ILGA-Europe :rapport annuel sur la situation des minorités sexuelle

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ILGA-Europe :rapport annuel sur la situation des minorités sexuelle

Comme chaque mois de Mai depuis 2006, l'association ILGA-Europe ( International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association) a publié son rapport sur les législations concernant les minorités sexuelles parmi les membres du Conseil de l'Europe (47 pays auxquels sont ajoutés la Biélorussie et le Kosovo).


Ce rapport, qui prend aussi la forme d'un classement des pays,entend montrer les progrès accomplis par les nations du Vieux Continent en termes de tolérance. Il s'articule autour de six grands blocs, «Droit d’asile», «Égalité et non-discrimination», «Violences et propos discriminatoires», «Famille», «Liberté d’association, d’assemblée et d’expression» et «Reconnaissance de l’identité de genre et de l'intégrité physique».


Comme chaque année, le constat est loin d'être tout rose, mais il n'est pas tout gris non plus. Petit tour d'horizon de ce que nous enseigne le rapport de cette année.


La France ou l'élève en manque d'inspiration.


Comme l'année dernière, la France pointe à la onzième place du classement avec un résultat final de 65 %. C'est par une véritable panne de nouvelles initiatives en faveur des droits que peut être expliqué ce phénomène. Dans son rapport l'ILGA-Europe relève notamment l'échec de l'introduction d'un programme national d'éducation et de sensibilisation à la diversité de la sexualité dans les écoles, ainsi que la baisse des interventions éducatives d'associations auprès des enfants. Le manque de condamnation des propos homophobes dans les sphères publiques est également noté, nous ne citerons que Christine Boutin (surprise, surprise) qui a pu déclarer sans être inquiétée que l'homosexualité était « une abomination ».


De manière assez paradoxale, la justice en revanche s'est montrée plus ferme en ce qui concerne les agressions homophobes, en 2013 à Paris quatre agresseurs ont pris à parti un couple homosexuel, deux des assaillants se sont vus infliger une peine de 30 mois de prison, le troisième lui, a été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour non assistance à personne en danger, le dernier agresseur, lui, attend d'être jugé par un tribunal pour mineurs.


C'est bien le manque d'initiative, particulièrement sur la question du Don du sang, qui fait stagner la France qui à l'image de sa croissance économique, ne progresse que d'un tout petit pour cent sur un an.


 


L'intégralité du rapport est disponible sur le site d'ILGA-Europe.


 Illustration ilga-europe


Informations

Date de publication : 04/06/2015 à 22:45


photo de l'auteur TomSha
TomSha
Homme de 22 ans
Grenoble
Deux bémols à cet article :
1. Pourquoi cette conclusion ? Sans vouloir dire le gros mot de "croissance sélective" ou pire, de "décroissance", on peut dire que la croissance n'est pas intrinsèquement une bonne chose... contrairement à une mise à égalité des opportunités de deux groupes. Une comparaison malvenue, donc, à mon avis. Mais ce n'est surement qu'une blague :)

2. Je ne suis pas d'accord avec l'analyse du "manque d'inspiration" : les milieux associatifs par exemple ont des idées à revendre, mais c'est une question 1- De concertation démocratique (alors que la loi Macron est passée sans être votée par exemple) ; 2 - De volonté gouvernementale de changement (on voit actuellement avec la question du don de sang qu'elle est limitée...) ; 3 - D'électoralisme (si une réforme sociétale n'est pas très majoritairement populaire, il vaut mieux, d'un point de vue électoral, l'abandonner : on rentre alors dans une logique d'immobilisme quasi-total).

Sinon, le classement est intéressant, notamment à mon avis la place d'un pays comme l'Italie : le progrès n'est pas en marche, il faut le pousser... ;)

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