COVID19 - informations (en vidéo) - Page n°2

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Ancien membre
12/04/2020 à 21:57

@Llaho

L'ironie et le cynisme ont en commun le pessimisme : de très loin , je leur préfère la dérision et surtout l'auto-dérision . J'ai fait une réponse globale à divers posts dont l'auteur devrait se reconnaitre .

Je n'ai surtout pas envie d'une joute verbale sans fin où chacun campera sur ses positions , d'ou cette façon détournée (et surtout soft) d'exprimer un avis qui n'est que le mien .

(sans surprise pour beaucoup)^^

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Ancien membre
13/04/2020 à 10:40

C’est clairement la faillite d’un système, d’une civilisation dominante, ayant fait fortune sur le commerce et l’élevage de l’argent, et favorisé le court terme.

Mais en même temps une civilisation a rarement consacré autant d’efforts pour sauver ses blessés, en l’occurrence ses malades. L’espèce Sapiens toute entière se mobilise contre un assaillant externe, place la solidarité en majeur le temps de la crise, conformément aux conditions de sa survie dans son milieu.

Reste qu’en France on se retrouve avec un vrai handicap après avoir restructuré et dégraissé de force les administrations et stocks stratégiques pendant des années, qui montrent actuellement clairement leurs limites, tout en bossant actuellement probablement comme des fous au moins ceux qui sont sur le terrain.

Entre un exécutif qui a mis un mois avant de comprendre l’avance et la dangerosité du virus, et l’inertie de la mise en œuvre administrative, dans un marché mondial des matériels de soin devenu extrêmement tendu, les délais peuvent se compter en mois.

De plus on ne peut que constater que la population, de son sommet à sa base, est lente à s’approprier les fondamentaux de la prévention des infections respiratoires. Les gens ne portent pas de masque parce qu’il n’y en a pas, les utilisent souvent mal lorsqu’ils en trouvent, se lavent peut-être les mains s’ils trouvent du gel hydroalcoolique devenu denrée rare, ou peut-être pas ne serait-ce que parce que les lavabos avec savon sont rares, n’ont visiblement pas la mesure du mètre dans l’œil, et commencent tout juste à comprendre qu’on éternue pas dans le nez des gens, et tripote pas tout avant de l’acheter ou pas.

Par rapport à la culture de prévention des asiatiques (du monde chinois, il existe d’autres mondes asiatiques pires que le monde occidental…), il manque encore l’essentiel pour reprendre une vie à peu près normale, dite déconfinée, n’entraînant pas des hécatombes dans les cimetières.

De toutes les manières pour déconfiner, soit on musclera la prévention des infections respiratoires, les protections, les dépistages, les traçages, l’isolement des gens infectés, et leur traitement éventuel sans épuiser les soignants, le confinement résiduel des gens qu’on ne peut pas protéger, soit il faudra muscler les services funéraires.

Sinon le virus, s’il ne mute pas en moins dangereux, ne nous laissera pas d’autre choix que de vivre éternellement entre deux confinements, l’économie à l’arrêt, c’est-à-dire une mort sociale et économique certaine, jusqu’à un hypothétique vaccin l’année prochaine.

Il n’y a aucun complot à le dire, et le dire ou ne pas le dire ne changera pas grand-chose, faut juste que l’exécutif ait les idées claires et nous informe clairement.

Après selon la tradition française, viendra inévitablement le temps des dépots de plainte contre les insuffisances ayant entraîné des dommages.

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Ancien membre
15/04/2020 à 00:22

Salut Lindos, j'ai enfin le temps de te répondre.

Pour les vieux chercheurs, c'est aussi les poids des années et le dédain qu'ont certains politiques pour les chercheurs qui peuvent aussi jouer.

Par rapport à la stratégie nationale, il y a un problème politique effectif, quand tous les virologues étrangers conseillent un confinement dès février, ce n'est pas en mars qu'il est temps de réagir. Les politiques doivent adapter leurs décisions selon les données scientifiques, ils n'ont PAS à refaire le travail des chercheurs, ils ne sont ni spécialistes, ni directeurs de centres de recherches.

Les européens appliquent, en bonne partie, la stratégie chinoise adaptée à l'Europe. Mais c'est un sujet long, sur lequel nous pourrons revenir si tu le souhaitess.

Par rapport aux médecins urgentistes et généralistes, ils naviguent à vue, cependant, ils n'ont pas à aller contre les décisions des chercheurs, ils doivent adapter leurs méthodes de soins selon cela, à chacun son travail.

"« accélération exponentielle »

C’est surtout lorsque l’Italie a été concernée que les gens se sont rendu compte. Mais même actuellement les courbes restent difficiles à interpréter par le commun des mortels."

Sébastien travaille à Singapour, dès janvier, il alertait déjà sur le COVID, on en parlait déjà et on mettait déjà en garde. Les courbes sont interprétables par des statisticiens qui bossent dans la recherche et les virologues/infectiologues, si des dizaines de virologues préviennent que cela est très dangereux, ce n'est pas sans raison. Si tu le souhaites, je pourrai te renvoyer vers des articles plus précis.

Par rapport à la médecine de catastrophe/guerre, on sauve surtout ceux qui peuvent être sauvés, c'est ainsi, cela peut sembler très froid, mais c'est pragmatique et personne ne le fait de gaïeté de coeur.

"« l’épidémie va modifier l’échiquier mondial »

Oui certainement. Mais pas nécessairement en faveur de ceux qui traitent mieux leurs citoyens, plutôt ceux capables de redémarrer plus rapidement leur économie, et leur influence mondiale. Or en ce moment les chinois ne sont pas trop mal placés, pendant que les US sont en crise. En plus leur gestion de l’épidémie, bien que critiquée sur le moment, est jugée comparativement favorable par rapport au reste du monde." Les pays qui auront bien géré l'épidémie prendront en puissance, c'est inéluctable, d'une part, comme tu le mentionnes, via les industries, mais aussi les moyens opérationels avec ce genre de situations. Je ne donne pas de prévisions par rapport à cela, ça n'a aucun sens, mais ça aura un grand impact sur l'échiquier, oui.

"« changer d’opinion »

la fameuse erreur de représentation, qui est confortée par toutes les informations qui nous parviennent, et pas seulement celles qui va dans notre sens ^^"

C'est clairement ça, les gens ne prennent que ce qui va dans leur sens mais jamais ce qui les contredit, mais bon, je doute qu'on puisse changer cela.

« les profs souvent complotistes »

Dire du mal des profs n’a d’intérêt que pour leurs élèves. Pour le public que nous sommes, nous dirons du mal du professeur Raoult s’il s’avère qu’il avait tort, et sinon du mal de ses contradicteurs. En tout cas aussi longtemps que le petits cochons de virus ne nous mangeront pas ^^

Par rapport aux profs, une étude avait été menée en 98 par rapport à cela, et c'est bel et bien chez les profs que j'ai rencontré le plus de complotistes et adeptes de pseudos sciences, je t'enverrai l'étude si je la retrouve.

« esprit critique en médecine » « les experts prennent de mauvaises décision en cas d’inconnues »

Je ne connais pas le monde de la médecine, mais il s’agit d’un savoir hérité, peu propice à la critique. Or les savoirs techniques corrélés avec les outils, sont passés d’une remise en cause tous les dix millénaires, à tous les millénaires, puis tous les siècles, toutes les générations au XX siècle, et maintenant toutes les décennies voire moins… Un sachant ne sachant pas se remettre en cause a peu de chance de savoir assez. Dans un domaine tel que la médecine on a peu de chance de savoir « juste » dans l’absolu. Par encore bien des aspects, notamment un traitement à l’hydroxychloroquine, c’est comme si les éboueurs de ma ville lâchaient un barrage en amont, suffisamment dosé en détergent, pour nettoyer les rivières, et même les rues. Ce n’est pas très délicat, et facilement toxique pour l’environnement. Après tout dépend de l’effet probable attendu.

C'est très délicat, mais la recherche se remet très souvent en question, on l'a vu plusieurs fois avec des traitements utilisés dans le passé qui ont été mal contrôlé, on apprend de ses erreurs, la science n'est pas à l'abri des biais et des erreurs, mais fait tout pour les écarter.

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« sureprésentation des cas concernant les jeunes dans la presse »

"Les parents s’inquiètent de leurs enfants, c’est normal.

Et intentionnel pour que les jeunes s’investissent dans la prévention, pour leur propre protection mais surtout la protection de leur famille, et des seniors qu’ils approchent. Un tiers des gens en réanimation ont moins de 65 ans, ce qui est « jeune » à notre époque.

« à Singapour essai clinique de 2 molécules contre le HIV, cela marche pas mal avec une prise en charge très tôt »

Conforme à ce que répètent les médecins chinois (et du coup ce que répète celui dont tout le monde parle xD )" Tu n''as pas écouté jusqu'à la fin,par rapport au traitement du HIV, les singapouriens l'ont testé avant les chinois, comme ils testent un autre traitement (dont j'ai oublié le nom) pour éviter les orages citokiniques chez les jeunes. Oui, je comprends qu'il est nécessaire de représenter les jeunes dans les médias, mais cela écarte les véritables cibles du covid, qui sont les seniors. Il faut un juste équilibre, je pense

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Merci pour les liens, notamment ceux vers la Belgique qui nous distrait un peu des sources françaises ^^

Selon moi on peut trouver des sources intéressantes dans plusieurs langues (en utilisant google translate) notamment chinoise, anglophone, allemande, et évidemment nos voisins européens.

Par exemple, les allemands développent une méthode de recherche de traces du virus en faisant de prélèvement dans les égouts, virus probablement issus des matières fécales, peut-être lavage, bref pour identifier localement des charges virales.

Pour les sources, j'ai mis celles qui semblaient utiles par rapport aux sujets traités, mais on invite les gens à faire des recherches, notamment via Google Scholar, qui permet d'avoir accès à beaucoup d'études.

En espérant avoir répondu correctement,

Bonne semaine

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Ancien membre
15/04/2020 à 11:00

Merci de tes précisions.

Je vais réagir à la fois directement et indirectement à la nouvelle vidéo du Pr Raoult, dont l'ordre national des médecins dit en substance qu'il devrait rester prudent avant d'affirmer ses convictions :

https://www.mediterranee-infection.com/coronavirus-recul-de-lepidemie-a-marseille/

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Les épidémiologiques, en tout cas occidentaux car les asiatiques avaient les idées plus claires, n’ont pas été écoutés ou compris. Mais une fois compris, un patient n’attend pas de son médecin un cours de santé publique, mais un engagement à le maintenir en vie en meilleure santé possible. Les médecins atteints de codiv19 eux mêmes ont pris précocement des antiviraux, comme ils le font avec la grippe. Ce qui revient à ce qu’ils prennent leur responsabilité sans attendre des études les déchargeant de ces responsabilités. Ce que certains font aussi avec leurs patients, sans toujours se soumettre à des protocoles officiels, qui se définissent actuellement plutôt en creux par des interdictions, en tout cas avant admission en urgence à l’hôpital.

Ceci étant, le patient un peu attentif à l’actualité peut sans avoir fait de longues études identifier les approximations et petits arrangements de la pensée du Pr Raoult. Quand il nie la dangerosité potentielle d’un SARS-Cov extrêmement contagieux, où lorsqu’il estime dans sa dernière vidéo que l’épidémie va bientôt se terminer à Marseille, sans reconnaître l’effet du confinement, alors qu’elle menace de se propager à nouveau dans les pays ayant le mieux géré sa propagation. Ou encore lorsque cela ne le gêne pas après avoir fait la promotion du premier médicament d’une association en comprenant deux, alors c’est plutôt le second dont les médecins de ville remarquent empiriquement l’efficacité. Probablement parce qu’il maîtrise mieux le premier, et les médecins de ville le second. Mais de toute évidence cela ne le gêne pas de vouloir avoir toujours raison en s’adaptant à l’évolution de la réalité, et c’est vrai qu’on peut parfois se demander s’il n’a pas une pensée délirante.

Mais encore une fois, un patient se fout des courbes, ce qu’il veut c’est de ne pas finir aux urgences où les traitements, prodigués au prix d’efforts et dévouement incroyable des médecins, et avec des appareils sophistiqués, apparaissent rudimentaires dans leur principe : aider le corps à surmonter seul l’attaque virale et ses conséquences.

Les efforts thérapeutiques de l‘équipe de Marseille ou de médecins de ville se révéleront peut-être être de la pensée magique, encore qu’il faudra démontrer pourquoi leurs résultats apparaiisent meilleurs que la moyenne nationale (laquelle est étrangement mauvaise par rapport à beaucoup de pays étrangers qui confinent tous leurs cas positifs), mais s’il fallait attendre la fin de l’épidémie pour savoir si on aurait pu sauver des vies ou pas, ou éviter ou pas, des séquelles irréversibles, cela risque de faire encore des histoires et des recherches de responsabilités.



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