Un grand vide se creuse en moi

auteur anonyme

Anonyme

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Ce sujet est une demande d'aide, écoute et bienveillance sont de rigueur

Bonjour,

Je viens de m'inscrire dans ce forum pour avoir des réponses en général sur ma vie qui est soit disant boulversante.

J'ai 18 ans, je suis encore à l'école, j'habite avec mes parents, je suis en couple avec un mec qui a 10 ans de plus que moi et sa depuis presque 6 mois. J'ai fait mon coming-out à mes 15 ans auprès des mes amis. Puis 2 ans apres je l'ai fait auprès de ma mère et mes cousines. Le reste de ma famille n'en savent encore rien du tout, c'est pas vraiment facile a leur dire car on est musulman. Ma mère a dit que si je leur fait mon coming-out, je serai sur la liste noire, donc j'aurai plus aucun contact avec eux. Ma mère a eu déjà du mal a accepter (c'est compréhensible). La situation familiale est aussi pas vraiment la meilleure.

Depuis qu'on a déménagé (il y a 3 ans) mes parents se disputent tous les jours, a cause de mon père qui est malheureusement addict à des paris en ligne. Ma mère a tout fait pour le faire arrêter de cette merde. Mais rien n'y fait, ma mère n'arrive pas à le faire réagir et de le rendre compte qu'il détruit sa famille. Ma mère s'est mise a boire tous les jours et elle est suicidaire. Ma mère veut pas divorcer parce qu'elle peut pas, sa serait une "honte" pour la famille.

Voila j'ai essayé de vous expliquer la situation en bref, mon problème à moi c'est que j'en parle de cette histoire 100 fois a mes proches et de leur part ils savent pas eux meme quoi s'ils serait à ma place. Je sais simplement pas quoi faire.



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Whitewoolf
Non binaire de 47 ans
ROCHEFORT

Alors juste vis ta vie, je sais que c'est simple à dire mais ils sont supposés être adultes et gérer leur vie tu es leur enfant pas leur parent, ne les laisse pas t'entrainer dans leur chute.


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Lanaawyn
Non binaire de 21 ans
Nîmes

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Bonsoir anonyme.

Plutôt d'accord avec Whitewoolf.

Un conseil, mises sur tes projets personnels (passions, études, travail), sur ton futur, en le conjuguant avec celui de ton chéri.

Ce genre d'épisides forgent et c'est une aubaine pour toi que d'être en couple, si du soutient il y a ^^.

Le mieux est d'essayer d'avoir de la distance psychologique avec les problèmes de tes parents, à l'image d'un virus à mettre en quarentaine...

Et des amis LGBT+ peuvent être bénéfiques.

Pour ce qui est de ton CO, c'est déjà bien! Tu peux subtilement amener le sujet au reste de ton entourage pour vérifier leur aptitude à t'entendre. Mais s'ils sont ad minima intelligents ils te soutiendront ac ferveur, quelquesoit leurs présupposés. Et puis si ce n'est pas le cas tu seras moins cerné de potentiels hypocrites :/.

Bon courage!


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Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

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A 18 ans ce n'est pas simple d'aider ses parents, la priorité est de se construire. En même temps ce n'est pas raisonnable de ne pas aider au mieux des parents à qui on doit tout, et de laisser couler le bateau sur lequel on est encore pour plusieurs années.

Tu décris un désamour et des additions. Le désamour se soigne mal dans notre société actuelle mais une prise en charge des addictions existe, même si c'est long et laborieux, et nécessitant une adhésion de la persone.

Tu entretiens quelles relations avec ton père, il pourrait t'écouter ? (J'en doute un peu mais bon...)


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Whitewoolf
Non binaire de 47 ans
ROCHEFORT

@Lindos, je ne suis pas d'accord avec toi, on ne doit rien à ses parents, et je dirais qu'il est dangereux de dire le contraire, ils nous ont donné ce qu'ils avaient envie de nous donner, personne si ce n'est eux mêmes n'a fait le choix de nous garder et de nous élever, nous ne sommes pas responsables de leur choix. Nous pouvons bien sûr leur en être reconnaissant mais certainement pas des débiteurs...


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Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements

@Whitewoolf,

On doit à nos parents de nous avoir généralement veillé, protégé, nourri et élevé jusqu'à l'âge adulte, pendant une durée particulièrement longue qui varie de 25 à 30 pour cent de la vie chez les humains.

Dans les pays traditionnels où beaucoup de parents se sacrifient pour que leurs enfants aient une vie meilleur que la leur, les enfants qui réussissent aident leurs parents notamment en leur envoyant régulièrement de l'argent.

Dans les pays industriels où l'état s'est en partie substitué à la solidarité familiale c'est plus variable, notamment en France. Toutefois demeure à minima l'obligation légale aux enfants d'assurer la prise en charge de leurs parents lorsqu'ils sont âgés et redeviennent dépendants comme des enfants, prise en charge pour le moins financière et très couteuse de nos jours. L'état ne s'y substitue en dernier recours et récupère ce qu'il peut de la succession.

L'idée que tu exprimes est répandue en France où les gens on prit l'habitude d'être assistés, mais fausse, y compris sur le plan légal.

La difficulté ne devrait pas être là, mais elle est certainement qu'on est mal placés pour aider psychologiquement nos parents, surtout à 18 ans.


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Lanaawyn
Non binaire de 21 ans
Nîmes

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Je soutien l'affirmation de Whitewoolf. "[...] certainement pas des débiteurs..."!

L'idée des "remesas" chez les pays Latinos est une possibilité certes pour survivre, mais il faut reconnaître que c'est injuste dans un sens. C'est profiter de ses enfants. Un parent est censé donner sans compter, sans retour garanti. Pas prendre des enfants comme béquilles encore moins comme la BNF!

Or là ils ne sont pas impotents ni âgés pour se reprendre seuls en main.

J'ai vu des collègues parenter leur(s) parent(s) et franchement ce n'est pas un rôle à prendre.

Tenter de devenir adulte en veillant sur ses pairs avant de faire sa propre jeunesse, c'est du sacrifice. Souvent vain. Car les parents replongent volontairement dans; leurs drogues, leurs déviances colériques et/ou violentes.

Depuis quand met-on au monde pour collectionner des enfants-psychologues!? Surtout si c'est pour au final ne pas les écouter. C'est de la surdité.

"En même temps ce n'est pas raisonnable de ne pas aider au mieux des parents à qui on doit tout"

-> Dans certains cas honnêtement on ne peut pas aider des gens qui eux-même ne s'aident pas! Cf. plus haut.

D'où l'expression fade de "géniteurs" plutôt que parents. On ne leur doit que l'enveloppe biologique qu'est le corps.

S'ils ne sont même pas présents à eux-même, restant enlisés, tels des contres-exemples exempts de vertus... Alors, que leur doit-on?

La haine par défense? L'indifférence par prudence? La distance par sagesse?

Anonyme n'a rien à se reprocher. Évitons de tenter d'inverser les rôles, de base, c'est plus sain.


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Whitewoolf
Non binaire de 47 ans
ROCHEFORT

Merci Lanaawyn ;), @ Lindos oui la loi française nous oblige a un soutien FINANCIER en cas de perte d'autonomie de ses parents mais pas à un soutien psychologique, après la notion de "sacrifice" est propre à chacun, et si c'est se sacrifier que d'éduquer ses enfants à quoi bon en avoir, encore une fois rien ne les y obligent, l'avortement et l'adoption existent et les enfants n'ont pas à subir les non-choix de leur parents.


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Dedale
Homme de 23 ans
Strasbourg

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Si je puis me permettre, je crois que le sujet dévie un peu...

J'admet que la question de la dette parents/enfant est un sujet interessant, et qui a connu une inversion après la revolution sexuelle et la mise au point des moyens de contraception (Dès lors qu'avoir des enfants est devenu un choix conscient, les parents sont devenus implicitement responsable du bonheur de l'enfant puisqu'il peuvent choisir de l'avoir ou non selon leur capacité à subvenir a ses besoin).

Je pense d'ailleurs que ce sujet ferait un très bon débat, mais peut être devrait il avoir lieu dans un nouveau sujet, car je doute que cela aide anonyme; or c'est pour une demande d'aide qu'il a écris ici.

Pour en revenir au problème principale, je pense effectivement que tu ne pourra pas résoudre le conflit qui oppose tes parents. La seule chose que tu peux éventuellement faire, c'est leur exprimer que tu les aimes, que la situation te fais souffrir, et que tu aimerais bien que cela change. Peut être que cela les incitera à rêgler leurs problèmes, mais c'est sans garantie car leur conflit est complexe, et tu ne peux les obliger a rien.

Je crois que l'essentiel est d'éviter de te sentir responsable de tout ça, et de te concentrer avant tout sur ton bonheur. Tu es encore jeune et tu te construis, alors pense à toi et fait de ton mieux pour être épanouis, même si cela necessite de prendre un peu de distance vis à vis de tes parents si la situation est trop difficile pour toi. Rien ne t'empechera de te rapprocher d'eux de nouveaux une fois les tensions apaisé.

Mais réalise bien qu'il n'y a pas de solution miracle. Le conseil que je donne plus haut est un avis personnel, qui est le reflet de ce que j'ai vécu: ce n'est en rien une vérité absolue. Dans ta situation, il n'y a que toi qui puisse décider de ce que tu es prêt à faire ou non.

En tout cas, je te souhaite le meilleur, et je ne doute pas qu'il advienne car je crois que toute situation trouve toujours résolution ; plus ou moins heureuse il est vrai, mais résolution tout de même.


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Yvalik
Homme de 21 ans
Besançon

Chaque problème qui se pose à nous, nous permets de réactualiser notre champ des possibles. A tes problèmes ou défits tu trouveras toujours différentes situations plus ou moins confortable en fonction de ce à quoi tu attache de l'importance. Si pour toi la famille (de sang) est importante alors oui la situation est compliquée. Cependant cela peut peut-être t'amener à revoir ton attachement à ta famille. Demande toi vraiment ce que tu souhaites et comment y parvenir. Si tu souhaites changer ton environnement, c'est a toi de changé en premier (c'est un peu l'effet domino). Les réponses sont en toi, car seul toi vie cette situation.


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Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements

Les enfants n'hésitent pas longtemps à solliciter leurs parents quand ils ont de gros pépins, les parents n'hésitent pas à aider leurs enfants lorsqu'ils ont des grosses difficultés, avec raison puisque c'est le principe de la famille, il est aussi naturel que les enfants cherchent à aider leurs parents lorsque ceux-ont des difficultés.

Je réitère que c'est le principe du lien filial, et plus généralement familial en fonction de la proximité de ses membres.

Après c'est vrai que les addictions nécessitent la plupart du temps une aide spécifique qui nécessite une adhésion, que les proches ne connaissent pas nécessairement, sont mal placés pour mettre en oeuvre et qui peut les déstabiliser eux memes. Mais il y a des tas d'entités qui aident à surmonter les addictions, y compris les organisateurs des jeux de hasard qui ont l'obligation de lutter contre les addictions qu'ils provoquent.

Cela me semble une bonne approche de vouloir aider ses parents, et même un devoir, et de n'envisager la fuite que lorsque la situation est irrecupérable ou devenue insupportable.


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