Bisexuelle en couple longue durée

auteur anonyme

Anonyme
Ce sujet est une demande d'aide, écoute et bienveillance sont de rigueur

Bonjour à la Communauté,

Je suis nouvelle dans le forum et je ne comprends pas encore totalement son fonctionnement, alors je demanderais, si possible, votre indulgence si ce fil est dans une section inappropriée.

Je suis une femme de 30 ans et cela fait 7 ans que je suis en couple avec un homme.
Nous avions été amis deux ans avant de nous mettre ensembles. Il est merveilleux et correspond en tous les points curieux, avec de l'humour, de la conversation, un superbe amant et je le trouve toujours aussi beau et attirant après toutes ces années de vie commune. Dès notre rencontre, je lui ai avoué ma bisexualité.

Avant lui, j'ai été en couple plusieurs mois avec une femme. J'ai quitté cette dernière parce que j'avais envie d'hommes et parce qu'elle n'acceptait pas ma bisexualité, entre autres, même si les raisons étaient en soi plus intimes et personnelles et que cela ne collait pas durablement entre nous. Mademoiselle était volage et disait que "c'était le propre des lesbiennes" et autant de sophismes. Sans oublier que je ne supportais plus ses propos sexistes envers la gente masculine (elle en faisait même d'elle-même, envers la gente féminine à base de clichés, mais elle n'en avait pas conscience).
J'ai l'impression que, le fait d'avoir une orientation sexuelle quelque peu atypique (par rapport à l'hétérosexualité), ne rende pas, en soi, plus tolérant alors que les mouvements combattent l'intolérance. Enfin bref, c'était le moment "coup de gueule".

Si je vous écris ce soir, c'est plutôt parce que j'ai des doutes en ce moment sur ma fidélité envers mon homme. J'ai, de temps à autres, des manques féminins qui me font perdre mes moyens quand je me fais une image de ce sur quoi j'ai renoncé ... les femmes.
Je dois m'efforcer un maximum de réprouver ces envies ... je me sens incomplète pourtant je suis une personne avec des idéaux plus monogames.

Suis-je polygame ?
Parfois je me dis que je suis en fait une polyamoureuse asexuelle et une monogame à la sexualité exharcerbée.
Je n'ai aucune envie de me séparer de lui car c'est une personne belle en tous points.
Nous avions déjà évoqué mes troubles ensembles mais il n'accepte, lui non plus, pas ma bisexualité et cela le vexe quand je sous entends avoir des manques féminins. À noter qu'il est une personne assez exclusive et qu'il est contre le fait que j'ai ce genre d'idées. Donc, je pense qu'il ne faut même pas songer à lui parler aventures ...

Vous l'aurez compris, ce que je vais vous demander va vous paraître tordu ... mais que puis-je faire pour ne pas faire de mal à mon homme et assouvir ces envies ? (Sans forcément les concrêtiser).
Je me sens très malheureuse dans cette situation.
Y a t'-il une personne qui se retrouverait / s'est retrouvée dans le même cas que celui que je vis ?

Je pensais que le fait d'être amoureuse allait faire cesser ces envies, mais elles commencent à devenir trop présentes à mon goût. Je sais que la bisexualité n'induit pas l'obligation d'être polygame. Mais je doute. Parce que, si la sexualité peut être un moyen d'expression de l'amour. Je fais partie malheureusement des personnes qui distinguent l'amour de la sexualité.

Merci de votre compréhension et de ne pas me juger :( ... je culpabilise assez ainsi.

J'ai l'impression de n'être pas faite pour la vie de couple ... :( et qu'il serait une question d'hygiène émotive que de jamais se mettre en couple avec moi ...

Par avance, merci de m'avoir lue.
Dans l'attente de conseils, suggestions, je vous souhaite d'être épanouïs avec votre sexualité.


photo de l'auteur Hildegarde
Hildegarde
Non binaire de 33 ans
Strasbourg

4 remerciements
Coucou,
C'est une problématique qui n'est pas si rare chez les bisexuel/le/s, j'ai l'impression ! J'avais ce même ressenti, sauf que mon homme est d'accord pour me laisser des libertés. Il y a plusieurs manières de gérer ces situations.
N'hésite pas à venir m'en parler via mp, si tu veux :-)
Bon courage et bonne soirée !

photo de l'auteur LittlePink1
LittlePink1
Femme de 31 ans
MONTPELLIER

1 remerciement
Bonjour, je me retrouve totalement dans ton discours...
Je me suis aussi posé la question si j'étais faite pour la vie de couple ...
J'ai eu une longue relation avec un homme bien aussi, avec plusieurs qualité ..
Mais j'avais un manque aussi ...
Et j'ai finis par le quitter ... pour aller voir une femme ..
Et je découvre qu'être bi c'est pas si facile que ça .. comment avoir une histoire d'amour ... à part avec un homme qui soi ouvert au faite de laisser sa copine aller voir des femmes de temps en temps ... ou l'inverse...
Mais c'est pas facile pour le ou la partenaire aussi ..

Donc je n'ai pas de réponse .. bon courage !

photo de l'auteur Hildegarde
Hildegarde
Non binaire de 33 ans
Strasbourg

4 remerciements
Tout à fait ! "Être bi, c'est trop cool", ça, je ne veux plus l'entendre. Car même quand on a un homme qui accepte, on ne peut s'empêcher de culpabiliser, d'autant que les bi ont vraiment mauvaise presse :-/
As-tu beaucoup discuté avec ton homme sur le sujet ? Qu'est-il ressorti de ces discussions ? Penses-tu qu'il soit possible de l'amener à comprendre que cette attirance pour les femmes ne remet aucunement en cause ton amour pour lui et votre relation ?

photo de l'auteur Theodrik
Theodrik
Homme de 26 ans
Région parisienne

1 remerciement
Bonjour,

J'ai lu attentivement ton message, et même si tu es une bisexuelle et que moi, je suis un bisexuel, étrangement, je me retrouve dans à peu près les mêmes problématiques.

Resituons un peu pour que ce soit compréhensible. Je suis un homme bisexuel de 25 ans. Je suis attiré par les filles que je trouve belles, mais j'ai peur de les aborder. Je me sens mal dans le rôle du mâle qui doit conquérir le coeur des femmes, ne voulant pas être un dragueur de pacotille, ou pris pour un harceleur de rue. Au travail, c'est compliqué puisqu'il faut travailler avec les personnes. Et dans les bars, tout le monde (moi y compris) sommes accompagnés.

Et puis, il y a l'autre partie. Depuis que j'ai 15 ans, sans savoir vraiment ce que je faisais, j'ai eu des tendances homosexuelles passives en solitaire. Bref, j'ai découvert le plaisir de la sodomie en solitaire. Et à 18 ans, j'ai acheté mes premiers godes. Et c'est vraiment génial. Les hommes m'attirent physiquement moins que les femmes (j'en veux pour preuve que je ne regarde que de la pornographie hétérosexuelle. Elle est objectivement mieux foutue, avec des meilleurs castings, une meilleure lumière, du meilleur matériel. Mais je n'ai pas envie d'être uniquement à la place de l'homme, étrangement. Sans doute un peu, mais je regarde aussi la fille, la beauté, l'esthétique du geste, la technique. Quelque part, j'ai envie d'être à la place de la nana aussi. Et quand je suis attiré par un homme, ben, souvent, il est un peu fin, élancé, féminin. Avec les hommes, j'aime ce sentiment qu'on ressent quand on se donne. Que je me dis que les femmes doivent ressentir avec un homme. Ce plaisir de la sensation de sucer, de regarder la personne, de sentir qu'on lui fait plaisir. Cet abandon. Cette idée qu'on se fait un peu instrumentaliser, qu'objectivement, on est "dominé", mais qu'on y prend du plaisir, et que l'autre aussi. Et que si il n'est pas trop con, il nous en remercie.

Tout porte à croire, donc, que je suis bisexuel. Je suis attiré par les filles. Je n'ai pas trop envie de conquérir, mais j'ai quand même des besoins masculins. Quand je suis attiré par un mec, il a étrangement un physique plus "féminin". Et en même temps, j'aime la sexualité homosexuelle passive, parce qu'elle est cool, et me permet d'échapper à la pression d'être un homme, de faire autre chose.

Sur la bisexualité, mon positionnement est qu'il ne faut pas la cacher. C'est une orientation sexuelle reconnue et qui n'est pas honteuse. En tout cas, qui ne devrait pas l'être. Et puis, si ça venait à se savoir sans que je l'aie dit à mon/ma partenaire, je considère qu'on me le reprocherait (à raison). Et puis, de toute façon, j'ai pas le choix. Comme je la vis assez bien, je l'ai dit à tout le monde, donc ça se saurait très vite.

Mais le problème, c'est qu'être franc, ça marche pas non plus... Une fois, j'ai dragué une femme qui avait l'air hétéro, ça se passait bien. On sentait que ça commençait à marcher entre nous. Mais ne voulant pas la faire souffrir plus tard, je lui ai dit. Elle m'a répondu hypocritement que "ça la dérangeait pas", qu' "elle avait eu des amourettes avec des filles, mais qu'elle avait pas kiffé". Et puis, cette question, totalement déplacée : "Ça me dérange pas, mais... tu dominais ?" On sentait que si j'étais actif, c'était "ho, ça va, il a juste essayé, mais il était dans le beau rôle". Mais que si j'avais le malheur d'avoir été passif, je devenais "moins un homme" et c'était bizarre. Je l'ai assez mal pris, mais comme c'est hyper difficile de trouver une nana de nos jours, j'ai fait une petite blague pour pas que ça se voit. J'avoue. J'ai été lâche. Bon, et au final, c'était une mythomane qui trompait ses petits copains et rendait les hommes malheureux les uns après les autres. Après avoir discuté avec un autre mec qui m'avait succédé comme petit ami, bisexuel aussi, et trompé lui aussi, j'ai compris et je ne lui ai plus adressé la parole.

Une autre fois, j'ai été avec une très belle femme du Nord. Elle disait qu'elle était bisexuelle. Elle avait goûté aux hommes et aux femmes. Ça pouvait marcher, que je me suis dit. A ce moment-là, je commençais à me dire que le seul moyen de résoudre ce problème était sans doute de sortir avec une bisexuelle accomplie. Elle comprendrait. Et peut-être qu'elle accepterait plus facilement des choses un peu folles comme le fait que je m'épile. Peut-être même qu'elle accepterait d'utiliser son matos de lesbienne pour me dominer de temps en temps, ou accepterait que j'aie une machine pour le faire. Comme ça, j'irai pas voir ailleurs.

Bon, elle se disait féministe. Mais je me suis dit : "sois pas rétrograde. Après tout, toi aussi, t'es contre les inégalités salariales, les doubles journées, le harcèlement sexuel au travail, le viol, les violences conjugales". Et c'est d'ailleurs par là que ça s'est mal passé. Elle était pas féministe, mais grave misandre (et là, je suis d'accord avec ce que tu dis sur ton ex copine lesbienne) Elle me faisait comprendre qu'elle était habituée à diriger les opérations. Parce qu'elle en avait marre des mecs qui savent pas ce qu'ils veulent. (En même temps, vous avez tellement dit aux mecs d'être gentils et de vous laisser de la marge de manoeuvre, qu'on le fait. Et maintenant, tu te plains qu'ils soient plus assez virils et sûrs d'eux...) Elle m'a même dit, sans doute pour faire "strong independant woman" qu'elle avait eu 30 petits copains, qu'elle se souvenait plus de tous les noms, et qu'elle en avait tapé un parce qu' "il était trop mou et ne prenait pas assez d'initiatives". Là encore, j'ai été lâche et j'ai simplement répondu que "tant qu'elle me tapait pas moi, ça irait...". Bref, évidemment, ça s'est mal passé. Elle m'a plus ou moins imposé une date pour qu'on couche ensemble. Ne l'ayant pas fait avec une femme à ce moment-là, j'ai pas osé dire non, pas ce jour-là (en fait, je l'ai dit, mais elle a insisté, et j'ai pas insisté en retour). J'avais envie de découvrir et d'être sûr que j'étais bisexuel. Et au final, j'étais pas dans de bonnes conditions, la capote n'aidant pas. Elle s'en est plainte. Alors que j'avais tout fait pour lui donner du plaisir malgré tout. Et que si y avait une personne de nous deux qui n'avait pas eu de plaisir, ben, objectivement, c'était moi... C'était pas comme elle voulait, mais elle semblait avoir pris du plaisir avec mes doigts. C'est elle qui a voulu que j'arrête d'utiliser mes doigts, qu'elle semblait apprécier, et que je la pénètre. Parce qu'elle voulait tester, à ce moment T. Et ça, j'en ai été incapable. Parce que le stress de la première fois, parce qu'elle m'avait imposé une date, que j'avais pas assez envie, parce que la capote n'aidait pas. Et en plus, elle voulait que si on devait le refaire, qu'on couche sans capote, parce qu'elle avait du mal avec la texture. La meuf, je la connaissais à peine, elle semblait avoir eu plein de relations sans préservatifs. C'était dangereux. J'ai dit "Non". Ça lui a pas plu. Elle m'a larguée par SMS. En me disant que je ne lui convenais pas, qu'elle trouverait bien ailleurs en cherchant dans l' "effectif" des hommes qui ne trouvent pas chaussures à leur pied. Elle était si froide. Si cynique. Dans une approche quantitative, sans humanité. Ça m'a pas plu. On s'est vivement engueulés par téléphone. Et je lui ai dit ce que j'avais sur le coeur, ce que je pensais de sa personne et de son féminisme qui n'en était pas. Et l'étendue de ma déception. Puis, on s'est jamais reparlés. Bref, ça a été une belle catastrophe.

Une autre fois, alors que j'en draguais une autre, fort jolie et sympathique. J'ai voulu lui dire. Elle m'a carrément dit que c'était une "déviance" et qu'elle pourrait pas accepter que son mec fasse ça. Bon, en creusant un peu, j'ai compris qu'un de ses ex (bisexuel) l'avait trompé de multiples fois avec des hommes, sans lui avoir dit, lui. Et je comprends que ça énerve. D'un autre côté, je comprenais aussi qu'il ait été tenté de le cacher, vu les réactions que ça provoque. En tout cas, pour ne pas reproduire la lâcheté que j'avais eu avec les deux femmes précédentes, et donc les crises que ça avait provoqué, je lui ai expliqué. Je lui ai dit que je n'acceptais pas le mot de "déviance", que ça pouvait s'employer pour des pratiques interdites par la loi (genre pédophilie) ou communément réprouvées par la morale (genre zoophilie, scatophilie, sado-masochisme, etc...), mais pas pour la bisexualité ou l'homosexualité qui étaient des sexualités reconnues. Mais qu'effectivement, son mec n'avait pas eu à faire ça. Mais qu'en même temps, les bi n'auraient pas à faire ça si il n'avaient pas à faire face à autant d'intolérance. Elle a compris. Elle s'est excusée, mais... Elle démordait pas qu'on ne pourrait pas être plus que des amis. Et c'était plus pareil entre nous. On a fini par prendre nos distances l'un avec l'autre, doucement. A la faveur d'être extrêmement occupés tous les deux cette année-là.

Et avec les mecs, c'est pas mieux. Parce qu'entre les garçons qui ne veulent que des plans-culs et ceux qui pensent que "la bisexualité est une étape et qu'il "faut assumer". Ben... C'est compliqué. Au final, j'ai l'impression que les filles comme les garçons me poussent à l'homosexualité. Ben mon corps, mes pulsions me disent que j'aime les deux. Et que je ne pourrais pas me passer des deux. Et pour l'instant, ben, j'en suis là. Je n'ai pas envie de mentir pour assouvir mes deux sexualités. J'ai des raisons de ne pas choisir uniquement les hommes. J'ai du mal avec les femmes, mais je les aime quand même. Et la solution de regarder du porno et d'assouvir ma sexualité passive avec une machine/des godes, ben... C'est bien et ça fait de mal à personne, mais j'ai le sentiment que je vais me sentir un peu seul, un jour. Bref, c'est très compliqué, la bisexualité.

Du coup, comme Hildegarde semble avoir trouvé quelqu'un qui la comprenne, je me dis qu'elle a bien de la chance. Et je te dirais d'essayer d'en parler à ton copain. Je ne peux pas te dire quoi faire si il ne veut pas comprendre. Moi, j'aurais du mal. Mais toi. Ma foi, c'est ta vie ^^

photo de l'auteur BenD
BenD
Homme de 24 ans
Lens

2 remerciements
Le problème c'est que la personne homo et la personne bi sont dans des situations très différentes qu'on le veuille ou non :
- la personne homo peut-être entièrement satisfaite sur le plan sexuel
- la personne bi ne le sera jamais, le manque sera plus ou moins ressenti et supportable en fonction de la qualité du reste de la relation
- donc forcément plus de risque que la personne bi aille voir ailleurs et la perso homo le sait bien
- perso je n'ai aucune jalousie quand à mes partenaires bi sur le fait qu'ils aient des relations avec l'autre sexe, uniquement avec le même sexe que moi, car de toute façon je ne pourrai jamais leur apporter ce que leur apporte l'autre sexe donc à quoi bon, mais ça ne doit pas être aussi évident pour tous le monde
- mais il reste un problème car la personne bi peut porter plus ou moins attention à l'un des deux sexes et c'est dans ce cas que je peux finir par être jaloux de l'autre sexe même si je comprend bien que la personne bi n'y est pour rien dans ses attirances plus ou moins importantes
- pour finir quand on est homo je crois qu'on fini tôt ou tard par être "out" sinon c'est insupportable la plupart du temps alors que le bi peut ne jamais l'être sans problèmes, se contenter d'exposer une relation classique et assouvir ses désirs pour le même sexe en secret et dans ce cas l'engagement des deux personnes n'est jamais le même et la c'est très dur pour la personne homo quand il y a de l'amour, car pour cette personne l'autre est tout pour lui alors que pour la personne bi elle n'est qu'une distraction plus ou moins régulière, plus ou moins importante

photo de l'auteur Hildegarde
Hildegarde
Non binaire de 33 ans
Strasbourg

4 remerciements
"je ne pourrai jamais leur apporter ce que leur apporte l'autre sexe donc à quoi bon, mais ça ne doit pas être aussi évident pour tous le monde"
Je pense que c'est bien là le coeur du problème, il est difficile pour certaines personnes de comprendre que cela n'a "rien à voir" avec elles, dans un certain sens. Mais comme tu le dis si bien, Fun62, il faut être vigilant quant aux attentes de celui qui ne constitue qu'une relation annexe. Pour ma part, j'essaie d'être claire et sans détour avec ces personnes, afin de ne faire souffrir personne.
Pour en revenir à la situation de l'auteure (oui, je fais partie de ceux qui féminisent ce terme ^^), tout espoir n'est pas perdu : il faut parfois plusieurs années avant de trouver un terrain d'entente. Nul ne dispose d'une boule de cristal, mais à force de dialogue, peut-être comprendra-t-il un peu mieux cette problématique complexe.

auteur anonyme

Anonyme
Bonjour à toutes, à tous,

Je me connecte et je vois enfin des réponses, ça me réjouit ! Merci à vous Hildegarde, LittlePink1, Theodrik et Fun62.

Merci de m'avoir lue et d'y avoir apporté des réponses / pistes de réflexion.

Hildegarde :

Merci à toi :) ! (Félicitations à toi et à ton compagnon d'ailleurs !)

J'ai une question qui me brûle les lêvres : est-ce que ton compagnon était autant paranoïaque que le mien, avant qu'il accepte ?
Comme tu l'as compris, j'ai déjà essayé d'aborder le sujet avec mon compagnon mais je crois que c'est vraiment mort pour lui. Il trouverait cela "encore plus humiliant que si je le trompais avec un homme".
Toutes mes amitiés féminines / ou masculines, il les passe au peigne fin, il souffre d'une paranoïa et d'une possessivité éxhacerbées.
Surtout qu'il n'y a pas tant de raisons : comme je bosse de chez moi, il peut m'avoir constamment à l'oeil.
Je crois qu'il ne comprends pas que ce n'est pas personnel, un homme ne peut pas forcément m'apporter ce qu'une femme m'apporte et vice versa.
Il croit que c'est parce que je ne suis pas satisfaite ... avec lui (pourtant, mes orgasmes dans notre intimité devraient pouvoir le rassurer, non ?)
Je ne sais pas comment le rassurer sur mon amour et c'est vrai que sauf sujets casse pieds, je ne parle pas beaucoup des "choses spontanées" (j'ai eu une enfance stricte et maltraitante où l'expression était étouffée, c'est surtout lui qui "parle" dans le couple, mais il il le sait tout ça). J'agis surtout. Et je lui prouve tous les jours, par des actes, que je l'aime ... je l'embrasse, je le caresse, lui gratte le dos, le masse, lui fait des petites attentions, je l'écoute, je le conseille, je le laisse très rarement "raide" (rire), je fais tout à la maison, etc.


LittlePink1 :

Merci pour ta contribution ;) !
Et bien, ce que tu as fait à ton ex-copain, c'est ce que j'ai fait aussi avec mon ex-copine et à regarder où j'en suis aujourd'hui, je ne sais pas si ça a été payant car je me sens de nouveau en manque féminin. C'est une boucle interminable.
Au début, ça passait les remarques du genre : "c'est parce que tu n'as pas trouvé la bonne personne".
Mais là, avec mon compagnon, on s'approche de 8 ans de relation quand même ...
J'ai toujours eu des envies féminines régulières (même à nos débuts) c'est vrai que je deviens de moins en moins endurante pour lutter contre.
Non, ce n'est facile pour personne d'avoir cette sexualité.
J'ai l'impression que c'est une malédiction qui pourrira éternellement toute relation de couple que je serais tentée de vivre. Et je ne badine pas avec mon amour car il est rare (je ne suis pas un papillon sentimental et les fois où je suis tombée amoureuse doivent se compter sur les doigts d'une seule main) mais quand j'aime, je peux aller très loin.
Mon compagnon m'a quand même tourné autour pendant deux ans ... j'ai tout essayé de faire pour ne pas tomber amoureuse, mais c'était vraiment trop difficile de lutter.

Comment vis-tu cette nouvelle relation ? Ce qui te fait douter est de nature sentimentale, sexuelle, ou les deux ?

Dans mon cas, je sais que je peux ressentir des envies sentimentales avec une femme, mais là, depuis que je suis en couple, c'est surtout un désir sexuel (si ce n'était pas que sexuel, je pense que je me serais séparée de mon compagnon ou au moins remise sérieusement en question sur notre vie de couple - remarque que je fais déjà peut-être un peu déjà ? -).

Je te souhaite beaucoup de courage.

Theodrik :

Merci à toi, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ton histoire :).
Je me reconnais évidemment beaucoup dans ton récit.
Les gens sont facilement faussement ouverts ... parfois je me demande si mon compagnon n'a pas simulé sa tolérance à ma bisexualité - de son aveu, ça l'aurait même beaucoup excité - que dans le but de séduction et conclusion.
En général, il me vanne sans cesse quand il est question d'une femme, donc il fait passer cela sous le couvert de l'humour pour mettre un écran de fumée sur son intolérance ...
Je suis particulièrement bouleversée par la relation que tu as eu avec cette "femme du Nord", je peux imaginer à quel point ça a du être douloureux. le sexisme, c'est pas sexy, point barre.

C'est très intéressant que tu parles du rapport de force. Je n'avais pas vu les choses sous cet angle en guise de rapprochement, sûrement ... parce que je suis une femme ? Mais vrai que la sexualité est souvent teintée de stéréotypes.
Dans mon cas, je sais que j'aime les deux : être dominée ou dominer.
J'ai remarqué que j'avais plutôt tendance à désirer dominer la gente masculine et désirée être dominée par la gente féminine, bon après, ça relève de préférences fantasques et mon compagnon me trouve, de toutes manières, "déviante" ... c'est vrai que je n'avais pas abordé cela, mais, même si nous avons une vie sexuelle satisfaisante, il ne partage pas du tout mes fantasmes ou ce qui me plait.
Il a un peu trop de rectitude / stéréotypes dans son comportement ayant à trait à la sexualité (et mon imaginaire est sans limites ...) et si je fais preuve d'un minimum de sincérité, à savoir être entreprenante, ça le bloque. Donc maintenant, j'ai lâché l'affaire.
Je me souviens de notre premier rapport, j'avais été en mode "naturel", donc entreprenante et sa virilité le vivait mal, il m'a dit quelque chose de blessant. Pourtant, j'avais été hyper "soft" ... alors maintenant, j'ose même plus entreprendre quoi que ce soit et je dois m'en tenir à un rôle plus passif.
Ça me déplait pas non plus (parce que j'atteins très souvent l'orgasme) mais je ne me sens pas moi-même et je crois qu'au long terme, c'est ce qui fait le plus mal.
On en a déjà parlé et voilà encore une réponse qui serait dans le genre de te faire bouillir :
"Ha ...! En fait, tu me demandes de devenir une meuf pour assouvir ton côté bisexuel ?".... pfff ... aucun rapport. Il ne comprend pas ... d'une, on ne peut pas rationaliser des envies sexuelles et de deux, les stéréotypes existent, mais il sait que je ne les partage pas.

J'ai quelques jouets moi aussi, mais en tant que femme bisexuelle, je n'ai pas grand chose d'autre que mon imaginaire pour ... m'imaginer être avec une femme.
Bien que bisexuelle, je préfère moi aussi regarder la pornographie hétérosexuelle, même si regarder de la pornographie lesbienne ne me rend pas indifférente ... je ne trouve pas ces dernières ... réalistes ... rapport à mes fois avec des femmes et ça me casse le truc.

C'est aussi passionnant ce que je lis sur les attirances strictement physiques.
Dans mon cas, mon attirance envers les deux sexes n'a pas trop de préférences particulières, la personnalité et le charme individuel vont toujours motiver mes attirances. Au pire, si j'y réfléchis ...
Comme je suis mince / élancée avec une poitrine menue (bon j'ai quand même des bonnes hanches), je vais plus être attirée par des hommes / femmes avec des corpulences contraires à la mienne.
C'est-à-dire : plus athlétiques pour les corpulences masculines et pour ce qui est des femmes, je les désire plus plantureuses et plus en chair.

Et oui ... la bisexualité est bien compliquée en effet. Je crois bien qu'il va me falloir trouver d'autres types de jouets ... ^^ (non, non, je ne parle pas d'êtres humains).

Bon courage, je compatis.


Fun62 :

Merci de ta contribution :) !
Je crois que je n'ai rien à ajouter, ayant eu une relation avec une femme lesbienne et non bisexuelle, avant de rencontrer mon compagnon actuel.
C'est pour toutes ces raisons (légitimes) que je ne veux plus avoir une relation avec une femme homosexuelle, parce que je sais que l'homosexualité féminine n'est pas autant bien vécue que l'homosexualité masculine (qui commence à peine à être acceptée, je tiens ces propos d'une amie homosexuelle) et parce que ces femmes, pourraient envisager une relation sérieuse avec moi, ce que je ne désire pas pour le moment.
Je sais que je serais claire dès le début, si cela devait advenir (tout comme je l'avais été pour des anciennes relations pûrement sexuelles et hétérosexuelles), mais sincèrement, je n'y crois plus.


Sinon, ce désir stagne toujours dans ma tête, c'est terrible.
Au plus j'essaie d'en parler calmement, au plus cela renforce le "dégoût" de mon compagnon.

Parfois je me dis que s'il m'aimait vraiment, alors il accepterait ma bisexualité.
Parfois, je me dis que si je l'aimais vraiment, alors ma bisexualité s'effacerait.
Je sais que ces deux affirmations sont fausses, mais ça me rend malheureuse.

Je fais tout pour me changer les idées mais en vain.
Pourtant, ça ne m'empêche absolument pas de prendre mon pied avec mon compagnon.
Mais parfois, cette situation m'attriste beaucoup.
Je me sens comme une gamine capricieuse ... alors que ce n'est que l'expression brûte de ma bisexualité totale.

Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour arrêter ça ... :(

photo de l'auteur BenD
BenD
Homme de 24 ans
Lens

2 remerciements
Alors je pense que c'est le fait d'être une femme qui te fais dire que l'homosexualité masculine est plus simple que l'homosexualité féminine car je pense l'inverse ;)

auteur anonyme

Anonyme
C'est fort possible Fun62 ! (J'y avais pensé aussi)

photo de l'auteur BenD
BenD
Homme de 24 ans
Lens

2 remerciements
Faut dire que deux lesbiennes c'est souvent un fantasme pour les mecs hétéros alors qu'il me semble pas que l'inverse soit vrai

auteur anonyme

Anonyme
C'est pour cette raison-là, avant tout, je pense.
Pour le reste, je peux te dire que je connais des nanas qui aiment la pornographie Gay 😉

photo de l'auteur LittlePink1
LittlePink1
Femme de 31 ans
MONTPELLIER

1 remerciement
Coucou, pour te répondre.. en ce moment j'ai une relation disons "sex friend" avec une femme bi ...
Donc on est libéré .. on es amie simplement, ca fait 7 mois maintenant qu'on fais ça.. on se vois, on partage un moment ... intime ou pas d'ailleurs, ca dépend des fois ..
Le principal c'est qu'on soi d'accord sur le principe .

Car personnellement je n'ai jamais eu de relation amoureuse avec une femme
Ca a toujours été que sexuelle.
Et je me disais que j'étais sans doute hétéro avec tendance bi ...
Mais ça m'est arrivé d'etre attiré par des femmes, pas uniquement sexuellement, mais avoir envie d'une vrai relation, seulement je tombe souvent sur des hétéros. Donc il se passe rien.

Et comme j'aime les femmes assez féminine en général ... c'est pas évident de deviner si elle est gay , bi, hétéro ..
Après je serai pas contre une vrai relation amoureuse avec une femme, même si j'aurai encore du mal à assumer devant les autres.

Je me suis rendu compte qu'avec un homme , le manque de femme se fait ressentir au bout d'un moment..
J'ai besoin des deux .. c'est tellement évident au jour d'aujourd'hui , ce côté là de moi ... que je me suis fait tatoué un signe qui représente la dualité .. sans que ce soi non plus une évidence pour ne pas que tout le monde le sache non plus.. mais c'est sans doute pour définir qui je suis définitivement.


Et parmi mes connaissances et amis qui savent ma bisexualité, certain m'ont dis aussi "parce que je n'ai pas trouvé la bonne personne" ..... mais j'ai l'impression que même amoureuse d'un homme .... j'aurai besoin de femme à un moment donné ..

La je me suis privé pendant plusieurs années... et je vois que le naturel reviens au galop ... tellement que je ne pense qu'aux femmes depuis que je me suis séparée... je ne regarde qu'elles... je fantasme ..
Et je découvre une autre sexualité avec ma copine sex-friend ... de nouvelles choses, nouvelles excitations etc ..

Donc pour ma part, si un jour l'envie me prend de me casé en couple, il me faut vraiment un homme libre, libertin, qui puisse me laisser voir des femmes ..
Pour moi c'est pas vraiment tromper .. car une femme n'est pas en concurrence avec son partenaire ..

photo de l'auteur LittlePink1
LittlePink1
Femme de 31 ans
MONTPELLIER

1 remerciement
Ah en lisant ton expérience avec ton homme, je me retrouve aussi ..
Quand j'étais avec mon copain, que j'ai quitté en Avril , il savais que j'étais bi, et ça nous arrivé de regarder des femmes ensemble .. "ah tiens celle là elle est jolie tu trouve pas ?"
On partager cela ensemble.
Mais après quand je fantasmé trop sur une femme, à la télé, ou dans la rue, dans mon entourage ... il me disais parfois "mais tu es lesbienne en faite c'est pas possible ?"

Pareil quand je refusé la pénétration des fois.. et qu'on finissai par avoir des rapports uniquement oral ..
Il me disais qu'il me faudrai une femme ..

Et vu qu'on s'est quitté en bon terme, qu'on es restais en contact, il sais que j'ai une relation avec une femme .. et comme souvent , j'ai droit à "ah ben tu vois tu es lesbienne en faite" ...

Et ca marche dans l'autre sens aussi ... une amie homo, m'avais dit quand je me suis mise avec mon homme 'ben alors tu es hétéro en faite ?"...

Comme si on devais être dans une case ... et qu'on deviens homo ou hétéro du moment qu'on es en couple ..
Mais même en couple on reste bi et je trouve ce statut là ambigu pour beaucoup de personne ..
Même si c'est rentré dans les moeurs et que beaucoup de stars jouent sur ça pour faire parler d'eux comme si c'était à la mode d'etre bi ...

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Hildegarde
Non binaire de 33 ans
Strasbourg

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Bonsoir,
alors pour répondre à ta question, il n'a jamais été paranoïaque quant à ma sexualité (plusieurs de ses ex copines étaient bi). Il a toujours accepté ça, c'est même lui qui me disait qu'il n'y avait aucun problème, j'ai mis quatre ans à me décider avant de franchir le pas sans (trop) culpabiliser. Je précise que notre couple s'en porte toujours aussi bien (voire mieux).
Dans ton cas, c'est plus complexe : tu parles de "dégoût", ça semble donc assez mal parti pour bouger. Le souci à mon sens, c'est surtout cette affaire de possessivité exacerbée, mais là, on sort de la problématique de la Simple bisexualité.
Tout ce que je peux te dire est de ne pas culpabiliser. Ne pense surtout pas que tu ne l'aimes pas vraiment du fait que tu aimes les femmes. Ce ne sont pas des choses qui s'effacent. Il nous est sans doute déjà arrivé à tous de nous sentir attirés par une autre personne que notre moitié, sans pour autant ne plus l'aimer.
Le tout pour toi est maintenant de trouver l'arbitrage à cette situation, et toi seule peux savoir pour quelle solution opter, en essayant de ne pas te rendre malheureuse au passage... Courage :-)

photo de l'auteur BenD
BenD
Homme de 24 ans
Lens

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Je crois que bi correspond tout autant à une case que homo ou hetero mais j'ai une question qui me vient, on est d'accord que homme et femme ne peuvent pas être mis en concurrence, si vous avez la chance d'avoir un partenaire qui vous laisse la liberté d'aller friquoter avec l'autre sexe en considérant que ce n'est pas tout à fait le tromper, es ce que vous vous acceptez que votre partenaire officiel monosexuelle friquote lui avec des personnes du même sexe que vous ? Car dans ce cas ça ressemble peut être plus à une tromperie mais en même temps dans le contraire il y a un déséquilibre dans la liberté des deux partenaires. Finalement il me semble que la seule possibilité pour une personne bi d'être entièrement satisfaite c'est d'être dans un couple libertin et ou polyamoireux, désolé si je n'ai pas été clair.

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LittlePink1
Femme de 31 ans
MONTPELLIER

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Fun 62 : Je suis d'accord avec toi ... un homme qui irai voir d'autre femme sans ma présence je n'accepterai pas .
Mais faire un plan à 3 avec lui et une autre femme j'accepterai mieux. Car y'a un partage à 2, et tant que ça reste que sexuelle ça me va.

Je serais pas du tout d'accord si mon homme invite une fille au resto, ou ciné, ou autre derrière mon dos..
Alors que couché avec devant mes yeux, c'est totalement différent pour moi.
Mais il faut sans doute un esprit un peu libertin pour faire cela.
Et c'est pas donné à tout le monde ...

C'est sur que ce serai pas très équilibré que la femme aille voir ailleurs avec d'autre femme .. et que le mec hétéro n'ai pas droit à aller voir ailleurs... mais difficile à concevoir.. même si y'a surement des couples qui fonctionnent comme cela ... mais je pourrais pas..

photo de l'auteur BenD
BenD
Homme de 24 ans
Lens

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Je comprend la difficulté mais il faut bien dire que c'est injuste pour l'autre ...

photo de l'auteur Hildegarde
Hildegarde
Non binaire de 33 ans
Strasbourg

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C'est tout à fait justifié de se poser cette question. Pour ma part, le dilemme est là : dans ma tête, je dissocie sexe et sentiment, j'estime qu'on n'appartient pas à une personne et je conçois que l'on puisse s'adonner à d'autres plaisirs tant que l'on rentre au bercail. Mais dans les faits, c'est plus compliqué. J'aurais dû mal à le laisser voir d'autres filles, c'est pourquoi je culpabilise à l'idée d'aller ailleurs, même s'il s'agit d'une femme. J'ai réfréné mes envies durant plusieurs années pour cette raison, et je tente encore parfois de les étouffer. Dans le fond, nous avons une vision du couple plutôt libertine, mais la mise en pratique est encore difficile à mon sens.
Pour en revenir à nos petites cases, il semble malheureusement bien difficile d'y échapper (le témoignage de LittlePink est très parlant en ce sens), et c'est sans aucun doute cette vision binaire des choses (hétéro/homo) qui complexifient nos relations de couple.
Le plus frustrant pour moi dans ce topic, c'est que j'ai l'impression qu'il n'y a pas de (bonne) réponse à apporter, pas de solution universelle... or, chaque cas est différent, chaque histoire est différente.

photo de l'auteur LittlePink1
LittlePink1
Femme de 31 ans
MONTPELLIER

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C'est sur... d'ou la difficulté à me caser .... peut etre que c'est le cas pour beaucoup de bi ...

Et pour revenir au faite qu'on nous met pas dans une "case" .. souvent on m'a demandé si j'étais homo ou hétéro au final .. comme si le "bi" n'existais pas .... même des hétéros qui m'ont dis que j'étais sans doute une homo refoulé ..

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