la définition est-elle une limitation ?

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Ce sujet est un débat, échangez et partagez dans la bonne humeur

bonjour à vous...

une petite causerie philo...en trois questions et trois sous-questions...

1ère Question et trois sous-questions : la définition est-elle une limitation ?

si oui,
la définition d'un mot, d'un évènement, d'une tendance, d'un groupe etc. est-elle une limitation uniquement conditionnée par l'intelligibilité collective qui l'a structuré ?

si non,
Est-ce que la définition nous aide à déterminer notre pensée plus librement ou pas ?

si oui et non,
Est-ce que la définition est posée et pose comme base commune de communication, une possibilité d'interprétation ?

2ème Question:  la définition suit-elle nécessairement l'évolution de la conscience humaine ?

3ème Question :  la définition est-elle le sens propre de la réalité qu'elle définie  ?


merci de votre coopération ...


photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Moi j'ai une question. Qu'est-ce qu'une limition ?

photo de l'auteur Alvin6
Alvin6
Femme de 22 ans
Lyon

5 remerciements
Modératrice
Petite blague sur ce fofo (parce que je suis de bonne humeur :p)

Définition de "Undéfinissable" : qui ne peut être défini.

Si on se met à définir ce qui ne l'est pas.... est ce bien la preuve de la stupidité humaine?

(à prendre au 2nd degré of course!!)

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Tamiel, une limitation est  une abstraction qualitative et quantitative de la limite qui permet une distinction entre les réalités diverses et multiples en les identifiant, d'où son équivalence possible avec la définition qui elle est un énoncé des attributs, qualités ...d'une chose différente d'une autre  !

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Ma question était : "qu'est-ce qu'une limition ?".

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
oui pardon, on va voir si on peut définir ce néologisme accidentel ... tout monstre à une chance de vivre non ?

définition du néologisme limition : caractère chasseur d'un gros chien type limier ... lol
 

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Le problème avec la masturbation intellectuelle, c'est qu'il n'y a pas d'orgasme au bout. Du coup c'est une quête sans fin de l'impossible.

photo de l'auteur Demel
Demel
Homme de 20 ans
Paris

1 remerciement
J'adore ta (tes) question(s), c'est une interrogation par laquelle je suis souvent passé.
Je pense que la définition constitue un socle qui permet une progression intellectuelle. Si tu définis un concept, une chose ou un désir, tu peux ensuite chercher ce qui en découle, les potentiels obstacles et les possibilités qui lui sont liées.
En revanche - et à mon sens -, la définition est limitation sur une durée : elle fige les choses, les empêche d'évoluer et te pousse à te maintenir dans un état de stagnation. Or, à mon sens, la stagnation, l'arrêt de la progression, c'est la mort.
Peut-être que la recherche d'une définition ou pas  s'inscrit plus largement dans l'importance que l'on accorde à l'explication ou pas : faut-il toujours chercher à tout expliquer, à tout comprendre ? Certaines choses ne sont-elles pas plus belles dans la simple acceptation, en tant que spectateur qui reçoit des informations sans chercher à les associer ? Je n'ai pas de réponse, personnellement.

Et si ton idée de départ était d'associer cette interrogation à la notion de sexualité et d'orientation sexuelle (Faut-il poser des termes sur qui je suis et ce que je désire), je la trouve d'autant plus pertinente.

A bon entendeur, tchô

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
oui Demel  le sous entendu sur l'orientation sexuelle était attendu, merci de ta lucidité et de la force de communication de ton post, je ne répondrais pas immédiatement à ces trois questions, j'attends d'autres interventions, mais sache que je répondrais dans le même sens à la première que toi...

ton interpolation de la durée est très pertinente, celle qui conduit à vouloir vivre dans une explication de tout, contient aussi un danger réel...

P.S si pour soklaus il n'y a pas d'orgasme intellectuel, c'est qu'il n'a assez branlé ses petites cellules grise...lol

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
@Gilou03: :clap Tu sais ce que l'on dit, moins l'on a de confiture, plus on en étale. Dans ton cas, tu est en train de rogner ton couteau sur la table. :beer

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
la prodigalité est impossible aux jaloux...proverbe de mon cru lol

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
@Gilou03: https://motherboard.vice.com/fr/read/pourquoi-les-gens-les-plus-incompetents-se-croient-meilleurs-que-les-autres

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
En ce qui concerne les mots, la définition est surtout une nécessité pour pouvoir communiquer efficacement dans une langue donnée. Et une langue (une langue vivante du moins) ça évolue. Et en dépit de ces définitions, les mots ne revêtent pas les mêmes choses selon les personnes. Donc oui, ça reste subjectif dans une certaine mesure. Ce ne sont pas les définitions qui limitent, mais plutôt l'absence de celles ci. Le langage structure la pensée. Mais sinon j'ai pas trop capté l’intérêt de ces questions ^^

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
 WildOlya tu dis : "Le langage structure la pensée." non sauf si tu fais référence uniquement au langage mathématique...

tu réponds en partie et selon ton expérience à la deuxième question du sujet...

ce n'est pas du tout mon avis et c'est pourquoi j'ai proposé ce sujet sous forme de questions en inférences internes dans le cadre d'un débat...
 car la définition tient des deux:  elle est une inférence délimitée par une question commune...
ainsi la pensée ne se réduit donc pas, dans sa structure, à une appropriation des définitions par et dans le langage, mais à une recherche de sens, d'où aussi ma troisième question...

P.S for Soklaus, je n'irai pas voir cet hypertexte, puisque tu n'as pas d'autres participations que les hors sujet...

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Sans vouloir paraître offensante, si tes propos ressemblaient moins au magma amphigourique et pompeux d'un insupportable cuistre, ce serait vachement plus sympa. Et si, le langage structure la pensée, et non je ne me base pas sur ma propre expérience. Ce sont justes des faits, parfaitement vérifiables. 

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
De plus je n'ai jamais dit que la pensée se réduisait à une appropriation des définitions, ce serait totalement absurde.

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
de quelle vérification parles-tu ?
une contraction dans le début de ta phrase me fait soupçonné que ton intelligence "raisonne" scientifiquement, mais admets le, ce n'est pas le seul mode d'intelligibilité du réel ?

cette contradiction est simple, je te cite :
"Sans vouloir paraître offensante, si tes propos ressemblaient moins au magma amphigourique et pompeux d'un insupportable cuistre,"
heureusement que tu prévenais ne pas vouloir être offensante...quand une personne dit de telles choses c'est justement pour offenser et que son jugement est altéré par une définition réductive de la communication...

je te laisse la propriété de ta phrase et n'en partage rien d'autre que ce qu'elle révèle de toi ?

P.S: dire que le langage structure la pensée dans un sujet qui essai de faire un lien entre la construction référentielle collective et l'individuation des concepts est aussi une forme de réponse...

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Tu sais, il est possible de dire des choses intelligentes sans recourir à des formules alambiquées, voilà ce que j'en dis. La réalité de tout un.e chacun.e est une construction mentale, on ne met pas tou.te.s la même choses derrières les mots. Evidemment, cette subjectivité relative ne concerne pas tous les termes, pour prendre un exemple trivial, je pense que tout le monde met la même chose derrière le mot "chaise" mais bref. Concrètement, qu'est-ce que tu cherches à dire en fait? Que les définitions sont limitantes par nature?

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
tu dis :  "je pense que tout le monde met la même chose derrière le mot "chaise"
je suis d'accord pour ce qui désigne un objet usuel comme la chaise défini comme: support à l'assise (pour faire simple)
mais les définitions sont aussi celles d'"objets" complexes et abstraits, c'est pourquoi je cherche à connaître leur importance dans la pensée...

je n'ai pas posté ce sujet pour savoir si la définition était "limitante" par nature...mais si elle était une limitation, qui n'a pas la connotation négative et  limitative de ton néologisme (que j'apprécie par ailleurs) ,
et je l'ai décliné en plusieurs questions, sortes de pistes pour répondre, non contraignante elles aussi...

le but de ce sujet est de rassembler et faire discourir les personnes sur la question de la définition comme "moment" de l'intelligence, comment elle intervient dans le cursus réflexif et enfin pourquoi existe-elle ...

tu vois pas de quoi fouetter un chat ...

P.S  le coté alambiqué doit être la résurgence de ma recherche alchimique...lol 

photo de l'auteur Osanagokoro
Osanagokoro
Homme de 22 ans
Paris

7 remerciements
Les définitions sont limitantes, c'est bien à ça qu'elles servent : la communication sert à partager ses pensées avec d'autres personnes, si il n'y a aucune base commune il ne peut y avoir aucune compréhension, donc pas de communication.

Par exemple Gilou03, nonobstant ta façon de t'exprimer qui peut légitimement en rebuter plus d'un (tu as une façon d'écrire très professorale, presque paternaliste, c'est parfois très désagréable à lire), le principal fondement de tes désaccords avec d'autres personnes sur le forum c'est la définition que tu donnes de la vérité. Pour la plupart des personnes, dont moi, la vérité est scientifique et évolutive, elle repose sur des démonstrations vérifiables, des preuves tangibles et des faits. Pour toi, si j'ai bien compris, il y a une vérité unique et objective qui prend en compte la totalité des opinions de tout le monde en les plaçant toutes sur le même plan.
Tout le monde raisonne sur la base de sa propre définition de la vérité, et aucun argument ne peut convaincre l'autre puisque les définitions admises sont différentes, ce qui empêche toute communication.
Tu fais partie des personnes qui poursuivent un idéal, là où la majorité recherche la compréhension. Demel l'a plutôt bien exprimé : il y a des personnes qui préfèrent regarder sans prendre le risque d'analyser, afin d'éliminer tout risque d'erreur et d'apprécier simplement la beauté de l'inconnu, et d'autres qui sont poussées par la curiosité et préfèrent prendre le risque de se tromper plutôt que de rester dans l'incompréhension.

Personnellement j'ai une vision très pragmatique des définitions : elles me semblent indispensables justement pour figer une notion et la rendre exploitable. En droit par exemple, sans qualification des faits, aucun raisonnement n'est possible. Plus la notion est complexe, plus le sens des mots est important. Sans définition, on tournerait en rond dans une remise en cause perpétuelle du sens de toute chose.

Pour en revenir à ta question initial, il n'est pas possible de penser avec des concepts. La réflexion passe par des mots, et donc par des définitions, et même les concepts sont définis afin de pouvoir les nommer. Donc même les objets les plus complexes et abstraits doivent être définis pour pouvoir faire l'objet d'une réflexion, et pas d'un simple ressenti.

Pour participer à ce sujet, il faut être obligatoirement inscrit