Qui serait ouverte à une possible rencontre amicale chaleureuse… avec un trentenaire phobique sociale ? - Page n°2

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Lunaa
04/09/2021 à 21:32

Tu réponds quand t'as envie, pas de problème :)

Je ne parlais pas de toi en disant "obnubilé...". Je disais que comme il existe des personnes non obnubilées par des contacts intimes rapides ou obligatoires, tu as des chances de pouvoir en rencontrer, ce qui te correspondrait mieux que de rencontrer une personne qui a un besoin fort et immédiat de contact physique pour s'épanouir.

Nous sommes tous différent.e.s dans notre conception de l'intime et notre rapport à l'intime. Il vaut donc mieux ne pas présumer des préférences d'une personne sans en avoir discuter ouvertement, qu'il s'agisse d'amour ou d'amitié (je ne dis pas que c'est ce que tu fais).

[J'ai l'impression qu'un avis ne t'intéresse pas forcément et que tu attends avant tout une prise de contact de la part d'une personne intéressée par ta démarche ; mais je le fais avec l'idée d'apporter un autre positionnement par rapport à ce que tu vis et souhaites, et si c'est positif tant mieux, sinon, libre à toi d'ignorer la suite.

J'ai l'impression qu'il te serait plus facile de chercher à t'entourer amicalement ou amoureusement de personnes de confiance si ce n'est pas déjà le cas, où le respect et l'entraide mutuelles priment, et avec qui l'exercice au contact physique viendrait au second plan uniquement de la relation. Ce serait la qualité de la relation en elle-même qui serait au premier plan. De cette manière, toi ainsi que ton amie ou amoureuse seriez dans un cadre agréable et sécurisant propice à un exercice plus serein du contact physique, qui ne définirait ni ne motiverait pas la relation en elle-même.

Si tu fais appel à une femme dans le but premier et principal d'être aidé par rapport à ta phobie, il s'agirait plutôt d'une relation thérapeutique et il faudrait beaucoup travailler la relation de confiance mutuelle et le recul de part et d'autre, ce qui me semble compliqué hors cadre professionnel.

Ceci dit, si tu postes ici une demande d'aide, je pense que tu sors clairement du cadre de la recherche amicale ou amoureuse, et que tu places la lutte contre la phobie au premier plan. C'est ton choix. Quand tu dis "Ce sera la personne répondant positivement à ma demande d’aide (s’il y en avait une) qui pourra préciser ce qu’elle peut m’apporter en faisant connaissance avec moi." -> tu ne te focalises pas sur la réciprocité de la relation, tu ne parles pas de ce que toi tu peux apporter à cette personne ; la demande d'aide semblant être pilier de la relation et l'aide semblant unilatérale, je ne pense pas qu'on puisse parler de rencontre amicale.

Dans tous les cas, je pense que le terme "amical" doit être bien réfléchi avant d'être utilisé, et que le terme "chaleureux" doit être expliqué ou remplacé par un terme beaucoup moins flou (du genre tactile).]

Tu sembles convaincu qu'il y a peu d'espoir de trouver une personne qui tombe amoureuse de toi à cause de ta phobie. Je te dirais que je ne vois pas le rapport. Il ne faut pas confondre amour et rapport physique. C'est aussi pour ça que j'ai parlé des personnes asexuelles : heureusement pour elles, l'absence d'un grand intérêt pour les relations sexuelles ne les condamne pas à la misère amoureuse. ça ne veut pas dire que c'est simple non plus étant donnée l'image du couple telle que véhiculée dans notre société.

Pour moi, tu as autant de chance de trouver l'amour que n'importe quelle personne qui n'est pas dans les normes, qu'il s'agisse d'une caractéristique physique, psychologique, matérielle ou autre.

Je pense que si l'amour est ta priorité, tu dois te concentrer sur la découverte d'une personne qui te plaît et à qui tu plais, et qui aura rapidement pris conscience de ta difficulté, comme tu auras pris conscience des siennes. Ceci dit, ce n'est pas à cette personne de servir de cobaye ou de thérapeute, ce pourquoi j'ai mentionné l'importance d'un travail personnel avec un.e spécialiste (psy, thérapeute), probablement en amont. ça ne veut pas dire que tu t'entraîneras au contact physique avec ce.tte spécialiste, mais qu'iel te donnera les clés pour appréhender ta phobie]

Concernant les thérapeutes, si tu n'arrives pas à trouver un.e spécialiste ou un groupe de parole sur les phobies liés au contact physique, tu peux peut-être te tourner vers ceux qui traitent des phobies ou de l'anxiété d'une manière générale. Tu y trouverais sans doute du soutien et/ou des méthodes, ce qui est primordial. C'est sans doute même par là qu'il faut commencer, si ce n'est pas fait.

Et sinon, as-tu pensé à des cours de danse où le contact avec des inconnu.e.s est normal mais cadré et ludique ? Et entre les deux, il doit bien exister des activités de thérapie par la danse.

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Bisousdelyon
06/09/2021 à 17:45 - 08/09/2021 à 16:10

J'ai mis ton texte entre guillemets et je réponds presque à chaque paragraphe :

« « Je ne parlais pas de toi en disant "obnubilé...". Je disais que comme il existe des personnes non obnubilées par des contacts intimes rapides ou obligatoires, tu as des chances de pouvoir en rencontrer, ce qui te correspondrait mieux que de rencontrer une personne qui a un besoin fort et immédiat de contact physique pour s'épanouir. »

Je ne suis pas opposé à rencontrer une femme très portée sur des contacts intimes rapidement avec moi, bien au contraire. Je dis juste que ça fait 18 ans que j’attends, si la sensualité me presse effectivement beaucoup, la sexualité, si je la vois venir à plus ou moins brève échéance, il n’y a pas a précipiter les choses.

« Nous sommes tous différent.e.s dans notre conception de l'intime et notre rapport à l'intime. Il vaut donc mieux ne pas présumer des préférences d'une personne sans en avoir discuter ouvertement, qu'il s'agisse d'amour ou d'amitié (je ne dis pas que c'est ce que tu fais). »

Le toucher est très important pour moi. Pendant longtemps on pouvait lire dans mon regard la panique pour un simple grand rapprochement physique. Je suis sûr que pour certaines rares femmes, on peut lire dans leur regard une grande ouverture sensuelle et davantage.

« [J'ai l'impression qu'un avis ne t'intéresse pas forcément et que tu attends avant tout une prise de contact de la part d'une personne intéressée par ta démarche ; mais je le fais avec l'idée d'apporter un autre positionnement par rapport à ce que tu vis et souhaites, et si c'est positif tant mieux, sinon, libre à toi d'ignorer la suite. »

Le titre même de ma demande d’aide est explicite, il commence par « qui »… ? Ma demande d’aide s’adresse à une éventuelle candidate, pas à des conseils (sauf si très originaux…). La sexualité reste abstraite pour moi à ce jour. Si je n’ai plus un regard de panique, je crois que j’ai encore le regard d’un prépuber sauf si je force le trait avec un regard gourmand qui pourrait au contraire effrayer. Ma demande d’aide s’adresse à un engagement physique personnel d’une femme, qui pourrait me donner à la fois un coup de pouce et être ma premier petite amie éventuellement. Je suis convaincu qu’une première petite amie ferait disparaitre ce qui reste de ma phobie

« J'ai l'impression qu'il te serait plus facile de chercher à t'entourer amicalement ou amoureusement de personnes de confiance si ce n'est pas déjà le cas, où le respect et l'entraide mutuelles priment, et avec qui l'exercice au contact physique viendrait au second plan uniquement de la relation. Ce serait la qualité de la relation en elle-même qui serait au premier plan. De cette manière, toi ainsi que ton amie ou amoureuse seriez dans un cadre agréable et sécurisant propice à un exercice plus serein du contact physique, qui ne définirait ni ne motiverait pas la relation en elle-même. »

Un environnement humain bienveillant est en grande partie à constituer autour de moi. La relation avec mon père âgé et dépendant s’est inversé – je joue désormais le rôle du père – et la relation avec mon frère est très compliquée et en partie toxique depuis l’enfance. Ma meilleure amie depuis 4 ans est lesbienne et ne conçoit le rapprochement physique qu’avec une amoureuse, ce que je respecte. Sinon j’ai quelques rares connaissances hommes qui ne sont pas des amis. Je suis dans un moment de fragilité dans mon rapport au toucher et a l’intimité. C’est aujourd’hui ma priorité. Demain on verra je ne sais pas. De toute façon, c’ est ma future rencontre qui décidera de l’opportunité des contacts physiques entre nous. Je ne suis pas du tout en état de confiance pour pouvoir m’engager spontanément là- dedans sans ressentir clairement ou entendre le feu vert de sa part.

« Si tu fais appel à une femme dans le but premier et principal d'être aidé par rapport à ta phobie, il s'agirait plutôt d'une relation thérapeutique et il faudrait beaucoup travailler la relation de confiance mutuelle et le recul de part et d'autre, ce qui me semble compliqué hors cadre professionnel. »

Il te faut bien avoir en tête que si j’ai pu faire cette demande d’aide, c’est parce que cette phobie a faibli depuis peu, surtout depuis l’accompagnement dont j’ai bénéficié en début de cette année. Cette phobie rend juste compréhensible cette demande d’aide. Si je vivais bientôt une belle relation suite à cette demande d’aide (rêvons 30 secondes) ou autre chose, la phobie s’effacerait en tout (ou partie si c’est amical) d’elle-même. Aucun intérêt de parler de la phobie à une personne que je rencontre et avec qui une relation amicale tactile ou amoureuse est possible. Toute relation bienveillante et tactile est même inconsciemment thérapeutique.

En matière de "cadre professionnel", j'ai contacté cet été plus de 50 escortes. Cet univers est comme un panier de crabbes (j'y ai déjà perdu quelques plumes). Ce sont les voleuses voleurs qui répondent en premier. C'est compliqué d'entrer en relation bienveillante avec une de ces demoiselles...

« Ceci dit, si tu postes ici une demande d'aide, je pense que tu sors clairement du cadre de la recherche amicale ou amoureuse, et que tu places la lutte contre la phobie au premier plan. C'est ton choix. Quand tu dis "Ce sera la personne répondant positivement à ma demande d’aide (s’il y en avait une) qui pourra préciser ce qu’elle peut m’apporter en faisant connaissance avec moi." -> tu ne te focalises pas sur la réciprocité de la relation, tu ne parles pas de ce que toi tu peux apporter à cette personne ; la demande d'aide semblant être pilier de la relation et l'aide semblant unilatérale, je ne pense pas qu'on puisse parler de rencontre amicale. »

Une relation amicale tactile ou mieux encore amoureuse, ce serait l’inconnu total pour moi. Si je dis des bêtises sur les relations amicales tactiles et amoureuses, c’est faute d’en avoir vécues. Je n’aime pas du tout l’expression « lutte contre la phobie ». Dans une belle relation, elle s’effacera d’elle-même et la relation restera et importera seul. Cette phobie m’a empêché d’avoir une relation amicale tactile ou amoureuse. La phobie est le point de départ de ma demande d’aide. Une fois une belle relation entamée, ne me parlez plus de phobie ! Ton propos me donne l’impression que tout tournerait autour de la phobie dans mon esprit. Si je comparais une relation amicale tactile ou mieux amoureuse à un train, la phobie en serait juste la porte d’entrée et les premiers pas à l’intérieur. Une fois cela franchi, seule la relation compte. La phobie serait alors le passé.

« Dans tous les cas, je pense que le terme "amical" doit être bien réfléchi avant d'être utilisé, et que le terme "chaleureux" doit être expliqué ou remplacé par un terme beaucoup moins flou (du genre tactile).] »

« Tu sembles convaincu qu'il y a peu d'espoir de trouver une personne qui tombe amoureuse de toi à cause de ta phobie. Je te dirais que je ne vois pas le rapport. Il ne faut pas confondre amour et rapport physique. C'est aussi pour ça que j'ai parlé des personnes asexuelles : heureusement pour elles, l'absence d'un grand intérêt pour les relations sexuelles ne les condamne pas à la misère amoureuse. ça ne veut pas dire que c'est simple non plus étant donnée l'image du couple telle que véhiculée dans notre société. »

Dans ta première phrase, tu peux remplacer le « peu » par un « pas ». Je parle d’expérience. Sinon je ne me serais pas permis de faire cette demande d’aide. Ce n’est pas tant cette phobie que ces symptômes tels un regard de prépuber, un corps qui se raidie quand je ne me sens pas à mon aise, transpiration abondante etc. La vie intime s’exprime par le non verbal et la paraverbal : cela me trahit.

Comme la sexualité n’est pas mon obsession, je suis membre d’un réseau social asexuel (quasi à l’abandon depuis quelques temps) grâce auquel j’ai discuté avec et rencontré des asexuelles et j’ai discuté sur Facebook avec une asexuelle. Je me suis rendu compte qu’une simple érection d’un homme peut en déranger certaines, qu’elles sont également quelques fois hostiles aux simples accolades hors cadre familial etc.

Mon aisance relative dans mes relations interpersonnelles de la vie de tous les jours fait que la plupart des gens qui m’ont croisé tomberait de leur chaise (s’ils étaient assis) s’ils apprenaient le mal qui me ronge depuis si longtemps. Je blague volontiers au marché de mon quartier et avec les employés du magasin alimentaire bio que je fréquente le plus (même dans ceux ou je suis moins présent), je propose des sorties sur des sites de rencontres spécialisées et généralistes, sorties amicales... J’ai lu un poème lors d une cérémonie de remise de diplôme, j’ai même participe à des scènes ouvertes de café-théâtre sur lyon. J’ai participé au spectacle de fin d’année d’un mjc en tant qu’élève guitariste. Je n’ ai pas du tout le profil d’un phobique social tel qu’on l’entend. Lors d’un récent forum des association, j’ai évoqué a un stand ma phobie et une jeune femme du stand m’a dit « ça ne se voit pas du tout ». Je lui ai rétorqué que nous sommes dans un lieu public, je ne suis pas du tout en situation d’intimité. Mon aisance relative dans les rapports interpersonnels dans la vie quotidienne donne l’impression que j’aurais aucun souci. La plupart des gens ne s’imaginent pas qu’on puisse avoir une phobie sur l’intimité et être comme je suis dans les relation sociales publiques et même privées non intimes. Je conçois que ce soit très difficile a comprendre. Je serais un garçon recroqueville sur moi-même dans mes relation sociales on s imaginerait aisément que ma vie intime ne serait pas super…

« Pour moi, tu as autant de chance de trouver l'amour que n'importe quelle personne qui n'est pas dans les normes, qu'il s'agisse d'une caractéristique physique, psychologique, matérielle ou autre. »

« Je pense que si l'amour est ta priorité, tu dois te concentrer sur la découverte d'une personne qui te plaît et à qui tu plais, et qui aura rapidement pris conscience de ta difficulté, comme tu auras pris conscience des siennes. Ceci dit, ce n'est pas à cette personne de servir de cobaye ou de thérapeute, ce pourquoi j'ai mentionné l'importance d'un travail personnel avec un.e spécialiste (psy, thérapeute), probablement en amont. ça ne veut pas dire que tu t'entraîneras au contact physique avec ce.tte spécialiste, mais qu'iel te donnera les clés pour appréhender ta phobie] »

Je fais une exception sur ce site. Mais je suis convaincu qu’en général, exposer une phobie sociale ne donne pas du tout envie a une possible future partenaire amoureuse de se lancer dans une relation avec moi. Elle se rendra compte de ma difficulté dans les premiers moments de la relation sans que je n’ai à l’exprimer. Avant de découvrir la bonne accompagnatrice sensuelle de l’appas, j’ai fait mon chemin de croix de psy et thérapeutes. Ma dernière psychiatre m a même dit à mon premier rendez-vous : « ce qui est bien avec vous, c’est que vous avez compris la cause de votre situation ». Je suis le meilleure spécialiste de ma phobie, nul besoin d’en parler encore et toujours à un nouveau thérapeute. Je suis comme un adolescent hétéro qui n’a encore jamais rencontré de copine. Dit-on des adolescent.e.s qui ont leur premier.e copain/copine qu’ils sont des cobaye l’un pour l’autre. Non, ils commencent juste leur vie intime socialisée. C’est la même chose de mon cote avec juste une différence d’age du fait de ma situation. Si on parle parfois de relation toxique, c’est que les relations qui ne le sont pas sont des thérapies même inconsciemment pour l’un et l’autre des partenaires, peut-être davantage pour l’un.e des deux au passé peut-être plus douloureux.

« Concernant les thérapeutes, si tu n'arrives pas à trouver un.e spécialiste ou un groupe de parole sur les phobies liés au contact physique, tu peux peut-être te tourner vers ceux qui traitent des phobies ou de l'anxiété d'une manière générale. Tu y trouverais sans doute du soutien et/ou des méthodes, ce qui est primordial. C'est sans doute même par là qu'il faut commencer, si ce n'est pas fait. »

Les groupes de parole n’ont aucun intérêt pour moi qui ait bien analysé ma situation (je parle en connaissance de cause, j’en ai fréquenté brièvement un). Ce sont plutôt les ateliers câlins du collectif incongru qui sont opportuns. J’ai fait 3 ateliers avant l’épisode sanitaire. Vivement l’allègement des contraintes imposées par nos dirigeants pour prolonger cette belle expérience.

« Et sinon, as-tu pensé à des cours de danse où le contact avec des inconnu.e.s est normal mais cadré et ludique ? Et entre les deux, il doit bien exister des activités de thérapie par la danse.»

J’ai une expérience traumatique des cours de danse : je n’arrivais pas à retenir les premiers pas de la danse parce que j’avais une jolie fille dans les bras. Le professeur l’a vu et en a fait la remarque publiquement. Je ne suis plus jamais revenu. Si t’as d’autre(s) idée(s), dis les toujours.

La dernière publication date d'il y a moins de 2 jours. Et je ne la retrouvais plus dans le fil d'actualité du forum. C'est grâce au lien donné par une participante dans une précédente demande d'aide que je la retrouve...

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Lunaa
09/09/2021 à 22:04

Salut,

Je ne vais pas reprendre point par point ce que tu dis car ça me ferait répondre en répétant des choses que j'ai déjà dites dans mon commentaire précédent.

Je participe une dernière fois pour souligner des trucs importants :

  • Quand je parle de cadre professionnel pour traiter la phobie, je pense au médical ou paramédical, ou du moins à des professionnel.le.s qui ont les compétences pour aborder ce genre de choses ;

  • Non, il n'est pas possible de lire dans un regard une "grande ouverture sensuelle et davantage". Dans un regard, on peut éventuellement deviner des émotions, que nous interprétons de manière très personnelle.

  • Je le répète : nous avons tous et toutes un rapport différent au corps, à l'intimité, et au contact physique quel qu'il soit. Ne présumons pas de ces préférences au regard de conventions sociales et clichés auxquelles beaucoup d'entre nous n'adhérons pas. Tu as commencé ton éducation grâce à cette personne asexuelle dont tu parles. A toi de continuer à te renseigner de ton côté pour en apprendre plus sur les diversités et déconstruire les injonctions (faites au couple, aux femmes, aux hommes, au sexe.....). C'est ce qui permet de limiter les préjugés, les attitudes irrespectueuses, et la pression qu'on se met et qu'on met aux autres.

  • tu dis " Je ne suis pas du tout en état de confiance pour pouvoir m’engager spontanément là-dedans sans ressentir clairement ou entendre le feu vert de sa part." -> tant mieux, ça s'appelle respecter le consentement (et la confiance-en-soi n'en dégage pas).

  • Avec la construction d'une relation amicale ou amoureuse équilibrée (avec des bases solides comme la communication et le respect), l'entraide et le respect de l'intimité de chacun.e sont sensés être naturels.

  • Une phobie peut repousser certaines personnes. Pour d'autres, ce sera un désagrément de second plan de la relation qui ne prendra pas l'ascendant sur les autres aspects plus agréables de la relation.

  • Chacun.e est libre d'exposer ses failles au moment opportun, l'important étant de ne pas heurter les autres à cause de nos attitudes qui en découlent.

  • Tu dis "Elle se rendra compte de ma difficulté dans les premiers moments de la relation sans que je n’ai à l’exprimer"; mais même si tu étais recroquevillé sur toi-même, ça ne donnerait pas d'indication sur ton mal-être, si ce n'est qu'il existe.

  • Quand on est attirée par une activité mais que le.la prof ne nous plaît pas, c'est dommage de ne pas tenter l'expérience ailleurs quand c'est possible ; il est aussi envisageable de discuter au préalable avec un.e prof pour lui demander de ne pas nous afficher en cas de malaise apparent, pour éviter de traumatiser inutilement ses élèves.
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Furyo
10/09/2021 à 09:38

@Lunaa Tes interventions sur ce topic sont topissimes, j'ai lue tes remarques avec grand intérêt ☺️

Vis à vis de l'expérience sexuelle j'ai l'impression qu'une fois passé un certain âge, si celle ci n'a pas été vécue "à temps" il y a une pression encore plus énorme pour celui et/ou celle qui est victime de ce phénomène.

Et être toujours vierge à 30 ans ou plus (sauf dans le cas où l'abstinence est souhaitée de manière consciente pour de multiples raisons) devient un vrai fardeau, comme ci il y avait une date de péremption à ne pas dépasser pour être encore dans la course. Sauf que assimiler un individu qui pense et ressent à une brique de lait c'est un peu limite..

Alors je n'ai pas été dans le cas de figure de l'auteur de ce topic, mais peut être que dans un monde parallèle ça aurait pue se produire qui sait donc je m'intéresse ^^ Voilà j'arrête le hors sujet maintenant 😉

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Bisousdelyon
12/09/2021 à 19:40

@ Lunaa : Si tu me dis que tu pourrais refaire les mêmes réponses que celles que tu m’as déjà faites, ça veut dire que nous ne nous comprenons pas. Et je le regrette.

Je reconnais que j’espérais au début que tu sois mobile et que tu puisses venir à ma rencontre à Lyon. Je constate que je me suis trompé. C’est dommage car je te trouve très jolie.

J’ai un parcours dans le domaine médical et paramédical. Je n’ai rien trouvé qui soit pertinent au stade où j’en suis. Si tu as une technique thérapeutique en tête avec des professionnel.le.s dans toute la France, parle-moi s’en. Seule la rencontre concrète, le toucher ou la sensualité me semble être opportun. Seul l’atelier câlins du collectif incongru fait exception à ce constat. Cet atelier est coanimé par une sexologue.

Quand je dis lire dans un regard une "grande ouverture sensuelle et davantage", je parle d’abord de cadre bien particulier comme une soirée privée, une soirée libertine (je ne connais pas), et pour des personnes qui se connaissent déjà, qui communiquent déjà bien par le non verbal…

Je ne dirais pas que cette personne asexuelle a fait mon éducation : elle m’a parlé de ces limites personnelles, c’est tout. Je participe régulièrement à un atelier santé sexuelle et handicap au centre LGBTI+ de Lyon, animé par des spécialistes des questions sexuelles. Ce sont plutôt elles et eux qui font mon éducation.

De par mon expérience, l’intimité s’exprime beaucoup en dehors des mots, par le non-verbal et le para verbal (intonation, vitesse d’élocution…). Certains que j’ai connu par le passé ne m’ont jamais demandé quels sont mes choix intimes, ils les ont déduits de mon non-verbal qui était fortement impacté par ma phobie sociale. Ils pensaient sans me l’avoir demandé directement que j’avais choisi de ne pas fréquenté de fille/femme.

Si je peux aujourd’hui parler de cette phobie et faire cette demande d’aide, c’est qu’elle a faibli. Tout dépend le contexte dans lequel une femme pourrait s’intéresser à moi. Les symptômes de la phobie pourraient être très discret si je suis à mon aise à ce moment-là et que la femme s’adresse à moi délicatement et que la relation intime vienne tout en douceur, au point qu’elle ne se doute de rien.

Ma faille est mon inexpérience : je n’ai plus l’apparence d’un adolescent. Mais des femmes de 25-35 ans (même plus jeunes ou plus âgées) pourraient apprécier une relation avec un homme inexpérimenté intimement au début de la relation.

Etre recroquevillé sur soi-même témoigne d’un mal-être sans donner son contenu. Dans une société du spectacle comme la nôtre, ce qui ne se voit pas (ou si peu) est souvent inexistant pour autrui. Dans la vie de tous les jours, c’est pratique pour moi : personne ne soupçonne rien de mon état de santé. Même mon médecin généraliste me déclare en bon état général. Par contre, je sais que dans certains environnements humains très bienveillants, le fait que ma situation soit presque invisible retarde et même le plus souvent empêche certaines personnes de venir à ma rencontre.

Le symptôme d’une phobie sociale sur l’intimité est l’inexistence d’un intimité socialisée. L’ordre public n’est en rien menacé. Donc cela passe le plus souvent inaperçu. J’ai entendu certains à qui je m’étais confié me dire que plus tard, je pourrais devenir un agresseur sexuel. C’est leur idée à eux. C’est l’image qu’il se font d’un castré psychologique qui cherche à se sortir d’affaire. Je n’ai jamais ressenti l’envie d’agresser physiquement une femme, ni un homme d’ailleurs.

Pour ma brève excursion dans un cours de danse, c’était un début de mon premier épisode dépressif. Je n’étais déjà pas bien à la base. Quand j’allais mieux, j’ai dit à une voisine d’un logement étudiant : pour que je puisse danser avec une fille, il faudrait que je couche avec elle au préalable. Si je n’arrive pas à enchaîner les différents pas de danse, la bienveillance du professeur est vaine. Un élève suit le rythme des cours de danse ou se retire.

C’est difficile de répondre concrètement à ma demande d’aide sans être ouverte à donner de sa personne

@ Furyo : Je dirais plutôt que la difficulté de compréhension et le décalage entre la bonne volonté et ce qu’on propose concrètement peuvent être « topissimes ».

Depuis mes 3 séances d’initiation sensuelle avec l’accompagnatrice lorraine, je sens que je vais y arriver : soit une escorte pour une initiation sexuelle, soit une rencontre avec une femme par exemple autiste ou en tout cas différente et nos différences se répondront peut-être, soit les deux à la fois. Ca va être difficile de rencontrer une escorte adaptée à ma situation à un prix non exorbitant. Mais je vais y arriver.

Les personnes qui ont choisi l’abstinence sensuelle/sexuelle ont toute liberté de changer dans leur choix également. Pourquoi un choix ancien devrait-il être une prison ? On a le droit de changer de vie pendant sa vie ! De la même manière qu’on peut arrêter ces études et les reprendre plus tard, changer de profession, de loisirs, de pays, de cercle social… ou élargir ces derniers/dernières, pourquoi l’intimité socialisée aurait-elle un âge limite d’entrée !? Quand je serais passé à autre chose, je souhaite m’investir dans une association pour offrir aux personnes en difficulté dans leur vie sensuelle/sexuelle une relation d’apprentissage de quelques heures, quelques jours, davantage peut-être et qui pourrait devenir une belle relation tout court.

Ce que tu nommes hors sujet est en fait selon moi l'exposé d'un des préjugés majeurs de notre temps au coeur du sujet.

avatar contributeur de Lunaa
Lunaa
16/09/2021 à 22:49 - 16/09/2021 à 23:02

Si tu t'es trompé à ce point, c'est que tu n'as pas vraiment prêté attention à mes propos.

Merci de retirer ton jugement sur le physique que je trouve très déplacé.

Et pour la dernière fois, peu importent les circonstances, se passer d'une communication claire avec un.e partenaire n'est pas un comportement sécurisant.

avatar contributeur de Bisousdelyon
Bisousdelyon
19/09/2021 à 18:33

L'écrit seul est un outil d'un usage très difficile sur les sujets sensibles entre personnes qui ne se connaissent pas.

Le titre de ma demande d'aide est : "Qui serait ouverte à une possible rencontre amicale chaleureuse… avec un trentenaire phobique sociale ?" Excusez-moi Lunaa de vous rappeler que vous y avez posté des textes alors que vous n'êtes pas "ouverte à une possible rencontre amicale chaleureuse… avec un trentenaire phobique sociale". J'en déduis que vous êtes la première à n'avoir pas prêté attention au propos de ma demande d'aide, et même jusqu'à son titre. Je me demandais juste si vous alliez exprimé une réponse concrète à cette demande d'aide qu'au bout de plusieurs retours de votre part. Ce n'est pas le cas, c'est tout. C'était très prévisible. Il n'y a pas eu de bonne surprise.

Je vous ai écrit ceci : "Je reconnais que j’espérais au début que tu sois mobile et que tu puisses venir à ma rencontre à Lyon. Je constate que je me suis trompé. C’est dommage car je te trouve très jolie." Est-ce cela que vous nommez "((un)) jugement sur le physique que ((vous trouvez)) très déplacé" ?

Je n'ai jamais écrit qu'il faille se passer d'une communication claire avec un.e partenaire. J'ai seulement écrit que cette communication claire n'est pas nécessairement toujours formalisée par des mots explicites.

La communication uniquement par écrit impacte le contenu du propos. C'est inévitable c'est sûr. Et j'en reviens donc à ma phrase de départ.



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