Pour etre soi faut il se foutre de son image?

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Paisible
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Connais toi toi même....le secret de la sagesse ou une chose impossible. Etre soi même...c'est plus simple en apparence, sauf que pour etre soi même; faut-il d'abord se connaitre?
Je crois qu'il faire comme tous les prophètes depuis Moïse jusqu'à Mahomet: détruire les idoles, détruire les images. On peut comprendre cela autrement que sur le plan religieux. on peut se poser la question vis à vis de soi même.
N'avons nous pas tous des images ou des idoles en nous? des images ou des idoles qu'il faut "lapider".
Le principal comandement du Christianisme c'est : "soyez libre".
C'est encore une question: qu'est ce vraiment être libre?
Je crois que c'est d'abord pouvoir être soi même.

Bon je ne sais pas si j'exprime bien ce sujet. @+


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Etre soi je pense que ça passe forcement par l’indifférence du regard d'autrui. Quand on est seul, on est toujours soi-même, on ne porte pas de masque.

Sinon pour répondre à la question du titre Pour etre soi faut il se foutre de son image?
Je pense qu' il n' y a pas de liens entre les deux. L' autodérision c' est surtout une question de confiance en soi. Ou alors je comprend pas bien la question...

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Paisible
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par se foutre de son image, je pense à n'accorder que peu d'importance à notre véhicule corporel. dans l'orphisme ancien, c'était même un "cercueil".

nos images, nos idoles, nos représentations, sont temporelles et donc sont comme des cercueils, des prisons.

Etre libre, c'est d'abord se révolter? prendre une pierre et la jeter pour casser ces "idoles"?

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prendre soin de son image c'est aussi prendre soin de sa vie, de son bien être, mais comme tout excès est un défaut, trop se préoccuper de son apparence tendrait à négliger l'essentiel de notre vie, à savoir la recherche de bonheur, donc le corps n'est pas le tombeau de l'âme (Platon) mais une condition sine qua non à l'obtention du bonheur (Aristote) ...

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Enneathusias
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Dans mon interprétation de ta question, je vois une dualité entre l’image et le moi profond. L’image pouvant être nourrie par l’apparence physique, mais pas seulement. Ce sont aussi les qualités réelles ou inventées que l’on va mettre en avant pour obtenir un effet particulier chez autrui, pour s’insérer dans un milieu, être accepté, aimé, etc. L’image de soi est alors liée à la persona, au sens Jungien du terme, c’est-à-dire liée au « visage » que l’on montre dans des contextes sociaux.

Mais cette image, c’est aussi celle que l’on nourrit pour soi-même, pour se convaincre que l’on est un autre, car le vrai moi est jugé indigne d’être assumé. On se ment donc à soi-même et pas seulement aux autres pour éviter d’avoir à faire face à son moi profond. Ici, l’image est tout particulièrement synonyme de masque, car avant tout, nous nous trompons nous-mêmes.

La persona  peut être très utile en société, car nous devons composer avec des personnalités très différentes et des contextes, mais le masque lui, cache une ou plusieurs blessures.

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personnellement je ne fais pas de lecture psychologique de ma personne sans en avoir avant compris les fondements naturels, pour une raison bien simple, c'est que  la vie psychologique (que certains appellent psychique) est une fluctuation en devenir prenant du réel ce qui est flatteur et rejetant ce qui l'outrage...

la vieillesse par exemple... la corporéité en psychologie est la plus grande confusion qui soit et laisse la notion de conscience de soi dans une expectative, alors que la connaissance philosophique de la personne humaine ouvre sur le choix et l'acceptation du réel...

bref, le masque que vous semblez poser comme une évidence incontournable de notre vie en société est pour moi un offense à la lisibilité des autres et de soi par les autres, les blessures ne sont-elles pas les lieux ou justement nous devons laisser un regard aimant se poser...pour une guérison ! 

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Enneathusias
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La persona est une évidence. C'est ce qui fait que l'on ne dit pas tout ce qui nous passe par la tête à la première personne venue. Si je trouve une personne très laide, je ne vais pas lui dire, sous prétexte qu'il faut être soi-même et soigner mes blessures, si ?

Si j'ai un désir physique pour un collègue en réunion de travail, vais-je lui dire ?

Si je trouve un collègue très c*n, dois-je lui dire ?

La persona permet de vivre en harmonie en société. C'est un espace entre nos pensées profondes et l'autre. Après il y a des individus qui parviennent mieux que d'autres à faire passer leurs pensées, tout en restant diplomates, en usant de l'humour, par exemple. Mais même les personnes les plus authentiques ont des éléments de persona, car sinon ce serait des sauvages. 

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ce que vous appeler "personna" (masque de théâtre dans l'antiquité) est un camouflage un manque d'acceptation de soi et de la possibilité d'acceptation des autres, je vois bien votre affirmation comme une option politiquement correcte de faire bonne figure dans une société si complexe et tellement connexe qu'en à la cohérence que nous devons avoir entre nos différentes présences au "monde", mais loin de moi l'idée de tout dire ou de tout faire selon l’impulsion du moment (je n'ai pas dit pulsion) ce que je nommerais prudence personnelle et prudence politique serait cette forme de distanciation (encore un mot volé dans vos concepts) entre mon implication et ma liberté de conscience, ce choix justement de ne pas me donner aux autres selon les apparences revient quelque fois à ne pas me donner du tout, ou bien sous une forme qui n'a rien d'une bienséance, mais plutôt comme une présence non fragmentaire de ma personnalité...

pour conclure, tout masque est dommageable, car il y a pire que de mentir aux autres, c'est de se mentir à soi même...


P.S "sinon ce seraient des sauvages" dites vous ? sur cette seule affirmation, vous donner bien le résumé de votre conception de la "nature humaine", la vision du sauvage en psychologie recoupe toutes des négations des qualités naturelles communes avec les autres animaux et fixe ainsi l'avenir de l'espèce humaine dans l'errance de sa volontaire expulsion de la nature...

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Dans mon premier post, j’ai bien fait la distinction entre la persona (que je pense avoir suffisamment décrit dans le second post) et le masque consistant à se mentir à soi-même pour cacher une blessure. Dans ce dernier cas, le masque est un mécanisme de défense pour s’éviter d’avoir à ressentir cette blessure. Il est clair que l’idéal est de soigner cette blessure, pour ne plus avoir à porter ce masque, mais cela demande un gros travail sur soi et…du temps.

Vous voyez la persona comme un manque d’acceptation de soi ? Pourtant, c’est une nécessité sociale pour le vivre ensemble. Ça n’a rien à voir avec le manque d’acceptation de soi. Si quelqu’un porte un masque social par peur de ne pas être accepté alors on est davantage dans le cadre d’une protection de blessure personnelle (peur du rejet, de l’abandon, etc.) On n’est plus dans le registre originel de la persona. Cette persona est  incontournable chez tout individu civilisé et vous l’avouez vous-même, vous ne révélez pas toujours au monde vos pensées profondes. Donc, vous avez, vous aussi, une persona.

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il y a une actualisation nécessaire de son "être au monde" qui relégué ne fait que reporter ce "gros travail sur soi" que vous évoquez en bon thérapeute...

la seule nécessité sociale pour vivre ensemble est l'ouverture d'esprit à la différence, comme un des modes de jugement, mettant objectivement des limites acceptables à ce vivre ensemble: respect de tous, égales disposition à l'accession du bonheur, possibilité d'une libre expression etc...

ce que la dérive de la norme "personna" est pour moi, c'est justement qu'elle soit un passage obligé vers un arasement de la nature première de l'être humain, je n'ai pas dit primitive, puisque j'intègre un devenir dans " l' évolution civilisationnelle de l'espèce humaine"...

maintenant reprenons votre évidente nécessité de l'auto-limitation de son moi par la fonction de la "persona", ce que je vous ai dit c'est qu'il revient uniquement à un choix personnel de me donner aux autres ou pas et si oui à ne pas fractionner ma personnalité, ce qui implique de fait que la cohésion et la cohérence de ma personnalité soi telle que le fait de vivre en relation avec d'autres personnes ne soit pas cause de limitation...

c'est tout un programme et surtout un point de départ que beaucoup (peut-être vous aussi ) avez oubliez, les autres ne limitent pas mon champs de conscience, d'action ou de perception, mais y contribue, c'est tout la différence avec la vision minimaliste de notre culture qui prône une mise en commun par le plus grand dénominateur commun, c'est à dire la consommation...

...dans l'oubli de la présence la plus universelle des autres ( c'est à dire non conditionné à priori) , on oubli aussi la sienne et on ne vois plus que la "gestion" de cette présence, ce que vous nommez "personna" !

aucune psychologie ne remplacera l'acceptation du réel brut, et plus nous allons l'emballer dans ce coton psychologique, plus il va nous apparaître impossible à vivre et c'est là que nous devenons contre-nature...

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Paisible
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persona selon wiki
?
un concept intéressant celui du masque comme dans le théâtre grec antique. on ne peut casser complètement le masque social. Par contre je suis d'accord avec l'article, si le masque et le moi se confondent....

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Paisible
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Persona selon Jung
?
je préfère la notion d'image à celle de masque car la notion de masque sous entend que l'on veut cacher quelque chose au contraire de l'image.

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impossible qu'ils se confondent (le masque et le moi) , puisqu'on ne peut unir une personne qu'avec autre chose qu'une autre personne dans une relation aimante par exemple...
la "personna" n'est qu'une fluctuation de notre personnalité active ou passive, selon notre conditionnement ...vouloir confondre les deux reviendrait à les détruire et à ne laisser que le vécu aléatoire du corps...curieux d'ailleurs que nos sociétés de consommation nous conduisent vers cette mutilation ? non 


j'avais posté un sujet : image de soi et communication, il ressort ici, différemment mais bon pas grave ...

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Enneathusias
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Citation de Gilou03 : il y a une actualisation nécessaire de son "être au monde" qui relégué ne fait que reporter ce "gros travail sur soi" que vous évoqué en bon thérapeute... la seule nécessité sociale pour vivre ensemble est l'ouverture d'esprit à la différence, comme un des modes de jugement, mettant objectivement des limites acceptables à ce vivre ensemble: respect de tous, égales disposition à l'accession du bonheur, possibilité d'une libre expression etc... ce que la dérive de la norme "personna" est pour moi, c'est justement qu'elle soit un passage obligé vers un arasement de la nature première de l'être humain, je n'ai pas dit primitive, puisque j'intègre un devenir dans " l' évolution civilisationnelle de l'espèce humaine"... maintenant reprenons votre évidente nécessité de l'auto-limitation de son moi par la fonction de la "persona", ce que je vous ai dit c'est qu'il revient uniquement à un choix personnel de me donner aux autres ou pas et si oui à ne pas fractionner ma personnalité, ce qui implique de fait que la cohésion et la cohérence de ma personnalité soi telle que le fait de vivre en relation avec d'autres personnes ne soit pas cause de limitation... c'est tout un programme et surtout un point de départ que beaucoup (peut-être vous aussi ) avez oubliez, les autres ne limitent pas mon champs de conscience, d'action ou de perception, mais y contribue, c'est tout la différence avec la vision minimaliste de notre culture qui prône une mise en commun par le plus grand dénominateur commun, c'est à dire la consommation... ...dans l'oubli de la présence la plus universelle des autres ( c'est à dire non conditionné à priori) , on oubli aussi la sienne et on ne vois plus que la "gestion" de cette présence, ce que vous nommez "personna" ! aucune psychologie ne remplacera l'acceptation du réel brut, et plus nous allons l'emballer dans ce coton psychologique, plus il va nous apparaître impossible à vivre et c'est là que nous devenons contre-nature...



Il y a évidemment un équilibre à trouver entre nos pensées profondes, notre moi profond et les autres. C’est ce qu’on appelle la persona. C’est un équilibre qui peut tout à fait être décidé consciemment.  Ça ne veut pas dire que cet équilibre  n’évolue pas avec le temps et d’ailleurs, heureusement que ce qui est jugé convenable à un moment évolue dans notre histoire (je pense aux LGBT). Mais il ne faut pas confondre les préjugés (le carcan social qui étouffe) et les règles sociales élémentaires permettant le respect de la différence. Vous prétendez être suffisamment cohérent pour accepter toutes les différences et donc être capable de ne pas vous limitez dans votre expression, car le respect de la différence fait partie intégrante de vous ? A la lumière de certains de vos commentaires dans d’autres threads, je me demande si vous êtes capable par exemple de respecter le FN et les personnes qui votent pour ces idées. Ce parti est autorisé, il est l’antithèse de vos croyances, mais en toute honnêteté, seriez-vous réellement capable d’accepter cet autre là ? Sans lui manquer de respect. Comment réagiriez-vous si le FN arrivait au pouvoir ? Seriez-vous toujours démocrate ?

Etes-vous à ce point évolué, que vous acceptez réellement TOUTES les différences, c'est-à-dire sans agresser ou insulter l’autre ? Pour la paix sociale, il faut qu’il y ait un minimum de retenue sociale, car sinon on finit par se taper dessus, il y a des clans qui se forment et c’est la guerre civile.

La persona, synonyme de gardien des différences, est un garde-fou contre les dérives dont tout le monde est capable ! La persona, synonyme de préjugés, étouffe l’individualité. Il faut savoir les distinguer.

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Citation de Paisible : Persona selon Jung ? je préfère la notion d'image à celle de masque car la notion de masque sous entend que l'on veut cacher quelque chose au contraire de l'image.


Tout à fait. Lorsque le masque est là pour empêcher de ressentir une blessure, il montre qu'un travail personnel est nécessaire pour soigner cette blessure et contrairement à ce que dit Gilou, il est loin d'être aussi simple pour quelqu'un qui en souffre d'en guérir simplement en s'exposant. C'est un processus qui peut être long.

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je vous cite :

"La persona, synonyme de gardien des différences, est un garde-fou contre les dérives dont tout le monde est capable ! La persona, synonyme de préjugés, étouffe l’individualité. Il faut savoir les distinguer."

la distinction pour moi est faites depuis longtemps car je ne cède ni à l'une ni à l'autre les tenant toutes deux pour des limitations induites par le conditionnement et personnellement je reste déterminé par mes choix ...

et votre remarque sur :  ( je vous cite)" je me demande si vous êtes capable par exemple de respecter le FN et les personnes qui votent pour ces idées. " était évidement attendue,  je vous répondrais que je respecte ces personnes et pas leur idées puisqu'elles renferment un danger politique d'enfermement dans des valeurs d'oppositions...

mais puisque il y a dans le "concept" de "personna" que vous défendez, une apparente ambivalence entre les opinions politiques et les principes de responsabilité civique, autrement dit entre un statu quo au plan des relations sociales et ce qui réclame un choix au plan politique, je me demande comment se font les transitions nécessaires à la réévaluation de vos valeurs ( vous devez en avoir) car je vous cite de nouveau: " Il y a évidemment un équilibre à trouver entre nos pensées profondes, notre moi profond et les autres. C’est ce qu’on appelle la persona. "

 
il me semble que cet équilibre reste fictif tant que sur le plan de l'activité politique (par exemple) votre jugement n'évolue qu'avec une connaissance des opposés, mais réclamerait aussi de connaitre les contraires...

là encore je ne puis suivre votre évidente référence à ce "masque protecteur", de soi pour les autres, que des autres envers soi, car il m’apparaît que c'est là justement que se cache en plus de l'ambivalence, une ambiguïté propre à cette psychologie de l'évitement, à la norme consensuel des sociétés qui ont oublié le pourquoi du vivre ensemble, ramenant tout au comment, et particulièrement à un comment structuré par la consommation...

j'en viens maintenant aux notions de pensées profondes et moi profond, qui semble être comme un terra incognita car c'est à cela que revient le fait de négocier avec soi même entre ce qui est profond et superficiel, entre ce qui est un socle et ce qui est réformable, et en fin de compte à faire de soi même un source de doutes, il en suit nécessairement un schisme survenant de cette dualité...

pour moi, ce que cette "personna" exige c'est la scission volontaire entre la connaissance que l'on a de soi et ce que l'on doit être pour les autres, nul doute que ce grand écart ne finisse par rendre notre personnalité fragile et malléable c'est là un risque que vous devez envisager...

P.S: je vous cite il est loin d'être aussi simple pour quelqu'un qui en souffre d'en guérir simplement en s'exposant.  c'est en effet une différence de point de vue radicale car vous ne prenez de la relation que la forme efficiente, et oubliez sa cause finale...

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Bon...je crains que nous ne puissions nous convaincre...Ce qui, en soi, n'est pas très important. Il y a suffisamment de matériel dans nos échanges, pour que le lecteur se fasse sa propre opinion :-)

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Ancien membre
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oui sage proposition en vue de quoi vous êtes et resterez en contradiction avec moi mais pas mon opposé ;-)

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Paisible
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Si l'on reprend la symbolique du théâtre antique, le masque, sert à créer une persona, à dissimuler l'identité véritable de l'acteur qui de fait devient sans importance, mais il sert aussi à faire porter sa voix loin.

le masque crée une double illusion
identité
importance

c'est une protection, le moi véritable en dessous n'est pas affecté sauf s'il disparait complètement. Dans ce cas c'est terrifiant, le masque devient un spectre. brrrrr

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Ancien membre
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ce n'est pas une illusion, mais une appropriation d'un autre moi... le rôle est ce passage entre ma personnalité et celle du personnage, il peut y avoir un risque de dissolution de la personne dans le personnage, mais pas de façon spectral plutôt au plan psychologique, lieu de toutes les illusions, comme croire que l'on est un autre que soi par exemple ...

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