Aide  J'ai peur de la communauté LGBT...

Anonyme

J'en ai peur, je suis lesbienne, je le sais, mais je ne m'assume pas en tant que telle, surtout devant la communauté, je suis à peine out, j'ai très peu d'expérience et je ne me sent pas à ma place. j'ai l'impression que tout le monde va me juger, me pointer du doigt, me rejeter... J'ai même peur de me faire agresser par certains de cette communauté.

J'ai l'impression d'être un imposteur... Je sais bien que je ne suis pas la seule à faire son coming out a passé 30 ans mais je n'y peut rien... j'ai l'impression d'être un monstre au milieu de tout ces gays et lesbiennes et bi qui s'assument...

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Membre Anonyme

La règle c'est : mieux vaut tard que jamais. Il y a tout un contexte et une histoire qui permet d'expliquer que quelqu'un fasse son coming out très tard et personne ne va te juger sur ça ( sauf les gens qui ont que ça à foutre )

Membre Anonyme

Ici les gens sont ouvert et bienveillant ne t'inquiète pas.

Et si jamais, au grand jamais, une personne malveillante oser te dire de vilaine chose, notre terrible equipe de modérateur se feront un plaisir de punir ( a leurs convenance) les vialine personnes :p

Bienvenue a toi, ici tu peut être toi sans crainte !

Quercus

Mais non mais non, vas-y, quand il fera froid, on se f'ra une raclette à s'en éclater le bide et on rigolera de l'absurdité à mettre des dates de péremption sur tout. En vrai y'a pas d'âge, chill, vous êtes nombreux à le faire sur le tard, y'en a qui le savent à 7 ans, d'autres à 37, chacun.e son rythme.

Luar

Franchement n'aie pas peur. Le coming out la trentaine passée n'est pas un problème, loin de là. Il n'y a pas d'âge idéal pour ça. Le plus important c'est que tu t'acceptes toi-même et que tu sois heureuse.

Tu sembles consciente de ne pas être la seule dans ce cas donc ne te condamne pas et aies confiance en toi.

Tu sais, il y a autant de "parcours" (si je peux dire ça comme ça) que de LGBT+ dans ce monde.

Courage !

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Kendany - modifié par Kendany le 17/08/2020 - 08:42:54

Salut. Honnêtement je pense que c'est vraiment la dernière chose qui traverserai l'esprit de la plupart des LGBT de ce demander si tu as été outée à 30, 20, ou 40 ans et plus. La plupart des gens ne ce poseront même pas cette question je pense. Et puis même je ne vois pas pourquoi ça poserait un problème. Ton manque d'expériences et de connaissance te fait peurs. Au pire tu apprendra avec le temps. De manières fluide et naturelle. Les gens ne sont pas des monstres non plus. Ils ne vont pas t'agresser pour ça quand même. Et puis franchement je ne pense pas qu'il y ai un niveau à avoir ou à atteindre ou une sortes de hiérarchie pour avoir un certificat ou un diplôme de LGBTologie. Chacun avance à son rythme et à sa manière. Tout simplement. D'autre sont plus précoces. D'autres plus tardifs.

Gaipinson

J'ai également découvert ma sexualité à 33 ans. Le stress ! L'incompréhension... Et les appréhensions.

J'avais peur comme toi de rentrer dans cette communauté qui me semblait si étrange et dans laquelle je ne me reconnaissais pas (et ne me reconnais toujours pas totalement, je pense). Puis j'ai compris que la principale cause de ces réticences, c'est que j'avais moi-même des préjugés homophobes.

Se découvrir si tard, c'est pas anodin, c'est qu'on a, dans son cerveau bien ancrés, des schémas hétéronormés qui empêchent d'être soi. Et ces schémas sont bourrés de clichés négatifs, inconscients souvent, sur le milieu LGBT.

Le site BeTolerant est un bon début. Ici, tu vas découvrir et lire des gens sympas, qui ont des réflexions intéressantes sur la vie, et te permettront petit à petit, au fil de tes lectures, de déconstruire tes préjugés, d'apprendre à connaitre la communauté, à l'apprécier, simplement... Et à t'accepter toi aussi ;-) !

Hulotte

Salut, déjà il ne faut pas voir les "LGBTQ" comme une seule communauté. Il y a plein d'asso, plein de mini groupes, pleins d'individus avec des idées différentes.

Du coup, si quelqu'un te rejette quelque part parce que tu vis pas ton lesbianisme comme "il faut" ? Que l'a pas découvert ou assumé assez jeune à son goût ? C'est son mode de pensée qui est un problème.

Il y a des gens et des communautés accueillantes.

Ensuite, être out auprès de tout le monde c'est pas obligatoire. Le coming out, c'est très personnel. On peut être dans un milieu moins propice à en faire un en sécurité. On peut aussi juger qu'on n'a pas à faire mais mettre les gens devant le fait accompli puisqu'après tout les heteros n'en font pas.

Tu as besoin de temps, prends ton temps. Et si tu veux être une personne discrète tu peux aussi ! Il y a beaucoup de personnes LGBTQIA dans mon entourage, la plupart des gens le hurlent pas. On le découvre au hasard d'une discussion (et on finit par avoir l'impression que quand même soit on est très nombreux, soit le gaydar existe).

On n'est pas en dehors de la norme pour en imposer des nouvelles.

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Misteriosa93

Bonjour, je me retrouve dans ton témoignage. J'ai longtemps refoulé les sentiments envers les femmes, sauf qu'à un moment donné, on ne peut plus les refoulés. J'ai été faire un tour dans le marais pour me appréhender ce "milieu", et bien le résultat n'est pas convaincant. Je me suis sentie mal à l'aise, l'impression de ne pas être à ma place. C'est peut-être pas le meilleur endroit me direz-vous, mais je n'en connais pas d'autres. Comment faire bpour rencontrer du monde sans se sentir mal à l'aise ou avoir l'impression d'être observé, alors que non. Des adresses sympa en région parisienne ou des sites à me conseiller ? Merci par avance.

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Kendany

Peut être que certaines assos LGBT sont mieux pour débuter dans le millieux plutôt que les boites de nuits et bars gay ?

Gaipinson

Perso, j'ai eu de la chance : dans mon boulot, plusieurs personnes étaient ouvertement gays, et du coup, ça m'a facilité mon auto-acceptation. Quand j'ai osé parlé de ma découverte sur moi, j'ai eu plein d'oreilles attentives, super positives, et de partages d'expériences.

Après, j'y suis devenue amie avec une nouvelle collègue, mariée à une femme, qui m'a emmenée à une soirée et espérait me caser avec quelqu'un.

Puis, j'ai davantage parlé avec un couple de voisines, et on est devenues amies aussi. Petit à petit, avec ces gens de mon entourage, j'ai davantage parlé, écouté, je les ai vus en couple et ça m'a semblé moins "bizarre".

Tout ça m'a mené à "Ok, maintenant, il est temps, je veux une copine." Mais je ne me voyais pas arpenter les bars, associations ou autres, car c'est une immersion trop intense d'un coup, et je ne m'y sentirais pas à ma place (aujourd'hui encore).

J'ai fait un bénévolat à la gaypride, c'était super chouette... Chouette de se dire : "En fait, on est super nombreux !" Chouette de rencontrer une ado, dont je m'étais occupée enfant, qui m'a saluée avec sa copine, toute heureuse de voir une "personne de référence" dans cette fiesta. Bref.

Quand j'ai été tout à fait prête (au bout de 2 ans quand même !), j'ai fait une annonce Tinder sans équivoque, pour cesser d'avoir peur, pour avoir une relation - oui, sexuelle -, en me disant que ça me permettrait d'être à 100% rassurée et de pouvoir chercher l'amour ensuite.

Au final, j'ai rencontré l'amour directement, faisant d'une pierre deux coups


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