La place de la socialisation dans l'homosexualité

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ChatdeMars
Homme de 20 ans
Lille

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Ce sujet est un débat, échangez et partagez dans la bonne humeur

Bonjour à tous ^^

Attention, attention, ici je vais exposer un truc qui me trotte dans la tête depuis un petit moment, une sorte d'interrogation que j'ai et... Ça me trotte dans la tête depuis trop longtemps donc j'ai besoin de votre avis, je m'explique !

En gros, on va dire que ça va faire un an et demi/deux ans que je me suis avoué être gay. Durant toute mon enfance, ma scolarité au primaire, au collège aussi, j'ai toujours été inclus dans le groupe des filles par mon niveau très faible au sport et... surtout mon très grand inintérêt en ce qui s'agit de tout ce qui demande de courir plus de deux minutes :p Et puis j'ai toujours été plus proches des filles que des garçons dès qu'il a s'agit de choisir avec qui allé jouer à la maternelle.

Très vite ont m'a traité de PD, on m'a fait des remarques sur le fait que je devrais sortir avec des mecs, que j'étais qu'une fillette... Et à l'époque je pensais être hétéro. Mais maintenant je ne le suis plus (si je l'ai été un jour).

Etant donné que tout ce que nous vivons dans notre enfance et les gens qui nous entoure à ce moment là on beaucoup d'importance dans la personne que nous devenons par le biais de la socialisation (primaire, secondaire tout ça, j'adore ressortir mes cours :p), je me demande à quel point tous ces petits "épisodes" ont pu définir ma sexualité. (dans ma réflexion, j'assume le fait que nous naissons tous bisexuel, et nous homo ou hétéro ou bi).

Voilà c'est peut-être pas très clair, sûrement un peu tiré par les cheveux, mais c'est un réflexion que j'ai vraiment besoin de partager avec vous !

PS : en espérant que je fais pas un doublon... Mes excuses à Fred par avance ;)


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Villedesbli
Homme de 40 ans
blois

7 remerciements
pour moi ce n'est pas trop ceux avec qui tu est qui est important mais ce qu'ils font
que tu ai "trainé" avec des filles ne fait pas de toi un homo
pour moi c'est biologique

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Ancien membre
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Hello !
En vrai j'pense avoir compris a peu près ou tu voulait en venir (même si j'ai pas compris XD)

Mais sinon je ne pense pas qu'on "deviens" gay ou hétéro ou bi par le biais des fréquentations qu'on a
Car toi apparemment tu était souvent avec des filles tout ça, mais moi c'est carrément l'inverse.

Quand j'étais tout petit je ne savais pas réellement c'était quoi avoir une orientation sexuelle différente que papa/maman

Du primaire jusqu’à la fin du collège je me suis toujours attaché a mes meilleurs amis en ayant beaucoup d'affection pour eux mais moi j'étais tout innocent et ignorant  du coup j'avais des sentiment amoureux pour eux mais je savais pas que c'était ça !

Et c'est en terminant le lycée que je me suis réellement assumé et que j'me suis dit "WTF chui gay en fait XD"

Après je connais aussi des jeunes qui ont été élevé par 2 papa et qui ne sont pas gay pour autant.

Donc j'en conclus que chacun a ces attirances et qu'il n'y a rien de bien méchant et ça peu importe le milieu de vie. (pour les familles qui sont hors religions en tout cas, car yen a plein qui se font bourrer le crane pour être dans la normalité pour bien passer devant les autres ...)

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ChatdeMars
Homme de 20 ans
Lille

5 remerciements
Ouais c'est pas clair ce que j'ai écrit en fait... :p
Je voulais pas tellement parler des fréquentations mais plutôt du jugement des autres. Pas tellement le fait que je trainais qu'avec des filles mais qu'on m'ait traité de PD en conséquent 

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Dobby
Homme de 21 ans
Nancy
Pars du principe que tout le monde possède la faculté de juger les autres qui l'entoure, même s'il ne le souhaite pas forcément, un avis est présent en chaque individu. Certains sont justes plus cléments et on au moins la politesse de garder leur langue dans leur poche. Perso, on m'a déjà fais vivre ton anecdote, sur le coup ça fait bizarre, mais si on ne l'avais pas vécu, est ce qu'on aurait été aussi forts qu'aujourd'hui? Nombreux sont ceux qui abandonnent et se refusent eux mêmes  à cause du regard des autres, mais tout les regards ne sont inquisiteurs. Il suffit de tourner les yeux ou de faire face, mais s'ennuyer mentalement pour des ******** immatures enfermés dans ta mémoire passée n'est pas une solution, garde le souvenir et continue d'avancer.

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Ancien membre
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Hello,
donc en fait tu suppose que ton homosexualité est peut-être due :
-à tes goûts, tes fréquentations, tes activités dites "féminines"
-aux insultes des autres qui te disaient homo avant même que tu le sache ?

Pour le premier cas je dirais qu'être gay n'est pas la conséquence de comment tu te comportais enfant et avec qui tu trainais, de si tu jouais aux barbies et à la dinette (par exemple). C'est vrai que certains homos mec sont "féminins", mais je pense que c'est d'avantage quelque chose qui va (parfois) de paire, plutôt que l'explication qui fait qu'aujourd'hui t'es gay. Bref, l'oeuf ou la poule, je dirais plutôt les deux en même temps. Pour mon propre cas j'étais hyper dans mon propre monde enfant, et même si j'avais que des activées "mixte" (puzzle, dessin, etc), et des amis mixtes aussi, je rejetais avec mépris tout ce qui était connoté "fifille"... sûrement du aux propos sexistes des autres gosses qui dévalorisaient tout ce qui était poupée et compagnie. Pas vraiment en lien avec mon côté lesbienne, du coup.

Et pour les insultes et les étiquettes, non je pense définitivement pas que ça ait joué le moindre rôle (du moins tant qu'il y aura pas eu d'études chelou sur des ratons laveurs pour démontrer qu'à partir d'un certain seuil de "sale tarlouze" par jour, on développe des homostrogènes, fameuses hormones à l'origine de l'homosexualité...).

Bref, sinon entre inné ou acquis (mais alors acquis autrement que par la socialisation), je ne sais toujours pas dans quel camp me mettre. Au même titre que pour les traits de personnalité en fait.

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Oli64
Homme de 47 ans
Pau
Salut chat de mars, ici Olivier de Vénus. Pour te répondre, je pense que le jugement des autres peut possiblement inhiber l'expression de ta sexualité et le fait que tu en discutes librement. Par contre, il ne conditionnera pas ton orientation sexuelle, on naît homo, bi ou hétéro, et on essaie de l'assumer, dès que c'est possible !! Un milieu familial homophobe peut te mettre en veille un moment, tant qu'il a de l'emprise sur toi, et tu peux te libérer et assumer par la suite. Ou un milieu religieux !... Pour ma part, j'aie l'impression d'avoir toujours été attiré par les hommes, sans pouvoir l'assumer, à cause entr'autres d'un père homophobe, aussi de la pression scolaire,  dans la société, dans la rue... et donc de la peur du jugement des autres. Et beaucoup de temps pour réaliser que mon bonheur m'appartient... Je sais pas si c'est clair tout ça, mais bon, restons ouverts !! La bise ! 

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ChatdeMars
Homme de 20 ans
Lille

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Merci à tous pour vos reponses, jamais je pensais croiser quelqu'un d'une autre planète, ni même Dobby (mais Dobby pourquoi t'es mort sur cette plage à cause de l'autre p*** de Lestrange !) 

Pour revenir à nos moutons j'ai surtout retenus que les avis divergent et que je crois qu'au final il vaut mieux pas forcément s'attarder sur tout ça. Je crois que je me prends la tête pour pas grand chose en fait, mais ça m'a fait plaisir de vous lire, de voir vos avis et ça m'a permis de réfléchir à tout ça d'une autre manière. 

Alors encore merci à tous

Et mention spéciale pour Pistache, j'achète les ratons laveurs, je te laisse trouver les scientifiques chelous  :p

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Ancien membre
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Je vois exactement ce que tu penses ChatdeMars. J'étais comme toi, je préférais rester avec des filles que des garçons. En primaire je ne voyais pas la raison mais en secondaire si haha. Bah surtout que les mecs avec qui je restais parlait que d'une chose : elle est bonne celle-là, je me la ferai bien, ta vu son cul. C'est pas que ça m'interessait pas mais forcement quand tu en parles 24h/24 c'est un peu chiant à la longue. Du coté des filles, ça parlait un peu de tout et de n'importe quoi, on se marrait bien ensemble que j'ai finalement décidé de rester avec eux. Je dis pas que tout les mecs sont comme ça mais dans mon collège ( 6ans de collège pour les belges :3 ). On m'a également fait des remarques mais je n'en tenais pas compte : au pire être PD,  c'est pas une maladie (ha bon :o). Je m'en foutais de ce qu'ils pouvaient pensés. Après si tout ce parcours choisissait notre orientation, j'en ai aucune idée. Est ce qu'on est bi/gay depuis tout petit qui nous permet de choisir ce qu'on veut faire (rester avec des mecs/filles, parler autour d'un sujet, ....) ou est-ce nos choix qui vont nous définir ...

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Louwic
Homme de 28 ans
Québec
Je rejoins l'avis de WaltouneY, j'ai toujours beaucoup plus trainé avec des mecs qu'avec des filles, et pourtant je suis bel et bien gay ^^
Après je ne dis pas que j'étais super bien intégré dans les groupes de garçons, que j'étais le mec le plus apprécié de l'école ou même de la classe,. J'étais plutôt le mec timide, réservé, qui ne parlait pas beaucoup, qui ne participait pas aux discussions, surtout quand ça parlait des filles ^^
Mais je ne pense pas que tel ou tel évènement dans notre vie ai influencé notre choix en matière d'orientation, c'est juste naturel :)

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Ancien membre
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Je pense comme les autres, on ne devient pas gay, mais on nait gay, pareil d'ailleurs pour les autres préférences bien évidemment !
Chez certains, ça se "découvre" très vite, d'autre à 40 ans, ou l'envie refait surface, ou alors encore elle n'existait pas puis d'un coup...

Au final j'aime souvent à dire qu'il y a autant de sexualités qu'il y a d'humains. Nous sommes tous différents, ne l'oublions pas ! Puis bon, parce qu'un garçon traîne avec des filles, il doit être gay ? Peut être justement qu'il aime les filles, et qu'il ne voit pas l'intérêt d'être entre garçons :P

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Ancien membre
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Hello tout le monde,
D'un point de vue théorique, tous les évènements influe sur la personnalité extérieure.
Et la psychanalyse l'explique très bien d'ailleurs, tu as "le moi", à cheval entre le conscient (la vie réelle) et l'inconscient.
Dans l'inconscient tu as "le ça" qui est le siège de tous les désirs à court terme (Libido) et le "surmoi" listant toutes les règles sociétales etc...
Le "moi" qui te représente est un équilibre entre tes pulsions / désirs et les interdits parentaux et sociaux.
Lorsque que tu ne peux pas subvenir à tes pulsions, l'inconscient le fait pour toi lors de tes rêves.
Ainsi quand tu es gamin , ton esprit est conditionné par les interdits, donc tu ne peux pas savoir ton orientation.
C'est plus grand que tu te rends compte de ton orientation, car progressivement les interdits s'enlèvent, et donc donne plus de place aux pulsions/désirs.

Mais d'où viennent les désirs / pulsions ?

Toujours d'un point de vue psychanalytique, les pulsions et désirs sont déjà présents lors de ta naissance , mais ne s'expriment pas , car avant 3 ans un enfant n'a pas conscience qui il est (donc "le moi" se construit progressivement).Il faut un évènement déclencheur pour activer les désirs, ces déclencheurs se produisent dès l'enfance (à cet âge là le cerveau est une vraie éponge) , et lorsque le cerveau est mûr, il reproduit ce qu'il a absorbé.

Comme le dit Alain "Tout choix est fait, la nature nous devance", ce qui veut dire que notre orientation sexuelle est déjà choisie, à nous de l'exprimer ou pas ;)

En espérant que mon explication ai été utile à plusieurs

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Ancien membre
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Il y a un truc que je ne comprends pas dans vos avis.
Vous affirmez que l'orientation est innée. Pourquoi ne serait-elle pas acquise ? Je ne sais pas si elle est plutôt l'un, plutôt l'autre, ou un compromis des deux, mais je pense que vous n'en savez rien non plus, je me demande donc ce qui vous permet de l'affirmer.

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Ancien membre
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Je pense que notre enfance influence notre orientation sexuelle plupart mais de façon minime. Personnellement j'ai grandi avec une bande de copine et une bande de copain, donc bon.

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Ancien membre
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Oyodoo:
Dès qu'on parle de sexualité, on est très souvent dans des hypothèses, on ne peut jamais affirmer que qui que ce soit est la vérité absolue. Les débats autour de la sexualité sont toujours très politiques et donc il faut défendre ses points de vues. Penses tu sérieusement qu'on peut acquérir le fait d'être homosexuel? Tout dans la société pousse l'homme à être masculin et hétérosexuel, la société essaye contre vents et marées de faire que tout le monde suit se modèle là. Et pourtant, il y a toujours des gens qui s'assument gay. Je ne parle pas que de la période actuelle mais de manière générale. Aujourd'hui, on est dans une société assez ouverte sur le sujet, mais quand tu vois la vie des homos au XIXème s'était pas folklo. Tu devais te cacher, vivre dans le risque de la prison, voir de pire en allant dans les seuls lieux où ils avaient des rapports avec des personnes du même sexe: les bois, etc. Malgré la répression, ils y retournaient. Je ne pense pas que ce soit acquis, on l'ai et notre travail c'est de devoir gérer cela vis à vis de la société. C'est la le travail le plus lourd. Ton raisonnement est presque le même que les psy il y a quelques décennies: si on est hétéro c'est qu'on est normal, si on est homo c'est qu'on l'a acquis. Pourtant, je n'arrive pas à me convaincre qu'on puisse devenir homo par acquis. Et le problème de l'admettre, c'est qu'alors l'homosexualité pourrait se "guérir", il suffirait de tout faire pour détruire tout ce qui peut mener un homme à devenir gay ou une femme à devenir lesbienne. C'est ce qu'à essayer l'église pendant 20 siècles,  avec l'aide souvent appuyer des régimes politiques. On voit le résultat. 

ChatdeMars:
 Je pense que tu ne te pose pas forcément les bonnes questions, ou du moins que tu ne vas que vers une vérité partielle. Premièrement, il faut séparer Genre et Sexualité. Tu peux être gay sans aimer les poupées et ne trainer qu'avec des filles (heureusement d'ailleurs ;) ). Tu peux trainer qu'avec des filles, voir être plus féminin et être hétéro (les métrosexuels). Si on reprend ton exemple de ne pas aimer le sport, au contraire le monde gay (si on part du principe qu'il y en a un) est un monde ou la norme est d'être sportif. L'image qu'on te diffuse par Tétu ou autre c'est l'image d'un mec qui cultive à outrance sa masculinité. Ils luttent contre l'image du féminin en exposant toujours ou presque toujours des mecs qui font mecs. C'est même un peu un cliché, le gay qui passe toute sa sainte semaine dans la salle de sport. Une fois que tu as bien séparer dans ta tête Genre et Sexualité, il faut certes parler des insultes. L'insulte est clairement quelquechose qui structure notre esprit. Premièrement, car c'est vécut comme une sentence, en soit même tu n'as pas ton mot à dire, ce n'est pas un débat, on t'annonce ce que tu es, et on t'annonce de cette façon que tu es hors de la norme, tu es "anormal" à leurs yeux et donc aux yeux de la norme de la société. Selon les personnes cela peut être vécut comme un trauma plus ou moins violent, allant d'une plus grande timidité, un manque de confiance en soi, de la crainte, de la peur, l'inversion du comportement (ex: la personne qui va devenir homophobe car au final il n'arrive pas à s'assumer lui même, les études de l'américain Kinsey sur le sujet sont intéressantes). L'insulte fait que le gay sait qu'il devra se construire en opposition à la société. Et cela montre toute la force de caractère qu'il faut pour se construire en opposition à cela, ce qui pour moi discrédite la thèse de l'homosexualité comme acquis. Le pire dans l'insulte vis à vis de l'homo c'est qu'en général jusqu'à une période assez récente, il ne pouvait avoir de soutien. Car en gros, tu insultes dans la rue un noir, il aura le soutien logique de sa famille en rentrant à la maison (en toute logique, ces parents sont comme lui, sauf s'il est adopté), alors que le gay non, souvent d'ailleurs quelqu'un qui n'a pas encore fait son coming out gardera tout pour lui, il n'a pas d'appuie pour traverser cette étape difficile. Cela peut donc influencer son caractère, et la manière dont il va se construire mentalement mais cela ne va pas faire que l'insulte créer la personne. Tu peux insulter ton père de PD toute la journée, il ne le deviendra pas pour autant. Surtout que lui, il ne se sentira pas visé. Alors qu'un gay oui, il sait que c'est une atteinte à ce qu'il est. Le  gay est quelqu'un qui durant sa jeunesse à du jouer avec le secret de ce qu'il est. Secret vis à vis de lui même, s'il ne s'avoue pas ce qu'il est ou le renie durant un temps. Et secret vis à vis des autres une fois qu'il prend conscience de la chose. Sa jeunesse tourne autour de l' "armoire", ce qu'on divulgue, ce qu'on cache, selon à qui l'on parle, etc. Le gay se construit contre la société durant sa jeunesse, il peut même en venir à se construire contre sa famille. De plus, avant même de te savoir homosexuelle, ou d'avoir reçut contre toi une insulte, tu savais le pouvoir réprobateur que ces mots avaient, on t'avait "appris" que c'était mal ou du moins mal vu. Je cite des caricatures, mais j'en sais rien un diner de famille ou on parle de quelqu'un qui aurait arnaqué ton grand père et le mot PD est lâché à table. Avant de se sentir visé par ce mot on sait déjà qu'il est très péjoratif, et quand on en vient à s'assumer et à vivre dans le mensonge vis à vis de sa famille c'est encore pire. Imaginons le gay qui vit dans une famille très catho qui fait la Manif pour tous et qui à table insulte à tout bout de champs les gays, imagine le fils gay assis à table en train de tout écouter. C'est un coup à se tirer une balle… La plupart savent alors qu'ils vont devoir se construire en opposition vis à vis de ce monde. Que la société est contre eux. C'est ce qui fait (mon avis perso) que les gays réussissent mieux dans les arts, etc, car ils sont habitués depuis tout jeunes à sortir de la norme à devoir être original, ils sont plus aptes à transgresser les normes car leur vie fut entièrement une transgression au niveau de leur sexualité. 

Bon, je blablate trop peut être. Je me stoppe. 

PS: Si la question de l'insulte t'intéresse sérieusement, tu as le sociologue Didier Eribon qui en parle grandement (L'insulte est au centre de son livre: Réfléxions sur la question gay, mais son Retour à Reims est pas mal aussi il revient sur son enfance perso). 

PS2: Désolé pour les fautes d'orthographes, je me suis même pas relu (moi même j'ai pas le courage xD )

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Mickaelsorb a écrit :
Oyodoo: Dès qu'on parle de sexualité, on est très souvent dans des hypothèses, on ne peut jamais affirmer que qui que ce soit est la vérité absolue. Les débats autour de la sexualité sont toujours très politiques et donc il faut défendre ses points de vues. Penses tu sérieusement qu'on peut acquérir le fait d'être homosexuel?


Je pense qu'il se pourrait qu'elle soit acquise, oui, ou qu'il s'agisse d'un compromis entre inné et acquis. Et je ne veux pas nécessairement en savoir plus.

Ton raisonnement est presque le même que les psy il y a quelques décennies: si on est hétéro c'est qu'on est normal, si on est homo c'est qu'on l'a acquis.


Plaît-il ? Je considère que si l'homosexualité est acquise, l'hétérosexualité l'est tout autant.

Pourtant, je n'arrive pas à me convaincre qu'on puisse devenir homo par acquis. Et le problème de l'admettre, c'est qu'alors l'homosexualité pourrait se "guérir", il suffirait de tout faire pour détruire tout ce qui peut mener un homme à devenir gay ou une femme à devenir lesbienne . C'est ce qu'à essayer l'église pendant 20 siècles,  avec l'aide souvent appuyer des régimes politiques. On voit le résultat. 


Justement, et je voulais y venir: dans le cas où c'est acquis uniquement, on arrivera à de telles dérives car certains considéreront l'homosexualité comme un problème d'éducation.
Et dans le cas où c'est inné uniquement, ces mêmes considéreront l'homosexualité comme une maladie génétique, et l'idée par exemple d'avortements pour cause de présumée homosexualité de l'enfant ne me plaît pas plus.
C'est pourquoi je préfère ne pas savoir, et à défaut qu'il s'agisse d'un compromis, donc pas uniquement inné, ni uniquement acquis.

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Ancien membre
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Et ben ce qui pensent que c'est une maladie génétique, ils ont tout faux, puisque l'être humain n'est pas mis en danger comme une maladie cardiaque ou autre, et les bébés sur commandes all inclusive c'est pas demain la veille ;)

Un article du monde parlant de ce sujet :

Homosexualité innée ou acquise ? Un chercheur relance le débat
Le Monde.fr avec AFP | 04.02.2010 à 21h40 • Mis à jour le 05.02.2010 à 14h19

Bonne lecture :)

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Perso, j'ai toujours grandi entourer de mecs et pourtant je suis lesbienne. Comme beaucoup le disent, on naît avec cela, c'est juste que l'on met plus ou moins de temps à le découvrir.

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Bonsoir, bonsoir par ici. :)
Merci, mon cher Chat, pour ce débat (pour lequel je n'ai noté aucune préexistence hihi) qui est un peu vieux de deux siècles mais qui est tellement contemporain par ailleurs. Je ne vais pas relever ce qui a été dit plus haut parce que je m'apprête à pondre un roman, je le ferai peut être plus tard. Je vous cite juste une partie de mon article sur l'Histoire du crime d'homosexualité pour vous rappeler ce qu'ont donné les premières théories sur l'homosexualité innée et comment elles ont légitimé son inscription aux maladies mentales.

"[...]
Durant la seconde période industrielle des générations de médecins se succèdent en Europe et en Amérique pour tenter de trouver une cause à ce qu'ils considèrent comme un dysfonctionnement sexuel, l'homosexualité ne serait plus un pêché contre Dieu ou un crime social contre l'État mais une inadaptation médicale et psychologique qui deviendrait vite une maladie mentale.
[...]
 En France c'est surtout Louis-René Villermé, précurseur de la sociologie,[...] qui pensait que les pédérastes actifs étaient nés ainsi et qu'ils avaient hérité de leurs penchants à la naissance [...]
[...]
Karl Heinrich Ulrichs, allemand pionnier de la sexologie et précurseur du militantisme homosexuel, [...] avance qu'au début de leur développement tous les embryons sont identiques et qu'ils se divisent ensuite en trois catégories (mâle, femelle et urning), la dernière ayant les caractéristiques physiques d'un des genres avec un instinct sexuel qui ne correspond pas à ses organes sexuels.
[...]
Charles H. Hugues, médecin dans le Missouri, établit que l'homosexuel est un efféminé qui se passionne aisément pour les romans et les toilettes. Il prouve ensuite que certains homosexuels ne sont pas efféminés et pense que c'est cette catégorie d'efféminés qui possède un cerveau femelle dans un corps mâle. [...]"

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