la prendre dans mes bras et l'embrasser passionnément
Par amour, je pourrais tout quitter pour rejoindre la personne que j'aime et vivre à ses côtés.
J'ai changé de région. j'ai quitté la Touraine, les châteaux et les bord de Loire pour aller vivre 2 ans à Paris 😭.
J'ai quitté ma zone de confort. Avant cela c'était pour aller en Bretagne. J'ai fait pas mal de région par amour.Heureusement que je n'ai pas fait toute la France xD. Vue que personne voulait venir dans ma région, ba c'était toujours moi qui faisait l'effort de tout quitter. Vue que ça travailler dans l'informatique et qu'il y avait pas de boulot autres que dans les grandes villes.
Ensuite j'étais dans le Loir et Cher à Vendôme. Et je suis aller chez la personne à Nantes ! J'ai quitter mes amis, famille et appartement, même ma formation ! Pour rester 1 ans et demi. Maintenant je me retrouve chez mes parents en attendant d'avoir un appartement en Vendée. Mais je suis toujours avec ma copine Nantaise. Seulement les circonstances ont fait que c'était devenu compliqué de vivre dans le même appartement, et de vivre à Nantes je supportais moyennement.
Ah ça je le referai plus maintenant c'est chacun chez soi et c'est mieux pour mon bien-être.
J'ai besoin de stabilité et de garder un travail. Ça me fatigue de changer de médecin, faire le changement d'adresse et tout le tintouin derrière qu'il faut faire à chaque fois.
Citation de Bluewave #544696
L'énergie que tu as dû dépenser !!! Chapeau bas !
Le chacun chez-soi ou l'idée de la coloc à deux chambres c'est sympa je trouve 🙂
Citation de DentsDeSabre #544698
Le problème c'est que ça n'a pas toujours été facile. On est une grande famille ou on est 22. Ça m'a fait beaucoup de critique ou on disait que je me mettais en couple qu'avec des filles à problème. Sauf que tout le monde à ses problèmes, moi aussi j'en ai ! Que je restais pas en place et même encore aujourd'hui mes parents me disent que je vais trouver un appartement et changer de région pour me barrer après. Alors que c'est bête qu'ils disent ça car je suis toujours avec Sidney et ils le savent. Je peux comprendre leur point de vue car ils sont parfois venu me récupérer à la petite cuillère et ils m'ont bien aider à emmener des affaires dans leur voiture pour ses filles là. Quand à ma sœur j'ai eu la réputation de passer d'hommes au femmes et de ne pas être fiable alors que je suis Pansexuelle. Donc c'était tu es avec un garçon ou une fille ??
Oui j'ai dépensé beaucoup d'énergie, je me suis toujours investie à fond. Du coup maintenant ma réticence de vivre sous le même toit se comprend, en gros je me protège. J'ai pas envie de retourner chez mes parents sans avoir de chez moi. Après quand on vie avec quelqu'un c'est le risque. Mais attention ! Garder toujours votre appartement sous le coude! Après ça coûte cher la location...
La pire folie par amour :
Ne pas lui avoir dit que je l'aimais.
Citation de Llaho #544707
çà , ça m'est arrivée plein de fois c'est affreux , que de regret de n'avoir rien tenté . il vaut mieux parfois prendre un bon rateau en pleine face quitte à y perdre 3 dents ,il m'est arrivé de le retourner et de faire avec un joli jardin partagé
Citation de Bluewave #544706
Je vais te répondre en privé si ça ne te dérange pas.
Comme beaucoup, l’une des choses, les plus fausses que j’ai fait par amour et d’avoir tout quitté :
Région, famille, travail, amis, bref, tous mes repères pour me retrouver isolée.
La seconde chose que j’ai fait par amour, a été acceptée l’inacceptable :
De me laisser me rabaisser, d’avoir accepté des propos inacceptables , d’avoir renoncé à ce que j’ai toujours été et ça non plus, je ne le referai jamais, j’ai bien compris que ça, c’était pas du tout de l’amour, c’était de la soumission, de la perversion.
Citation de Némésis Inu #544724
Accepter l'inacceptable c'est tellement difficile...
Je suis désolée pour toi car personne ne mérite ce mal en échange de son amour.
Citation de DentsDeSabre #544727
Merci 😘
À cette époque, pas si lointaine, j’étais à un moment de ma vie, je ne savais plus qui j’étais, je me sentais au fin fond du trou et on deviens a ce moment-la des cible de choix pour certains et certaines
Citation de Némésis Inu #544729
Je comprends. Et il faut reconnaître que ça dépend de notre estime de nous-mêmes. C'est bien nous qui accordons le pouvoir à autrui de nous atteindre ou non.
Dirais-tu que si tu es plus au clair, aujourd'hui, sur ta valeur propre, c'est grâce à ces expériences difficiles finalement ?
Citation de Némésis Inu #544729
Je me reconnais dans ton partage d'expérience. On croit qu'on fait tout ça par amour sans forcément se rendre compte qu'on fait surtout ça par peur de perdre l'autre. Ça nous fait vivre des situations lunaires où, d'un point de vue extérieur, on serait les premières à dire à nos amis "barre-toi de là tant qu'il en est encore temps".
Respect à toi de t'en être sortie parce que c'est vraiment pas facile 🙏
Citation de Némésis Inu #544729
Oui je sais de quoi tu parles et pour ce relevé il faut ce battre avec soi même et ne plus jamais accepter d'être traité de la sorte en général je l'ai démasque assez rapidement à force d'expérience hélas c'est un fléau
Citation de DentsDeSabre #544730 Dirais-tu que si tu es plus au clair, aujourd'hui, sur ta valeur propre, c'est grâce à ces expériences difficiles finalement ?
Difficile à dire, nous sommes de toute façon forgés par nos expériences passées qu’elles soient bonnes ou mauvaise. Je pensais naïvement pouvoir passer à côté de ça., Sachant que j’ai vécu la même situation durant mon enfance, je pensais être armé pour pouvoir éviter ce genre de comportement dans ma vie notamment intime, mais lorsque l’on est dans un état de faiblesse mentale, peu importe la personne forte que vous avez été jusque-là, à ce moment-là, vous devenez aussi fragile qu’un nourrisson.
Citation de MarieCarolus #544731
Exactement. Je pensais réellement que ma soumission était une preuve d’amour, j’en étais convaincu, j’ai trouvé même une certaine forme de satisfaction.
Effectivement, j’ai eu des témoins extérieurs qui m’ont encouragé à quitter cette personne, mais tant que ça vient pas de soi, ça ne fonctionne pas, il faut avoir ce moment, c’est clair de lucidité et quand vous l’avez tout devient d’un seul coup très clair. Mais oui, c’est extrêmement difficile, douloureux mais nécessaire.
Citation de Tornade #544734
il est facile de les démasquer quand on est pas confronté réellement à la situation, quand elle nous concerne pas, quand nous sommes fort-e-s c’est quand nous sommes fragiles que ça se corse, il pensait que ça ne nous arrivera jamais et sûrement l’une des plus grosses erreurs que puisse faire.
Citation de Némésis Inu #544735
Si je comprends bien tu as parfaitement conscience que nos états d'âmes varient au gré des saisons. Nous sommes habité.e.s par de multiples forces et faiblesses tout au long de nos vies. Parfois un même obstacle franchi avec facilité serait en d'autres temps insurmontable, c'est bien ça ? (Nous ne sommes pas des êtres fige.e.s je suis parfaitement d'accord !)
Citation de Némésis Inu #544735
Ton témoignage ramène toujours ma pensée à la responsabilité et au discernement de l'autre dans ce genre de situation déséquilibrée. Est-ce que ton/ta partenaire en avait conscience ? Etait-il/elle au courant que tu t'effaçais/te sacrifiais pour lui/elle ? Comment réagissait-il/elle ?
Bon... je pose la question à toi mais, en fait, c'est aussi une question que je pourrais poser à MarieCarolus et Tornade, aussi. Vous pouvez aussi y répondre si vous le souhaitez. 😉
Citation de Némésis Inu #544735
Je pense que tu as raison de souligner le fait que ça résulte d'un état traumatique. Quand on est sain d'esprit, on ne peut pas aller aussi loin dans le masochisme. Parce que c'est de ça dont il s'agit. Quand l'être que vous prétendez aimer et qui prétend la même chose est capable d'aller aussi loin et qu'on est soi-même capable de laisser l'autre aller aussi loin dans la maltraitance du lien et de la relation, qu'est-ce qu'on essaie de faire en réalité ?
À part de se confronter à ce point de non-retour qui va nous pousser soit à remonter à la surface, soit à définitivement sombrer dans la folie.
Et on ne peut pas établir de relation saine quand on part dans ce genre de quête. C'est, à mon sens, une manière de revisiter nos failles pour essayer de s'en libérer et de réaliser qu'on n'a pas à trouver d'utilité à notre existence en servant de punching-ball, de psy, d'assistante sociale ou d'infirmière pour quémander une miette d'attention ou d'affection. Que notre valeur ne dépend pas de ce qu'on apporte mais de ce qu'on rayonne et partage. C'est malheureux de devoir en passer par là pour le comprendre mais ça a été aussi mon cas.
Citation de Elegy #544737
Je pense que l'autre n'est pas là pour se poser ce genre de questions. Il joue seulement le rôle qu'il a à jouer et que, quelque part, on lui attribue aussi. Parce qu'il n'y a pas de victime ni de bourreau dans l'histoire (à mon sens). Il y a seulement une sorte de jeu de pouvoir qui s'instaure insidieusement et qui dit "jusqu'où tu es prête à aller...? À quel moment tu te rendras compte que tu fais de la merde, que tu n'es pas à ta place, que tu ne mérites pas ça...? En fait, à quel moment tu vas poser tes limites et te rendre compte de la putain de meuf que tu es et de qui mérite sa place à tes côtés."
Et le jour où on trouve les réponses à ces questions, dans nos tripes, dans nos cœurs et dans nos têtes, une nouvelle ère s'ouvre devant nous.
je n’ai jamais su à quel moment exact j’ai basculé. La folie, voyez-vous, ne se déclare pas comme une maladie : elle s’insinue d’abord avec délicatesse, comme une caresse timide, puis un jour on découvre qu’elle règne en souveraine sur toute votre vie.
Je me souviens de la première fois où je l’ai vue. Ce n’était pas l’amour, « l’amour », ce mot sonore, trop vaste, qu’on ne mérite jamais vraiment. Non, ce fut d’abord une inquiétude, un trouble. Elle parlait avec cette application des êtres qui croient encore que leurs paroles ont un poids dans le monde, et je m’aperçus que je n’écoutais plus ce qu’elle disait : je n’entendais que la vibration de sa voix, comme un instrument qu’on vient tout juste d’accorder. À partir de ce jour, tout en moi devint calcul. À quelle heure passait-elle devant la bibliothèque ? Où posait-elle d’habitude son manteau ? Je m’inventais des raisons de me trouver là où elle était, je faisais mine de feuilleter un livre tandis que je mesurais, au rythme de ses pas, la distance exacte qui nous séparait. Il m’arrivait de rentrer chez moi avec la sensation physique d’avoir porté son absence comme un poids sur mes épaules.
Je me persuadai longtemps que je gardais la maîtrise. Je me répétais: : « Ce n’est qu’un sentiment, il passera. » Je savais bien, pourtant, que je me mentais. Chaque heure passée loin d’elle devenait une sorte d’exil intérieur. Je travaillais, je parlais, je riais même mais tout cela n’était que façade, une politesse que j’offrais au monde pour qu’il me laisse tranquille avec ma passion.
C’est alors que survint ma vraie folie, celle dont je n’ai jamais parlé qu’à demi-mot. Je décidai un jour ( je ne saurais dire pourquoi, peut-être par peur, peut-être par excès d’orgueil ) de... disparaître de sa vie avant même d’y être entrée. Je cessai d’aller là où je savais la croiser. Je supprimai jusqu’aux signes les plus infimes de ma présence. Mais tout en disparaissant à ses yeux, je la fis régner plus fort en moi. Car on ne s’échappe jamais par la fuite ; on ne fait que refermer la porte de sa prison de l’intérieur.
Alors commença pour moi cette période que je pourrais appeler : ma clandestinité sentimentale. Je vécus, pendant des mois, dans l’ombre de cet amour renoncé. Je connaissais par cœur son visage, je pouvais le reconstituer les yeux fermés, trait par trait et j’avais parfois l’impression qu’elle se tenait là, tout près, dans le silence de ma chambre. Je lui parlais en pensée, comme à ma Reine. J’imaginais ce que je lui aurais confié de mes peurs, de mes espoirs minuscules. Il m’arrivait même de former son prénom sur mes lèvres sans oser le prononcer, comme s’il s’agissait d’un mot sacré.
On m’a demandé souvent pourquoi je ne lui avais rien dit. Était-ce la timidité ? La prudence ? Non. C’était pire. C’était cette lucidité excessive qui parfois devient un poison : je craignais de briser par la réalité ce qui m’apparaissait comme une perfection intérieure. J’avais plus peur d’un « oui » maladroit que d’un « non » tranchant. Je préférais l’ivresse de mon rêve à l’imperfection de la vie. Voilà ma faute, c'est ma folie.
Les années ont passé. Je pourrais dire que j’ai oublié, ce serait plus convenable. Mais je n’ai rien oublié. Je me suis seulement habituée à vivre avec cette cicatrice invisible dont je ne souhaite plus guérir. Parfois, en croisant une silhouette dans la rue, j’ai ce sursaut absurde : « C’est elle. » Bien sûr, ce n’est jamais elle. Mais ce bref élan me rappelle que j’ai aimé profondément, silencieusement, obstinément et je crois, aujourd’hui, que c’est cela qui m’a sauvée : savoir qu’une part de moi a été capable d’une telle déraison.
Je le comprends aujourd’hui avec une netteté presque cruelle : la vraie folie n’a jamais été de l’aimer, ni même de me perdre en elle. Non, mon égarement le plus profond fut ce silence obstiné, cette lâcheté si polie qu’on la prend pour de la sagesse, qui fit de cet amour possible non pas une histoire, mais une fatalité intime. Depuis, je porte en moi le regret d’un destin qui n’a pas osé naître, ce tremblement d’avenir resté immobile au seuil de ma vie et t je me répète, avec cette voix intérieure qui ne ment jamais : Il faut nécessairement vivre de folies, sinon notre vie ne serait qu'un frisson d'absence.
Citation de MarieCarolus #544739 "Je pense que l'autre n'est pas là pour se poser ce genre de questions. Il joue seulement le rôle qu'il a à jouer et que, quelque part, on lui attribue aussi. Parce qu'il n'y a pas de victime ni de bourreau dans l'histoire (à mon sens). Il y a seulement une sorte de jeu de pouvoir qui s'instaure insidieusement et qui dit "jusqu'où tu es prête à aller...? À quel moment tu te rendras compte que tu fais de la merde, que tu n'es pas à ta place, que tu ne mérites pas ça...? En fait, à quel moment tu vas poser tes limites et te rendre compte de la putain de meuf que tu es et de qui mérite sa place à tes côtés.""
Oui mais qui joue ce jeu de pouvoir ? Si ce n'est pas le partenaire dans ce qu'il dégage, attend, partage ? Pour jouer à un jeu de pouvoir, est-ce qu'il ne faut pas être deux ? D'ailleurs, pourquoi une telle expression "jeu de pouvoir" ? Je comprends l'idée mais je n'arrive pas à m'enlever de la tête que le partenaire a des yeux pour voir, le partenaire a un cerveau pour penser et que, quand il voit qu'il se trouve dans une situation malsaine et déséquilibrée, il devrait en prendre conscience quelque part et se dire qu'il y a possiblement un problème. Je ne vois pas les "dons d'amour exagérés" de l'autre comme une normalité.