Changer ses valeurs et ses principes

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Elegy
09/08/2025 à 00:53

Récemment, j'ai regardé une vidéo d'une femme qui témoignait sur le changement des valeurs et des principes de son mari dans le couple. Après une longue séparation physique (ils vivaient dans des pays différents), il est revenu "changé/plus le même", selon elle. Aujourd'hui, elle a l'impression de vivre avec un inconnu. Le fait qu'elle en conclut qu'on pouvait modifier ou perdre ses valeurs et principes m'a interpellé. J'ai toujours pensé que les valeurs étaient inscrites en nous et ne bougeaient pas durant toute notre vie. Ce qui n'est pas forcément le cas pour les principes. Du coup, je me demandais ce que vous en pensez de votre côté.

Peut-on changer de valeurs et de principes ? Qu'est-ce qui modèle/crée nos valeurs et principes ? Qu'est-ce qui nous les fait perdre ?

Commencer à faire des rencontres ?
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Ancien membre
09/08/2025 à 08:22 - 09/08/2025 à 08:42

Pour moi on évolue mais on ne change pas. Nos valeurs sont bien encre en nous. L'éducation, le mode de vie, nos amis, notre vécu. Si on a eu des mauvaises expériences, si on a était déçue. On se protège et on mets des limites et une carapace mais au fond on reste la même. Plus haut tu dit que le mec vivait dans des pays différents. Normalement il serait plus ouvert d'esprit, tu as une autre vision du monde, tu te prends moins la tête sur des détails. Mais ça peut faire l'inverse, c'est à dire se renfermer comme une huître. C'est très étonnant mais bon.

Un exemple de mon vécu : Mes belles -soeur essayent de rattraper le coup quand mes frères n'essaient pas de me connaître. Elles m'invitent quelques fois c'est mignon. Mais souvent elles le font quand leur Mari n'est pas là. Ou peut disponible. À l'époque je leur trouvais des excuses car quand j'en parlais à mes parents eux même leur trouvais des excuses et le font toujours. Aujourd'hui j'ai la rage. Je réponds pas à leur publication sur WhatsApp. Je n'appelle pas. Je ne leur propose pas de venir sur Nantes. Au Table de famille je me mets à la table des ados eux au moins il me parle ! Il y a que ma sœur qui me porte dans son cœur, les autres... C'est du genre à dire qu'on a pas le même âge... Et tu comprends avec les enfants.... Ils ont pas le temps. Ah ba c'est sur ils préfèrent voir les autres dans leur maison.

Mes parents me disent tu n'appelle pas, tu donnes pas de nouvelles, tu vas jamais les voir. Mais c'est pas à moi de demander si je peux venir chez eux mais à eux de m'inviter. Donc ce que je veux faire comprendre c'est que selon les individus on reste la même personne mais on s'adapte aux gens. Mes frères ils avaient de l'importance à mes yeux mais eux de leur coter je fais fonction plante verte. On parle qu'au gens de nos âges et la petite jess on va faire comme si elle était pas là. Et ba on va rester une plante verte !

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Némésis Inu
09/08/2025 à 09:57

Citation de Elegy #537622

Hello,

Bien sûr que les principes et les valeurs peuvent se modifier dans le temps, surtout si on est sous la coupe de l’influence d’une personne ou dans le cas que tu décris d’une culture dans un autre pays, totalement différente de la nôtre.

Et puis ça n’arrive jamais à n’importe quel moment, en général, c’est un moment clé de sa vie où on se posait déjà des questions sur soi ou sur sa vie, et des gens te propose un autre chemin, une autre solution, une autre vision parfois à l’antipode de ce que tu étais avant.

Ça peut rendre une personne meilleur comme ça peut rendre une personne la plus mauvaise du monde

Rien n’est inscrit pour l’éternité dans le marbre et les valeurs n’échappent pas la règle

avatar contributeur Palivinho
Palivinho
09/08/2025 à 10:18

Je ne sais pas quelles définitions vous mettez derrière principe ou valeur

Pour moi, les principes ça peut changer assez facilement

Une histoire de vie, un environnement, ça nous influence forcément

L'exemple devisitoramus d'être gentil avec tout le monde au début, de se rendre compte que "trop bon trop bon", et le faire payer, parfois injustement aux mauvaises personnes, l'illustre bien

Les valeurs, ça change moins facilement

Si je veux donner un exemple, je prendrais les soignants qui craquent

Ils commencent leur métier avec bienveillance, avec l'envie de bien prendre en charge leurs patients et de transmettre aux générations futures

Et puis ils se retrouvent dans un système dysfonctionnel qui les pressent, ils ne peuvent plus bien faire leur travail, ils peuvent bâcler leurs soins et maltraiter les étudiants "comme ils ont été maltraités"

Mais pour reprendre ton exemple : je ne suis surpris qu'après une expérience à l'étranger, on en revienne changé

Rien que quand je pars en vacances une semaine dans un autre pays, j'en reviens avec des choses que j'amène de là bas chez moi (sur mon dernier j'en suis revenu avec plus de recul sur moi-même)

avatar contributeur de Bidule
Modération Bidule
09/08/2025 à 10:23

J'ai l'impression qu'en faite, on s'élabore à partir d'un cadre et nos valeurs (souvent transmises) n'ont de sens que si elles ont été éprouvées et qu'elles font sens à notre conception interieur du monde et de ses propres valeurs à lui ainsi que de notre propre conception de nous même en son sein.

J'ai l'impression que c'est ce jeu de miroir qui nous positionne dans une posture ou une autre.

Le principe quant à lui, j'ai plutôt tendance à le concidéré comme une sorte d'habitude (pseudo moral) qui tente de poser un cadre - ou plutôt d'imposer NOTRE cadre - et qui agirait un peu comme un marquage de territoire animal, mais dont l'application serait morale. Une sorte d'automatisme qu'on à tendance à faire passer pour une attitude interieur.

Je regrette que cette habitude soit poussée plus par une sorte de fenéantise intellectuelle que par un veritable sens moral. Parce qu'au final, que ce soit les valeures et les principes, c'est bien de moral dont il s'agit mais aussi de la place quee notre ego tient dans nos interaction avec les autres.

Et vu sous cet angle, les valeurs et les principes perdent souddainement de leurs superbe !


Aller de fleur en fleur et ne prendre de chacune que le meilleur

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Farf
09/08/2025 à 10:24

Hello les Betos !

Sympa, ce sujet 🙂

Je pense qu'à la racine, il est nécessaire de revoir quel sens ont les mots, et/ou quel sens on leur prête.

Pour illustrer, je vais faire simple en essayant de distinguer les mots valeur, principe, et en ajoutant la vertu.

"Voler, c'est mal". Voici une valeur.

"Ne vole pas" est un principe.

"Ne pas être un voleur" est une vertu.

Voilà. Cela me semble parlant.

Dans cet exemple, la valeur est ancrée en moi.

MAIS si je crève la dalle, je serais capable de balayer le principe en volant de quoi me nourrir. Je ne serai pas pour autant une voleuse, mais à ce moment précis, je me ferais voleuse.

avatar contributeur de Yoyo53
Yoyo53
09/08/2025 à 11:23

Ce n'est peut-être pas les valeurs et principes qui changent mais la perception du monde ?

avatar contributeur de Malakiavel
Malakiavel
09/08/2025 à 12:04

Les valeurs sont une vision abstraite d’un idéal, elles engendrent des normes sociales, une ligne de conduite à respecter.

Exemple : la politesse respect de l’autre

On intègre et intériorise ces règles et valeurs lors de la socialisation qui se poursuit toute notre vie. Par conséquent, les valeurs sociales changent/évoluent/varient : certaines prennent le pas sur d’autres (dans la priorisation), certaines s’intensifient ou s’affaiblissent (dans la déf’, la perception ou l’engagement).

C’est un système vivant qui évolue tout en restant ancré.

Commencer à faire des rencontres ?
avatar contributeur de Occamj
Occamj
09/08/2025 à 18:01

Bonjour,

Bien sûr que les valeurs morales (l éthique dans mon vocabulaire) sont construites, et donc évoluent tout au long de la vie.

Des évènements, des lectures, des films, des rencontres... Mon éthique s'est précisée au fil du temps.

Aimer mieux, faire le bon geste, le bon sourire.

Être authentique, ne jamais mentir.

Voir mourir et se savoir fragile.

Savoir dire non

Savoir dire assez.

Partir sans se retourner ...

Devenir soi même a chaque instant.

Nos valeurs changent, et on espère toujours pour le mieux!

avatar contributeur de Kanizsogma
Kanizsogma
09/08/2025 à 19:17

Citation de Elegy #537622

Oui, je crois qu'on peut effectivement changer de valeurs et de principes. D'ailleurs je n'ai pas à le penser, ça s'observe dans la vie, beaucoup de gens ont vécu ou connaissent des gens ayant vécu ce genre de changement personnel, partiellement ou plus globalement.

Ce qui modèle ou crée nos valeurs et principes pour le dire simplement c'est : Notre vécu. Tout ce à quoi nous avons été confronté depuis qu'on est capable de comprendre ce qui se passe autour de nous (la petite enfance inclus). Les gens autour de nous, leurs idées, leur façon d'être entre eux et avec nous, la façon dont la vie "nous a traité", la façon dont on est éduqué, le contexte où tout ça se produit etc etc etc... Nous ne sommes tous et toutes qu'une somme inimaginable de paramètres qui font qui nous sommes et façonnent notre personne à tout les niveaux.

Et de la même façon, c'est cela aussi qui tout au long de la vie nous façonnant, parfois altère des certitudes et des principes ou au contraire les renforce et les consolide. Les gens, les évènements, la croissance personnelle. Bref, les mêmes paramètres que j'évoquais au dessus.

Rien n'est immuable en nous. Même quand une idée demeure toute la vie, ce n'est pas parce qu'elle était immuable, mais parce que notre vécu nous a conduit à y croire jusqu'au bout. Et c'est très bien comme ça. Je suis persuadé que je penserai certaines choses toute ma vie, mais je sais que "par construction" l'humain est sensible à la logique, aux arguments, aux témoignages, aux idées, aux évènements, ce qui m'oblige à remettre en question mes idées chaque fois qu'elles sont confrontées à un point de vue différent. Le résultat est toujours positif : Soit mon avis évolue ou change, et j'avance. Soit ma conviction s'affirme, et j'avance toujours.

avatar contributeur de Elegy
Elegy
09/08/2025 à 19:33 - 09/08/2025 à 19:37

Il y a une question qui me vient parce que là, je suis un peu paumée dans ma réflexion. Imaginons une situation : on a un enfant qui grandit dans un environnement très raciste. On l'éduque à l'être, à s'imprégner de ça. Ensuite, imaginons que cet enfant refuse cette pensée (être raciste), qu'il la rejette quitte à se prendre des coups, à subir les humiliations, à renier sa famille ou à être renié par sa famille. Qu'est-ce que c'est alors ? Est-ce une valeur ou autre chose ? Dans cette situation, on voit que la valeur propre à l'enfant n'est pas la même que celle des parents. La menace, la manipulation, la violence, l'abandon, n'y changent rien. Cet enfant refuse de plier devant les valeurs de l'autre qu'il ne partage pas. Je comprends cette idée d'influence, de mouvance mais n'est-ce pas possible d'avoir des valeurs fortes, inébranlables ? N'est-ce pas possible d'être avant de devenir ? Et s'il y a des valeurs fortes et des valeurs molles (mouvantes selon le contexte), comment on appelle ça ? J'aurais pu aussi citer l'exemple d'une personne qui fait partie de la résistance française durant la Seconde Guerre mondiale. Hier, je parlais de René Char sur un topic du forum. Il a voulu défendre la liberté de son pays au prix de sa vie. Il y a échappé (à la mort), mais il aurait pu y rester, et il y serait resté parce que sa valeur personnelle (la liberté) est plus forte que tout le reste. Du coup, comment expliquer qu'une valeur est mouvante alors qu'ici, on a l'impression qu'elle ne l'est pas ?

avatar contributeur de Kanizsogma
Kanizsogma
09/08/2025 à 20:33

Citation de Elegy #537677

Pour répondre simplement : Non.

Cet enfant que tu évoques dans ton exemple, qui va contre le racisme de ses parents, a subi le même processus que pour tout le reste. Quelque chose ou quelqu'un etc... lui a ouvert les yeux et l'esprit, a piqué sa curiosité au point de vue différent, opposé, et il a fait son chemin jusqu'à penser par lui même. D'ailleurs, le fait que ce soit martelé chez lui est autant un paramètre de ça que tout le reste. Dans la croissance des enfants le besoin de confronter les opinions dominantes pour lui à d'autres est un reflexe normal pendant la croissance de la psyché. Bref, changer de "valeur", les consolider, ou aller contre celles d'autres n'est ni inné, ni issu du vide. C'est toujours une influence extérieure qui amorce la réflexion.

Ton exemple de René Char, je t'avoue que je ne le comprends pas, je ne sais pas qui c'est et n'ai pas lu ce post de ta part que tu évoques, aussi je ne le commenterai pas ^^'.

avatar contributeur de Ran Mouri
Ran Mouri
10/08/2025 à 10:57

Citation de Elegy #Imaginons une situation : on a un enfant qui grandit dans un environnement très raciste. On l'éduque à l'être, à s'imprégner de ça. Ensuite, imaginons que cet enfant refuse cette pensée (être raciste), qu'il la rejette quitte à se prendre des coups, à subir les humiliations, à renier sa famille ou à être renié par sa famille. Qu'est-ce que c'est alors ? Est-ce une valeur ou autre chose ?

Bonjour Elegy, bonjour tout le monde :).

Pour moi ça s'appelle la liberté de penser, le libre arbitre. J'en ai un peu parlé sur le sujet de la religion. D'ailleurs quelqu'un la dessus parlait de la rébellion. Cette personne disait "dans la vie, soit on est rebelle, soit on ne l'est pas". En faisant référence au fait d'être athée. En gros les athées c'est des rebelles et les croyants ne font que suivre quelque chose qu'on leur a inculqué.

Quand j'ai lu cette intervention, j'ai voulu réagir en disant que les vrais rebelles c'est les femmes et hommes allemands qui se sont opposés au régime totalitaire allemand durant la seconde guerre mondiale.

Choisir entre suivre la religion ou ne pas la suivre relève du choix. Le libre arbitre nous est laissé. Personne ne nous menace de mort si on fait l'un ou l'autre donc peut-on vraiment parler de rébellion. Oui dans le cas où il y a une pression familiale, ça peut être suffisant mais c'est plus simple de se rebeller contre ses parents (bon il y a des "parents" qui tuent ou renient leurs enfants literallement parce que ceux-ci ne sont pas "normaux" aux yeux de ces "parents" qui pensent bien agir). Mais bon dans le cas que tu cites Elegy on va dire que les parents ne menacent pas l'enfant pour qu'il pense comme eux. À partir de ce moment là, pour moi il a le libre arbitre. Quand on a le choix, qu'on n'est pas menacé de, alors on a le libre arbitre. Malgré une certaine pression, sociale ou familiale, on peut encore s'y opposer et penser par soi-même. Avant on avait pas beaucoup de liberté j'en conviens.

Moi j'ai un esprit libre, j'estime que personne ne pourra jamais me faire adhérer à quelque chose qui va en l'encontre de mes valeurs, j'ai beaucoup de convictions et de certitudes, mais toute sûre de mes convictions que je suis, je me suis toujours demandée, dans l'Allemagne totalitaire de 39-45, qu'aurais-je fais si j'avais été allemande.

Avoir des certitudes c'est bien. Avoir des convictions c'est bien. Mais lorsqu'on n'est pas confronté à ces situations comment savoir (j'y reviendrai dans un autre post avec un autre exemple).

Bon après si j'étais née dans d'autres circonstances cela changerait forcément qui je suis non ? C'est très compliqué comme question. C'est peut-être parce que je suis née où je suis née, que j'ai grandi où j'ai grandi, que j'ai vécu la vie que j'ai vécue, que j'ai cette personnalité. Mais si on change tout cela, je deviens quelqu'un d'autre non ?

Mais dans l'hypothèse où je serai la même personne et que j'aurais la même personnalité, les mêmes convictions, me serais-je dit "ce n'est pas normal ce que nous faisons" (nous en tant qu'Allemands). Il faut beaucoup de courage.

Vous savez, et je terminerai là pour l'instant, il existe un procès très intéressant, celui d'Adolf Eichmann, dans lequel ce dernier dit qu'il ne faisait que son travail (le travail en question comme vous le savez, consistait à appliquer la "solution finale"). Donc Eichmann avait-il des valeurs ? Avait-il des convictions, avait-il des principes ?

Une chose est sûre ces principes ou valeurs n'étaient pas assez forts pour le faire réfléchir à ses actes et à leurs conséquences. Pour moi Eichmann avait un libre arbitre, peut-être d'autres allemands obéissaient par peur de la mort, par peur pour leurs proches même s'ils savaient que c'était mal, mais lui le faisait comme un "travail normal" métro, boulot, dodo, sans se poser de questions. Il ne faisait même pas parti des Allemands qui adhéraient aux "idéaux" du régime. Son chef lui dit de faire quelque chose, il s'exécute, c'est "normal". Il ne fait que son travail, pourquoi lui reprocher quelque chose ?

Hannah Arendt appelle cela, la banalisation du mal.

Citation de Kanizsogma #537680

C'est très intéressant. Je me suis toujours demandé en effet, par rapport à la question d'Elegy concernant cet exemple, quel est ce quelque chose, ce quelqu'un ou ce quoi, qui peut nous détourner de la pensée de nos parents.

J'y reviendrai aussi.

Sujet très vaste qui peut mener à plusieurs réflexions intéressantes.

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Visitoramus
10/08/2025 à 13:25

Citation de Ran Mouri #537709

Moi j'ai un esprit libre, j'estime que personne ne pourra jamais me faire adhérer à quelque chose qui va en l'encontre de mes valeurs, j'ai beaucoup de convictions et de certitudes, mais toute sûre de mes convictions que je suis, je me suis toujours demandée, dans l'Allemagne totalitaire de 39-45, qu'aurais-je fais si j'avais été allemande.

Petite intervention parce qu'en lisant cette partie, dans ma tête ça a direct fait "et si j'étais né en 17 à Leidenstadt..." 😅

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Ran Mouri
13/08/2025 à 22:33

Citation de Palivinho #Je ne sais pas quelles définitions vous mettez derrière principe ou valeur

Pour moi les valeurs c'est des notions comme le partage, l'honnêteté, l'intégrité, la justice, etc. Chacun a les siens. Alors que les principes c'est plus des règles concrètes qui nous aident à vivre selon nos valeurs.

Citation de Visitoramus #Petite intervention parce qu'en lisant cette partie, dans ma tête ça a direct fait "et si j'étais né en 17 à Leidenstadt..."

C'est exactement ça ahah :p

Une chanson si percutante !

D'ailleurs ça me permet de faire le parallèle avec d'autres exemples que ce sujet m'évoquait :

Goldman :

"""On saura jamais ce qu'on a vraiment dans nos ventres, caché derrière nos apparences

L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau? Ou le pire, ou le plus beau? Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau. S'il fallait plus que des mots?"""

Penser qu'on est conditionné à, parce qu'on a grandi dans, c'est la fatalité. Je ne crois pas en la fatalité. Je pense que chacun est libre.

Par exemple, on me dit souvent que c'est bizarre que j'aime être lesbienne car personne n'aime être homosexuel et les gens préféreraient être hétéros, s'ils pouvaient choisir.

J'aime tellement ça que parfois je me retrouve à devoir me justifier auprès d'autres personnes de la communauté. Beaucoup pensent automatiquement que parce que tu embrasses qui tu es, ça veut dire que tu n'as pas de problème dans la vie, que ta famille t'accepte et que tu vis dans le meilleur des mondes.

Moi je ne vois pas le rapport entre ma famille, le monde dans lequel on vit et ce que je ressens, qui est propre à moi. Ce qui me rend heureuse ne dépend pas de l'état du monde. Ce n'est pas parce que le monde est homophobe que ça aura un impacte sur ce que je ressens.

Ce que je ressens pour les femmes est réel, beau, unique et me rend très heureuse. Qu'il pleuve dehors ou qu'il y ait du soleil, n'y change rien. Donc que ma famille soit homophobe ou non, n'a pas d'impact sur le bonheur que je ressens d'être lesbienne.

Goldman "S'il fallait plus que des mots"

C'est encore la même question, si j'étais née là-bas (dans un pays où l'homophobie est un crime) serais-je la même personne avec le même discours ("que des mots") ou serais-je écrasée par le poids de la violence ?

Si grandir dans un environnement particulier (qu'il soit raciste comme dans l'exemple, homophobe, guerre etc) nous conditionne à prendre le même chemin, d'où vient comme disait Kanizsogma, ce quelque chose qui va nous ouvrir les yeux ?

Je me disais, l'école. À l'école on nous apprend à penser par nous-mêmes. À développer notre esprit critique. On nous pousse à faire des concessions réfutations. Faire l'exercice d'accepter quelque chose puis de le réfuter avec un argument. On nous ouvre l'esprit sur le monde. On nous apprend l'histoire pour nous faire comprendre les erreurs du passé à ne plus répéter.

À l'école, on est aussi confronté à d'autres cultures, d'autres visions du monde, chose que certains parents n'ont pas connus.

Je pense que la multiculturalité est une bonne chose quelque part. Souvent quand on dénigre l'autre c'est qu'on ne le connaît pas, on a peur de lui car il n'est pas "comme nous". Alors que ce n'est pas forcément vrai. Et quand bien même ça l'était, la différence n'est pas censée nous éloigner mais nous rapprocher, car c'est aussi des autres qu'on apprend le plus.

avatar contributeur de Agathe1971
Agathe1971
14/08/2025 à 10:11

moi , j'ai deux principes de vie 1 : c'est que la seule chose dont je suis sûr c'est que je ne suis sûr de rien

et 2 : que je peux résister à tout sauf à la tentation

et mes valeurs évolues au grée des rencontres et des balades multiples

avatar contributeur de Némésis Inu
Némésis Inu
14/08/2025 à 11:28

Citation de Agathe1971 #537955 que je peux résister à tout sauf à la tentation

J’aime bcp cette phrase 😊

Mes principes :

1-Ma priorité, c’est moi, mon bien être, mon ressenti

Ça peut paraître très égocentrique mais ça m’a sauvé la vie plus d’une fois et ça m’a rendue plus forte, plus confiante .

2-si tu es sur d’avoir fait le maximum alors n’ai pas honte d’avoir échoué

3- la destinée est un croquis imposé mais seule toi à le pinceau pour finaliser le tableau

avatar contributeur de Elegy
Elegy
18/08/2025 à 06:45

Bon… J'ai laissé passer du temps avant de répondre sur le topic. Je parle beaucoup et ne souhaitais pas monopoliser l'espace ou orienter les discussions vers une direction ou une autre… Je vous laissais discuter entre vous. 😎

Comme je vois qu'on se demande quelle définition on met sur une valeur et un principe, je fais un copier-coller de ce que j'ai récupéré sur une doc. J'ajoute aussi la "norme" et la "vertu" pour se les remettre en mémoire (https://www.espace-ethique-normandie.fr/11529/)

  • VERTU : Une vertu est une disposition de caractère chez une personne, un groupe, une organisation ou une société qui permet de faire le bien, c’est à dire d’agir de manière éthique. Autrement dit, c’est la manifestation tangible d’une valeur, notamment par les attitudes que manifestent une personne, un groupe, une organisation ou une société. Les vertus sont des « excellences humaines » c’est à dire des qualités admirables ou louables du caractère. Pour Aristote par exemple, les vertus s’acquièrent volontairement par l’enseignement, l’expérience et l’habitude. On peut admettre que l’amabilité, l’authenticité, la bienveillance, la bonté, la droiture, l’équité, l’honnêteté, l’indulgence, l’intégrité, la loyauté, la modération, la patience, le respect, la sagesse, la transparence et la véracité correspondent à des vertus c’est à dire des qualités humaines estimées ou admirables, cependant le catalogue peut varier selon les perspectives éthiques engagées.

  • VALEUR : Le terme valeur s’emploie dans des domaines extrêmement variés, politique, esthétique, moral, éthique… L’étymologie vient du latin « valere » qui veut dire être fort, puissant, « être bien portant » puis « valoir ». Au sens ordinaire : qualité des choses, des personnages, des conduites, que leur conformité à une norme ou leur proximité par rapport à un idéal rendent particulièrement digne d’estime. Le terme valeur a désigné également, en français, le « courage », la « vaillance »… Les valeurs ne se transmettent pas d’elles-mêmes, il n’y pas de valeurs innées, elles ne se découvrent pas toutes seules. Les enfants ne les connaissent pas et ne les apprécient pas spontanément. Par exemple on ne naît pas avec le respect de tout autre… Comme le souligne R. OGIEN, les énoncés en termes de valeurs peuvent être : Évaluatifs (jugement positif ou négatif en fonction des représentations de la hiérarchie des valeurs, jugement qui approuve ou réprouve les choix), Prescriptifs (impératif de type «il faut», etc.), Directifs. La perspective les concernant peut être aussi bien axiologique (à composante descriptive comme «courageux», «généreux», etc.) que normative («bien», «mal», «meilleur», «pire», etc.). Les valeurs se déploient dans trois champs : la culture, la conscience personnelle et le milieu professionnel.

Les valeurs personnelles : Ce sont celles qui sont le plus ancrées en nous. Nous en sommes imprégnés dès notre enfance par notre éducation familiale. Elles forment nos convictions, elles influencent notre interprétation d’une situation et la manière dont nous la vivons. Elles sont dites idiosyncratiques, c’est-à-dire qu’elles sont propres à chacun. Elles sont organisées hiérarchiquement selon l’importance que chacun leur accorde, elles se traduisent dans nos actes. Ce système de valeur influencera nos décisions professionnelles selon ce que nous estimons être bon ou mauvais à faire.

Les valeurs culturelles : Nous en sommes également imprégnés dès notre enfance mais ce sont les valeurs communes à un groupe, à une communauté. Elles sont propres à notre culture d’appartenance et influencent nos convictions autour des conceptions de la santé, la maladie, la mort. Elles relèvent du processus de socialisation.

Les valeurs professionnelles : Selon le Comité Infirmier International (CII) – 1994 : « Les valeurs professionnelles sont les qualités générales estimées comme telles par une profession. Pour les soins infirmiers, ce sont celles que font prévaloir les codes de déontologie professionnels et la pratique même des soins. » Elles sont énoncées dans des textes officiels tels que : les droits de l’homme, le code de déontologie, le code de l’infirmière du CII, les règles professionnelles, la charte du patient hospitalisé. Certaines valeurs professionnelles ne sont pas d’ordre moral mais elles sont les valeurs traditionnelles de la profession. Ex. : le sens de l’organisation, l’efficacité, la discrétion…

Le conflit de valeurs : dilemme éthique : Le dilemme éthique résulte d’une situation où un individu est confronté à un choix déchirant parce que les options qui s’offrent à lui se fondent sur des valeurs irréconciliables ou difficilement conciliables.

  • NORME : En sociologie, la norme sociale est définie comme les principes de conduite, de pensée, imposés par la société (les “habitus” de Bourdieu). Un idéal de comportement sur lequel on doit régler notre existence. Les producteurs des normes sociales sont appelés agents de contrôle social : famille, (socialisation primaire), puis l’école, la vie en collectivité, les institutions étatiques (socialisation secondaire), les médias, les autorités religieuses (parfois)… Une norme sociale, correspond à une règle de conduite spécifique qui détermine un comportement attendu ou défendu au sein d’un groupe dans un contexte particulier. Toute norme suppose une certaine pression sociale à la conformité, et le non-respect de la norme est généralement associé à une forme de sanction plus ou moins explicites, différente selon que les prescriptions ou proscriptions de comportements sont officielles (textes) ou officieuses (façons de faire usuelles). De ce point de vue, la norme a un caractère moral car elle définit une conduite jugée moralement préférable et diffère en ceci d’une autre acception de la norme conçue en tant que moyenne statistique. Les normes ne sont pas figées. Elles évoluent dans le temps, elles sont relatives aux sociétés.

  • PRINCIPE : Alors qu’une valeur correspond à un concept abstrait de nature évaluative, un principe se traduit par une règle d’action qui permet l’actualisation d’une ou plusieurs valeurs ou normes : il énonce ce qu’on doit faire pour bien agir. Les valeurs précèdent le principe qui permet de l’actualiser pour les respecter. Autrement dit les principes permettent aux valeurs d’exister dans la réalité, dans nos décisions et actions. Les principes forment un cadre pour identifier des problèmes moraux et y réfléchir. Ce sont des outils de délibération.

CONCLUSION

Une vertu est une disposition de caractère permettant l’agir éthique c’est à dire la manifestation tangible d’une valeur.

Une valeur éthique est un concept abstrait de nature évaluative servant à déterminer l’acceptabilité ou le bien-fondé d’une attitude, d’une action, d’une préférence ou d’une situation.

Un principe éthique correspond à une règle d’agir qui actualise une ou plusieurs valeurs.

La réflexion éthique peut être normative en ce sens qu’elle permet de créer des normes ou de les modifier afin d’améliorer de manière dynamique les normes qui régulent la pratique.


Pour ajouter, sur le cas du couple que j'ai cité dans mon premier message, je n'ai pas précisé que le mari est un japonais qui est parti travaillé aux Etats-Unis pendant 2 ans avant de rentrer dans son pays pour rejoindre sa femme Belge avec qui il est en couple depuis 12 ans. Quand il est rentré, elle ne la plus reconnu. Elle dit : "Aujourd'hui, nous sommes devenus incompatibles. [...] Je ne le connais plus, c'est un étranger, il fait aujourd'hui des choses qu'il n'aurait jamais faites avant, qui sont à l'inverse de ses valeurs et principes [...] Soit ce qu'il est aujourd'hui n'est pas lui, soit c'est lui et le reste était un mensonge. [...]". Elle ajoute même : "En ce moment, il fait des efforts pour redevenir la personne qu'il était avant mais je me demande s'il ne le fait pas dans le seul but de ne pas me perdre...". Elle n'a pas donné de détails sur ce qu'il s'est passé au juste et sur les changements en lui mais, apparemment, il a fait des grosses conneries, des choses supposément contraires à ses valeurs et principes. Le changement/comportement de son mari interroge. On peut trouver plusieurs explications à son changement : une détresse émotionnelle qui le pousse à agir à l'inverse de ses valeurs ; l'influence de son pays d'expatriation qui a élargit son spectre des valeurs ; une nature cachée par opportunisme, malveillance ou conditionnement (son éducation) qu'il révèle aujourd'hui etc. Je ne vais pas énoncer toutes les influences qui peuvent modifier nos valeurs et comportements mais il y en a plein. Vous en avez déjà énoncées certaines. Il n’empêche que, dans ce cas de figure, ça peut être quand même très inquiétant si nous pouvons revenir changé à ce point après un voyage de 2 ans à l'étranger, si nos valeurs avant notre départ sont contraires à nos valeurs à notre retour. Et s'est toujours aussi inquiétant quand on remarque à quel point il fait des efforts pour "redevenir l'homme qu'il était" aux yeux de sa femme. On se demande finalement quelle est la structure fixe, l'identité de cet individu, et quelles sont ses véritables valeurs profondes si elles peuvent à ce point se contredire aussi rapidement...

Pour en revenir au sujet général et comment je vois les choses de mon côté. Je pense que notre personnalité ainsi que notre fonctionnement cognitif sont les prémices de notre structure, de notre identité. Viennent s'ajouter à ça, par la suite, des valeurs/principes/normes extérieurs qu'on adoptera ou pas en fonction de l'importance qu'on leur donne. Ces valeurs peuvent être primaires (qu'on défendra coûte que coûte ou qui nous coûtent beaucoup émotionnellement quand elles ne sont pas respectées) et secondaires (qu'on négociera selon le contexte ou qui nous coûtent beaucoup moins émotionnellement quand elles ne sont pas respectées). Par exemple, si une de mes valeurs est "le respect du bien-être de l'autre et le respect envers mes ainés", disons que si je devais marcher sur le pied de quelqu'un dans la rue ou sur le pied de ma mère sans le faire exprès, je m'excuse par politesse et pour lui avoir fait mal sans le vouloir. Par contre, s'ils réagissent mal et commencent à m'engueuler en retour, je vais faire de même aussi parce qu'ils dépassent les bornes. Le bien-être de l'autre et le respect envers ses ainés, c'est important pour moi mais ce sera toujours moins fort à mes yeux que "se respecter soi et se faire respecter". C'est une histoire de priorisation, de pyramide des valeurs/principes/normes. Certaines sont plus importantes et vitales à nos yeux que d'autres. Et, d'une personne à l'autre, la hiérarchie des valeurs, dans cette pyramide, peut changer. Pour ma part, je fais énormément la différence entre soi et l'autre/l'environnement parce que ce sont des choses très différentes à mes yeux. Quand Ran Mouri parle de ses valeurs, avec la manière énergique qu'elle les porte et les défend, je me reconnais assez. Mes valeurs fortes sont inébranlables, elles sont ma structure, mon identité. Je les sens en moi et agir sur moi depuis toujours. Peu importe le lavage de cerveau qu'on a essayé de me faire, peu importe ce que la société m'a toujours dit de penser, peu importe comment elle m'a condamnée en ne suivant pas sa morale du moment, peu importe tous les gens que j'ai perdus en ne les négociant jamais, elles sont inébranlables, plus fortes que tout. Elles ne sont pas forcément visibles mais en fond. Elles orientent toutes mes émotions, mes prises de décision, mes actions, mes luttes, le choix de mon entourage, là où je trouve mon épanouissement. C'est ma vision du monde, de moi-même, des autres, des actions à réaliser dans la société. Par contre, mes principes/convictions sont beaucoup plus facilement flexibles, modifiables et jetables puisqu'ils dépendent d'une maturité personnelle et d'un contexte. Mes convictions et principes de mes 20 ans ne sont pas ceux d'aujourd'hui. Certains sont restés, d'autres se sont modifiés, voire ont disparu. Maintenant, si on reprend l'exemple de Farf sur le fait de voler par nécessité et qu'on modifie un paramètre (qui on vole) alors tout peut peut-être changer. "Serions-nous capables de voler les nôtres, nos propres parents/enfants ?". Certains en seraient capables, d'autres non, en étant forcés par la situation ou pas. Tout dépend de notre pyramide des valeurs, donc du conflit interne que ça cause en nous. Il y a des situations dont les conséquences morales/émotionnelles/physiques sont plus lourdes à porter que d'autres... Certains n'y voient aucun problème et volent leur proche sans culpabiliser. D'autres ne le feraient jamais. D'autres encore, le feraient mais en gardant longtemps cette culpabilité au fond d'eux. Bon... Je ne vais pas approfondir sur cet exemple là maintenant, mais c'est une réflexion intéressante : "Qu'est-ce que ça nous coûte d'enfreindre une de nos valeurs ? Est-ce que finalement ce n'est pas le coût qui fait loi en nous ?".

Je ne vais pas répondre à toutes les personnes mais ça ne veut pas dire que les interventions ne sont pas intéressantes. Je préfère seulement regrouper mes réponses pour que ce soit plus lisible et moins pénible à lire.

Ran Mouri. Tu poses la question : "Est-ce qu'Eichmann avait des valeurs, des convictions et des principes ?" En fait, j'aurais envie de répondre : "Est-ce qu'une valeur qui n'est pas partagée par tous est un manque de valeurs ? Est-ce qu'une valeur/vertu qui sert le mal n'est pas une valeur/vertu ? Sur quoi se base-t-on pour dire qu'une personne n'a pas de valeurs ?" Si ça se trouve, le Eichmann là, il était vertueux à ses yeux et aux yeux de tous ses petits copains et de la société allemande. Il représentait la "droiture", le "sauveur". Peut-être aussi que la "droiture" était plus forte à ses yeux que "le respect de la vie humaine" selon sa pyramide des valeurs…

Ran Mouri. Disons que si cet enfant est seul contre tous (pression familiale qui dit qu'il faut être raciste + pression sociale qui valide et exerce le racisme), je ne le vois pas si libre que ça. Dans ce contexte, il n'a pas de porte de sortie plus confortable, aucun lieu où ses valeurs personnelles sont acceptées et valorisées. Pour un enfant, son Monde, son absolu, sa référence, ce sont ses parents (plus largement sa famille). C'est là qu'il y trouve ses références/repères pour vivre en sécurité, sa sécurité émotionnelle. (quand je parle d'enfant ici, je ne parle pas d'un collégien ou d'un lycéen, mais d'un enfant de primaire qui est encore très dépendant émotionnellement de ses parents). On n'a pas besoin de menacer physiquement cet enfant pour le terrifier, le détruire ou le conformer. Il suffit juste d’exercer sur lui une menace émotionnelle explicite ou implicite, du style : "Si tu n'es pas l'enfant que j'attends que tu sois, alors je ne t'aimerai plus, tu me feras honte, tu seras un enfant mauvais, tu me feras du mal, tu me décevras, je t'abandonnerai, tu ne vaudras plus rien". On a tendance à oublier qu'un enfant peut abandonner émotionnellement ses parents, en ne les écoutant plus, en ne les estimant plus, en vivant seulement par et pour lui-même, en ne faisant plus d'eux ses référents et sa sécurité quand il juge qu'il est nié en tant que personne, que son existence est dévalorisée ou menacée au sein de sa famille. Je ne parle pas ici de conflit entre parents et enfants sur l'éducation mais bien de la négation, du non respect de l'identité de l'enfant et de ses besoins personnels. Donc, quand un enfant en vient à s'opposer à ses parents au prix de sa sécurité émotionnelle/physique et de son acceptation au sein de la cellule familiale, je pense qu'il est en mode survie pour préserver sa santé mentale. Un enfant en mode survie, dans le sauvetage de sa propre identité, est-il dans le libre arbitre ? J'entends cette idée d'influence extérieure, qu'elle participe à la construction et l'identité d'une personne, ceci dit, comme je le disais plus haut, je ne pense pas que nous naissions en étant des pages blanches. Il y a déjà un point de départ qui sera renforcé, contrarié ou nié/abimé, mais il est bien là. Il y a d'abord une personnalité, un fonctionnement cognitif avant des valeurs/principes/normes. L'enfant les fera siennes (par pression extérieure) jusqu'au moment où, dans sa personnalité et son fonctionnement propre, les valeurs extérieures ne correspondront plus à celles qu'il construit pour lui-même, il préfèrera alors s'en approprier d'autres qui lui sont plus personnelles.

Ran Mouri. Tu demandes ce qui fait qu'un enfant décroche de la pensée de ses parents. Dans mon expérience personnelle, bien que le monde extérieur à moi-même (ma famille, la société etc) ait essayé de m'inculquer des valeurs comme le respect, par exemple, je n'ai pas du tout le sentiment que tout ce petit monde savait ce qu'il racontait au juste. Des principes, des normes qui vont à l'encontre des valeurs, c'est seulement incohérent pour moi, donc du vide à me défaire et/ou à combattre. Quand la société parle d'égalité et qu'elle est, en toute chose depuis toujours "sexiste" et continue à l'être, je ne me sens pas concernée personnellement par ce qu'elle me raconte. Ce n'est que du bruit. La société n'a jamais été un modèle pour moi mais une honte à fuir. Je préfère, depuis toujours, suivre mon propre système de valeurs, de principes, de normes, ma ligne de conduite personnelle même si ça dérange ma famille, mes rencontres, la société etc. Je me souviens, à l'époque, quand j'ai voulu passer le permis moto alors qu'aucune fille ne montait sur une moto (sauf à l'arrière). Ou bien de la fois où j'ai voulu jouer à des jeux vidéos alors que seuls les mecs y jouaient. Dans mon cerveau, ça a été rapide, je me suis dit : "Je ne fais rien d'illégal, j'aime le faire et je le ferai. Peu importe que les hommes me traitent de sale pute à longueur de journée parce que je gagne contre eux aux jeux et que les femmes me fuient en me traitant de "meuf bizarre", peu importe qu'on me renvoie à la cuisine en permanence pour "faire la fille", j'en ai absolument rien à faire. Je fais ce que je veux, je ne dois rien à personne et j'emmerde tout le monde." Aujourd'hui, c'est différent. Les filles conduisent des motos et jouent aux jeux vidéos. Ca n'empêchera jamais quelques insultes, mais aujourd'hui, il y a des exemples qui nous inspirent ou à suivre. Les filles sont soutenues aujourd'hui, pas à mon époque. D'ailleurs, je tiens à dire que les mecs n'étaient pas forcément contre le fait qu'une fille conduise une moto ou joue avec eux. Au contraire, mes potes étaient très contents de faire ces activités avec moi. Même dire du mal des filles avec moi, ils étaient tellement soulagés de pouvoir le faire librement sans se faire critiquer. haha Non, le souci venait des groupes de mecs. Entre eux, ils ne sont plus les mêmes, ils subissent la "loi des autres" même s'ils ne sont pas d'accord avec ça. Bref, je trouvais ça tellement lunaire que les mecs puissent se donner des droits seulement qu'à eux-mêmes, qu'ils vivent leur meilleure vie, pendant que je me faisais chier en cuisine à parler "pâtisserie", "jardinage" et "mode" avec les filles. Quand notre liberté ne nous est pas donnée, il faut alors la prendre, se battre pour la défendre. Et ça, personne d'autre que moi-même ne l'a pensé ni ne me l'a enseigné. Cette façon de penser, je l'ai eu le premier jour où mes parents m'ont dit que je ne devais plus porter des salopettes mais des robes "parce que je suis une fille". Je n'ai pas compris ce sexisme, ce droit donné aux hommes et retiré aux femmes. Je n'ai pas compris cette façon de me faire comprendre que j'étais moins aimable si j'étais moi-même et qu'on veillait à mon bonheur en me forçant à n'être pas moi-même. Ca n'avait aucun sens à mes yeux. J'ai regardé mes parents en me disant "Mais qui sont ces fous qui se contredisent ? Ce sont eux mes références ? Ce sont des personnes qui prétendent agir pour mon bien, vraiment ?". A partir de ce jour-là, il y a eu rupture, il y a eu baston et tous nos voisins se sont fait une joie de m'entendre crier H24 et claquer les portes pendant 10 ans, dès que mes parents me sortaient des conneries sexistes et me renvoyaient à la cuisine (l'endroit le plus ennuyeux sur cette terre...). Comprends pas que les flics ne soient jamais passés chez nous alors que je gueulais comme un cochon qu'on égorge. haha Bon, évidemment qu'en grandissant, j'ai fini par comprendre pourquoi mes parents me demandaient de me conformer. Je l'ai compris mais ça n'a jamais été validé par moi, à aucun âge. Et ça, ils n'ont jamais réussi à comprendre que mes choix n'étaient pas une faiblesse ou une immaturité en moi, mais une vraie volonté d'affronter ça. C'était mon combat, le combat de ma vie parmi tant d'autres. Du coup, à la question "Qu'est-ce qui fait qu'un enfant va décrocher de la pensée de ses parents ?" J'ai tendance à penser que c'est une combinaison de plusieurs choses. Il parait que la vie sur Terre est apparue parce que toutes les conditions étaient réunies pour qu'elle se crée. Peut-être que pour un enfant, c'est pareil. Un enfant qui ressent le besoin vital d'exprimer et de défendre ses valeurs personnelles, son identité, au beau milieu d'une cellule familiale/société qui s'y opposent, peut le faire décrocher. Il y a plus fort que la pression parentale et la pression sociale, il y a le "Soi". Le "Soi" peut être plus fort que l'autre quand l'enfant sent son intégrité menacée et ses valeurs personnelles salies. Même chez un enfant, ça peut être présent. La preuve, j'ai gueulé jusqu'en Californie. Ils m'ont entendu là-bas... Alors, est-ce que cet enfant peut supporter les critiques, les menaces, les punitions à répétition pour défendre sa liberté et ses valeurs personnelles, la réponse est "oui". L'enfant en a très bien conscience depuis toujours et accepte de payer le prix toute sa vie. C'est une volonté plus forte que tout en lui, c'est son essence. Ta question de départ me fait sourire parce qu'on ne part pas du tout du même point de vue. Ca oriente forcément la question. Toi, tu te demandes ce qui peut faire décrocher un enfant de la pensée de ses parents. Alors que moi je me demande plutôt "Qu'est-ce qui peut faire qu'un enfant adhère à la pensée de ses parents ?". Pour moi, une relation parents-enfants, c'est comme vivre en colocation. Quand il n'y a pas d'entente, de compatibilité, nulle part (caractère, valeurs etc), on est juste obligé de se supporter et de patienter. On se dit que la vie va être très longue avec l'autre... On a tendance à penser que le lien, l'amour, l'estime d'un enfant envers son parent est évident, mais pas du tout. Les parents peuvent être des étrangers chiants à vivre et décevants en tout point, une honte, un exemple de faiblesse d'esprit à qui on a rien à dire et avec qui on ne veut surtout pas trainer. On peut les aimer et les détester en même temps. Maintenant, la question intéressante c'est de savoir ce que l'enfant choisit en priorité pour lui, pour préserver son équilibre mental : Suivre le parent pour préserver sa sécurité émotionnelle, ou l'abandonner et construire la sienne par lui-même. Ici, il n'y a pas de bonne réponse ou de réponse évidente, la réponse dépendra seulement de la sensibilité de l'enfant, de ses besoins prioritaires et de son fonctionnement. Il y a des enfants pour qui être rejetés par leur cellule familiale est pire que tout, ils sacrifient leur intériorité parce que c'est moins pénible à vivre. Et il y a des enfants pour qui rester accrochés à leur cellule familiale est pire que tout, ils privilégient leur intériorité parce que c'est moins pénible à vivre.

On pourrait étendre la question à une autre : "Pourquoi devrions-nous avoir envie ou besoin d'appartenir à un système de valeurs qui ne s'alignent pas sur notre propre système de valeurs ? Est-ce qu'il y a un âge requis pour avoir ce raisonnement là ?"

Fushijogu. C'est vrai que les rapports dans les familles, ce n'est pas simple. Certaines personnes n'ont pas particulièrement l'esprit de famille ou n'arrivent pas à créer de forte relation avec un autre. (ex : des frères et sœurs qui n'ont pas grandi ensemble ou qui ne sont pas de la même génération. Rien que ces paramètres là peuvent tout changer dans leur dynamique relationnelle…) Ce sont parfois des étrangers mal à l'aise qui se côtoient seulement par obligation ou qui sont incapables de créer une relation avec un être qu'ils connaissent peu. Il ne faut pas le voir comme quelque chose qui est lié à soi mais plutôt comme quelque chose qui est lié à l'autre et qu'il n'arrive pas à dépasser...

Ceci dit, ta situation met peut-être en lumière quelque chose. Peut-être que tu as l'esprit de famille bien plus qu'eux…

Némésis Inu. J'entends ce que tu dis mais si on prend l'exemple de l'honnêteté, par exemple, quelle personne foncièrement honnête pourrait devenir malhonnête sans que ça lui pèse sur la conscience ? Est-ce que le fait que ça pèse sur la conscience ne signifie pas qu'on n'est pas aligné avec ses valeurs personnelles ? Là, j'ai du mal à visualiser, tu as un exemple de valeur, à l'inverse de la notre, qu'on pourrait adopter sans conflit intérieur ?

Palivinho. Ton exemple sur le craquage des soignants est intéressant. On peut voir ici le conflit interne entre une valeur déjà présente qui cherche à s'exprimer, confrontée à une réalité qui l'en empêche.

Moi, à mes retours de vacances, je ramène surtout une valise remplie de saucissons locaux. Le sauciflard, c'est la valeur sûre. 💜

Occamj C'est drôle que tu cites "Etre authentique, ne jamais mentir" parce que s'il y a bien une chose que la vie et les autres m'ont appris, c'est qu'il fallait mentir sur soi pour être accepté. L'authenticité a une géométrie très variable. Je voulais d'ailleurs peut-être poster un topic là-dessus prochainement...

Kanizsogma. J'ai cité René Char pour son attachement profond pour la liberté. Sans connaitre toute son histoire personnelle, on voit qu'à travers ses oeuvres, son engagement durant la guerre et sa vie sentimentale, la liberté est son essence. Je n'ai pas l'impression que l'importance qu'il donne à la liberté soit de l'acquis chez lui, mais plutôt de l'inné. J'aurais pu citer "Albator" à la place, qui partage cette même valeur forte, mais on se la pète moins avec Albator. Il fait plus "cheap". 😎

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Kanizsogma
20/08/2025 à 10:32

Vendu pour Albator 😄 , mais je ne peux pas être d'accord sur l'aspect inné (à moins de mal comprendre le mot). Je pense que ce sont surtout des cas où la démonstration du déroulement de l'acquisition de cet attachement à la liberté sont absents ou trop parecellaires pour en saisir les mécanismes, mais rien ne tend à démontrer qu'une telle chose puisse être "encrée de base en soi".

Pour le reste de ce que tu écris ça confirme plutôt ce que je te disais plus haut, mais là encore je peux avoir mal compris ; Tu te décris comme un être dont les valeurs et fonctionnement viennent de tes fonctions connitives innées (uniques puisqu'individuelles), et que le vécu à construit tout au long de ton existence et de tes expériences, par adhésion, par dogmatisme, ou par opposition/évolution.

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Némésis Inu
20/08/2025 à 10:39 - 20/08/2025 à 10:40

Citation de Elegy #538250 Némésis Inu. J'entends ce que tu dis mais si on prend l'exemple de l'honnêteté, par exemple, quelle personne foncièrement honnête pourrait devenir malhonnête sans que ça lui pèse sur la conscience ?

alors crois moi il suffit de pas grand chose… un petit malheur qui en engendre d’autres, qui s’accumulent et entraîne la personne dans une pente descendante… Le malheur peut changer une personne foncièrement honnête en la pire des criminelle.

Après tout, nous sommes tous humain et nous sommes remplis de faille qui se creuse, parfois. Je pense que c’est quelque chose qu’il faut accepter..

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Agathe1971
20/08/2025 à 11:19

Citation de Némésis Inu #538418

j'y rajouterai l'ambition qui peut causer bien des ravages , cela se ressent souvent lorsqu'une personne prend du galon dans le boulot

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Némésis Inu
20/08/2025 à 12:00 - 20/08/2025 à 12:06

Citation de Agathe1971 #538419

Tout a fait , nous sommes fait autant de bons que de mauvais sentiments, la jalousie, la rancœur, l’envie… Tout ça peut changer une personne honnête en personne odieuse.

Ça me fait penser à une actualité : un homme s’est venger du meurtrier de son fils ( asssasiner pour 25€), qui avait pris pas grand chose niveau condamnation par rapport au crime.

Dès que le meurtrier est sorti d’incarcération il l’a tué.

Je suis de celle qui pense que l’on ne doit pas se faire justice elle-même, mais j’avoue que ces dernières années la justice étant extrêmement laxiste, surtout avec les gens du peuple, mon empathie est au père plutôt qu’à la famille du meurtrier qui eux pourtant sont coupables de rien.

L’empathie pour moi un sentiment extrêmement important, mais j’avoue que parfois il peut contredire mes valeurs les plus profondes

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Enden
22/08/2025 à 16:20

Les valeurs et les principes sont tout d'abord une transmission par l'éducation je pense et ensuite nous faisons les nôtres lors de notre propre construction ensuite nous faisons nos erreurs dans notre parcours et puis au final ...

Personne ne me fera déroger de mes propres valeurs et principes aujourd'hui je ne peux pas imaginer faire cela c'est impossible.

Ou refaire les erreurs du passé.

C'est trop compliqué de transgresser ses valeurs et de subir son propre jugement mieux vaut suivre ses principes 😅

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Ancien membre
22/08/2025 à 16:35

Citation de Enden-C'est trop compliqué de transgresser ses valeurs et de subir son propre jugement mieux vaut suivre ses principes

Intéressant. En disant cela tu avances l’idée que tu seras déçue de toi-même si tu ne respecte pas tes valeurs. Ce qui induit aussi une autre valeur. Se juger soi-même c’est déjà vouloir faire bien. Ou mieux. Dans une certaine mesure.

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Enden
22/08/2025 à 16:42

Citation de Douff #538608

Oui complètement c'est exactement cela

J'ai écrit cela par expérience en fait

Et je t'assure que je ne ferai ça qu'une fois car les conséquences sont vraiment très compliquées par la suite

Mais le principal est de revenir à ses valeurs et ses principes

Et là on est bien 😁👍

avatar contributeur de Ran Mouri
Ran Mouri
23/08/2025 à 10:21

Elegy ""quelle personne foncièrement honnête pourrait devenir malhonnête sans que ça lui pèse sur la conscience ?""

Némésis Inu ""Le malheur peut changer une personne foncièrement honnête en la pire des criminelle.Après tout, nous sommes tous humain et nous sommes remplis de faille qui se creuse, parfois. Je pense que c’est quelque chose qu’il faut accepter""

Même si cette personne devient la pire des criminelles, à cause de malheurs dans sa vie, la question qui est posée se trouve plutôt sur sa conscience. De ce que je comprends de la question, cette personne honnête si elle fait des choses pas honorables, comment cela pourrait ne pas peser sur sa conscience ?

Il ne s'agit donc pas de refuser qu'une personne même honnête peut changer (et encore à cause de malheurs et de circonstances de la vie) mais plutôt se demander comment elle pourrait vivre en paix sans être bouffée par la culpabilité ?

Bon après la chanson de Goldman maintenant cette situation me fait penser aux Misérables de Hugo et surtout à Jean Valjean :)

avatar contributeur de Elegy
Elegy
29/08/2025 à 22:00 - 29/08/2025 à 22:05

Dernièrement, je suis tombée sur un test qui mesure nos priorités morales dans dix domaines. Je ne voulais pas cumuler plusieurs topics sur le même sujet, donc je le mets ici : https://www.idrlabs.com/fr/vignettes-morales/test.php

En quelque sorte, il ressemble un peu au "test de Robin des Bois". Il révèle que nous avons tous acquis un même socle de valeurs et de normes mais que nous ne les évaluons et ne les utilisons pas tous personnellement de la même manière dans un même contexte.

Citation de Kanizsogma #538417

On a perdu René Char, et Albator n'a jamais vraiment existé... Ce sera difficile de leur demander de nous expliquer le fin fond de leur être. Du coup, nous devons nous résoudre à rendre des interprétations très personnelles. 😎

Disons que je pense que notre personnalité choisira, en fonction de son logiciel personnel, ses valeurs fortes et ses valeurs moins fortes. Je ne parle pas ici des valeurs "socles et communes à tout le monde" apprises dès l'enfance comme "être poli", "ne pas taper sur sa sœur" ou "ne pas voler le jouet de son petit frère", mais des autres valeurs apprises plus tard comme "travailler pour réussir", "la loyauté", "la justice" et j'en passe. Comme tu as pu le voir dans le test de Robin des Bois, bien que nous ayons tous des valeurs communes, elles ne raisonnent pas du tout en nous de la même manière. Je ne vois pas pourquoi ça serait propre à des adultes. Je pense qu'à travers l'attachement à une valeur, on exprime aussi qui on est et ça peut commencer dès l'enfance. Moi, gamine, jamais je n'aurais choisi de jouer à faire Marianne. Elle ne représentait rien ni aucune valeur à mes yeux d'enfant alors que Robin des Bois représentait la justice et l'équité et.. j'ai toujours eu un fétichisme extrême pour la justice et l'équité...

D'ailleurs, en continuant sur la lancée avec Albator (le Héros intègre, entre autre), dernièrement je suis allée voir ce que Google disait sur l'intégrité. En faisant une recherche, je suis tombée sur une liste de tutos qui nous expliquent comment devenir intègre. En voici une, par exemple : https://www.youtube.com/watch?v=QxBNDsuSSzk J'ai été surprise de voir que l'intégrité s'apprenait. J'ai toujours pensé qu'on l'était ou qu'on ne l'était pas, que c'était dans notre nature… Apparemment, non.

Citation de Némésis Inu #538422

Je comprends tout à fait qu'un individu puisse être bousculé au point d'avoir envie de faire sauter ses principes mais est-ce que ce n'est pas aussi un travail personnel de faire ce qu'il faut pour rester ancré dans ses valeurs ? La vie nous bouscule, la vie fait mal, la vie nous teste sans cesse. La vie teste en permanence notre résilience et notre force à encaisser tous les malheurs qu'elle nous réserve. Il y a tellement de choses qui peuvent nous aider à relever la tête de la noyade et tellement d'autres qui peuvent nous laisser stagner ou couler. Parfois, c'est juste le hasard d'une rencontre qui nous sauve... En tout cas, une chose que la vie m'a appris, c'est que pour garder le sourire et la foi en l'autre et en la vie, il faut se faire violence. Il ne faut pas (s')abandonner mais résister, sinon on se perd.

Quant au père qui assassine l’assassin de son fils, c'est un cas extrême, qui peut résister à l'envie de faire comme lui ? Probablement que la douleur, la vengeance et le rétablissement de la justice ont été plus forts que tout dans son esprit...

On a aussi un cas intéressant, c'est celui d'Elizabeth Holmes qui voulait faire le bien (paraît-il) et qui, pour y arriver, a fait le mal. Certains spécialistes en psychologie et PNL disent qu'elle imite un personnage et que, derrière, elle doit probablement cacher une sociopathie ou une psychopathie. Je ne sais pas si c'est vrai mais il est clair que derrière un retournement de valeur ou une contradiction dans les valeurs, il n'y a pas forcément un esprit "sans troubles psy ou autres". On pose des valeurs/motivations sur un individu en se basant sur ce qu'il montre et sur ses actions mais ses valeurs/motivations sont-elles vraiment ce qu'elles semblent être ? On n'est pas allé fouiller dans le cerveau de ces personnes pour en être sûr. Si ça se trouve, la Elizabeth Holmes, c'est une personne qui voulait avant tout réussir, être une idole que tout le monde admire (il y a déjà un gros dossier sur sa capacité à admirer la réussite des autres et à les imiter) et qui s'est trouvée un super filon pour y arriver. Qui dit qu'elle voulait vraiment aider son prochain et qu'elle était pleine d'empathie ? 😎

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