludidivine
29/11/2021 à 12:09

Citation de Jessica69 #382064

je veux pas polluer ce fil (important) avec les sujets techniques, j'ai répondu dans le blabla Jess

avatar contributeur de Wiloooo
Modération Wiloooo
29/11/2021 à 12:50

Je ne sais pas comment vous vous débrouillez, est-ce qu'une personne peut m'expliquer (en privé) "clairement" un cas concret, car là je sèche :(


Webmestre, gourgandine et créateur de cette communauté

avatar contributeur de Jessica69
Jessica69
01/12/2021 à 03:08 - 01/12/2021 à 03:10

Citation de Aubepine #381986

Mon ex épouse l'a toujours su. J'ai toujours joué la transparence. Nous n'avons pas divorcé pour cela au bout de quatorze ans.

J'ai attendu que mes enfants qui vivent avec moi soient assez grands pour entamer les étapes finales de ma transition. Tout s'est toujours bien passé.

Citation de Wiloooo #382076

J'imagine que c'est le même problème pour lequel j'ai créé un blabla. Si je n'ai pas été claire, je ne le serai pas plus. Comme l'a dit quelqu'un, recommencer plusieurs fois les mêmes chose en espérant un résultat différent tient de la folie 😘


Jessica Mrgn "Tout Homme a contre lui, ceux qui voudraient faire pareil, ceux qui feraient le contraire et la grande armée de ceux qui ne font rien" J.Clarety

avatar contributeur de Occamj
Occamj
01/12/2021 à 21:06

Bonsoir,

Je pense qu'il y a autant d'histoires différentes que de personnes trans. Pas d'illusions, peu de couples résistent sans tension à ce genre d'annonce, à moins d'être déjà dans un couple queer très tolérant.

Dans mon cas: mariée depuis 20 ans, trois enfants, famille sans histoire, couple un peu planplan mais sans problème particulier. J'ai dit à mon (ex) épouse , à l'époque de mon mariage, que j'aimais bien mettre des vêtements de fille, que je ne me sentais pas très en accord avec les valeurs dites viriles, mais bon... notre amour et nos points communs nous ont semblé largement dépasser ce petit point noir.

Pendant tout ce temps, ces 20 années, j'ai occulté mes sentiments, je me suis consacré entièrement à notre famille... et j'en ai retiré beaucoup de joie. Ma dysphorie restait dans des limites acceptables, et je me débrouillais pour avoir mes moments "à moi".

Et puis à un moment tout a basculé. La dysphorie m'est tombée dessus comme un tigre sur un bébé gazelle. Brutalement. Sauvagement. Quelques consultations psy plus tard, je savais qu'il allait falloir passer à la case transition. Par honnêteté intellectuel, envers moi et tous les miens.

Ma compagne l'a très mal pris. Très vite, j'ai su que le divorce était inévitable. Avec le recul, sans doute notre amour, fondé sur la volonté de fonder une famille, s'était étiolé au fil du temps. Je vois la transidentité comme un motif de divorce sans que pour autant personne n'ait rien à se reprocher.

J'ai donc trois enfants. Au moment de mon coming out: 14,17 et 19 ans. Pour les deux plus jeunes, ça s'est bien passé. Ils étaient très tristes de me voir quitter la maison (j'ai quitté la maison pour vivre ma transition seule, cela semblait la seule façon que la situation ne vire pas au cauchemar financier), mais ils ont accepté.

Le plus grand a refusé de me parler pendant 2 ans. Colère, frustration, menaces... j'ai pleuré, plus d'une fois, de voir combien je le faisais souffrir (d'ailleurs ça y est, ça coule encore - cette blessure-là, elle ne guérira jamais).

Et puis, ça a fini par s'arranger, doucement. J'ai pris soin de changer graduellement d'apparence, passant d'androgyne à femme, au fil des mois. J'ai fait en sorte de continuer à être là, matériellement et parentalement, quoiqu'il arrive. C'était vital pour moi, et pour eux aussi, je pense.

Bilan des courses: un couple en miette, un divorce en cours, une maison en vente, et des enfants devenus jeunes adultes, qui semblent aller plutôt bien, de ce que je vois. On a jamais reparlé de ma transition. C'est un fait de la vie, comme une maladie ou un nouveau job. Peut-être plus tard, me poseront-ils des questions...

Ni honte ni fierté. Il fallait que cela se passe ainsi, dans mon cas. Je ne regrette rien. La vie continue.

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Danielash10
11/12/2021 à 23:16

Citation de Aubepine #381986

Citation de Aubepine #381986

Mon comming out c est fait avec l'aide d une amie que bientot va commencee sa transition MTF

Le plus dure à été de le dire à ma femme même ci elle a esprit assez ouvert sa été dure étant donner que elle est enceinte elle a été surprise mais la bien prit

Même inquiétudes que moi sur la réaction des autres une poignée a été fait mon coming out des amie proche et bien sur une amie trans

Ma femme elle a accepté même si sa sera sûrement dure d avoir à defendre pour la famille

Mon côté mes parents sont assez croyant pratiquant je suis pas à laissée de leurs dire non plus du côté la famille de ma femme

Les amie fidélile ont tres bien accepté

Ont a du monde autour de nous qui nous soutiendra

J ai déjà parler à un spécialiste qui suis des personne souhaitant faire leurs transition

Étant donné j'ai eu dans mon adolescent et un peu avant une difficulté à répondre à mon genre et que actuellement je suis assez forte pour dire que suis une femme il m'a donné un autre RDV en fevrier

Mon médecin traitant je suis pas a l'aise pour lui demande la ALD

Je suis femme qui veux tout simplement sortir de moi physiquement

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Jessica69
12/12/2021 à 13:14 - 12/12/2021 à 13:17

Citation de Danielash10 #383665

J ai déjà parler à un spécialiste qui suis des personne souhaitant faire leurs transition

Tu as la possibilité de donner les cordonnées de ton spécialiste sur ce site. Cela peut aider des personnes de ta région.😊

Ta localisation est surprenante (On France Family Drive At 10000 France) a 7300 km.. 😳


Jessica Mrgn "Tout Homme a contre lui, ceux qui voudraient faire pareil, ceux qui feraient le contraire et la grande armée de ceux qui ne font rien" J.Clarety

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