Aide  Bisexualité et trouble borderline

Anonyme  
Ce sujet est une demande d'aide, bienveillance et courtoise sont de rigueur.

Bonjour à tous,

Je tenais juste à partager avec vous mon vécu pour voir si éventuellement d'autres personnes se retrouvaient dans mon témoignage ou si un de vos point de vue pouvaient m'aider à y voir plus clair.

Je suis donc, pour résumer, bisexuelle et souffre du trouble borderline. Pour ceux/celles qui connaissent un peu, dans les "symptômes" de ce trouble on retrouve la recherche identitaire et donc très souvent sexuelle. Je me demande donc parfois si je suis réellement bisexuelle ou si je réagis à des pulsions créées par le chaos de mon trouble. Quelle partie est réellement moi et quelle partie est inhérente au borderline.

Cela m'intrigue car pendant une période (qqes semaines par exemple) je vais être obsédée par l'idée de rencontrer une femme au point de ne penser qu'à cela et à mettre presque ma vie entre parenthèse croyant que mon bonheur ne passera que par là et soudainement, après, je me dis tranquillement de laisser tomber que ça n'en vaut pas la peine et je passe à autre chose. Tout cela étant cyclique.

Si j'étais bisexuelle "normale", agirais-je ainsi ?

N'empêche, même si personne ne me lit, même si personne ne me répond. Rien que d'avoir la possibilité de le dire ici à des gens au lieu de tout cacher tout le temps, ça fait déjà du bien : je suis une put*** de bisexuelle (??) borderline !!

Bizz à vous.

Dime  

La bisexualité est tres souvent cyclique. Nul besoin d´etre borderline pour eprouver cela.

Anonyme  

OK mais alors si on gratte plus loin, sur quoi reposent alors ces cycles? Frustration? Manque affectif ? Appétit sexuel ?...?

Clockwise  

Tu ne crois pas que, vue la pathologie, ce serait plus secure pour toi d'en parler avec un.e professionnel.le?

Je savais pas que la bisexualité était cyclique. Je suis. ça m'intéresse, cette histoire de cycle.

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Firen   - modifié par Firen le 11/07/2020 - 18:49:28

Les anglophones appellent ce cycle "The bicycle" ( On appréciera le jeu de mot ! ).

C'est cette alternance qu'il peut y avoir dans l'intensité de l'attraction et/ou du désir en fonction du genre chez les bisexuels et bisexuelles.

En gros, tu peux être attiré à 90% par les femmes et 10% par les hommes une semaine. Alors que la semaine suivante ça sera plutôt 60-40, voire 20-80...etc.

Tous les bisexuels et bisexuelles n'ont pas ce cycle, il est d'intensité et de durée différentes en fonction des personnes.

En bref, tous les bis sont différents, un peu comme tous les humains en fait :)

Concernant l'origine de ces cycles, il n'y a, que je sache, aucune réponse à ce jour.

Je rejoindrai Lostwoman sur un point, je pense que, étant donné ta pathologie, il est peut être bon d'en discuter avec un professionnel ou une professionnelle afin qu'il puisse faire la part des choses entre ce qui est du ressort de la bipolarité et ce qui est du ressort de ton orientation sexuelle.

Après, tu risques peut-être d'être confrontée aux préjugés dont souffre la bisexualité et le professionnel ou la professionnelle ne sera peut être pas très au point sur ce sujet.

Je sais qu'aux USA il y a des listes de personnes "LGBT Friendly" pour les médecins et autres.

Peut être certaines associations en France ont elles eu la même démarche ?

EDIT : orthographe.

Anonyme  

Merci beaucoup pour les infos Firen, c'est très instructif. Je ferai quelques recherches complémentaires.

Cependant, des fois je me demande pourquoi on s'acharne encore autant à classifier les gens finalement quand on voit que dans toutes les catégories il y a x sous catégories et que dans ces sous catégories on finit par conclure que "chaque cas est différent".

Cela fait moins d'un mois que je suis inscrite sur ce site, persuadée d'être "définie" mais depuis, au fil des discussions, on m'a changé 3 ou 4 fois de case... C'est un peu déroutant.

Soit, je digresse. Pour en revenir à ma pathologie, j'ai déjà consulté 2 pro mais je n'ai jamais abordé ce sujet là. Ça n'était pas ma priorité à l'époque. J'etais en couple avec un homme et pas dans un cycle à connotation féminine. Et j'avoue que même maintenant c'est un sujet qui me met mal à l'aise. Dire clairement à quelqu'un que je peux aimer une femme, même à un psy, ça coince.

avatar contributeur de Firen
Firen   - modifié par Firen le 11/07/2020 - 23:06:45

Il n'y a que toi qui puisse savoir dans quelle "case" tu te situes.

Et encore, parfois on pourrait rentrer dans deux cases, ou bien on aimerait "emprunter" à plusieurs "cases".

Bref tout ça pour dire que ces fameuses "cases", "catégories", "orientations"...etc, ce ne sont pas des choses qu'il faut considérer comme figées mais plutôt comme des repères.

Ce chemin il n'y a que toi qui puisse le faire. Ça peut prendre du temps avant d'être à l'aise au point de l'exprimer.

Le penser, le savoir c'est une chose, mais le dire, ça le rend plus réel.

Rien ne presse, suis ton propre rythme.

Edit : Orthographe. Décidement, c'est pas mon jour !

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