Boulimie/Anorexie

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AziliceSnape
Femme de 20 ans
vik 870 iceland
Bonjour/Bonsoir

Je voulais savoir si parmi vous il y avait des anciens (ou actuels) boulimiques/anorexiques.

Si oui, comment ressentez vous ces comportements addictifs ? Savez vous à quoi ils sont dus ? Se manifestent ils régulièrement ou uniquement lors de "passes" ? Arrivez vous parfois à les gérer ou êtes vous au contraire totalement dépendants ? Depuis combien de temps vivez vous avec et quel impact cela a eu sur votre santé/physique ?

En bref, votre ressenti/vécu par rapport à ça.

Personnellement j'ai été anorexique-boulimique pendant pas mal d'années mais jamais les deux en même temps. J'avais des phases d'anorexie (où je ne mangeais quasiment rien, essentiellement des légumes et des fruits), et lorsque je craquais c'était pour me gaver de conneries en tout genre (sucreries, chips, enfin que des choses addictives quoi). Puis, comme je culpabilisais, je me faisais vomir (oui très charmant).
J'étais totalement dépendante, je ne contrôlais absolument pas mes actes et c'était assez compliqué à supporter même si d'un côté je m'en satisfaisais car ça me faisait me sentir "bien".

Maintenant ça va mieux, j'ai toujours des passes mais je les contrôle plus ou moins. Ces passes surviennent lorsque je stresse, lorsque je suis en colère ou bien triste, ça dépend de beaucoup de choses en fait. C'est comme un échappatoire.


Bwef, je pense que ça peut être intéressant d'en parler. Peut-être que certains d'entre vous sont dans le même cas et n'osent pas en parler de peur d'être jugés.
Sachez que moi je juge pas et que je vous aime tous <3 (sauf toi, toi et toi là-bas avec le sweat rouge)


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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Moi je ne connais que la boulimie. C'est évidemment un moyen de combler un manque. C'est par période. J'essaie de me prendre en main dans ma vie en générale, et quand j'essuie un échec, je lâche tout. Résultat, tu te sens vide, faible, sans personnalité, tu as envie de tout abandonner, d'arrêter de prendre des initiatives. Alors pour combler ce manque d'ambition, quoi de mieux que de manger ? Une fois que j'ai atteint ma limite, que j'ai envie de vomir, je suis satisfait, parce que je suis comme anesthésié, je ne peux plus rien faire ni bouger, je ne ressens plus rien, je n'ai même plus la force de penser. C'est comme si je trouvais une excuse à ma faiblesse, en rendant cette faiblesse émotionnelle (le fait d'avoir subi un échec) physique. Je me positionne dans mon rôle de victime en me disant "je ne peux physiquement rien faire, je suis trop fatigué pour ça, ce n'est pas de ma faute". C'est devenu malsain le jour où j'ai commencé à entrer dans une sorte de compétition. Chaque soir, je voulais manger plus, aller toujours plus loin. et le manque revenant constamment, et il devenait de plus en plus difficile à combler. Je me devais donc de manger un peu plus chaque jour.  
En dehors de ça, il y a aussi l'idée de dégoût face à la nourriture. La nourriture est devenue mon ennemi, alors quand je suis en crise, je mange jusqu'à m'en dégoûter, en me disant que je ne mangerais plus jamais comme ça, que c'est la dernière fois. Mais évidemment, l'envie revient à chaque fois. En ingérant autant d'aliments, j'ai aussi l'intention de me dégoûter de mon corps, comme un rejet de soi-même, et je suis satisfait seulement quand j'ai atteint ce stade de dégoût de soi. 
J'ai commencé à avoir ce problème dès mon entrée en fac, il y a trois ans, en voyant que je ne m'intégrais pas dans le monde sociale. Tout ça en plus du stress de la licence et de l'éloignement de mes amis font que je suis entré là-dedans. J'ai ensuite réussi à en sortir, perdant 17 kg. Puis j'ai essuyé une séparation douloureuse en septembre et j'ai repris 20 kg. C'est il y a une semaine seulement, en calculant mon IMC qui m'indique que je suis en surpoids, et en voyant mon compte en banque (j'ai dépensé 700€ en un mois pour la nourriture uniquement) que j'ai décidé de reprendre les choses en main. 
J'en parle ouvertement, et je n'ai jamais subi aucun jugement. On est une génération qui se cherche et qui par manque d'ambition est devenue consumériste, donc c'est un problème qui est compris par tous je crois. 

photo de l'auteur AziliceSnape
AziliceSnape
Femme de 20 ans
vik 870 iceland
Merci pour ton témoignage !
Et oui effectivement il y a aussi les problèmes de poids, j'avais pris 20 kg à cause de tout ça, 20 kg que je n'ai toujours pas perdus...
Pas compris par tous malheureusement. J'ai personnellement eu des remarques désobligeantes par rapport à ça (pas ici bien sûr). Certains se contentent de dire qu'on a qu'à faire attention, ils ne se rendent pas forcément compte de la difficulté. ^^

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Aragon
Homme de 27 ans
Angers

8 remerciements
Pour ma part je n'ai jamais eux ni l'un ni l'autre, pourtant il y a eux bien des occasions. En trois ans j'ai perdu 20 kg à cause du stress, oui quand je stress trop j'arrête de manger, je saute des repas. Mon médecin m'a clairement fait comprendre qu'il ne fallait pas que je perde plus. 
Je suis pas dans des cas comme les vôtres, du coup vous êtes suivit par des médecins ? j'essais de m'imaginé et ça doit être dur à vivre ? 

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Techniquement, ils ont raison, on n'a qu'à faire attention. Je suis adepte du "quand on veut, on peut", et que l'on ne doit jamais être fataliste et qu'il ne faut pas se poser en victime. C'est une faiblesse. Mais j'avoue que je ne comprends pas les gens qui se contentent de dire "faut faire attention", "bah tu l'as choisi". Tout ça est vrai, mais c'est tellement plus intéressant de comprendre pourquoi telle personne à telle faiblesse. Du moment que la personne ne se positionne pas constamment en victime (comme c'est souvent le cas dans ma famille où l'on voit l'obésité comme une fatalité, en mode "c'est héréditaire, je serai comme ça toute ma vie") et qu'elle est prête à faire face et évoluer, je pense que c'est intéressant de communiquer avec elle. Un jugement est utile quand il est constructif, pas quand il est dédaigneux. Après, je ne suis pas très fan du féminisme d'aujourd'hui mais il est utile de dire que tu es une fille, et que le regard que l'on porte sur ton physique ou ton comportement avec la nourriture est nettement plus sévère que celui que l'on porte sur le physique d'un homme. Les femmes sont plus sujettes aux critiques, critiques faites par d'autres femmes la plupart du temps, c'est ça le pire. Quoi qu'il en soit, c'est aussi par les critiques des autres que l'on arrive à prendre conscience de notre problème. 
@Aragon : Moi je n'ai jamais été suivi, parce que j'ai réussi à m'en sortir seul. Après, si là je n'y arrive pas, j'irai demander un suivi. Je n'ai pas consulté parce que, quelque part, je n'ai pas envie de considérer ça comme une maladie (même si ça en est une). Une maladie est quelque chose que l'on subi et on doit généralement attendre que cela passe, on en est spectateur. Or là, c'est un choix, une forme d'autodestruction voulue (inconsciemment ou non), et en refusant de me faire suivre, j'ai eu l'impression d'assumer le fait que le problème venait de moi, et donc que je peux le combattre. Je pense que le plus dur est d'assumer le fait que l'on est acteur du problème, qu'on l'a créé soi-même. 

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Je ne suis absolument pas concerné par le sujet de près ou de loin néanmoins j'aimerais partager le témoignage de l'ex top modèle Victoire Maçon-Dauxerre qui montre comment l'industrie de la haute couture détruit les jeunes femmes, si certaines personnes touchées par ces troubles sont passés à côté  je pense que ça pourrait être intéressant pour vous peut-être de lire son livre.

lien témoignage

photo de l'auteur AziliceSnape
AziliceSnape
Femme de 20 ans
vik 870 iceland
Merci pour ce lien !!

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Auurooree
Femme de 23 ans
Bordeaux
Salut!
Pour ma part la boulimie est venue à la l'age de 6 ans. Puis un séjour à l'age de 13 ans dans un centre spécialisé dans l'obésité ma fait prendre conscience que j'avait un problème et comprendre d'ou il venait!
Puis l'adolescence est arrivé et mon "esprit" de "rebelle" a pris le dessus.
Je-m’en-foutiste  de tout j'ai repris du poids.
Puis jusqu'au moment ou j'ai approché les 100 kilos ou je me suis dit que je déconné légèrement, je me suis reprise en mains.
Maintenant je contrôle mes crises. Perdu prés de 40 kilos.
Et je suis beaucoup mieux dans ma peau et ma vie.
Mais sa laisse des dégâts sur mon corps et ma façons de vivre et mon rapport aux autres.
Mais tout sa n'est que tu travaille à faire sur soit même.
Voilà! 

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Bonjour, je ne suis ni boulimique ni anorexique (peut-être trop maigre mais y a pire), j'aimerais juste savoir, sont-ce des maladies psychologiques ou physiques ? Ma mère qui est infirmière me dit que c'est psychologique, vu qu'en plus certains vont dans des hôpitals psys pour cela. Mais il y a quand même une part de physique non ? Prendre ou perdre 40 kilos aussi facilement que si je perdais mes clefs de bagnole, ça peut pas juste être psychologique, ou bien c'est au-delà de ma compréhension et qu'il faut vraiment atteindre une limite pour en arriver là, ce qui fait revenir au stade psychologique ?

Pour vous dire je ne mange pas beaucoup mais quand j'ai faim je mange, et quand je fais l'effort de beaucoup manger je ne prends pas de poids (idem pour toute la famille qui est bien plus vorace que moi), on est plutôt stables ce qui fait que je me demande si on pouvait vraiment en arriver à ne plus manger à en devenir squelettique ou au contraire bouffer jusqu'à devenir un ballon

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Auurooree
Femme de 23 ans
Bordeaux
Pour ma part C'est une grande partie psychologique, qui mais du coup influe sur ton physique!
Mais de base c'est ton corps qui réagis à se que tu aurais pu vivre dans ta vie ou se que tu vie, en se moment état de stresse ou autres. C'est en grande parti, dites moi si je me trompe!
Mais pour les personnes qui ne savent pas dire leurs maux!
C'est un échappatoire de se réfugier dans la nourritures.
Je parle de se que je connais donc la boulimie.

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