Besoin maladif de relation fusionnel, à un point où ça devient toxique

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Ancien membre
10/08/2020 à 20:59

Depuis quasiment trois ans je me pensais en paix avec ça. De mes dix ans à mes 19 ans j'ai enchaîné relation toxique sur relation toxique ( et là je parle uniquement du domaine amical ), une relation où je deviens entièrement dépendante de la personne, elle devient mon centre et avale mon énergie, durant ces années j'ai été écrasé psychologiquement, mon cercle social était mort et je tombais sur des gens aussi isolés que moi mais qui avait plus de poids pour une dominance mentale. Ce type de relation je la noue, malgré moi, uniquement avec les femmes, alors HEUREUSEMENT je ne deviens pas dépendante de toutes les femmes que je connais ( bon dieu le malheur 😶 ) et récemment... J'ai cru en être débarrassé de ce besoin maladif et dévorant. J'ai des ami.e.s supers, un projet de fac qui s'est concrétisé, de l'assurance, de la confiance et de l'amour pour moi-même, je m'impose et ne me laisse plu écraser, vis pour moi, sauf que voila je suis retombé dans un lien toxique. A la différence que d'après ce que j'ai pu en voir ( car j'ai préféré sauver mon mental ) la personne n'était pas toxique contrairement aux autres, je dirai juste que je n'ai pas retenu la règle du " ne pas fréquenter des gens trop similaire à toi, sinon ça dérape " mais ça m'a perturbé... Car je ne comprend pas comment j'ai pu nouer un lien toxique sans m'en rendre compte, ma sonnette d'alarme a vraiment poussé quand j'ai commencé à me sentir fatiguer, à penser sans arrêt à la nana et à m'écraser. Ce que je ne comprend pas c'est comment ce truc a pu se reproduire alors que j'étais si bien ? Je n'étais pas isolée, pas en dépression, aucun facteur qui puisse vraiment expliquer cela. Alors j'en viens à me demande si au fond, malgré moi, il n'y a pas une part en moi qui a un besoin dévorant de créer des liens puissants, fusionnels, où la jeune femme qui est mon amie devient mon centre, comme si je ne pouvais pas me contenter de relation saine et normale - mon plu grand défaut est sans doute mon impossibilité à être dans le juste milieu, avec moi c'est tout ou rien, je suis incapable de me satisfaire de lien normal, j'en ai conscience maintenant et j'ignore comment retirer ce besoin destructeur 😞 - Donc, formulation un peu pourrie, mais si je pouvais avoir des témoignages de gens qui sont comme moi " accro " aux relations fusionnelles au point où ça vire en lien destructeur, ça m'intéresserait car ce n'est pas évident d'en parler avec des gens qui ne l'ont jamais vécu :/

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Modération Wonder
10/08/2020 à 23:55

Hello MissHorror 👋

🍷 psycho de comptoir : il paraît que la fusion, se termine (souvent) par une scission...

Et sinon j’ai juste un épisode de podcast à te recommander - mon podcast préféré 👉 Transfert (de Slate) :

De la violence des amitiés

Il s’agit du témoignage d’une jeune femme qui a subi une relation d’une toxicité vraiment très puissante 😯

sur ce, bon courage 🌸


Je n'veux plus jamais m'laisser faire... J'en ai assez, je n'en peux plus, j'ai trop souffeeeert... ^^

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Ancien membre
11/08/2020 à 01:09

Coucou, je suis peut être hors sujet mais je veins d'entendre un truc, qui perso ma beaucoup touché.

"Les personne qui connaissent la peur de la solitude, ne peuvent s'empécher d'aimer les autres".

Alors, j'avoue que sa résonne fort en moi. J'ai toujours eu l'impression d'être seul, même entouré, tellement loin des problèmatiques des autres, tellement loin de leurs logique.

J'ai souvent vécus en spectatrice de ma vie. Et quand j'aime, j'aime a en mourir, parce que je me sens vivante, parce que le monde est beau.

Mais en effet, derrière il y a la peur de l'abandon, d'être a nouveau seul.

Je vais pas plus dévlopper, je pense que c'est a chaqu'un de faire son introspection, et j'avoue que juste écrire ces lignes me chamboule un peu.

J'espère que tu arrivera a déméler ton meli melo ^^

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Ancien membre
11/08/2020 à 11:04

Coucou,

Il est vrai que sortir de cette spirale est très difficile, tout comme il est frustrant de penser être guéri.e pour finalement mieux rechuter.

Je me reconnais tout à fait lorsque tu évoques le fait de "ne pas fréquenter de gens trop similaires sinon ça dérape", c'est à la limite du mécanisme de défense. Il y a des exceptions dans mon entourage, mais la plupart du temps c'est quelque chose que je cherche à éviter, sans doute car je ne m'aime pas assez et, de fait, quelqu'un de trop similaire me renverrait une image disons "extérieure" de moi-même, me montrant à quoi je ressemble pour les autres.

Je pense que ce manque d'amour-propre est la clé de tout ça. Es-tu vraiment certaine d'être à l'aise avec toi-même et d'avoir réussi à surmonter cela ?

Pour rebondir sur la citation d'Alithia, il est vrai que c'est très parlant. La peur de l'abandon provient bien du fait de connaitre la "vraie valeur" des liens humains pour en avoir manqué pendant une trop longue période. C'est quelque chose que l'on va donc considérer comme très précieux, d'où la facheuse tendance à mettre les personnes concernées sur un piédestal, quitte à s'oublier et se laisser briser par elles. Qu'elles le fassent volontairement ou non, le résultat est malheureusement le même : un cœur brisé et la promesse de ne plus reproduire le même schéma... Jusqu'au moment où l'on tombe sur la prochaine personne qui nous fait sentir un tant soit peu vivant.e...

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Ancien membre
11/08/2020 à 11:16

Citation de W0nderwOOman #339152

Merci à toi ! Je prendrai le temps d'y faire un tour car maintenant que j'y suis retombé je me pose des questions

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avatar contributeur de Quercus
Quercus
11/08/2020 à 17:30

Salut,

tu éprouves peut-être de l'euphorie lors de ces états ? Enfin, comment dire, peut-être que vivre ça te procure un certain plaisir ? C'est un petit peu comme ces personnes qui sont tout le temps amoureuses, parce que cet état les rend tout vaporeux. Ca n'est qu'une simple supporsition, hein xD

Je connais des potes qui ont tendance à se mettre au second plan, à suivre leur partenaire, il y a une part de souffrance d'après eux, mais aussi une certaine jouissance à se "perdre" en l'autre.

C'est ambigu, c'est peut-être cette part de plaisir (destructeur) qui pourrait en partie être à l'origine de ce comportement, à voir. Si c'est en effet trop répétitif, tu devrais aller voir un.e psy, leur recul peut apporter des réponses des pistes pas imaginées jusqu'alors.

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Ancien membre
11/08/2020 à 21:08

Salut,

J'ai passé pas mal de temps à lutter avec un desir de fusionnel et de la dépendance affective, et je commence à voir la lumière au bout du tunnel là dessus.

Du coup, j'ai une question naïve : est ce que tu as essayé de te faire aider par un pro ?

Psychothérapeuthe, somato-emotionnel, comportementaliste ou tout autre type de thérapeute, ça peut valoir le coup d'essayer.

C'est cher, on trouve pas forcément la bonne personne du premier coup, mais perso, ça m'aide beaucoup à travailler sur mes travers et mes blessures.

C'est difficile (impossible ?) de s'aider soi même et nos proches ne sont pas forcément capable ou de bon conseil quand on touche à ce qu'on a à l'interieur de soi.

Just my two cents :)

Force et courage à toi MissHorror !

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Ancien membre
11/08/2020 à 21:27

Citation de Nekomancer #339197

Je pourrai y penser mais je n'aurai pas le temps ni l'argent :/ Je consulte en ce moment une psy et j'espère y trouver de l'aide !

avatar contributeur de Acajou
Acajou
12/08/2020 à 14:00

Je me reconnais totalement dans ce que tu écris ... Mais j'en suis au même stade que toi dans mon cheminement, du coup, je n'ai pas la solution ...

Courage ...



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