Les homosexuels désormais punis à coup de canne en Indonésie

photo de l'auteur Aleksandr
Aleksandr
Homme de 32 ans
Le Mans
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Les homosexuels désormais punis à coup de canne en Indonésie

Selon PrideSource (via une dépêche AP), une loi vient d'être votée dans une province indonésienne le 23 octobre, rendant l'homosexualité passible de flagellation publique.


Les personnes accusées de paris et de consommation d'alcool recevaient déjà ce traitement, tout comme les femmes portant des tenues légères et ceux qui n'assistaient pas aux prières hebdomadaires.


Dans ce pays en grande majorité de confession musulmanne (87% de Musulmans), et où la loi de la Charia en 2006 a été votée dans la région d'Aceh afin d'apaiser les conflits séparatistes, c'est un coup dur pour la communauté LGBTI.


Ainsi, dans cette région d'Aceh, les personnes condamnées pour délit d'homosexualité pourront désormais recevoir jusqu'à 100 coups de canne, être passibles d'une amende équivalent à un kilogramme d'or – environ 34 000 € – et à une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 100 mois. Les personnes coupables de relations adultérines hétérosexuelles étaient également condamnées également à la flagellation, mais sans amende ou emprisonnement.


Dans la loi, l'homosexualité est désormais définie comme un acte « de prostitution, qui viole les normes du sens commun, ainsi que les normes religieuses »


Le code pénal général qui prévaut dans l'ensemble du territoire d'Indonésie ne fixe pas de règle pour l'homosexualité, mais le gouvernement élu n'a aucun pouvoir pour abroger les lois installées dans ses régions, même si un précédent projet de loi condamnant à la mort par lapidation avait été retiré, suite à des pressions.


Syahrizal Abbas, le responsable officiel en charge de l'application de la Charia, a témoigné récemment que cette décision « ne violait pas les droits de l'Homme » et qu'au contraire, elle « rétablissait la dignité de l'être humain ».


Dans la région de Jakarta, la capitale de l'Indonésie, les gays, lesbiennes, bisexuel-le-s et transgenres sont déjà appelés « cacat », qui signifie handicapés mentaux, catégorie sociale qui n'est pas protégée explicitement par la loi.


Même si le pays a décriminalisé l'homosexualité depuis 1993, l'âge de consentement est toujours défini à 17 ans pour les hétérosexuels et 18 pour les homosexuels. Même si les médias offrent une couverture médiatique de plus en plus importante à l'échelle nationale, la loi de 2006 sur « la pornographie et la propagande pornographe » interdit toujours « tout écrit, toute suggestion audiovisuelle, poème, chanson, film, peinture ou photographie montrant ou suggérant des relations sexuelles entre des personnes de même sexe ». Ceux qui contrediraient à cette loi seraient passibles d'une condamnation allant jusqu'à sept ans de prison.


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Date de publication : 29/10/2015 à 03:15



photo de l'auteur Aleksandr
Aleksandr
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Le Mans

Selon PrideSource (via une dépêche AP), une loi vient d'être votée dans une province indonésienne le 23 octobre, rendant l'homosexualité passible de flagellation publique.


Les personnes accusées de paris et de consommation d'alcool recevaient déjà ce traitement, tout comme les femmes portant des tenues légères et ceux qui n'assistaient pas aux prières hebdomadaires.


Dans ce pays en grande majorité de confession musulmanne (87% de Musulmans), et où la loi de la Charia en 2006 a été votée dans la région d'Aceh afin d'apaiser les conflits séparatistes, c'est un coup dur pour la communauté LGBTI.


Ainsi, dans cette région d'Aceh, les personnes condamnées pour délit d'homosexualité pourront désormais recevoir jusqu'à 100 coups de canne, être passibles d'une amende équivalent à un kilogramme d'or – environ 34 000 € – et à une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 100 mois. Les personnes coupables de relations adultérines hétérosexuelles étaient également condamnées également à la flagellation, mais sans amende ou emprisonnement.


Dans la loi, l'homosexualité est désormais définie comme un acte « de prostitution, qui viole les normes du sens commun, ainsi que les normes religieuses »


Le code pénal général qui prévaut dans l'ensemble du territoire d'Indonésie ne fixe pas de règle pour l'homosexualité, mais le gouvernement élu n'a aucun pouvoir pour abroger les lois installées dans ses régions, même si un précédent projet de loi condamnant à la mort par lapidation avait été retiré, suite à des pressions.


Syahrizal Abbas, le responsable officiel en charge de l'application de la Charia, a témoigné récemment que cette décision « ne violait pas les droits de l'Homme » et qu'au contraire, elle « rétablissait la dignité de l'être humain ».


Dans la région de Jakarta, la capitale de l'Indonésie, les gays, lesbiennes, bisexuel-le-s et transgenres sont déjà appelés « cacat », qui signifie handicapés mentaux, catégorie sociale qui n'est pas protégée explicitement par la loi.


Même si le pays a décriminalisé l'homosexualité depuis 1993, l'âge de consentement est toujours défini à 17 ans pour les hétérosexuels et 18 pour les homosexuels. Même si les médias offrent une couverture médiatique de plus en plus importante à l'échelle nationale, la loi de 2006 sur « la pornographie et la propagande pornographe » interdit toujours « tout écrit, toute suggestion audiovisuelle, poème, chanson, film, peinture ou photographie montrant ou suggérant des relations sexuelles entre des personnes de même sexe ». Ceux qui contrediraient à cette loi seraient passibles d'une condamnation allant jusqu'à sept ans de prison.


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Selon PrideSource (via une dépêche AP), une loi vient d'être votée dans une province indonésienne le 23 octobre, rendant l'homosexualité passible de flagellation publique.


Les personnes accusées de paris et de consommation d'alcool recevaient déjà ce traitement, tout comme les femmes portant des tenues légères et ceux qui n'assistaient pas aux prières hebdomadaires.


Dans ce pays en grande majorité de confession musulmanne (87% de Musulmans), et où la loi de la Charia en 2006 a été votée dans la région d'Aceh afin d'apaiser les conflits séparatistes, c'est un coup dur pour la communauté LGBTI.


Ainsi, dans cette région d'Aceh, les personnes condamnées pour délit d'homosexualité pourront désormais recevoir jusqu'à 100 coups de canne, être passibles d'une amende équivalent à un kilogramme d'or – environ 34 000 € – et à une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 100 mois. Les personnes coupables de relations adultérines hétérosexuelles étaient également condamnées également à la flagellation, mais sans amende ou emprisonnement.


Dans la loi, l'homosexualité est désormais définie comme un acte « de prostitution, qui viole les normes du sens commun, ainsi que les normes religieuses »


Le code pénal général qui prévaut dans l'ensemble du territoire d'Indonésie ne fixe pas de règle pour l'homosexualité, mais le gouvernement élu n'a aucun pouvoir pour abroger les lois installées dans ses régions, même si un précédent projet de loi condamnant à la mort par lapidation avait été retiré, suite à des pressions.


Syahrizal Abbas, le responsable officiel en charge de l'application de la Charia, a témoigné récemment que cette décision « ne violait pas les droits de l'Homme » et qu'au contraire, elle « rétablissait la dignité de l'être humain ».


Dans la région de Jakarta, la capitale de l'Indonésie, les gays, lesbiennes, bisexuel-le-s et transgenres sont déjà appelés « cacat », qui signifie handicapés mentaux, catégorie sociale qui n'est pas protégée explicitement par la loi.


Même si le pays a décriminalisé l'homosexualité depuis 1993, l'âge de consentement est toujours défini à 17 ans pour les hétérosexuels et 18 pour les homosexuels. Même si les médias offrent une couverture médiatique de plus en plus importante à l'échelle nationale, la loi de 2006 sur « la pornographie et la propagande pornographe » interdit toujours « tout écrit, toute suggestion audiovisuelle, poème, chanson, film, peinture ou photographie montrant ou suggérant des relations sexuelles entre des personnes de même sexe ». Ceux qui contrediraient à cette loi seraient passibles d'une condamnation allant jusqu'à sept ans de prison.


photo de l'auteur Wiloooo
Wiloooo
Homme de 30 ans
Lyon

33 remerciements
Administrateur
Quelle horreur c'est ignoble... Pauvre LGBT inonésien. Merci pour l'article aleks

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