Comment s'est passé votre coming-out ?

ScienceNerd  

Hello !

Alors...Je me lance !

Lorsque j'ai affirmé ma bissexualité (pleinement je veux dire, en appréciant mon orientation), j'en ai d'abord parlé à mon père (ma mère n'est plus là), qui m'a dit que "non, je te connais, tu es hétéro". Je lui ai répondu que les femmes me plaisent aussi, et je lui ai parlé de mon crush pour lui faire comprendre plus. Il m'a dit : "d'accord" mais ne m'a pas relancée là-dessus. Quand nous parlons d'avenir, il disait "avec ton mari" mais depuis quelques temps il dit : "avec ta femme ou ton mari", ce qui, je trouve est un énorme progrès ! Mon frère de 10 ans, c'était autre chose... D'un côté quand je lui ai dis il m'a dit que c'était sale, pas naturel et tout. Or, comme la science est mon dada, je lui ai expliqué gentiment tout ce que je savais sur les faits, pendant plusieurs heures... Et depuis, il me dit qu'il me respecte, et m'a même fait des drapeaux bi en lego :) Pourtant, quand il est en colère contre moi, et qu'une fille est dans les parages, il dit haut et fort que j'aime les femmes... Mignon, mais chiant...

Mais je n'ose pas le dire à mes grands-parents, et je me demande si je devrai, d'ailleurs. Je pense leur dire si j'ai une copine dans le futur...

Et vous, comment ça s'est passé ?

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Ancien membre  

Perso je n'ai pas fait de coming out 🤔 Je me dis que ma sexualité ne regarde que moi et que je n'ai aucune obligation de dire qui je suis en commençant avec la fameuse phrase '' bon j'ai un truc à vous dire '' comme si ça allait bouleverser le monde. Alors bien évidemment je peux comprendre que certaines personnes ait le besoin de faire leur coming out, mais perso j'agis juste comme n'importe quel hetero le ferait ! Je vais dire de façon banal que tel ou tel femme ou homme m'attire, que je suis sorti avec tel ou tel personne

Belx  

Sensibiliser ses parents reste une bonne idée, en discuter avec son jeune frére ou soeur, qui arrive à peine a prendre conscience d'une sexualité c'est dangereux.

Pareillement j'ai sensibilisé mes parents, qui n'en avais strictement rien à foutre. Leur logique; soi heureux ,fait les choix que tu veux.

Certains amis le savent d'autres non.

Tu ne peu pas régionalisé et avoir une démonstration scientifique vis a vis de tout et surtout pas vis à vis d'un choix de sexualité et de communauté. personnelement la communauté LGBTQIA+ est d'abord un cri du coeur, et le coeur y pas de scientifique dedans,juste notre propension à avoir la capacité d'aimer ou de detester notre prochain.

ScienceNerd  

Je comprends votre façon de penser, Belx, mais mon but était de démontrer que c'était naturel, à travers divers exemples et études choisies. Bien sûr que je ne peux pas tout démontrer par la science, j'en ai bien conscience ! et oui je pense aussi que la communauté est avant tout un cri de coeur, mais je rappelle que la définition de la science est l'étude de valeurs universelles. Par cela, je cherche simplement à faire ressortir un peu d'empathie et d'humanité.

J'espère que c'est plus clair^^

Belx  

la science prouve peut être que c'est naturel mais le systéme sociétale ou nous contribuons tous, réfute ce fait naturel, et malheureusement nous devons caché notre choix de sexualité ou de vie , parce que la société actuel le refuse tout simplement bien qu'il est une évolution ces derniéres années je trouve personnelement que depuis quelques temps,il à une régression.

Le probléme actuel ,c'est la société pas la science.

Par exemple je me présente comme poly amoureux mais les gens ne comprennent pas , parce que la société ne le comprend pas et ne l'estime pas assez pour en faire une éducation vis a vis des jeunes et moins jeunes et cela vaut pour la communauté LGBTQIA+ tout entiére.

c'est comme si moi à 32 ans je sortais avec une femme de ton age, la société le tolére (y aussi les langues de put**) c'est choquant mais moins que deux LGBTQIA+ qui se roule un patin en pleine rue !

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ScienceNerd  

Oui, hélas, le regard de la société sera toujours pesant, mais nous sommes la société ! Je suis peut-être un peu trop optimiste, mais j'aime à croire au changement des mentalités, et il suffit de regarder par exemple les dessins animés de Cartoon Network (Steven Universe, Adventure Time, ...) qui comportent des personnages LGBTQIA+ explicites, les nombreuses séries lancées où nous sommes représentés de plus en plus, et autres !

Certes, pour l'ensemble des pays, ce n'est pas encore gagné, et nous devons continuer à nous affirmer pour cette raison. Enfin, c'est ce que je pense :)

Belx  

Mais tu pense bien, c'est juste que ça prend du temps, et personnelement à ta place, le coming out n'a pas franchement d'importance laisse le temps que ça se fasse

si tu veux en discuter plus rapidement je suis le tchat.

ScienceNerd  

Ca marche, c'était une intéraction très interessante, merci de votre contribution ! :)

Belx  

Hey! je suis pas assez vieux pour être vouvoyer >

ScienceNerd  

C'était un "vous" général haha, mais j'en prends note :)

avatar contributeur de Quercus
Quercus  

Salut,

les quelques souvenirs que j'en garde sont très parcellaires, c'était au lycée, peut-être en seconde ou première. Je crois que je leur avais annoncé ça dans un moment de colère, dont le contexte m'échappe totalement aujourd'hui. Ils étaient pas vraiment ravis, mon père avait de mémoire soufflé un grand coup, l'air furieux, pas disposé à continuer la discussion. Enfin bref, c'est très flou, mais disons que la dispute n'a pas dégénéré jusqu'aux insultes, coups ou menaces d'être mise à la rue.

Et puis avec le temps, ça s'est apaisé. Et en un an, toute gêne a fini par disparaître. Mon père qui a quelques potes hommes/femmes homo dans son entourage a su l'accepter avec le temps. Ma mère l'accepte, même si elle préférerait me savoir après les mecs. Les influences de son éducation et de sa religion n'ont pas détruit notre lien, fort heureusement. Aujourd'hui on en rigole, franchement, je ne pourrais pas les remercier assez pour leur bienfaisance et intelligence.

Mawalou  

Mon coming out s'est passé un peu comme une blague. Quand je l'ai dit à ma mère et mon beau père, je venais de rompre avec un homme (une rupture assez traumatisante) et ils m'ont juste dit "ok, on t'acceptera toujours peu importe qui tu aimes".

Mais ça n'empêche que j'entends encore "quand tu feras ta vie avec un homme" ou ils me font les gros yeux quand je dors dans le même lit qu'amis masculins, comme si quelque chose avait put se passer. C'est fatiguant de leur rappeler sans cesse de laisser tomber leurs espoirs. Mais je sais que le jour où j'oserai leur présenter une fille ça passera.

Contre toute attente c'est mes grands parents qui l'ont le mieux pris. J'en discute naturellement avec eux (pour dire que c'est pas une question de génération).

Du côté de mon père (étant une grande famille de ce côté) je n'était pas la première à faire un coming out, je savais que ça serait avec lui que ça passerait le mieux.

Par contre le fait que je suis non binaire, je ne leur en ai pas parlé. Je sais que si je le fais ça va être fastidieux d'incomprehension. Du coup y'a que mes ami.e.s qui le savent.

Ancien membre  

Mon coming out ne s'est pas très bien passé, néanmoins, je pense qu'à présent cette nouvelle commence tout doucement à être accepté.

Il faut savoir que mes parents sont homophobes surtout ma mère et aussi que ils n'ont été au courant que des relations avec des hommes.

Le jour où je leur ai annoncé, la réponse de ma mère était " j'espère que tu reviendras vers le bon chemin parce que là tu vas gâcher ta vie". Mon père "ce n'est qu'une passade, tu vas te trouver le bon"... Toutefois, les jours et les semaines qui ont suivi ma mère ne m'adressait plus la parole et m'évitait dès qu'elle le pouvait vour jusqu'à m'ignorer.

À présent, les réactions sont juste des sourires gênés lorsque j'affirme que les hommes ne m'intéressent plus du tout, puis j'ai un petit espoir faut surtout ne pas répéter tout le temps.. laisser digérer la nouvelle.

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Teteailleurs  

Bonjour,

Toute nouvelle sur le forum, c'est ma première participation...

De mon côté, l'âge a facilité l'affaire, il me semble, car j'étais très certainement plus assurée qu'une adolescente ou une jeune adulte. Et oui, lorsqu'à 38 ans, et menant depuis toujours une vie hétéro, en couple (sans me poser aucune question d'ailleurs), je tombe folle amoureuse d'une femme et qu'une relation commence entre nous; il s'impose à moi que je ne peux pas passer à côté de ce que je ressens, que je suis fière d'être avec elle, et qu'à mes yeux il est naturel d'annoncer cette bonne nouvelle à ma famille et mes proches.

Bien sûr, ils ont été surpris, voire destabilisée mais mon assurance dans cette relation nouvelle, et mon âge, faisant qu'il était tout de même difficile de m'expliquer comment je devais vivre ma vie, n'ont laissé aucune place à une quelconque remarque désobligeante. C'est une chance, j'en ai bien conscience...

Ancien membre   - modifié par le 20/07/2020 - 14:17:58

Je n'ai jamais vraiment fait de coming out non plus. Quand je suis tombée amoureuse pour la première fois d'une femme (c'était il y a déjà 20 ans...lol), je n'ai pas hésité à vivre la relation, d'autant que j'ai eu la chance que cela soit réciproque. Enfin si, j'ai d'abord un peu hésité, mais pas longtemps, c'était juste l'effet de surprise :) Alors pour ce qui est de mes proches, je leur ai simplement présenté la personne qui partageait ma vie, que j'aimais et même si j'ai pu parfois lire un peu d'étonnement chez certains, tout le monde l'a très bien accepté. Peut-être parce que moi aussi, je vivais cette relation le plus naturellement du monde. Quant à mes parents, même si leur rêve d'avoir des petits enfants était bien compromis car moins facile pour moi d'avoir un enfant forcément, ils m'ont toujours dit qu'ils souhaitaient mon bonheur avant tout. Et ça aussi, c'est une chance d'avoir des parents et d'être entourée de gens qui m'aiment et m'acceptent telle que je suis et sans conditions. Ce que je veux dire, c'est qu'on peut être en désaccord, libre à chacun. L'important est de savoir accompagner l'autre dans son cheminement de vie, dans la bienveillance. C'est peut-être ça le véritable amour, en dehors de toute considération sexuelle. Parce que l'amour ne peut exister ni dans le rejet ni dans cette spirale qui consiste à se blesser mutuellement.

Gayfully  

Le coming-out,

Chose qui nest pas facile à faire.

J'ai 47 ans et je suis en couple depuis 13 ans, je suis outé depuis depuis l'âge de mes 20 ans alors que mon ami (42 ans) ne l'est pas du côté de sa famille.

Avant de faire le pas, j'ai attendu d'avoir une situation stable. Cela s'est passé durant les vacances de Noël 93 alors que je venais de rentrer dans la Marine Nationale.

J´étais en permission chez mes parents et j´étais parti rejoindre des amis que j´avais au lycée. J´en ai profité pour faire mon coming-out et ils ont eu une trés bonne réaction et j´ai même eu droit de la part d´une copine (je comprends pourquoi tu n´as jamais voulu sortir avec moi).

Bref, la soirée s´est passée et je suis rentré chez moi.

Mes parents étaient au travail et j´ai attendu que ma mère rentre du travail pour lui parler. Alors qu´elle sortait de la douche, je suis allé la voir pour en discuter.

Elle m´a demandé : Tu as passé une bonne soirée ? Il était bien ?

Elle m'avait coupé l'herbe sous les pieds.

Elle a redit : Il était bien ?

En insistant bien sur le Il.

Elle a très bien pris et nous en avons discuté et surtout de la réaction de mon père.

Mon père est arrivé, j´avais la boule au ventre car il fallait que je l´affronte.

Nous étions sur la terrasse et quand je lui ai annoncé, il s´est approché de moi, il m´a pris dans ses bras et il m´a dit :

Tu en as mis du temps pour nous le dire. Et avec ta mère, ce que l´on veut s´est surtout que tu sois heureux. Je vous avoue que j´étais en larme.

Durant le repas de midi, nous avons continué à en discuter et ce qui inquiétait surtout mes parents ce n´était pas le fait d´être gay mais le fait d´être dans la Marine. Et ensuite, je l´ai annoncé au reste de la famille sauf à mes grands-parents. J´ai attendu le déces de mon grand-père quelques années plus tard pour le dire à ma grand-mère. Tout le monde l´a bien pris.

En qui concerne la Marine si vous vous posez la question, je ferai un post sur le coming-out au travail.

En ce qui concerne mon copain, il vient régulièrement dans ma famille où il est trés apprécié. Il est outé aupres de ma famille et de nos amis. Je n´allais le présenté comme un pote.

Je reviens de temps en temps sur le fait qu´il n´a toujours rien dit à sa famille car nous avons acheté un appartement ensemble. J´aimerai me marier avec lui afin que la situation soit plus claire.

C´est son choix et je n´irai jamais contre.

Je sais qu´un jour il sera prêt.

avatar contributeur de F1994
F1994  

Ca fait un peu plus d'1 an que j'ai annoncé à ma mère et ma soeur concernant ma bisexualité, bien évidemment, elles ont été très contentes :)

MAIS sachant que ma soeur a annoncé sa besexualité, quelques temps avant moi, à mon père, il l'a très mal pris et ça s'est très mal passé :(

Et du coup, j'avais eu de la chance de ne pas l'avoir dit à mon père, sinon j'aurai eu les mêmes problèmes qu'avec ma soeur :(

Au final, on a dû couper les ponts avec mon père.

Aujourd'hui, ça me fait mal et triste quand telles personnes font un coming out et qu'au final, beaucoup de personnes (entourage, famille, ...) n'acceptent pas et que ça finissent mal ...

Ancien membre   - modifié par Alhambra le 20/07/2020 - 21:28:13

Pour ma part, je me suis découverte il y a de cela 10 ou 13 ans.

Ma famille et mes amis l'ont très bien pris et à l'époque je partais même en vacances avec ma famille et ma chérie.

Donc pas de rejet etc ...

Lesbienne à 200% et fière de l'être! 👍

LoveThem!  

Salut tout le monde, alors pour faire court, un jour alors j'étais dans une période où j'allais en parler avec ma mère (à elle en premier lieu), puis à ceux a qui je tiens, un vrai coming-out comme on se l'imagine, et c'est vrai qu'à ce moment je ne me cachais pas vraiment, pour peu qu'on m'obsèrve et clairement je veux dire ça se voyait bien que les garçons ne m'étaient pas indéférent, et cela d'aussi loin que je me souvienne, comme quoi la question du choix se pose même pas pour moi; je le vivais très bien à ce moment.

Bref j'avais un petit ami je devais avoir 14 ou 15 ans, mais ça faisait au moins 3 ans que nous étions "ensembles" ( et vous savez comme c'est long 3 ans à cet age, alors qu'on dit "je suis sortit avec x presque 3 ou 4 mois...oui oui 4 mois! tu t'imagines?!), et dès le début je ne le cachais pas vraiment (parce-que je n'y voyais aucune honte, ça c'est venu à notre rupture, passages de réflexions sur la Vie, son but, s'il y en a un, et moi..); ma mère me taquinait avec cela avec un petit sourire, avec toutes les allusions possibles, jusqu'au moment où elle est tombé sur une lettre qui était destinée à mon ami, là le doute est tombé, et je lui ai dit "écoute, je l'aime, bien plus que j'ai pu aimer ma "copine" que j'avais avant cela, mais l'un ou l'autre je ne fais pas de distinctions, j'aime la personne avant tout, ensuite si c'est une fille ou un garçon, ça je choisis pas".

J'ai eu beaucoup de chance qu'elle l'ai accepté, mais je dirais à moitié, car j'ai toujours eu des petites amies, et elle a toujours l'espoir que je lui présente un jour son futur petit-enfant (ça c'est les parents, je peux le comprendres, mais cela m'agace parfois le genre de phrase "Alors bientôt une gentille jolie fille à me présenter?" ; je faisais une séparation entre la famille et mes relations amoureuses, cela ne regarde que moi dans le fond; et si j'ai toujours eu des filles comme relations (même si j'avais un autre copain après, lui m'aimais vraiment, moi pas vraiment, mais j'aimais nos "petits jeux", et j'ai eu toute la peine du monde à me dire que j'allais être obligé de couper court à cela et qu'il allait en souffrire, comme moi j'ai souffert; mais au moins je savais quoi ne pas faire (disparaître), mais par un déménagement je l'ai fait quand-même, et je m'en veux quand j'y repense), puis j'ai rencontré 3 femmes avec qui cela n'a jamais marché, cela n'allait jamais bien loin, pas comme j'ai pu le vivre avec mon 1er coup de foudre, mon meilleur ami de mes 11-15 ans, même sexe que moi, pour l'instant en tout cas, donc me revoilà dans l'état d'esprit de mes 14 ans et c'est libérateur (du je m'en-foutisme un peu haha) " j'aime qui je veux, m'aime qui il/elle veut, et une fois que je serais certain que c'est la bonne personne je la présenterais, je ne m'en cacherais pas" (bien que mon père ne soit pas au courant, mais lui aussi avait ses doutes lorsque j'étais jeune, du coup il m'emmenait "faire des trucs d'hommes"; puis il a laché l'affaire je pense quand il a vu que je m'amusais mais je restais qui j'étais, et c'est ma liberté, je suis qui je suis.

Bonne idée de voir un peu comment ça se passe chez les uns ou les autres, c'est la première question que se pose un.e gay/bi/autre... "comment sortir du placard poussièreux où je suis?"; ça peut parraître effrayant, et au final il y a pire..bon parfois ça peut très mal se passer, voilà aussi pourquoi j'en avais peur, même si je savais que ma mère ne me mettrais pas à la rue, donc j'imagine pour ceux chez qui cela reste une possibilité, attendez d'être "en sécurité", de ne plus vivre et dépendre de vos parents, c'est bien triste mais bon.

Il devrait y avoir la "Journée International du Coming-out", ça aiderait :)


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