Depression liée a l’homosexualité

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Depression liée a l’homosexualité

est qu'il y en a parmi vous qui on connu une phase depressive car ils ne s'acceptais pas en tant qu'homosexuel?

de ma part j'ai su que j'etait homo il y a 4 ans quand je suis tombé amoureux de mon meilleur ami . cela m'a fais bcp de mal mais je me suis relevé. mais cette fois si apres un grand stress au travail et quelque legers problemes de santé puis un debut de relation qui a mal tourné je me suis senti tres tres mal et je le suis encore.

mon entourage accepte mon homosexualité, personne m'a rejeté j'ai fais le coming out aupres de ma mere et mon frere , mais ils ne m'en parle pas , ils viennent pas sur le sujet , il ne reste plus que mon pere . j'ai l'impression de mentir h24. Pourtant si j'ai fais le pats du coming out ca devrais aller mieu non?

j'aimerais qu'ils viennent sur ce sujet , mon homosexualité me fais encore un peu peur et j'ai besoins de gens qui m'aide a dramatiser


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Modérateur

Bonsoir,

Perso, j'ai connu ces phases dépressives autour de l'adolescence, période à laquelle j'ai su que j'aimais les garçons.

Il m'a fallu plusieurs kilomètres entre ma mère et moi pour lui avouer qui j'étais, même si elle s'en doutait.

Faut dire que les garçons que j'invitais chez moi à cette époque constiuaient un joli signal :)

Pour ma soeur, pas de souci là-dessus car c'est une fille très ouverte. Mon frère, ben je m'en fous un peu de ce qu'il peut penser et mon père... Ben je n'en possède pas donc, la question de ce côté là est très vite réglée.

Maintenant, pour ta situation, reste à savoir si tu habites chez tes parents ou si tu as ton propre chez toi ?

Car si effectivement, tu es amené à faire ton coming-out auprès de ton père dans les jours, semaines ou mois à venir, sais-tu déjà quelle serait sa réaction ?

Je te pose cette question pour savoir déjà si ton père tient un discours alamant lorsque le sujet passe à la télé, par exemple.


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Salut Jonas.

Ton mal-etre est normal. La plupart des homos sont passés par là je suppose. J'espère que tu va pouvoir t'apaiser.

Quant à tes parents, ils ne t'en parles pas parcequ'ils ne sont pas à l'aise avec ça. Il ne faut pas leur en vouloir je pense.

Bon courage. Discutes en plutot avec tes amis, ou des gens de l'exterieur.


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Jaydu18 j'habites chez mes parents mais je travail je suis assez autonome de ce coté la. Beh pour mon père je crois qu'au fond de lui il ne le prendrais pas vraiment mal. Enfin je ne pense pas qu'il pourrais me mettre a la porte. C'est quelqun qui a été abandonné par ses parents je suppose il ne ferais pas de meme avec moi. Je pense et c'est ce que je dit toujours , j'aurais préféré que les autres ne l'acceptes pas plutot que ma situation actuelle. Je suis de nombreux gars sur les reseaux sociaux qui sont a l'aise avec ca , que ca sois des trantenaire ou des adolescents


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Modérateur

Si, du côté de ton père, tout pourrait bien se passer, tant mieux pour toi, sincèrement :)

Par contre, même si je sais que c'est loin d'être facile, tu n'as aucune raison de déprimer simplement parce que tu es gay.

J'ignore si le fait de ne pouvoir l'avouer à ton père pour le moment est l'une des causes de ton état actuel mais tente de faire un travail sur toi-même pour mieux t'accepter.

Je pense qu'ici, tu pourras trouver des gens avec qui échanger sur la question, qui pourront te donner des conseils et qui pourront peut-être t'aider à te sentir mieux.

C'est tout le mal que je te souhaite en tout cas :)

Bien sûr, dans ta démarche et ton quotidien, je suis de tout coeur avec toi et ma messagerie t'est ouverte, au besoin :)


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Salut Jonas, Bon je suppose que tu as vu ma réponse sur le premier sujet que tu as créé hier, je ne vais pas revenir dessus.

Si tu veux savoir j'ai été en dépression, avec des périodes plus ou moins bien, de 15 ans à 25 ans. Ce n'était pas seulement à cause de la sexualité car j'ai une famille assez compliquée, mais je pense quand même que c'était principalement à cause de ça.

Pourtant, mes parents n'étaient pas homophobes, mon frère pas spécialement, perso ce qui m'a le plus bloqué pour m'accepter c'est l'entourage amical et scolaire. Et la peur extrême du regard des autres, bref, la société dans laquelle on vit.

Comme ceux qui t'ont répondu ici, je pense que le plus important c'est de réussir à échanger avec d'autres personnes, que ce soit une association style Contact (ils m'ont beaucoup aidé par écrit), éventuellement un psychologue si tu en ressens le besoin, et surtout d'autres personnes dans la même situation que toi. Ces trois éléments m'ont beaucoup aidé, maintenant il me reste plus qu'à affronter le problème dans le monde réel.

Bon courage, tu n'es pas seul, si tu as réussi à venir t'exprimer ici, c'est que tu as la capacité de t'en sortir !


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" Je pense et c'est ce que je dit toujours , j'aurais préféré que les autres ne l'acceptes pas plutot que ma situation actuelle. "

Salut Jonas.

cette phrase m'interpelle et je n'en comprend pas bien le sens.


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merci

oui tu sais j'ai l'impression que je ment a mon pere H24.

j'ai besoin d'enlever les poids sinon c'est impossible a vivre. je me rappelle que quand j'ai compris que je pouvais aimer un garcon j'ai été tres mal mais je ne sais plus pourquoi j'ai reussi a me relever. j'ai aussi vu beaucoup de temoignages je pense cela m'a aidé et j'etait arriver a un point ou je defendais la cause a 100% j'avais la force de m'opposer aux idees sur l'homosexualité. s'il y avait quelque chose sur l'homosexualité a la télé par example je defendais la cause et je disait que c'etait du n'importe quoi.

beaucoup m'ont parlé du travail sur soi mais j'ai jamais vraiment compris ce mot.

en faite est ce que c'est un travail que tu fais avec la pensé et donc c'est mental oubien c'est avec des actions de tous les jours. donc en parler en faisant des experiences. je lis beaucoup de livres autobiographique sur des gens qui ont annoncé leur homosexualité mais jusqu'a maintenant ca ne m'a rien apporté


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Je comprends qu'il est super difficile d'en parler à la famille, t'inquiètes. Si tu penses que tu déprimes parce que ton père n'est pas au courant, qu'il ne le prendrait pas mal si tu lui en parlais, et que ça te soulagerais énormément, j'aurais presque envie de te dire "fonce". Tu appréhendes sa réaction et je comprends tout à fait ;

Pour l'instant j'ai réussi à le dire à aucun membre de ma famille, que je préfère les gars... même si ils s'en doutent, et m'ont toujours fait comprendre qu'ils s'en foutaient... Dans mon cas je suis sur que le jour où je serai en couple et amoureux, ça sera beaucoup plus simple d'en parler.

Alors tu vois, tu as fait plus de chemin que moi en fait ;-)

Edit : pour le travail sur soi, voir les messages précédents, et le suivant !


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Meilleure réponse

Salut Jonas,

peut-être que par "faire un travail sur soi" les autres veulent dire : faire en sorte de surmonter ton appréhension pour que tu ne te sentes plus mal d'aimer les garçons ou bien de dire à quelqu'un que tu préfères les garçons. Ce n'est pas facile et je n'en suis pas venu à bout non plus. Néanmoins, je pense qu'un bon moyen de faire ce travail est d'essayer un maximum de ne PAS se concentrer uniquement sur les aspects négatifs (pas inhérents pour autant) de l'orientation gay (homophobie, discrimination en tout genre, rejet...). Il faut donc s'efforcer de voir que les choses peuvent relativement bien aller aussi. Tu dis lire des autobiographies, si tu es un peu cinéphile aussi tu pourrais regarder un film qui dédramatise l'homosexualité et où le héros, de préférence, ne meurt pas de façon tragique. Une suggestion qui me vient comme ça est Love Simon qui a d'ailleurs aidé des gens à sortir du placard. Bref, mon conseil c'est d'essayer de voir le verre à moitié plein voire seulement un quart plein mais de ne pas se concentrer trop sur le vide.


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superpink

love simon ca été un film que j'ai adoré, je l'ai regardé plusieurs fois et c'etait tout simplement genial. le passage ou la mére dit a son enfant : tu merites tout ce que tu souhaites l'homosexualité c'est quelque chose qui t'appartient et du devra y faire façe seul


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41 remerciements

A mon avis tu collecteras des tas de témoignages des gays masculins (et sans doute LGBT+) qui se sont senti mal suffisamment longtemps pour que s'installe une dépression. Probablement compris entre les 20 pour cents d'étudiants anxieux, et la moitié des gays qui ont pensé un jour ou l'autre au suicide (penser au suicide commence à être un niveau déjà sérieux s'il se prolonge dans le temps).

Un chagrin d'amour y compris pendant l'enfance est habituel, une expérience douloureuse mais somme toute banale. Ce serait sans doute ne jamais l'éprouver qui pourrait conduire à de fragilités. Par contre, devoir se construire pendant un quart de sa vie sans modèle visible, et même en opposition avec le modèle dominant, est extrêmement inquiétant et fait le lit des anxiétés (chroniques) et déprimes chroniques, qui sont la planche savonnées des dépressions.

Le fait que les parents soient à l'écoute ou non est une bonne béquille de soutient ou au contraire un croche-pied aggravant, mais n’empêche pas de devoir s'assumer, apprendre à plaire, et trouver la force d'avancer. Et cette circonstance est directement en concurrence avec les peurs ou déficits chroniques de volonté entraînés par une anxiété ou dépression sévères. Lesquels occasionnent de vrais dysfonctionnements et dommages sur le cerveau. Heureusement réversibles, mais aussi lentement qu'ils se sont insidieusement installés.

Donc oui en effet il y a un lien entre dépression, ou anxiété, et le fait de devoir se construire en marge, voire en opposition, avec le cocon familial et la société. Mais je ne suis pas sur qu'au point où tu en es tel que tu le décrits, le CO et l'acceptation de ton père changera fondamentalement la situation. Alléger la barque surchargée va assurément dans le bon sens, mais est-ce que ce gain aurait un effet bénéfique suffisamment durable, ce n'est pas sur. Pour preuve, un simple chagrin d'amour pourrait sans doute de nouveau t'affecter.

Je suis assez d'accord avec le post précédent notamment de Superpink, l'équilibre puis la stabilité résulteront surtout de ce que tu construis. En t'appropriant ce qui te conviens, et ne tenant pas compte ou carrément en esquivant de ce qui te blesse. Et en calmant les peurs et soignant les déprimes qui sont des freins à une vie agréable et à la volonté d'avancer.

Ce sont des chemins un peu tortueux, un peu plus long, moins rassurant que ceux des hétéros, mais que chancun de nous peut tracer.

Ne perd pas courage :-)


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