Vos conseils m'intéresse !

auteur anonyme

Anonyme
Ce sujet est une demande d'aide, écoute et bienveillance sont de rigueur

Bonjour, j'ai 18 ans (je suis un garçon ) . Alors j'ai annoncé à mes parents il y a déjà un ans et demi que j'avais des doutes sur mon hétérosexualité (juste après une dépression par rapport à ce sujet principalement mais aussi à des problèmes familiaux). De puis ce jour là je n'ai pas plus évolué je ne m'assume toujours pas. J'essaye parfois de sortir avec des filles que j'interesse sans aucune attirance en particulier je les laisse espérer, qu'il y aurait une possibilité pour qu'elle soit plus que de simples amis avant de les rejeté. Après ça je me sens coupable d'avoir été aussi degelasse avec elles. Ma famille a, on va dire, en quelques sortes accepté mais j'ai quand même tendance à avoir des réflexions sur mon style vestimentaire ou même de soi-disant manière que j'ai (parlé en faisant des gestes) . Pour résumé j'ai l'impression que toute ma vie se construit à partir d'un mensonge... Même dans mes choix scolaires ou je me retrouve en filliaire scientifique car j'avais trop peur de partir en esthétique et avoir droit à des réflexions de ma famille et de toutes les personnes que je pourrais côtoyer plus tard . J'ai bien essayé de me rapprocher du milieu gay mais au final j'en ai été incapable. Aujourd'hui je suis incapable de sortir avec une fille et incapable de sortir avec un garçon car j'évite le sujet et je nie tout en bloc. Pour la simple et bonne raison que je ne sais pas comment m'y prendre pour m'accepter, m'assumer . Bon j'ai déjà pris contact avec un association donc c'est déjà un bon début, je voulais juste savoir si d'autres personnes ont déjà été dans le même cas et si oui qu'est-ce que vous avez fait pour régler se problème (démarche,remise en question, travail sur soi ... ) tout conseil est bon à prendre.
Merci d'avance. 😇


photo de l'auteur Enneathusias
Enneathusias
Homme de 45 ans
Lyon

105 remerciements
Bonjour Anonyme,

D'un côté, tu voudrais être "comme tout le monde", pouvoir tomber amoureux d'une fille, mais tu ne le peux pas faute de désir sincère et de l'autre, tu aimerais vivre ce que tu désires : tomber amoureux d'un garçon, mais tu as peur d'être montré du doigt. Donc, tu es bloqué. Principalement, parce que tu fais une équivalence entre intégration sociale et hétérosexualité, donc en résumé : "si je ne suis pas hétéro, je ne peux pas être intégré socialement."

Ce qui est évidemment faux en France en 2017, surtout si tes parents t'ont accepté. Il y a probablement d'autres équivalences erronées, d'autres raccourcis intériorisés dans ta tête, qui mériteraient d'être démystifiés.

Tu peux en effet parler à un(e) thérapeute, dans le cadre d'une thérapie analytique classique ou d'une thérapie brève, comme une thérapie comportementale et cognitive (TCC). Comme tu es très jeune, je ne sais pas par quoi, tu devrais commencer précisément, mais une aide professionnelle t'aiderait certainement à y voir plus clair. Rappelle-toi aussi que c'est toujours toi qui fait le travail principal dans une thérapie. Le thérapeute n'est pas un magicien.

Dans ma jeunesse, j'avais un camarade de classe gay masculin très extraverti avec qui je sortais partout et comme je suis plutôt introverti et timide, il m'a aidé pendant cette période à rencontrer du monde, en étant ouvertement gay, y compris auprès de mes camarades de promo. Son aisance était un baume et un cadeau précieux pour moi. Il est vrai que je faisais mes études à Paris, qu'il m'avait fait découvrir le MAG jeunes, donc il y avait des opportunités de rencontres. Cependant, pour les cas de jeunes où il y a une sorte d'homophobie intériorisée, il vaut mieux en parallèle recevoir l'aide d'un professionnel. C'est ce qui m'a manqué personnellement à cette époque, car j'avais plein d'équivalences subconscientes erronées dans ma tête, du style : "quand on est différent, on est rejeté". Donc, un travail sur soi aurait été idéal avec les travaux pratiques donnés par mon pote extraverti.

Si tu as pris contact avec une association dans ta ville, c'est une très bonne chose, car l'isolement finit par renforcer nos croyances sur nous-mêmes au fil du temps. Donc, il faut multiplier les rencontres (amicales) pour dépasser nos limites et créer un cercle vertueux d'ouverture aux autres et à soi-même.

Je te souhaite de la chance dans tes rencontres et du courage pour prendre les choses en main.
++

auteur anonyme

Anonyme
Bonjour Enneathusias:

Merci pour votre réponse.

C'est exactement ça, ce qui est toute à fait stupide de ma part vu que j'ai quelques amis gay. Je ne devrais pas faire cette équivalence. oui un suivie pourrait m'être utile, j'ai très récemment commencé une thérapie justement. Oui j'en suis conscient. Il a été en quelques sortes un pied d'encrage à votre propre acceptation . Si je réussissais à l'annoncé à un de mes amis gay cela me permettrait d'obtenir un soutiens en plus, mais bon plus facile à dire qu'à faire. Oui merci, j'en aurais besoin.

Merci beaucoup pour votre aide .

photo de l'auteur Jeanchri
Jeanchri
Homme de 56 ans
Le MANS

1 remerciement
Bonjour à toi jeune homme,

Je ne peux que t'encourager à t'assumer dès que possible...

Pour ma part je n'ai pu faire mon coming-out qu'à 53 ans, j'ai été marié et j'ai eu des enfants (qui sont super avec moi d'ailleurs) mais sans parler de regret je te conseille d'essayer de vivre ta vie à fond dès maintenant.

Je te souhaite tout le bonheur du monde.

auteur anonyme

Anonyme
Bonjour Jeanchri.

Merci beaucoup pour vos encouragements 😇... Ça a été un mal pour un bien je comprends que vous n'ayait pas de regrets ça vous a permis d'avoir des enfants super 😇oui pour moi le mieux serait de vivre ma vie à fond des maintenant car à l'état actuel c'est plus de l'autodestruction 😇

Merci beaucoup, à vous aussi. 😇

photo de l'auteur Lindos
Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements
Je pense aussi que dans un environnement peu homophile, une fois les études terminées il faut lacher prise, et aller voir ailleurs.

Lacher prise c'est la devise "bien faire et laisser braire", que les plus jeunes traduisent élégament en "s'en battre le couilles".

Je préfère la devise "bien faire", car elle signifie qu'on ne se désintéresse pas du sort des gens en difficulté.

Mais "laisser braire" c'est clairement se désintéresser des homophobes, et les fuir s'il n'y a pas d'autre choix, il y a des tas de pays où on ne s'intéresse pas à la vie privée des gens.

Cela fait "du bien" jusqu'aux proches, qui commencent à vous regréter quand il y a quelques milliers de km qui séparent, ce qui paradoxalement renforce les liens. Et si cela ne les renforce pas et bien tant pi.

"Bien faire et laisser braire" ne veut pas dire qu'il faut nécessairement exposer sa vie privée en public, voire provoquer les gens, c'est faire sa vie discretement sans se préoccuper de ce que pense les gens, et les fuir s'ils deviennent trop envahissants. Moyennant quoi on peut vivre tranquilement tant qu'on est dans une démocratie.

photo de l'auteur David13160
David13160
Homme de 41 ans
Chateaurenard

3 remerciements
Bonjour à toi ;
Je ne suis pas gay mais j'ai beaucoup d'amis gay et lesbienne , même dans ma famille . Et ce que je remarque dans ton discourt c'est qu'à aucun moment tu ne dis être attiré par les hommes . Est ce le cas ? As tu une attirance pour les hommes ?

auteur anonyme

Anonyme
Bonjour Lindos.

merci pour votre réponse.

Oui mais une devise pas forcément facile à assimiler et surtout à appliquer "Lacher prise c'est la devise "bien faire et laisser braire", que les plus jeunes traduisent élégament en "s'en battre le couilles" même si c'est vrai qu'en ayant cette état d'esprit cela m'aurait permis d'éviter pas mal de prise de tête 😇... Oui je comprends ce que vous voulez dire ça ne serai pas une si mauvaise idée. C'est plutôt radical comme idée, mais nécessaire de toute façon. Pour ma part j'avais déjà pensé a allé m'installer dans une grande ville suffisamment loin de ma famille pour qu'ils ne puissent plus interférer sur le déroulement de ma vie . 😇

Bonjour à vous David 13160..

Merci pour votre réponse.

Oui c'est le cas, même si je refuse de l'admettre. j'éprouve un plus grand intérêt à regarder un homme qu'une femme. Pour moi à mes yeux une femme ces plus la représentation, d'une amie, d'une sœur... Et non, celle d'une petite amie à mes yeux. Je porte un autre regard quand il s'agit d'un homme. 😇

photo de l'auteur Ganymede
Ganymede
Homme de 42 ans
Brest

3 remerciements
Bonjour Anonyme,

La douloureuse phase que tu traverses n'a rien d'anormal et nous sommes nombreux à être passés par là. Tout serait plus simple si dans notre société le fait qu'un homme en aime un autre soit accepté par tous. Mais en dépit des progrès accomplis, il reste encore beaucoup à faire, comme en témognent les attaques homophobes dont les médias se font l'écho ou les insultes qu'on peut entendre un peu partout.
Nous sommes des êtres sociaux, donc nous avons le besoin d'appartenir au clan, au groupe, à la société. Mais comme nous serons toujours minoritaires, nous devrons encore longtemps jouer des coudes pour nous faire une place dans un monde qui restera toujours très majoritairement hétéro.
Les conseils que les précédents intervenants t'ont donnés me semblent bons, à l'exception d'un seul selon moi. Ce n'est que mon point de vue bien sûr mais je considère que la thérapie est un soin (pléonasme). Or l'homosexualité n'est en rien une maladie! Je pourrais te parler d'études pousséses qui ont été faites un peu partout dans le monde, mais j'ai peur d'être ennuyeux. Je dirai juste que l'on croit que l'homosexualité est le propre de l'homme, alors qu'on a déjà recensé quelque 250 espèces animales où les mâles ne sont attirés que par les mâles. Donc quand les ignorants disent que l'homosexualité va à l'encontre de la loi naturelle, ils ont tout faux! D'ailleurs la seule loi naturelle qui existe, c'est la loi de la jungle, autrement dit la loi du plus fort! Mais je m'écarte du sujet central.
Cela prend du temps de se construire et chacun doit le faire à son rythme, car chaque histoire est un cas particluier, il n'y a pas de règle toute faite, prête à être mise en oeuvre automatiquement.
Moi, par exemple, j'ai su vraiment très tôt que j'étais "aimanté" par les hommes. Je croyais au départ que c'était une façon de compenser un déficit d'amour paternel (c'est peu dire, mais je ne veux pas entrer dans le détail de cette carence). Quand les émois de l'adolescence sont arrivés, j'ai compris que c'était tout autre chose. Et je me suis senti très seul dans mon petit village bourré d'hétéro! Comme toi, j'ai tatonné avant de me trouver réellement. Pour donner le change, je faisais même semblant de m'intéresser aux filles, j'essayais de partager l'enthousiasme des autres garçons sur telle actrice, mais le coeur n'y était vraiment pas. J'ai même tenté une fois de "le faire " avec une fille qui était amoureuse de moi. J'ai encore honte de moi car je sais que je lui ai fait beaucoup de mal. L'acte m'a écoeuré à un tel point que j'en avais réellement la nausée, mais c'est le prix qu'il m'a fallu payer pour comprendre qui j'étais vraiment. J'ai compris que si je poursuivais dans la triche avec moi-même, avec ma vraie nature, j'allais faire beaucoup de mal, à moi mais aussi aux gens à qui je tenais. Néanmoins, je suis à l'époque resté dans le placard, car il m'était impossible de faire autrement.
Il m'a falllu patienter bien des années avant de me sentir bien dans ma peau, en équilibre et épanoui.
A l'époque, l'aide qui m'aurait permis d'aller plus vite n'était pas disponible: pas de réseaux sociaux, etc.

J'espère que j'aurai contribué à t'aider et je suis prêt à continuer de le faire "en tête à tête" si tu le veux.

Sois toi-même et vis pleinement TA vie.

photo de l'auteur Ganymede
Ganymede
Homme de 42 ans
Brest

3 remerciements
Bonjour Anonyme,

La douloureuse phase que tu traverses n'a rien d'anormal et nous sommes nombreux à être passés par là. Tout serait plus simple si dans notre société le fait qu'un homme en aime un autre soit accepté par tous. Mais en dépit des progrès accomplis, il reste encore beaucoup à faire, comme en témognent les attaques homophobes dont les médias se font l'écho ou les insultes qu'on peut entendre un peu partout.
Nous sommes des êtres sociaux, donc nous avons le besoin d'appartenir au clan, au groupe, à la société. Mais comme nous serons toujours minoritaires, nous devrons encore longtemps jouer des coudes pour nous faire une place dans un monde qui restera toujours très majoritairement hétéro.
Les conseils que les précédents intervenants t'ont donnés me semblent bons, à l'exception d'un seul selon moi. Ce n'est que mon point de vue bien sûr mais je considère que la thérapie est un soin (pléonasme). Or l'homosexualité n'est en rien une maladie! Je pourrais te parler d'études pousséses qui ont été faites un peu partout dans le monde, mais j'ai peur d'être ennuyeux. Je dirai juste que l'on croit que l'homosexualité est le propre de l'homme, alors qu'on a déjà recensé quelque 250 espèces animales où les mâles ne sont attirés que par les mâles. Donc quand les ignorants disent que l'homosexualité va à l'encontre de la loi naturelle, ils ont tout faux! D'ailleurs la seule loi naturelle qui existe, c'est la loi de la jungle, autrement dit la loi du plus fort! Mais je m'écarte du sujet central.
Cela prend du temps de se construire et chacun doit le faire à son rythme, car chaque histoire est un cas particluier, il n'y a pas de règle toute faite, prête à être mise en oeuvre automatiquement.
Moi, par exemple, j'ai su vraiment très tôt que j'étais "aimanté" par les hommes. Je croyais au départ que c'était une façon de compenser un déficit d'amour paternel (c'est peu dire, mais je ne veux pas entrer dans le détail de cette carence). Quand les émois de l'adolescence sont arrivés, j'ai compris que c'était tout autre chose. Et je me suis senti très seul dans mon petit village bourré d'hétéro! Comme toi, j'ai tatonné avant de me trouver réellement. Pour donner le change, je faisais même semblant de m'intéresser aux filles, j'essayais de partager l'enthousiasme des autres garçons sur telle actrice, mais le coeur n'y était vraiment pas. J'ai même tenté une fois de "le faire " avec une fille qui était amoureuse de moi. J'ai encore honte de moi car je sais que je lui ai fait beaucoup de mal. L'acte m'a écoeuré à un tel point que j'en avais réellement la nausée, mais c'est le prix qu'il m'a fallu payer pour comprendre qui j'étais vraiment. J'ai compris que si je poursuivais dans la triche avec moi-même, avec ma vraie nature, j'allais faire beaucoup de mal, à moi mais aussi aux gens à qui je tenais. Néanmoins, je suis à l'époque resté dans le placard, car il m'était impossible de faire autrement.
Il m'a falllu patienter bien des années avant de me sentir bien dans ma peau, en équilibre et épanoui.
A l'époque, l'aide qui m'aurait permis d'aller plus vite n'était pas disponible: pas de réseaux sociaux, etc.

J'espère que j'aurai contribué à t'aider et je suis prêt à continuer de le faire "en tête à tête" si tu le veux.

Sois toi-même et vis pleinement TA vie.

photo de l'auteur Enneathusias
Enneathusias
Homme de 45 ans
Lyon

105 remerciements
L'homosexualité n'est évidemment pas une maladie et les thérapies évoquées ici ne le sont pas dans le but de changer l'orientation sexuelle, mais d'aider à clarifier les pensées, les sentiments et donc le vécu autour de l'acceptation de soi. Je pense qu'Anonyme, qui suit déjà une thérapie, l'avait bien compris...ce qui est le principal :-)

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