Quel regard portez-vous sur votre vie avant la transition?

avatar contributeur de Claire B
Claire B
30/10/2022 à 23:44 - 30/10/2022 à 23:53

Bonsoir à tou-te-s,

Je suis toute nouvelle arrivée, sur le site et parmi les transgenres "éveillé-e-s", et je m'enflamme: je lance un sujet!

Comme je viens de réaliser que je me sentais femme, et que ça a été présent en moi toute ma vie, je traverse un typhon d'émotions! Même si ce qui domine est très positif:

  • j'ai l'impression que tout ce que je fais, tous les moments que je vis, ont une intensité et une saveur que je ne connaissais pas auparavant

  • je me sens bien, tellement apaisée après des décennies de lutte contre moi même

  • chaque jour, il y a des choses qui n'avaient été que des fantasmes que je m'autorisais provisoirement, pour lesquelles je me dis "mais, en fait, je peux le vivre vraiment si je le veux". Randonner en femme, par exemple, avec une petite robe dans mon sac pour les soirées... 😍

  • en me demandant si j'aurais le courage de mener ma transition jusqu'au terme qui me conviendra, je sais que la réponse est positive, mon courage s'est construit aussi pendant ma vie d'homme

Et cela m'amène à la question qui sert de titre au forum. Je vous explique pourquoi... Tout ce que je décris, l'intensité de chaque instant que je ressens, me donne l'impression que ma vie d'avant était fade, que je jouais une comédie, pour moi et pour le reste du monde. Je m'en suis rendue compte en parlant de relations amoureuses que j'avais eues en tant qu'homme hétérosexuel, qui m'avaient semblées relativement intenses et enthousiasmantes, aujourd'hui j'ai l'impression qu'elles étaient sans commune mesure avec le bien-être que je ressens depuis que j'ai compris qui j'étais vraiment... La seule exception à cette règle est le début de mon histoire avec la mère de mes enfants, mais je réalise que le début de cette histoire d'amour correspond à une période prometteuse pour moi, en terme de transition de genre: mon ex était très ouverte par rapport au travestissement et se montrait même encourageante, elle m'a aidé pour certaines choses, mais a fini par prendre ses distances avec tout ça, parce que je n'étais pas "claire". Bref tous mes souvenirs liés à la féminité et à la sororité prennent un relief tel que cette vie d'avant m'apparaît un peu comme une farce... Pourtant, objectivement, j'ai réalisé des choses dont j'ai des raisons d'être fière durant ma vie en tant qu'homme "de façade"...

Du coup, je suis un peu gênée par tout ça: comment réussir à intégrer mon "héritage" si je le juge si médiocre en terme d'émotion et d'intensité? Est-ce qu'avec le temps, on devient moins extrême dans ce ressenti? Ces questions sont importantes, car je m'inquiète de "brûler tous mes vaisseaux" dans l'optique de devenir une femme au plus vite... J'utilise cette expression parce que je suis partagée entre toute cette intensité qui me donne envie d'aller très vite, quitte à sacrifier des choses que je peux éviter de sacrifier, et une voie raisonnable qui est de faire les choses avec organisation et patience. Je donne un exemple: ma petite dernière, qui est une enfant hyper-sensible, pour laquelle la séparation entre sa mère et moi a été difficile, est en CM2. Je me dis que je préfère attendre qu'elle entre en 6e pour que les choses sérieuses commencent (être "en femme" H24). Je ne veux surtout pas qu'elle soit confrontée à des réactions hostiles, qu'elle ait à subir des conséquences déplaisantes dans sa vie à l'école, parce que son papa est transgenre. Et puis aussi parce que j'ai été quelqu'un de plutôt bien, comme "homme"...

Je vous remercie par avance de vos réponses!

Au plaisir de vous lire.

Claire

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Harmonique
31/10/2022 à 06:08 - 31/10/2022 à 06:34

Salut Claire,

Je te remercie tout d'abord pour ton coucou sur un de mes topics Travestissement et transidentité où est la frontière ?

Beaucoup de choses communes entre nous et bien sûr des différences.

Je relève en particuliers dans les points commun le besoin d'avancer sans tout casser autour de soi, l'absence de dysphorie lié à l'existence de sa partie masculine, tu es papa moi aussi mais les miens sont grands et ils savent à ce jour que je suis non binaire.

J'estime ne pas avoir la légitimité de me définir comme trans bien que je vois que la frontière est étroite et les douleurs les mêmes en particulier la non acceptation de son entourage, la violence verbale et potentiellement physique d'une population hostile. Tu as envie de vivre pleinement ta vie de femme, de trouver la personne qui voudra bien partager son chemin en te considérant comme telle alors que je recherche un équilibre (que j'espère trouver) auprès de mon épouse.

Tu as mon regard d'une bienveillance extrême et je te souhaite bienvenue dans notre famille Arc en Ciel sur Betolerant. Je te souhaite autant de témoignages que les merveilleux que j'ai recueilli sur mon topic.

Monique 💋👠🎼❤️

avatar contributeur de Claire B
Claire B
31/10/2022 à 07:56

Merci de ta réponse, Monique, et surtout pour ton accueil chaleureux. Pour ce qui est de trouver la personne qui voudra partager ma vie, on verra bien, j'ai l'impression que je dois déjà avancer par moi-même, que je dois me construire ma nouvelle vie sans être en couple.

Par chance, je fréquente beaucoup de gens dont je pense qu'ils et elles ont beaucoup de tolérance sur la question du genre, donc j'aurai des ami-e-s pour m'accompagner, j'ai même l'impression que ce sera plus simple pour moi. Ca tient à ma façon d'aimer qui est passionnelle au plus haut point, et peut troubler mon jugement (c'est ce qui s'est passé avec la mère de mes enfants, par exemple...).

Mes enfants ont été élevés dans un esprit de tolérance sur les questions LGBTQ, j'ai accompagné mes filles à la marche des fiertés l'année dernière à Marseille, par exemple (mon fils, le roi des casaniers, a préféré rester à la maison, mais il est lui aussi conscient de ces enjeux!).

Je ne suis donc pas trop inquiète par rapport à la majorité des réponses que je recevrai quand je vais faire mon coming-out, même si je sais très bien que je vais sacrément en étonner certain-e-s, d'autres un peu, voire beaucoup, moins (pas mal de gens de mon entourage savent que je suis un "homme spécial"!). Je pars du principe que les gens qui me rejetteront pour ça n'ont plus rien à m'apporter (en théorie, c'est simple, en pratique, j'espère qu'il n'y aura pas de moments blessants, ni pour moi, ni pour mes proches).

Je ne vais pas lancer un topic "coming-out", mais c'est vrai que le sujet est essentiel à mes yeux! 😉

Claire

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Occamj
31/10/2022 à 10:23 - 31/10/2022 à 10:25

Bonjour,

Etant un peu plus loin que toi sur le chemin de la transition (cela fait maintenant presque 4 ans), je peux te donner mon point de vue très subjectif sur la question.

D'abord oui, mille fois oui: la transition je l'ai vécue comme une deuxième naissance, aussi inéluctable que la première, et aussi riche de promesses. On a envie de mille choses, car ces choses, ce sont souvent des premières fois. Il fallait me voir, en larmes, après m'être fait percer les oreilles, une vraie gamine...

Mais comme souvent dans les transitions dites tardives, il a fallu aussi payer les pots cassés, et abandonner des choses, et des relations humaines, derrière moi. Cela a été difficile car je vivais une vie que je considérais comme "bonne". Et un certain nombre de personnes dépendent directement de moi. Cependant, je ressentais ce mal être diffus, et la sensation croissante de vivre "à côté de mes pompes" (d'aucune diront: de mes escarpins).

Cela a généré en moi un immense (je pèse mes mots) sentiment de culpabilité: être ou ne pas être, c'était la question.

La réponse a été de faire de mon mieux... avec un soutien psychologique professionnel. Il est tentant de tout envoyer valser, tellement le besoin est pressant, tellement le ressenti est fort. ça m'a tordu les boyaux quelques fois.

La transition est une épreuve de patience et de révélation de soi: les choses ne viennent pas en un jour. Il faut parcourir le chemin à pied. Utiliser un hélico serait inutile, voir dangereux. Tu dois faire le chemin toi-même pour en ressentir le bonheur mais aussi les ampoules au pied.

Pas de raccourci pour atteindre le pied de l'arc en ciel.

Aimer avec passion est merveilleux et douloureux, je suis bien d'accord ! Une transition nécessite aussi de garder la tête froide, surtout si on déteste blesser ceux qu'on aime, ce qui est mon cas.

Voilà. Pas de conseils magiques, mais: essayer de voir à court, moyen, et long terme. Apprécier le moment (c'est merveilleux d'être enfin une femme, ça reste un enchantement quasi-quotidien pour moi), et planifier l'avenir. En transition, le calme et la patience payent.

avatar contributeur de Claire B
Claire B
31/10/2022 à 10:43

Merci Occamj! A chaque fois que je lis une de tes contributions, je la trouve emplie d'intelligence et de sagesse, c'est précieux, dans ce moment, un peu fou dans un sens, que je traverse...

Le chemin que tu décris (la route nationale du calme et de la patience plutôt que la ligne à grande vitesse de l'enflammade) est bien celui que je souhaite prendre, même s'il y a une part d'adolescence dans ce que je vis, et que mon adolescente intérieure me met au défi de foncer, parce qu'elle estime avoir assez attendu! 🤷‍♀️ 🙂

avatar contributeur de Occamj
Occamj
31/10/2022 à 20:32

Bonsoir,

Oulah, intelligence et sagesse... n'en jetez plus 🤣

Oui oui oui, le sentiment d'urgence... c'est celui de l'oeuf qui éclot, de l'enfant qui naît. Inarrêtable. J'ai ressenti cette pulsion de vie. Et elle ne concerne que nous, ne nuit, en elle même, à PERSONNE. Elle est légitime, elle est notre nature profonde, incontestable.

Les scrupules paraissent déplacés, face à cela, non ?

Et pourtant, face au chagrin de mes enfants, je fus déchirée au-delà du dicible. Devais-je faire souffrir les miens pour être moi-même?

Je l'ai fait. Je n'en suis pas bien fière.

Se presser lentement, savoir muter en restant la même.

Conendrum.

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Julie14
01/11/2022 à 19:04

Bonjour,

Personnellement, mon CO est récent, et je viens seulement de commencer les hormones. Je n'ai pas un regard amer sur celui que j'étais avant, simplement une sensation de gâchis. En questionnement depuis des années, j'ai expérimenté seule ma féminité, ma sexualité, en me cachant de ma femme, en lui cachant cette partie de moi. J'ai longtemps cru que j'étais autogynéphile, que c'était une déviance, et ce que je regrette, c'est le manque de curiosité dont j'ai fait preuve pour me renseigner sur le sujet, qui fait que j'ai peut-être raté des années de bonheur en tant que femme.

Je continue de savourer mes souvenirs de mes années précédant la transition, surtout ceux concernant mon couple et notre enfant. J'étais souvent malheureuse cela dit, surtout lorsque j'étais seule, à ne jamais vraiment savoir qui je suis et qui je veux être.

Maintenant, j'ai ouvert les yeux. Ça a créé des difficultés nouvelles, mais aussi des émerveillements de tous les jours, quand je me maquille, quand je porte des vêtements féminins, quand je sors en tenue féminine malgré le stress et la peur du jugement. Je suis, moi aussi, beaucoup plus apaisée par rapport à moi-même.

avatar contributeur de Claire B
Claire B
01/11/2022 à 19:15

Merci de ta réponse, Julie. Je suppose que je suis un peu extrême dans ma vision des choses pour le moment, vu que je viens à peine d'avoir eu mon "Eurêka!" sur mon identité, et que je ronge mon frein avant de commencer véritablement ma transition. J'ai un besoin irrépressible d'avoir l'impression que chaque jour, une étape significative doit être franchie. Or, il va falloir que j'apprenne à être un peu patiente, je ne vais pas croiser une bonne fée avec sa baguette magique au coin de la rue! 😁

avatar contributeur de Julie14
Julie14
01/11/2022 à 23:42

C'est vraie que l'attente est longue, quand on admet enfin ce que l'on est, on aimerait pouvoir se voir immédiatement telle que l'on se sent. Avoir commencé les hormones, c'est un vrai bonheur pour moi : les changements seront lents, mais je sais qu'ils adviendront. Et quand ça ne va pas, que je me sens mal dans mon corps, je touche mon patch, ça me rappelle que, même si le chemin est long, je suis sur la bonne voie.

avatar contributeur de Judeline
Judeline
02/11/2022 à 00:31

Citation de Claire B #427659

Toutes ces petites émotions, tous ces petits plaisirs, toutes ces nouvelles premières fois vont avoir un petit goût de victoire dont les joies procurées n'auront d'égales que les souffrances qu'elles t'auront coutées pour les gagner.

Evidemment au début, tout est rose et merveilleux, et on se rend compte que le chemin est beaucoup plus long qu'il n'y parait et le doute s'installe, parfois le désespoir d'avoir fait tout ça pour rien tant l'engrenage est long à se lancer.

Mes Filles avaient 11 et 14 ans (entrée en6è et en 3è) quand j'ai fait mon coming out.

On ne peut pas dire qu'elles l'aient bien pris, je ne les ai pas vues pendant plus de 5 ans.

Mon début de transition a donc été très compliquée, j'ai tout perdu en 3 semaines, Enfants, famille, "amis", maison, boulot.... mais la conviction de faire ce qui était bon pour moi, malgré la douleur infligée à mes Filles. Mais c'était ça ou finir sous un train. Moi aussi ma séparation avec mon ex femme a été très très compliquée.

Moi non plus avec le recul je ne me considère pas comme un mec génial, bon père peut être, mais comme mec médiocre.

Fin 2018 ou début 2019, quelques mois avant mon opération, le psy de Paris, le Dr Gallarda, me demande ce que je changerais si je devait recommencer ma vie. S'attendant certainement à ce que je réponde que je commencerais pas transition beaucoup plus tôt.

C'est même la première chose qui me soit venue à l'esprit, je le concède.

Néanmoins, je prends le temps de la réflexion, 5 ou 10 minutes, je ne sais pas, je lui réponds : RIEN.

  • comment ça rien ? - s'étonna-t-il.

  • Non, rien, déjà parce que j'ai mes Filles et que je ne les aurais jamais eues autrement. Ensuite parce que mes erreurs, mes Choix, mes peines, mes joies... ont de moi ce que je suis aujourd'hui avec cette force qui n'était pas la mienne avant.

Toutes ces épreuves ont fait de moi ce que je suis, elles m'ont conduite devant vous aujourd'hui, prête à en découdre avec la vie. Je suis moi et fière de l'être malgré mes souffrances et mes galères. Mais je referais exactement les mêmes choses, déjà juste pour avoir mes Filles.

Donc sois fière de ton parcours, si difficile ait il pu être. Il t'a façonnée, il t'a offert des valeurs, des sensibilités que tu n'aurais peut être jamais eues.

Tu peux traverser comme moi un désert de plus de 5 ans mais quand tu t'en sors, quelle fierté.

C'est possible.

Après les enfants, ne réagissent pas tous de la même façon.

La seule façon que j'ai trouvée de protéger mes Filles au collège, fut de m'éloigner et de ne pas interférer dans leur vie perso et scolaire, même si la douleur de m'en éloigner était d'une violence plus forte que la mort.

Mais on s'en sort. Mes Filles reviennent, lentement, mais elles reviennent.

Tu sembles déjà plus forte que moi, c'est chouette, tu vas réussir.

avatar contributeur de Claire B
Claire B
02/11/2022 à 00:49

Merci Judeline pour tes mots, qui présentent beaucoup de choses que je ressens avec une grande justesse.

Je suis confiante mais stressée par rapport à mes coming out: ce seront des moments intenses, mais j'ai le sentiment que cela se déroulera au mieux.

Finalement, j'ai bien élevé ma fille aînée: elle défend les droits LGBTQ+ à son échelle, son frère et sa soeur sont aussi conscients des enjeux d'identité pour les minorités, donc de ce côté-là, j'espère que ça se passera bien! 🙂 🤞

A bientôt!

avatar contributeur de Cactus
Cactus
13/11/2022 à 00:32 - 13/11/2022 à 10:14

Bonsoir,

Je n'ai pas eu la patience de tout lire... C'est souvent ainsi.

Ma transition est terminée depuis plusieurs années maintenant mais mon corps a continué d'évoluer...

À vous lire, que de ressentis qui resurgissent !!!

Le sentiment de renaître d'abord accompagné par une certitude : celle d'avoir vécu dans une morne plaine pendant toutes ces années de "masculinité" forcée !

Il y a eu deux enfants aussi que je ne vois plus. Alors, je pense que la prudence est de mise les concernant. Je ne saurais donner de conseils là dessus car je pensais avoir réussi à faire passer cette étape. Ma fille, quand je lui ai annoncé, a tenu des paroles que je n'oublierai jamais car ils étaient tellement remplis de joie : "j'ai deux mamans !"

On collait ensemble dans la rue des autocollants pour les droits LGBT !

Entre temps, il y eu la séparation. Puis il y a eu le collège, l'adolescence, etc...

Quelques années plus tard, après une séparation très difficile, et en couple à nouveau, j'écrivais le texte ci-dessous. Je pense qu'il se passe de commentaires...

"J'ai quitté ce corps

Zone de tant d'inconfort

Pour de nouvelles envies

Depuis longtemps bien enfouies

Tout refaire ma vie

Beaucoup beaucoup d'incompris

Déconstruire tant de murs

Affronter les murmures

J'ai pris ma liberté

Et le droit de t'aimer

J'aurais pu, elle aussi

Mais je ramasse les debris

Quelques larmes, beaucoup de rires

Là est mon quotidien

Je n'ai plus de besoins

Dans le reflet de tes sourires

Cette lueur dans tes yeux

Dans nos bras toutes les deux

C'est ma zone de réconfort

Où mon cœur bat très fort."

Bon courage à toi, Claire B.

avatar contributeur de Claire B
Claire B
01/12/2022 à 22:52

Bonsoir à tout le monde,

Un petit mot pour dire que mon questionnement trouve son terme petit à petit: au fur et à mesure des coming-out qui se déroulent merveilleusement bien, je réalise concrètement ce que je me disais quand j'y pensais, mon passé d'homme, malgré ses tiraillements et son insatisfaction permanente, m'a préparée à m'épanouir aujourd'hui. Et au fond, mes qualités et défauts demeureront à peu près les mêmes, à la différence près que je me sentirai moi dans tout ce que je ferai et vivrai, sans ce sentiment d'imposture qui me pourrissait la vie auparavant.

J'arrive donc bien à intégrer cette 1e vie dans la construction de la nouvelle, avec bienveillance. Je me sens aussi chanceuse de pouvoir vivre aujourd'hui, dans une société où la transidentité est un destin compliqué, mais possible. Je ne serai pas pour autant une femme soumise, car l'injustice continuera à me révulser, je le sais.

Merci pour toutes vos réponses, qui m'ont aidée dans ce cheminement intellectuel. 💜

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