A-t-on besoin d'être humain pour contribuer à l'humanité ?

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PANthere
Homme de 19 ans
Lyon
Ce sujet est un débat, échangez et partagez dans la bonne humeur

Il y a bon nombre de fois ou on pourrai se poser légitimement la question si l'Homme est humain ...

Un bon nombre de fois ou, au regard de notre histoire, la defintion d'humanité (humanité qui est censée nous animer) est bafouée par notre esprit encore primitif, mise à mal face à nos désirs démoniaques pervers, et même des fois remis en cause par les exploits hors norme que nous parachevons ...

Face à tout ces extrême faisant de nous des être capable du pire comme du meilleur, qu'est ce que être humain au final ?

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Et au final après cela, la question qui pourrait nous dérouté est la suivante : face à toutes les valeurs préconiséese de ce que doit être un Homme ... que s'agit il d'être pour le bien de soi même et des autres ?


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Khalos
Homme de 23 ans
LES ULIS

Bonsoir,

Qu'est-ce qui te fait te poser ces questions ?


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PANthere
Homme de 19 ans
Lyon

Si tu veux en parler en PV viens parce que c'est très subjectif haha ... ici je laisse place aux arguments et à la logique et mes intuitions n'interesseront personnes


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Mathias
Homme de 17 ans
Ales

eh bien, la définition d'humanité c'est pas la plus simple du monde on va dire. Bon déja on va clarifier juste ce qu'on veut entendre ar humanité. Parle t'on de l'humanité onthologique (qui se rapporte à l'être, ici ce serai qui inhérent à l'être humain), si on parle de ça, cela signifie que tout homme est détenteur d'humanité, sauf que selon ton permier commentaire, ce n'est pas le cas car "la defintion d'humanité (humanité qui est censée nous animer) est bafouée par notre esprit encore primitif, mise à mal face à nos désirs démoniaques pervers, et même des fois remis en cause par les exploits hors norme que nous parachevons ". Il semble aussi logique que tu ne parles pas de l'humanité dans le sens de l'espèce humaine (cela signifierai qu'un ensemble de trait nous définisses en tant qu'espèce). Par humanité, on dirait que tu te demandes si il existe une nature humaine nous définissant, mais en même temps, que tu parles de valeurs humaines qui seraient universelles et qui seraient commune à tous les hommes.

Vaste questions que tu soulèves donc, qu'on peut simplifier par existe t'il une nature humaine, et existe t'il des valeurs humaines universelles.

Pour répondre à cela, on peut remonter aux origines de la philosophie, mais directement, je pense perso, stoicisme, Hobbes, Aristote, Rousseau, Platon, Spinoza, Descarte, kant, Freud, Sartre et l'ensemble des philosophes politiques car ils ont dans leurs trés grandes majorités décrient ce qu'ils considéraient comme la nature humaine. Généralement, pour ce qui est des valeurs humaines universelles des stoiciens jusqu'à environ kant la raison et la passion sont universelles pour la majeure partie des philosophes, (la raison serait ce qui tendrait vers la civilisation, l'homme, les passions seraient animalités et ils faut les éviter), aprés deux siècles d'errances et de débats entre les deux camps, la seconde guerre mondiale rend impossible la notion de valeur universelle. Comment des hommes ont pu faire des horreurs telles? De plus l'existentialiste rejette toutes notions de déterminismes (la nature de l'homme est une forme de déternimisme) et valeurs universelles.

La dernière question est plus une réponse à ta première (existe t'il une nature humaine), ce serai car il existe une société, que des valeurs sont appelés bonnes et que l'homme serait défini par certaine valeurs, si il en sort, il est qualifié de monstre (celui qu'on montre), Nietszche par certains aspects a travaillé sur ce domaine dans la généalogie de la morale , et je crois que Shopenhauer aussi mais je ne suis plus sur il faudrait que je relise mes cours

Donc c'est trés grossièrement résumé, donc désolé d'avance, je sais que j'en ai oublié, mais ces deux questions sont vraiment hyper vaste et interroge autant la philosophie politique, que la morale, le bonheur, l'étude de l'homme, la liberté... Enfin, trop de notions pouvant être abordé en un seul commentaire.

Si un prof de philo ou un passionné depuis plusieurs années traine dans les forums, il devrait apporté une réponse plus dévellopé que une liste de philosophes traitant de la notion et de manière beaucoup plus exacte que moi.

Je suis plus les idées Sartrienne sur ce domaine "l'homme est condamné à être libre" mais si vous voulez, on pourra plus en parler en MP.


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Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements

"la defintion d'humanité (humanité qui est censée nous animer) est bafouée par notre esprit encore primitif, mise à mal face à nos désirs démoniaques pervers, et même des fois remis en cause par les exploits hors norme que nous parachevons"

L'humanité au sens de la population humaine n'est pas plus ni moins primitive qu'elle l'était il y a 10000 ans, et il est assez probable que ce fut le cas depuis que l'homme existe il y a des centaines de milliers d'années. C'est juste son périmètre qui change. Actuellement ce périmètre se voudrait théoriquement mondial, et le droit des humains le même pour tous. En pratique on en est encore loin, et c'est déjà pas si mal quand ce droit est appliqué à l'intérieur de chaque groupe d'humains, correspondant actuellement aux pays.

Ce droit est évidemment très dégradé pour les êtres vivants non humains, qui parlent des langages quasiment incompréhensibles, et sont encore illétrés, sauf quelques spécimènes de laboratoires qu'on prend bien soin de faire dormir dans des cages. Bref ils n'ont rien à dire, et peuvent déjà s'estimer heureux si on ne les tue pas, car ils ne sont pas humains.

C'est vrai qu'en élargissant le périmètre du groupe, et en affinant ses connaissances, il y a des pratiques qui sont devenues inutiles (telles que les sacrifices humains ou l'esclavage), mais toutes celles qui le sont encore sont restées humaines.

On pourrait estimer qu'elles sont inhumaines si on ne voulait pas en souffrir soi-même, mais le fait est qu'elles restent humaines jusqu'au jour elles deviennent obsolètes, inutiles, ou défavorables au groupe.

Et pour autant qu'on sache, en archéologie ou ethnologie et plus largement histoire, cela a toujours été ainsi.


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Roxane
Femme de 38 ans
Evry

Le Larousse propose 5 définitions de l'adjectif "humain" :

1) Qui possède les caractéristiques spécifiques de l'homme en tant que représentant de son espèce ; qui est composé d'hommes : Être humain. L'espèce humaine.

2) Qui est relatif à l'homme, qui lui est propre : Corps humain. Une tâche qui excède les forces humaines.

3) Qui porte sur un des aspects de l'individualité de l'homme ou de son activité : Sciences humaines. Anatomie humaine.

4) Qui manifeste à un haut degré la sensibilité, la compréhension propres à l'homme en tant qu'individu dans un groupe social : Chercher des solutions humaines à un problème social délicat. Un magistrat humain.

5) Qui est en accord, en harmonie avec tous les caractères de l'homme, qui les manifeste (tant du point de vue de la force que de la faiblesse, de la grandeur que de la petitesse, etc.) : Une architecture humaine. C'est une réaction bien humaine.

Ce que je trouve magnifique et troublant, c'est que la définition n°4 est le contraire de "inhumain" (Des solutions inhumaines, un magistrat inhumain) alors que la définition n°5 englobe la notion d'inhumain (Faiblesse et petitesse).


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