Connaissez-vous la dépendance affective ?

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Bonjour à tous.

Voilà, je pense que le titre a tout résumé.

Je voulais savoir ce que vous en pensiez, votre vécu, les conséquences que cela a engendré, etc...

Mais à propos... Savez-vous déjà ce que c'est que la dépendance affective?

A tout de suite :)


photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Il me semble que c'est vivre quasi qu'au travers de quelqu'un, ne plus prendre en compte ses propres besoins (surtout si on croit que c'est justement de l'autre, dont on a le plus besoin), être dans l'attente d'un signe d'affection, qui apporte d'avantage un soulagement qu'une joie, du coup.
J'ai versé dans ce type de dépendance au début de ma vie "sentimentale", ça crée beaucoup de confusion sur ce que j'aimais réellement chez une personne, et ça tire d'avantage vers le bas que vers le haut, ça rend l'autre responsable de ton bonheur là où il devrait juste le partager. J'aimais ni ce que je faisais à l'autre ni l'image que j'me donnais de moi.. Aujourd'hui ça me demande encore de la vigilance pour être sûre de mes intentions, mais c'est déjà plus aisé après avoir déconstruit pas mal d'idées reçues sur le couple vs le célibat, etc.
Sujet très vaste !

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Oui, malheureusement, j'ai souffert de ça avec mon ex copain et ce n'était pas facile vue qu'il était souvent en déplacement de par son boulot :'(
C'est d'ailleurs ce qui a pas mal contribué à notre séparation.
Après, il faut identifier les causes de ce manque affectif et ce n'est pas toujours évident :(

photo de l'auteur photocop70
Photocop70
Homme de 23 ans
Paris

1 remerciement
Pour ma part c'est un sujet très douloureux pour parler. Je suis un dépendant affectif par nature. Je n'ai qu'aimé que dans ce type d'amour malheureusement. Mais je ne pense pas qu'il faut en avoir peur. Si on a notre propre façon d'aimer il faut la garder. Pour moi de ce que j'ai analyser il y a un premier point qu'il faut noter et qui rends la chose dangereuse....
Il y a une chose qui rend ce type d'amour très intrigant et aussi très complexe ( ce qu'il fait la dangerosité de la chose ) . La personne vire dans un monde palpitant qui la déconnecte de toute sorte d'objectivité. La personne est dans une relation imagé, elle part à l'aventure, et crois pouvoir décelé la vérité absolue. Ca change sa vie, quel que peut morose auparavant. En faite elle se fais un monde qui la jette dans une vie idéalisé, comme si ce monde était le monde qu'elle avait tant chercher pour vivre l'aventure.
Mais d'un autre coté, la personne n'est plus dans la réalité. Elle perd finalement repérere et le cercle infernal commence. Finalement ce monde tant attendu et extraordinaire, devient l'idée de toute sa hantise. Ses peurs remonte et dévore l'atmosphère. La personne s'oublie dans ses basfonds les plus profonds, et la personne est comme attacher à la personne tant aimée. Elle devient sa personnalité et n'est plus que l'ombre ou le prolongement de cette personne. Elle perds toute crédibilité envers cette personne, se qui donne finalement à un amour souvent avorté.

De ce que je sais maintenant, c'est que la dépendance affective arrive à des gens souvent un peu isolé, qui mènent une vie assez pauvre dans le domaine sociale. Ils sont assoiffé de nouvelles aventures et son extrêmement sensibles. Pour en sortir il faut se découvrir soit, ne pas perdre les pedales. Trouver un psychisme dit "secure". Apprendre a vivre par soit meme et pas dans le regards des autres. Pouvoir enfin s'autoriser d'exister par soit meme, comme par exemple se réfugié dans des centres d'intérêt et des passions. Ceci nous apprend à nous developper sans l'autre, et à vivre seul. Mais bien évidemment c'est extrêmement difficile de se libéré de la dépendance affective...

photo de l'auteur Akhaten
Akhaten
Homme de 28 ans
Carentan-Les-Marais

1 remerciement
Je suis totalement d'accord avec le dernier paragraphe de photocop70.

Néanmoins je vais apporter ma petite pierre a l'édifice.
Je suis moi aussi un dépendant affectif, dépendant au câlins, a l'appréciation des autres, au fait de me savoir aimé (même amicalement), chez moi ça traduit une enfance assez pauvre en affection et surtout un manque total de confiance en moi. Je m'autorise d'exister sans les autres mais me sentir aimé et apprécié me fait me donner des ailes et me permet de me surpasser, c'est totalement bizarre comme raisonnement mais c'est ce que je ressent personnellement.

Je trouve ma vie insipide sans affection mais dès que j'en ai l'impression que ma vie est plus colorée et plus agréable. Je suis aussi assez chiant car des fois j'ai envie de réclamer qu'on me dise ce qu'on pense de moi pour me rassurer.. c'est débile et illogique mais je n'ai jamais supporter les non dit je préfère dire quand j’apprécie ou quand je n'aime pas quelqu'un ^^ et ça vaut pour tout en général. Ça perturbe mon entourage d'ailleurs car ils trouve que je me plaint sans arrêt alors que réellement je dit juste tout ce que je pense de bien comme de mal..; voila à quoi me mène ma dépendance affective.

photo de l'auteur SanspseudoXD
SanspseudoXD
Femme de 23 ans
Rennes
La dépendance affective. Je pense avoir été dépendante affectivement auparavant. Après chaque relation, je me disais "ça peut plus durer d'être comme ça en couple". Et à la relation suivante, tu retombes dans les mêmes "travers". Comme cela a pu être dit dans les réponses précédentes, c'est une façon d'aimer selon laquelle tu n'existes que par autrui. Je ne pense pas que cela soit ou bon ou mauvais. Il y a un peu des deux. Etre dépendant affectivement est, je pense, très compliqué à supporter dans un couple, surtout si l'autre n'est pas pareil. Si les deux sont dépendants affectivement, je pense que cela peut marcher, puisqu'il s'instaure une sorte de "réciprocité" dans les sentiments etc. En revanche, si ton partenaire n'est pas de ce genre, cela peut rapidement conduire à une relation dominant/dominé, dans laquelle la personne dépendante affectivement s'oublie complètement. Tant que la relation perdure, la personne dépendante ne souffrira peut-être pas, ou bien se résignera à cette "souffrance" de ne pas être aussi valorisée qu'elle valorise son/sa partenaire. Elle se dira simplement que c'est sa façon d'aimer et qu'il faut faire avec. Elle continuera donc à l'aimer passionnément et elle continuera à accepter les caprices de l'autre etc etc. Plus les "caprices" seront acceptés, plus le partenaire en fera. La personne dépendante peut alors souffrir de plus en plus, jusqu'à ne plus pouvoir supporter la relation telle qu'elle s'établit. Mais la personne ne peut pas mettre terme à cette relation. Car qui va l'aimer ensuite ?

Je pense que la dépendance affective vient d'un profond manque de confiance en soi. Ainsi, pour se sentir vivant, existant, le seul moyen est d'être existant par autrui. On commence à aimer, l'autre commence à nous aimer en retour, et on se sent vivant pour de vrai. Je pense qu'outre le problème de confiance en soi, il peut y avoir la question de l'absolue abnégation. C'est à dire que l'on fait tout pour les autres, quitte à s'effacer complètement, à effacer ses désirs etc. D'où ce problème peut-il venir ? Probablement d'une difficulté à s'assumer en tant que personne à part entière. La dépendance affective serait alors le symptôme d'une vision unitaire du couple, c'est-à-dire que l'on ne voit pas le couple comme deux parties potentiellement indépendantes, mais comme la fusion de deux moitiés de corps incomplètes séparément.

Cela me fait penser à l'un des mythes de l'amour développés dans les banquets de Platon. A l'origine, les êtres humains sont une sorte de boule (je ne connais plus les termes exacts mais passons). Au fur et à mesure du temps, ils se complaisent dans leurs vies et se détachent de plus en plus des dieux. Pour punir leur manque d'intérêt à leur égard, les dieux décident de les couper en deux, afin qu'ils les prient de les réunifier etc. Et dès ce jour, ces êtres séparés se mettent à la recherche désespérée de leur moitié afin de retrouver leur unité harmonieuse. Je pense que c'est une très belle image de dépendance affective.

photo de l'auteur AlexLeo
AlexLeo
Homme de 33 ans
Toulouse
Si jamais, j'ai trouvé ce texte très intéressant pour définir correctement la dépendance affective, et se réconcilier avec, comme tu souhaites le faire Photocop70 :

http://www.redpsy.com/infopsy/dependance.html

Pour ma part, une technique de méditation me prévient de toute forme de dépendances et d'attachements. Et je suis bien content de le vivre, mais je comprends que des personnes cherchent uniquement à apprivoiser cette tendance chez elleux.

Une autre approche, qui m'a permis d'identifier les manifestations de dépendance chez moi, est celle des Cinq blessures de l'âme de Lise Bourbeau. La dépendance y correspond tout simplement à l'un des cinq blessures : la blessure d'abandon.
L'autrice considère dans son approche qu'il est possible d'apaiser très progressivement les blessures les plus actives.

Description de la blessure d'abandon : 
ABANDON :

Éveil de la blessure
entre la naissance et l'âge de trois ans. Éveillée par le parent du sexe opposé. Ne s'est pas senti soutenu et a surtout manqué de nourriture affective. Cette blessure est donc vécue dans la vie avec les personnes du sexe opposé.

Masque : dépendant.

Attitude et comportement du dépendant
il recherche l'attention, le support et surtout le soutien de son entourage à tout prix. Il peut même devenir victime et souvent malade seulement pour de l'attention. Il a de la difficulté à fonctionner seul. Difficulté à se tenir droit, s'appuie sur les autres personnes ou sur quelque chose. Grande affinité de comédien, d'être la vedette dans une rencontre. Fait régulièrement des demandes, non par besoin, mais surtout pour avoir de l'attention. En vieillissant, de plus en plus angoissé à l'idée d'être seul.

Corps physique
un corps long mince, sans tonus. Système musculaire sous-développé. Épaules tombantes. Dos courbé. Parties du corps tombantes ou flasques ou situées plus basses que la norme, exemple : des fesses basses. Grands yeux tristes ou tombants. Voix d'enfant ou voix plaintive.


Source :  Article résumant les cinq blessures de l'âme

photo de l'auteur pops5962
Pops5962
Homme de 26 ans
Paris
Bonsoir à tous

Je n’arrive pas à comprendre,
Je suis comme ça moi, je vis pour l’autre, lui faire des plaisirs me rend le plus heureux etc... Je vis selon la philosophie suivante : le plaisir de faire plaisir.
Et quand je lis des gens qui disent non c’est pas bien etc.. Je me dis quel plaisir alors d’etre en couple si ce n’est pas pour vivre pour l’autre je m’en dis ça n’a aucun intérêt ...

photo de l'auteur AlexLeo
AlexLeo
Homme de 33 ans
Toulouse
Citation de Pops5962

Je suis comme ça moi, je vis pour l’autre, lui faire des plaisirs me rend le plus heureux etc... Je vis selon la philosophie suivante : le plaisir de faire plaisir.


Personnellement, je ne perçois pas ça comme relevant forcément de la dépendance affective.

photo de l'auteur AlexLeo
AlexLeo
Homme de 33 ans
Toulouse
L'article que j'ai posté caractérise bien, je trouve, les différences entre des besoins affectifs (dont il convient de reconnaître l'existence) et la dépendance affective.

photo de l'auteur pops5962
Pops5962
Homme de 26 ans
Paris
Moi j’estime que si, car quand je suis célibataire comme en ce moment je suis très triste etc... je suis uniquement heureux quand j’ai quelqu’un à rendre heureux

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
La différence est parfois subtile, à mon avis en gros certes tu peux prendre du plaisir à faire plaisir, mais quand l'autre n'est pas là, ou encore quand t'es célibataire, ça peut être de la dépendance si tu te sens malheureux de pas avoir quelqu'un pour qui ça "vaut le coup" de se bouger et de faire des trucs sympas, en gros.

Sinon j'ai pas beaucoup d'expérience de couple, mais dans mon idée l’intérêt serait plutôt que chacun partage un peu de sa vie, sans avoir à "dédier" sa vie.. mais ça reste pure théorie, car forcément entre deux étudiants qui sortent ensemble, et un couple avec maison famille et tout on peut pas trop comparer.
J'vois un peu ça comme un pont reliant deux mondes : soit les deux personnes gardent leurs mondes respectifs mais entretiennent un pont sur lequel elles se retrouvent (le relation indépendante, voir trop si y'a pas un minimum de chaque côté), soit elles se rejoignent au milieu du pont et font un troisième terrain (mais les mondes de chaque côté continuent d'exister), soit l'un des deux quitte son monde pour traverser le pont et s'installer chez l'autre, en laissant le reste derrière (soit par amour-sacrifice parce que y'a un cas de force majeure qui y oblige et que la relation est plus forte, soit parce qu'il savait pas trop quoi faire chez lui, ce qui revient à trouver la vie sans intérêt si célibat, donc à ma vision de la dépendance affective).

Du coup on peut pas tellement juger sur des simples faits d'aimer se comporter de telle façon ou non etc, c'est surtout dans le "pourquoi" que ça se trouve..

photo de l'auteur pops5962
Pops5962
Homme de 26 ans
Paris
Je me dédie à l’autre totalement je serais prêt à tout pour l’autre même déménager à des milliers de km

photo de l'auteur AlexLeo
AlexLeo
Homme de 33 ans
Toulouse
Autant pour moi Pops, je t'avais mal compris : je n'avais pas l'intention de dire ce que tu souhaites vivre comme forme d'amour est mal.

photo de l'auteur pops5962
Pops5962
Homme de 26 ans
Paris
Ah non tkt pas tu as pas vraiment dit ça :) chacun ces avis

photo de l'auteur photocop70
Photocop70
Homme de 23 ans
Paris

1 remerciement
Bonjour,

Je comprend énormément vos expériences et vos problèmes existentiels ( de façon mélioratif pas péjoratif ). J'ai besoins aussi qu'on m'aime. Quand je ne me sens pas tout a fais accepter, tout à fait compris, il y a une barrière au niveau de moi. Je vais parlé à cette personnes d'une façon très incompréhensives, je vais me sentir désemparé. Au contraire avec ceux qui ont la même visions que moi, et qui me comprennent complètement, je vais être hyper sur de moi et même je vais plutôt paraitre "intéressant" et assez "dominant". Ca va très loin chez moi, c'est pour ça que je suis terriblement seul. Mais la dépendance affective, est plutôt le fait d'être accro à quelqu'un, et ça c'est une autre affaire. Etre accro de la personne que vous aimez. Souvent c'est quand on est désaimé. Vous aimez cette personne, mais elle, elle ne vous aime pas. Et le cercle infernal commence. Impossible de se détacher de la vision que vous avez eu avec cette personne. Cette personne tombe donc dans les limbes de votre coeur et deviens une sombre idée de désespoir mais vous vous la prenez bien dans vos bras. Vous devenez meme amie si c'est possible avec cette personne. Et pourtant pour vous elle n'es que cette idée que vous vous etes fais d'elle avec vous. Et bien évidemment c'est destructeur. Cette personne c'est votre misère, mais au final c'est tout ce que vous avez dans votre vie, car elle a changer votre intérieur. Elle a su vous donnez cette vocation, et vous serez à jamais changer par cette expérience. Vous etes accro, quand elle n'ai pas là c'est comme si le court de votre vie s'arrêter. C'est ainsi pour moi la dépendance affective. C'est un dysfonctionnement émotionnel cérébral, qui réagit comme une drogue. Et le pire c'est que vous en voulez au final à cette personne : elle vous à appris mais aussitôt lâché. Et vous n' arrivez pas à vous faire à cette idée.

photo de l'auteur Ongena
Ongena
Homme de 37 ans
Mons

1 remerciement
Bonjour !

Je trouve ce thème particulièrement intéressant. Comment faire la différence entre la dépendance affective et le besoin tout naturel d'un échange affectif ?
Je serais intéressé d'avoir votre point de vue là-dessus.

Je pense que la dépendance affective se caractérise par l'effacement de soi. "Je suis prêt à tout pour toi, même à devenir quelqu'un d'autre, ce quelqu'un que tu cherches tant". Vouloir absolument être aimé, non pas pour ce que l'on est mais pour le simple fait de recevoir de l'amour. Cet amour ayant une base peu solide a peu de chance de s'épanouir.

Je ne pense pas être un dépendant affectif. Je suis plutôt dans un grand manque affectif depuis ma séparation car je suis très isolé (relations familiales désastreuses, amis en or mais soit loin soit peu disponibles). Par contre, je ne veux plus tout faire pour plaire à l'autre. J'essaye de donner le meilleur de moi-même mais pas de changer qui je suis. C'est peut-être mon âge et mon vécu qui me permettent cela. Et malgré tout, je dois encore tomber régulièrement dans ce panneau de m'effacer pour plaire. Mais j'y prends attention et je m'efforce de m'affirmer. Même pour dire des choses banales, tristes ou chiantes. Ce qui m'est le plus difficile : faire des reproches à l'autre. Et pourtant, pour une relation saine, il faut pouvoir dire ce qui ne va pas tout comme il faut être prêt à entendre les reproches de sa part aussi.
Il ne faut pas être toujours le plus drôle, le plus fort, le plus beau pour être aimé.

Pour participer à ce sujet, il faut être obligatoirement inscrit