Plus sûr(e) de rien

Afin d'éviter les maladresses et de blesser la communauté transgenre merci de bien vouloir prendre connaissance des phrases à ne pas dire face à une personne trans.

La Perdition  

Bonjour,

Je suis actuellement un homme de 31ans perdu dans son identité de genre.

Je ne sais plus vraiment où j'en suis et je n'ai qu'une certitude, celle d'avoir une attirance bien plus fortes pour les femmes que pour les hommes.

Cela fait déjà plusieurs mois (voire plusieurs années si on y réfléchit bien) que je me suis intéressé au sujet de la transidentité que j'ai découverte principalement avec natalie wynn.

Certains détail m'ont interpellés et m'ont fait me souvenir que je m'étais déjà demandé ce que ça ferais d'être une femme. Je me suis mis alors m'imaginer qu'elle serait ma vie en tant que telle (et je le fais encore).

Petit déjà, je jouais aussi bien avec les filles que les garçons. J'ai eu des amies avec je lesquelles je m'entendais bien. Je m'étais également déjà demandé « pourquoi ne suis-je pas une fille ? », « qu'est-ce que cela ferait d'en être une ? ». J'en suis même aller à penser que dans une vie prochaine, je serais une femme, et je le pense toujours.

C'est un sentiment étrange sur lequel je ne me suis jamais réellement attardé et qui me revient au visage aujourd'hui.

On m'a parfois appelé mademoiselle, c'est encore arrivé il y a quelques mois et ça ne m'a pas choqué, mais plus fait rougir en réalité. Il faut dire que j'ai les traits assez fins et le corps avec.

Corps sur lequel j'ai eu des complexe car on me rappelais souvent qu'il était trop fin alors qu'en réalité, ça ne me gêne pas.

Petite anecdote cocasse, lorsque je suis allé courir avec mon meilleur amis, je portais une combinaison en licra et sa première réflexion à été de me dire que j'avais un « joli cul de meuf « . Je n'ai pas répondu et au fond de moi, c'était plutôt une flatteur.

En revanche me faire appelé monsieur tient plus de l'habitude.

Aussi, je suis déjà tombé sur la fameuse question avec les 3 boutons rouges : le premier, pour devenir une femme sans retour possible, le second, pour entre être une mais pouvoir redevenir un homme, le troisième, pour rester à jamais un homme. Sans hésité, je presserais le premier...

Bref, malgré cela, toujours des questions en suspend.

Depuis mes 17 ans, année durant laquelle, j'ai des phases de dépression, de tristesse, je me demande ce que je fous là et me dit que je me suis trompé de vie en fait. Ça m'a tout flingué : les études, la vie sociale, etc.

Avec le recul, je me rend compte que je n'ai jamais réellement collé à l'image du « mâle » ou de l'homme en société. Que j'ai toujours été dérangé par ça à tel point que je faisait une fixette sur mes postures féminines et dans lesquelles pourtant, je me sentais mieux, plus au naturel.

J'ai les cheveux long d'ailleurs, j'ai toujours aimé.

Je me souviens de plusieurs fois ou des copines m'avaient fait des tresses ou encore maquillé (comme une gourgandine certes, mais l'expérience était agréable).

Aussi je me suis toujours senti mieux entouré de filles que d'hommes, j'ai presque l'impression d'y être plus « à ma place ».

Plus récemment, je suis parvenu à mettre le doigt sur la réponse à l'une de mes innombrables réflexion sur mon identité, notamment les vêtements féminins.

Au début, je me disais que l'attrait envers ceux-ci était purement sexuel, quand bien même je les trouvait joli. En creusant, un peu plus, j'en suis venu à la conclusion que c'était simplement parce que j'aime ces vêtement. J'aime les talons, les petites bottines, les robes, les jupes, les collants, j'ai une adoration pour les pulls féminin que je trouve autrement plus attrayant que ceux de la garde robe masculine.

Je me plaît à m'imaginer les porter et me balader en pleine ville avec,ça me fais me sentir mieux.

Mais pas que, j'aime le vernis, les comportement féminins, la douceur, je suis très empathique et émotionnel.

J'adore aussi le corps féminin, il n'est pas rare que je m'imagine dans le corps d'une femme et que ça me plaise.

Peut-être dû au fait d'avoir une même encore très jolie pour son âge, coquette, avec laquelle je partage énormément de choses (plus qu'avec mon propre père).

J'ai toujours eu un côté féminin plus affirmé et je me sens mieux dans ce rôle.

Chose amusante, j'ai également eu l'occasion de discuter d'un sujet qui touche, de près ou de loin, à mes questionnements actuels. Je me suis retrouvé à discuter avec deux femmes zèbres pour le coup, qui m'ont identifiées en tant que tels.

Il y a un symptôme en particulier qui m'a fait tiquer et remonter dans le passé : le syndrome de l'imposteur. Chaque contact social est pour moi un jeu de rôle dans lequel je me fond, plus ou moins bien, ou je mime fait et gestes.

Je sais pas si ça un impact mais je sens qu'il y a un lien entre les deux.

Enfin, il m'arrive de soliloquer au féminin, de me comporter comme une femme chez moi, je me sens plus... moi.

Je ne sais pas quoi dire d'autres si ce n'est que je compte en parler à un ami membre de la communauté LGBT (mais non trans, en espérant que le terme ne heurte personne, je m'en excuse si c'est le cas.) et j'hésite à prendre rendez-vous chez un psychiatre afin d'en discuter.

Il m'a été difficile de sauter le pas pour écrire ces lignes, mais plus allais, plus c'était facile et je suis quelqu'un qui étale rarement ses problèmes, j'ai plus la tendance à tout enfouir, au contraire.

Je recherche donc, des avis, des témoignages, des pistes qui pourraient me permettre de mieux me cerner à ce niveau-là.

Merci d'avoir pris le temps de me lire.^^

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Tangerine  

Hello LaPerdition,

Bon courage dans l'exploration de toi-même. Je ne saurais pas trop t'aider sur savoir si tu es trans ou pas, mais côté zébritude, c'est vrai que ça peut t'empêcher de te sentir bien dans les cases en général.

Petite question : tu dis que chez toi tu aimes te comporter en femme. C'est quoi, pour toi, un comportement de femme ? Ça m'intéresse, en tant que femme, de comprendre la définition qu'ont d'autres personnes, quelque soit leur genre, sur la féminité !

Merci d'avance

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CeliaLove  

Bonjour,

j'ai mis un peu de temps à te lire et il y a énormément d'information alors pardon d'avance si j'oublie des choses de ton recit.

La première chose c'est que les conseils d'une personne trans ou l'experience, le temoignage d'une personne trans peuvent t'aider mais attention car bien qu'on puisse retrouver des similitudes chaque identité est unique et necessite de se construire soi meme sur ses propres schéma et non identiquement a quelqu'un au risque de se perdre.

Il n'y a alors aucune raison pour qu'une personne cisgenre ne puisse pas t'apporter egalement son aide avec bienveillance et recul.

La difficulté de l'expression de la transidentité est la part de ce qui "raisonne" en toi. Un homme peut tres bien porter des pulls féminin avoir joué a la poupée toute son enfance, avoir des traits féminins etc et se sentir homme avec une part de féminité importante. Cela ne retire pas son identité de genre. Il n'y a pas besoin d'etre sylvester stalone pour etre un homme. Si tu farfouilles sur le site tu trouveras egalement des sujets qui pourraient t'interesser sur la non binarité ou ls genderfluids.

Ce qui importe avant tout c'est ta capacité a vivre ta vie. Tu peux explorer cette part de féminité au quotidien sans te mettre en peril pour voir ou cela te mene. Peut etre peux tu commencer par t'habiller avec des habits qui te plaisent et qui restent mixtes. Tu peux acheter un pull de femme, un pantalon de femme, les coupes sont differentes mais il ne sont pas un transgression social au meme titre qu'un homme en jupe ou en robe. Cela te permettrait d'exprimer cette part de toi qui semble chercher a exister.

Je t'invite aussi a prendre contact avec un medecin psychiatre ou un psychologue afin d'etre accompagné dans ta réflexion et ton cheminement de vie.

Bon courage

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-Camille-  

Salut !

Citation de La Perdition #355028

Je ne sais pas quoi dire d'autres si ce n'est que je compte en parler à un ami membre de la communauté LGBT (mais non trans, en espérant que le terme ne heurte personne, je m'en excuse si c'est le cas.)

Je n'ai pas tout compris tu veux en parler mais pas aux personnes trans ?

Sinon pour le reste la féminité n'est pas juste une question de vêtement talon ou maquillage mais je comprends que tu puisses voir tout cela comme tel

Si tu as des doutes sur ton indenter de genre je pense que le mieux pour t'aider c'est d'en parler voire tenter de trouver une/une psy

La Perdition  

Bonjour,

merci de ta réponse.

Je ne sais pas quoi dire d'autres si ce n'est que je compte en parler à un ami membre de la communauté LGBT (mais non trans, en espérant que le terme ne heurte personne, je m'en excuse si c'est le cas.)

Je n'ai pas tout compris tu veux en parler mais pas aux personnes trans ?

Disons que la phjrase est mal tournée. Non, ça ne me gêne pas d'en parler aux personnes trans. C'est simplement que je n'en ai pas dans mon entourage actuel.

Je lui en ai parlé d'ailleurs (et pas que), ça m'a fait du bien, mais pas énormément avancé.

Je pense que tu as raison, je vais surtout en parler à un psy, ça sera plus sûr.^^

avatar contributeur de Gabrielle41
Gabrielle41  

Bonsoir,

Comment savoir avec certitude que l’on est bien transgenre ? Pour en avoir le cœur net, voici une liste de douze questions inspirées des tests diagnostiques que des psys nord-américains soumettent à leurs patients qui s’interrogent. Si vos réponses sont très majoritairement affirmatives, vous avez de fortes chances d’être effectivement transgenre.

  1. Vous arrive-t-il de rechercher sur internet des informations sur la transidentité ou des témoignages personnels de transgenres pour cerner votre propre genre ?

  2. Aimez-vous porter ouvertement ou en cachette des vêtements du sexe opposé ?

  3. Trouvez-vous que les comportements et attitudes du sexe opposé vous correspondent mieux que ceux de votre propre sexe ?

  4. Éprouvez-vous de la gêne et de l’embarras par rapport au rôle social et sexuel de votre sexe ?

  5. Enviez-vous, voire jalousez-vous les personnes du sexe opposé ?

  6. Aimeriez-vous qu’on vous perçoive et qu’on vous traite comme une personne du sexe opposé ?

  7. Dans vos moments de recueillement, prenez-vous parfois le temps d’imaginer que vous êtes une personne du sexe opposé ?

  8. Êtes-vous mal à l’aise par rapport à votre corps, en particulier vos organes génitaux et vos caractères sexuels secondaires (pour une femme, les hanches, les seins, les menstruations, etc. ; pour un homme, la carrure, la pilosité, la pomme d’Adam, etc.) ?

  9. Êtes-vous déprimé(e) à l’idée de ne pas être né fille si vous êtes un homme ou de ne pas être née garçon si vous êtes une femme ?

  10. Si vous pouviez changer définitivement votre corps d’homme pour un corps de femme, ou vice versa, d’un simple coup de baguette magique, le feriez-vous ?

  11. L’idée de recourir à la médecine (endocrinologie, chirurgie) pour prendre l’apparence du sexe opposé a-t-elle déjà traversé votre esprit ?

  12. Le désir d’être une personne du sexe opposé est-il ancré durablement en vous depuis vos jeunes années ?

Bon courage,

Gabrielle

avatar contributeur de -Camille-
-Camille-  

de rien courage a toi :)

si tu a des questions hesite pas