Jalousie : Vilain défaut vs preuve d'amour ?

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Ancien membre
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Ce sujet est un débat, échangez et partagez dans la bonne humeur

Bonjour :)
Suite a un échange avec un membre du site, nous en sommes venues à évoquer la jalousie.
On entend souvent dire (ou on lit souvent) que "la jalousie est un vilain défaut" ou bien que c'est une preuve d'amour/d'attachement.
Parfois on peut trouver ce sentiment mignon chez l'autre car ça prouve qu'il ou elle tient à nous etc. Ou au contraire, cela peut très vite devenir problématique (jalousie maladive).
Par définition, la jalousie est (1)"un vif attachement à quelque chose" , (2) "un sentiment fondé sur le désir de posséder la personne aimée et sur la crainte de la perdre au profit d'un rival" ou bien alors (3) "dépit envieux ressenti à la vue des avantages d'autrui".
Oui j'avoue, j'ai juste copié le Larousse, ahah.

Qu'en pensez vous ? Est-ce la preuve que la personne tient à vous ? Ou on contraire qu'elle ne vous fait pas totalement confiance ? Ou autre ?
Avez vous eu certaines expériences/relations quelque peu amères vis à vis de ce sentiment ?


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Ancien membre
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Rhalaaalaaaaaa, quel sujet chaud bouillant !
J'me risque !!
Pour moi, la jalousie est avant tout un sentiment égoïste, et ce, quel que soit le degré de jalousie (de celle qui se donne "bonne conscience" à la maladive)...
Qui dit "jalousie" dit "doutes" etc etc.
Je ne vois donc dans ce sentiment là que du négatif, vraiment.
Alors au bout de quelques lignes, de plus parlant d'une vie de couple, on arrive à jalousie, doutes, égoïsme... Chacun appréciera mais moi, c'est pas exactement la vie de couple telle que je la conçois...

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Passionequality
Non binaire de 22 ans
Aix En Provence
Hey j'espère que ma réponse servira à quelqu'un même si je vais un peu répété ce qu'a dit Oxymore 64, 
Cette réponse n'a aucune vocation à être universelle ni dogmatique (pour les erreurs de languages notamment) , on est sur betolerant  et je vous souhaite de faire ce que vous voulez c'est très bien comme ça.
Je vais apportez des arguments qui mériterait d'avoir plus que la simple synthèse que je vais en faire (pour preuve des gens qui passe leur vies à écrire des bouquins sur le sujet...) donc si ça branche un de vous créer carrément un autre topic sur le sujet qui vous titille.
et si y'a des points pas clair pour vous n'hésiter pas à me demander c'est avec plaisir de satisfaire une curiosité ou d'aider quelqu'un.


Il me semble que notre avis part déja d'une conception de l'Amour différente, un Amour non possessif, 
j'ai toujours dans ma poche la citation d'Osho qui résume efficacement cette pensée :  (désolé pour la traduction ! )
"Si tu aimes une fleur de façon possessive, tu va vouloir la garder pour toi et tu vas donc l'arracher à son millieu d'origine, au lieu de la laisser dans son état d'origine alors que c'est dans cette état que tu es tomber amoureux d'elle à ce moment, il faut plutôt l'aider à pousser dans son millieu d'origine !
L'Amour ne trouve pas sa fin dans la possession mais dans l'appréciation"
Je pense que sur ce point j'ai pas besoin de développer...

Alors il m semble que plein de personne vont se dire "oui mais tu exagère la jalousie n'a pas toujours des manifestations aussi poussé" 
oui certes mais ça il me semble que c'est à chacun de le doser,
moi ça me semble ne devoir pas exister et je le refuse catégoriquement car je pense absolument que personne ne devrait aliéner quelqu'un d'autre,
mais après c'est comme le végétarien qui va mangé de la viande quelques fois par an,
c'est à vous de doser selon votre philosophie et l'engagement qui en découle ; 

En pratique, j'avoue que la critique est facile mais l'Art est difficile, qu'il y'a différence entre théorie et pratique , entre ce que l'on dit et ce que l'on fait...
du fait que nous baignons dans une culture contraire avec cette thèse c'est chaud de changer radicalement du jour au lendemain, et je suppose que tout ceux qui vont vers cette philosophie doivent se reprendre quotidiennement à faire des "erreurs" induit d'une grande habitude, et  c'est logique, comme disait Pascal "L'habitude est une deuxième nature" on pourrait d'ailleurs modifier "La culture est une deuxième nature" hahaha


Petite anecdote personnel et pratique qui je l'espère vous servira (ben oui sinon ça sert à rien haha)
J'étais en couple avec un fille, elle m'a trompé, je l'ai su, elle avais peur de me le dire et de venir me voir après que je l'ai su, 
c'est au moment où j'ai commencé à adopter cette philosophie donc j'ai pris le problème au sérieux en me disant que j'avais la précieuse occasion de faire quelque chose de bien pour le plus de monde possible (en l'occurence pour l'amant, elle et moi et tout ceux à qui cet exemple servira) donc j'ai pris "ma sagesse à deux mains " hahaha et je suis allé la voir,
je sentais la peur dans son regard et ses poses gênés qui se sont au fur et à mesure de la discussion décontracté , 
Je lui ai simplement expliqué que : 
-1/ je souhaitais son bonheur car pour moi c'est ça l'Amour, que si elle me trompait c'est qu'elle n'était pas heureuse avec moi et qu'elle était mieux avec lui il fallait qu'elle aille avec ce gars (qu'elle a lâché deux semaine plus tard d'ailleurs) car c'était ce qui allait se passait tôt ou tard ;
-2/ J'étais pas aussi bon samaritain j'ai quand même retenu une faute de ponctualité, c'est à dire que à partir du moment où elle était pas bien avec moi elle aurait pu me quitter puis aller avec le gars, mais dans le doute et l'illogisme elle a fait une transition à sauce hahaha
(pour ceux qui se dise que l'apellation de ma copine et tout le vocabulaire possessif que j'utilise est paradoxal avec ma thèse, je rapel que c'est un fait passé et je vous renvoie au paragraphe plus bas sur le poly Amour),
bon après sur le deuxième point il me semble maintenant que l'on est à tout les âges en perpétuel apprentissage et que don on devrait tolérant avec les gens douteux et de doute façon je n'ai rien à perdre hahahaha,
Alors quand je raconte ça certain me prenne pour une victime mais non ils n'ont pas compris le concept, 
Je pense que l'on a rien à perdre (c'est presque comme si je me foutais de mon intérêt personnel!) mais tout à gagner dans les relations, si vous vous dîtes que vous perdez c'est que vous êtes encore dans l'amour possessif et par dans la relation social altruiste et expérimental (expérimental au sens où il peut arriver autant de mal que de bien) et il faut accepter ça parce que la vie n'est pas en blanc ou en noir,  vous ne pourrez pas le changer et vous n'êtes d'ailleurs pas devin hahaha, 
donc ce n'est pas une position de victime mais une initiative altruiste de libération des liens possessif...
et je pense que tout le monde apprécierait que quelqu'un fasse cela pour lui...


Sur le polyAmour, 
Après j'ai un peu changé depuis et dans l'idéal je considère que les gens devrait faire ce qu'ils veulent selon leurs envies, 
comme des offres et des demandes à un moment X ou Y dont le maximum de rencontre aboutirait au bonheur de tous sur une période donné, 
après dans la pratique je rencontre peu de personnes comme ça et souvent si elle m'intéresse je fais un peu de concession (tant que ça ne me dérange pas trop et sans engagement sérieux) par exemple une personne possessive je vais accepter le fait que l'on se considère en couple, je vais tolérer qu'elle me trompe mais je vais pas la tromper haha ou alors je m'en séparé avant ; 

Dans un état encore plus poussé de cette pensée il faudrait carrément repenser le concept de relation, et ne faire que des relations libres, être libre sans déborder sur la liberté des autres...
ceci implique de concevoir l'Amour (dans la conception précédemment donné) comme un sentiment universel et pas aussi unique que sa popularisation ne le laisse paraître, 
en gros que l'on puisse le donner à tout le monde n'importe quand à la guise du donneur ! 
il se rapproche assez voir carrément de l'altruisme dans ce sens...

Sur le problème que cela pose avec le sexe, 
N'oubliez pas de vous protéger ou de prendre les précautions nécessaire hahaha , 
évidemment si vous sacraliser le sexe ça va pas le faire avec cette thèse...
bon ça n'engage que moi mais je pars du principe que la culture occidental majoritaire sur le sexe est inspiré des religions monothéistes avec qui l'occident à fricoteé, soit une culture du sexe machiste, possessive et sacré, 
une culture où le sexe est ritualisé au sens métaphorique , où on ne doit pas se faire avec n'importe qui et n'importe quand...
Or,
Il ne me semble pas qu'on doive le voir comme cela mais plutôt comme un Art, 
c'est à dire qu'il faut détacher la sexualité et le sacré qui non ne sont pas siamois... et peuvent donc vivre l'un sans l'autre !
si on le voit comme ça tout ce qui ressort de l'échangisme, du naturisme, du libertinage trouve parfaitement sa logique et sa concordance !  
et ici faire l'Amour n'a plus cette connotation égoiste que prend la popularisation du  terme "baiser" mais se transforme en expérience commune altruiste et artistique autant que le patinage artistique ou le tango par exemple ! 

Sur les problème que cela pose avec la Famille,
encore ici je n'ai pas de problème,
 je pense que l'idée de dire "mon enfant Yuri" hormis le fait que biologiquement il est un père et une mère  (pas culturellement donc) je trouve ça illogique car les parents n'apprennent pas tout à leurs enfants et même avec un bon professeur et de bon parents si l'enfant ne veut pas marcher dans leur direction il ne le fera pas, c'est un truc qui se fait à deux mais qui au final ne peut pas se faire si la pièce principal soit l'enfant ne veut pas le faire,
et par exemple si sur un sujet le père et la mère diront le contraire c'est l'enfant qui va juger de ce qu'il souhaite considérer ou pas,
c'est donc lui qui s'éduque et choisit en ce sens !
je m'éparpille un peu mais bref je ne dirais pas "mon enfant yuri" mais juste "Yuri" car c'est un terrien avant d'être "ton enfant"
D'ailleurs sur ce point ça serait intéressant de placer un bébé en âge de marcher et sans souvenir de ses parents (faut l'imaginé oui...) et le placer dans une pièce avec plein de couple dont ses parents pour voir si il reconnaitrait naturellement ses parents ou non ! 

à partir de ce point, on peut considérer que tout le monde  est le professeur de tout le monde et à la responsabilité d'élever tout les enfants qu'il peut et souhaite élever, ou juste leur donné une leçon quand il le croise (toute proportion tenue naturellement)... 
bien sur il ne faudrait pas empêcher l'enfant de suivre ses parent biologique si il le souhaite, et d'ailleurs si on découvrait ce comportement comme naturel cela remettrait sérieusement en cause tout cette partie de la thèse exposé ici ! 

Pour prendre un exemple réel (bien que controversé) il me semble que certains des orphelins et ou demi orphelin que j'ai rencontré était moins assisté et plus fort que la plupart d'autre enfant car ils ont du s'élever eux mêmes à certains moment de leur vie et continue à fonctionner plus ou moins  comme ça plus tard, 
je dis exemple controversé car c'est vrai qu'ils y en a plein qui ont aussi des problème, 
comme par exemple l'orphelin qui va chercher le réconfort d'une mère (mère définit selon la culture majoritaire actuelle !) chez ses copines,
et tout autre exemples juger comme naturel par les freudiens................
alors qu'il me semble que c'est parfaitement logique car ce sont des personnes qui ont confondus leurs nature (en l'occurence de n'avoir pas leur parents) avec la culture majoritaire actuel qui leur est rabâché au quotidien ! (la culture c'est la deuxième nature !)
elle croit en une un ordre objectif qui font que leur situation n'est pas en concordance avec les repères culturel actuel, 
de ce fait et de façon logique il cherche à combler le manque et besoin ressentie, 
au lieu de se libérer de leur chaine en refusant de faire de la père et de la mère culturel un besoin !


Well done tu as lu jusque là ! j'espère que ça t'a aidé !

 

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Ancien membre
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Hé bé !!
Chuis jaloux de ta prose !
Nan, j'rigolle;) J'aime assez ma synthèse : elle m'économise hahaha !

Juste une précision : un bébé au milieu de plein de couples... faut voir.
D'abord parce que le BB reconnait ses parents à l'odeur. Puis en grandissant, il "perd" l'odeur de son père, puis celle de sa mère (logique vu les liens physiques mère/enfant ... mais s'il perd les odeurs, il gagne au fur et à mesure en vision. Sans parler de l'ouïe bien sûr.
Je n'ai pas connaissance des âges de mise en place des sens mais la nature étant bien faite, je suppose qu'il n'y a pas de carence et donc que le BB est toujours en capacité d'identifier ses parents...

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Ancien membre
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Wouha....Ça va être dur de passer après ça, autant dire que tu as mis la barre très haut ^^

Pour ma part, la jalousie est peut être un sentiment égoïste, de possession et qui, par extension, dénature et rend "objet" la personne avec qui l'ont sort...
Certes. Mais dans la vraie vie, dans la pratique, ça ne se passe absolument pas ainsi, et je pense la jalousie nécessaire ^^
Je m'explique: l'homme seul est vulnérable, et vivre en société lui permet la protection, l'assouvissement de ses désirs et donc la survie. Or, l'objectif de tout homme - qu'il soit maquillé ou non de beaux principes, de valeurs ou même au premier abord, motivé par une initiative personnelle - est la puissance, la supériorité; la vie ne peut exister sans la destruction d'un autre organisme vivant. De là, se comparer par rapport aux autres est fondamental pour ancrer cette impression de grandeur. Et la jalousie, entre autre, y contribue. Si tu enlèves la jalousie - qui n'est autre, comme rappelé au début, que "la crainte de perdre une personne aimée" rappelle l'importance de cette personne, donc sa rareté, ses qualités et même au delà de ça, est une éloge à ses capacités à s'intégrer dans une communauté (le fait d'être mâture par exemple permet de réfréner ses instincts, donc la vie en société) et donc sa capacité de survie.
Si l'homme ne cherchait pas constamment à inhiber ses instincts et à les refouler dans une partie inconsciente, il trouverait des tas d'autres moyens plus "animal,  primitif" pour établir une hiérarchie. Or, ce n'est pas le cas, donc il nous reste la réussite, l'argent, la gloire, la reconnaissance....mais aussi la jalousie que ressentent d'autres à notre égard. Ce n'est pas grand chose, mais désapprouver ça - en suivant cette théorie - reviendrait à essayer de se placer "au-dessus" de ces principes primaires auxquels nous essayons d'échapper. Or, nous y revenons toujours....instaurer un principe selon lequel "la jalousie, c'est mal" reviendrait à demander à tout le monde d'être gentil, généreux, d'avoir ainsi un regard neutre sur le monde et de cesser de le teinter de sentiments. Or, jalousie et sentiments vont de pair (les sentiments, le plaisir permettant l'accouplement et donc la survie)
Donc à mes yeux, la jalousie c'est bien mais dans une moindre mesure, évidemment. ^^ (je trouvais cette théorie intéressante et très "terre-a-terre" mais elle peut être démontée très facilement donc, à vous l'honneur ^^)

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Ancien membre
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Carissima :
Et donc tu ne crois pas à l'altruisme ?
Ni à l'humaniste ?
Bref, à ton (jeune) âge, tu es déjà désabusée ?

Moi je crois que l'homme est naturellement bon.
C'est une histoire d'éducation globale. Il faut préserver la nature ? Soit mais pas en interdisant les voitures : il faut donc concilier, faire comprendre car chaque automobiliste est aussi un piéton, un cycliste ... et un électeur :)
Par ailleurs, nous avons l'image que l'homme est le pire des salaud car nos merveilleux journalistes ne conçoivent pas leur métier sans une bonne livre de sang à livrer à chaque 20h00 !!
Il y a bien plus d'exemple d'actions de solidarité gratuite dans le monde que de salopards hyper médiatisés exécutant des otages...

Je peux concevoir que l'on soit envieux, genre ta meilleure amie à choppé en solde le dernier p'tit haut dispo.
Bonne joueuse, tu reconnais ton envie mais tu admets qu'elle a été plus maligne que toi et tu la félicites...
Ou bien, jalouse, tu lui fait un fromage, tu lui fait rétrécir (si c'est encore possible) à la machine, bref, si je ne l'ai pas, elle ne l'aura pas non plus ?

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Ancien membre
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Personnellement si, et je me considère même comme quelqu'un de très innocent avec toujours une grande foi en l'homme.
Mais je pense qu'on ne peut pas éviter ce qui est "naturel": l'homme, peut importe les décennies, reproduit exactement les mêmes schémas qui conduisent aux mêmes situations, et la jalousie en a fait partie; donc dire qu'il faut être altruiste etc...dans la théorie, oui ^^ mais moi après je regarde nos siècles d'histoires, les guerres déjà produites par un problème d'ego, de possessivité, les comportements des hommes, et je ne peux pas m'empêcher de me dire que la jalousie n'est pas à combattre mais à comprendre. Voir même à accepter. ^^

Après, je dis que la jalousie est nécessaire et au delà d'une preuve d'amour, c'est une reconnaissance de l'autre; on est jaloux parce que l'on sait ce que l'on perd, etc...comme dit plus haut. Libre à chacun de la gérer comme il le souhaite et selon son propre penchant pour "le bien" ou "le.mal" (oui c'est très réducteur x).  Mais peut importe la manière dont on va le gérer, on va toujours faire en sorte de le cacher car nous nous imposons des idéaux en opposé avec tous nos instincts et désirs (le sexe par exemple, se réfréner en permanence...) donc à mes yeux il faut l'accepter et concevoir ça comme une part intégrante de la relation - l'amour étant tjrs, au final, une adaptation à un instinct de survie (se reproduire, être moins seul et donc moins vulnérable....), la jalousie suit ce processus; et on ne vas pas s'empêcher de survivre non?^^ 
Donc je pense qu'il faut surtout l'accepter, en parler, la normaliser un peu et cesser de voir ça négativement, et je suis certaine qu'on se rendrait compte qu'on n'est pas le seul à ressentir ça :)

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Ancien membre
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J'ai la flemme de lires vos propos, ce sera pour plus tard. :p
Mais je peux d'ores et déjà vous donner mon avis sur la question, pour une fois ça devrait d'ailleurs être court ! xD

Pour moi, la jalousie est un sentiment tout à fait normal dans un monde social. Hé oui, une relation (quelle qu'elle soit, pas forcément amoureuse) ça se construit et le monde étant ce qu'il est on est face à une certaine concurrence. Alors, où est le mal quand on a peur qu'autrui intervienne dans notre relation et vienne renverser toute cette construction ?
Évidemment, je temporise mon propos. C'est tout à fait normal de douter quand on tient à notre relation, mais il ne faut pas non plus tomber dans la paranoïa ou la possession. Et le plus important, c'est de parler de ces doutes avec la personne concernée !

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Ancien membre
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Il est clair qu'on est dans le débat...
La jalousie est-elle oui ou non associée à la notion de possession ?
Pour moi, la réponse est oui et donc petite ou grande jalousie, je considère cela comme un grand défaut.
Un humain définissant sa relation avec autrui sur la base d'une quelconque possession n'est pas compatible avec mon système de pensée.

Et je n'irai pas jusqu'à dire que la jalousie est dans nos gènes. Avons-nous aussi le gène du vol ? Là, va falloir créer un autre sujet hihihi.

Parlant de la survie de l'espère, les animaux n'ont guère de jalousie : si la femelle choisit le meilleur mâle, c'est uniquement pour s'assurer des meilleurs gènes. Si des mâles doivent se battre, c'est uniquement parce que le dominant aura le droit de couvrir la ou les femelles. Et cela revient de toutes façons au même : le meilleur au combat est en théorie le meilleur pour la reproduction. 'tention, là on parle bien d'animaux ;)

Fredreamer :
Je te rejoins sur le "doute". Mais je temporise : douter d'être à la hauteur des autres est une chose que l'on peut considérer comme normale et saine puisqu'elle permet de se remettre en cause.
Douter de l'autre en lui faisant les poches, lisant ses mails, fouinant sur son téléphone, ça c'est autre chose...

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Ancien membre
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J'ai compris ton point de vue mais le mien différe sur plusieurs points ^^
Je refuse catégoriquement de considérer la jalousie comme quelque chose de négatif; nous sommes des humains et donc absolument pas comparable aux animaux, puisque les animaux assouvissent leurs désirs n'importe quand; nous, nous nous imposons des règles, des frustrations qui vont à l'encontre de nos pulsions mais dont nous n'avons pas conscience et, forcément, conduisent à d'autres comportements, lesquels sont des sortes d'excutoires,  des "effets secondaires" qui nous permettent de gérer - dont fait partie la jalousie.
Déjà que nos instincts sont considérés comme "mauvais", mal jugés par la société, alors si on nous enlève les réactions normales à cette frustration, les effets qui en découlent...nous ne pourrions plus vivre.
A mes yeux la jalousie n'est nullement une question de possessivité; c'est plus la peur de perdre quelqu'un, de se retrouver seul et vulnérable, d'être trompé et donc que notre descendance ne soit pas assurée, de ne plus pouvoir assouvir nos "besoins sexuels" d'une manière correctement perçue par la communauté, éventuellement de se faire rejeter en ne ressemblant plus aux autres...puis et surtout ( de manière plus globale) de perdre un équilibre qui nous était bienfaisant, un premier pas vers le.bonheur. On menace un enfant de perdre un jour, il va avoir peur de celui qui le menace, même de l'agressivité. Mais lorsque le "jouet" est libre d'agir, alors il ne s'agit plus de possessivité puisqu'on sait que c'est lui qui décide (on ne peut pas se révolter contre quelque chose de précis, d'identifier un coupable), et c'est justement cette espèce "d'instabilité" qui transpose cette agressivité, cette peur non plus sur un tiers (un mec qui fait de l'oeil à ma copine) mais sur la personne elle-meme. En d'autres termes, être jaloux c'est reconnaître qu'on peut perdre quelque chose qui nous apportait du bonheur, appréhender un manque et, comme pour toutes les dépendances, on en a peur, on rechigne et on cherche un coupable (puisque c'est la seule chose à faire pour essayer d'arranger la situation, car vouloir "posséder" quelqu'un n'est nullement bénéfique pour aucun des des deux partenaire, ce n'est nullement naturel et ne fait parti d'aucun comportement instinctif) alors qu'au final, le seul coupable est nous qui nous sommes attaché à un individu. Et on ne peut pas s'en vouloir de s'être attaché à quelqu'un ^^ 
(je sais pas du tout si j'ai été claire ^^")
Après je suis d'accord que ça ne justifie pas les comportements intrusifs! Mais la jalousie est pour moi la reconnaissance de l'autre pour ses qualités et ce qu'elle nous apporte, et la peur qui est liée à sa perte. 

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Ancien membre
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Bah écoute, je dois être bouché car j'avoue ne pas tout comprendre dans ton raisonnement.

Tu dis que la jalousie est en nous. Perso, j'aimerai que tu me démontre au travers de quel gène. Et je vais te dire pourquoi : je n'éprouve pas la jalousie. Alors si tu as raison, ça veut dire que je suis malade, anormal.
Je ne m'en formaliserai pas, puisque de toutes façons, je suis unique, donc anormal hihihi

Ensuite, tu parles de "la peur de perdre quelqu'un". Pardon mais si ça, ce n'est pas de la possession, alors je dois changer de dictionnaire :(
Le reste : "se retrouver seul et vulnérable", quel rapport avec la jalousie ? Je veux dire que tu peux très bien te séparer de quelqu'un, à l'amiable, sans qu'il y ait "jalousie" et tu te retrouveras tout aussi seule et vulnérable, non ?

Ah euh oui, j'accepte plein d'écoles de psy, sauf celle de freud. Donc si la "démonstration" vient de lui, cela aura au moins éclairé un point ;)

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Ancien membre
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Dans le sens où dans n'importe quelle relation il a pleins de choses en jeu - comme le fait de ne plus être seul, d'être heureux etc...j'aurais du reformuler: ce nest pas la peur de quelqu'un mais ce qu'elle nous apporte, pas au sens d'individu mais de place dans l'échelle sociale ou d'une descendance, etc...on a peur de ne plus en bénéficier ( je sais pas si c'est toujours de la possession?... Pour loi vouloir posséder quelqu’un c'est qu'il lui appartienne, mais on peut gérer cette peur autrement qu'en voulant que l'autre nous appartienne?...quand quelque chose nous est enlevé c'est qu'on l'avait déjà, dans un sens ^^) 

Ben la réaction normale à une peur est l'action, essayer de faire quelque chose ou, dans le cas où rien n'est possible car il n'y a pas de vrai coupable, être jaloux; la peur est ici spécifique à une situation donnée, donc la réaction l'est aussi...fin je pense ^^ être seul inclus qu'il y ait au moins un coupable ou deux personnes consentantes. Dans le cas de la jalousie, ce serait plus ce caractère instable, "entre deux situations" (rien n'est fait et pourtant la peur est basée sur des pressentiments) qui fait que ça le rend si particulier....donc qu'on ne peut réagir qu'en essayant de montrer nos craintes, en étant en colère ou dépassé - parce qu'au final il n'y a rien à faire de plus... 

Non j'ai pas été très claire non plus parce que j'aime bien jouer avec le feu et avoir une opinion contradictoire à l'opinion globale alors j'essaie de défendre cette théorie comme je peux et de jouer le jeu jusqu'au bout :) au moins ça enrichi le dialogue x)

Ben écoute, t'es la première personne à me le dire donc je suis super surprise :) je pense que je vais devoir tout remettre en question alors x) mais, si on applique cette théorie jusqu'au bout, on pourrait expliquer ton "cas" (bien que non, tu ne sois pas anormal; j'ai juste fait un échantillonage trop peu conséquent x)), on pourrait dire que c'est parce que tu ne te sens nullement menacé par personne parce que tu lui fait suffisamment confiance, etc...donc que ton instinct de survie est en paix ^^ voilà, tout simplement. Mais j'ai vraiment dit que la jalousie était en nous? Pas simplement juste commun?... Sinon ya le fait que tout but de la vie est d'être le plus fort possible, donc que la jalousie est la conséquence de l'entrave à l'accomplissement de cet objectif dont le fait de perdre quelquun. De là, une personne naturellement "supérieur" (ça doit être ton cas ^^) ne se sentira menacé par rien et donc n'éprouvera pas de jalousie.
Fin voilà, avis personnel^^ et vive les débats!

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
hihihi, on débat à 2 lool...

Je comprends mieux ton point de vue mais je ne le partage toujours pas ;)

Je ne sais pas si je dois parler de moi ou généraliser, à voir...

Toujours est-il que s'il m'arrive d'envier la réussite d'un collègue, je n'éprouve aucune jalousie.
Lorsque je joue à un jeu, je joue pour gagner MAIS je suis le 1er à féliciter le vainqueur, sans arrière pensée.
Il m'est même arrivé de refuser des points accordés par l’arbitre car ce n'était pas justifié. Vainqueur, tu me diras que c'était magnanime, oki. Mais lorsque tu es mené au score, je n'accepte pas plus un point litigieux : la victoire doit être "non discutable".

Tu écris : quand quelque chose nous est enlevé c'est qu'on l'avait déjà, dans un sens ^^
Là ça m'éclaire ! Donc non :-)
En amour, comme en amitié d'ailleurs, je ne considère rien comme acquis. C'est la rencontre de 2 (ou plusieurs personnes), on fait un bout d'chemin parce que avons des affinités.
Nous partageons des choses, certes matérielles comme un loyer, mais aussi des choses immatérielles comme un couché de soleil...
Je reconnais que ça me fait mal aux seins de "perdre" la télé high tech achetée une petite fortune la veille et cassée lors de sa mise en place car c'est mon tréééésoÔÔÔoor (je fais mon Gollum), MA possession.
Mais en aucun cas je ne considère comme propriétaire de mon chéri (e), même si c'est un trésor aussi ;)
Je peux avoir peur, craindre de perdre un être cher, oui, c'est vrai mais je reconnais à chaque individu SA liberté de choix, en son âme et conscience.

Et je peux rajouter que certains de mes ex, (je ne suis fâché avec aucun d'ailleurs) m'ont avoué être étonné que je les laisse partir aussi facilement.
Avec certains, cela a même été plus difficile puisqu'il y avait des liens forts ... mais quelque part, il y a un moment où l'on voit, où l'on sent un besoin de liberté chez l'autre... Bien sûr, ce besoin d'espace est souhaitable pour l'épanouissement de chacun, mais lorsque ce jardin secret devient les jardins de Versailles, c'est forcément au détriment du couple. Et je ne parle même pas d'être trompé. Hum, comment dire, sans avoir l'air de se vanter... bon voilà : tout est fonctionnel chez moi, mes besoins sont réguliers et il parait que je me débrouille bien. Alors si jamais il "y a d'autres expériences, ailleurs", ce n'est pas par besoin mais par envie.
Bah tiens, tant qu'à se confier : j'en ai même un qui voulait me garder comme amant avec son nouveau p'tit copain ! P'tit copain qui lui même avait quitté le sien pour se mettre avec le mien hihi !
Bref historique : quand j'ai "senti" quelque chose, je lui ai demandé s'il voyait quelqu'un. Il m'a avoué que oui mais qu'il était en couple et les 2 futurs chéris n'étaient pas encore passé à l'acte, par respect pour leur compagnon. Ça va, tu suis ? Je lui ai proposé d'organiser une bouffe à 3, le discours était libre et ça c'est passé simplement. Ils forment maintenant un charmant p'tit couple mais j'ai du mettre le holà (la "chose" étant cassée), il n'était pas question pour moi d'avoir une quelconque "possession" (à la demande de mon ex) pour le satisfaire sexuellement (bah oué, l'autre était un peu juste mouahahah !). Ils sont toujours en couple, se sont adaptés avec des accessoires et ça va bien pour eux;)
Arf... mon dernier p'tit copain en date a même manifesté l'envie de "revenir"... après quelques mois d'errements... l'herbe n'étant pas forcément plus verte ailleurs... Mais bon, ne pratiquant pas le couple libre, qu'elles qu'aient été ses raisons du départ, la "chose" était cassée.
Il a compris et se satisfait de mon amitié. Il a même présenté des excuses (écrites siouplait) pour le manque d'élégance, de franchise etc... qu'il a fait preuve lors de son "départ"^^

Attention, je peux me battre pour charmer, conquérir, bien sûr... Mais la conquête n'est pas une soumission, un rapport de puissance.
Il peut y avoir des doutes, on peut se questionner et se remettre en question pour s'adapter à l'autre. La vie n'est-elle pas faite de concessions ?
Dans ma vie, j'accompagne les gens. Le chemin parcouru est plus long avec certains qu'avec d'autres mais ce sont 2 êtres libres et indépendants qui cheminent en même temps. si l'un s'arrête pisser, tu l'attends, tu fais comme lui ou tu continues, doucement, certains te rattraperont (sans forcer), d'autres arriveront en sueur prétextant la grosse commission^^ Vrai ou pas ? Confiance ou jalousie ?
Chacun appréciera. Chacun fixera ses limites, sa tolérance.
Voilà, définitivement, la jalousie, je n'en éprouve aucune, jamais. Et je m'en félicite car la jalousie a quand même bien une connotation négative.
Suis-je donc le seul sur ma planète ? :-)

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Je pense que l'amour peut être fait de possessivité (encore que c'est pas systématique), mais la possessivité n'est pas un critère suffisant pour se dire amoureux. J'ai déjà été jalouse, mais je trouve quand même ce sentiment très puéril : peur de ne plus être le centre du monde pour l'autre, peur qu'on nous vole notre doudou. J'essai d'être le moins jalouse possible, c'est une émotion qui me fait honte.

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Ancien membre
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Wow quelle diabolisation !

Revenons aux bases ! "Jalousie" c'est dérivé de "jaloux" qui vient lui même de "zelosus" en latin et qui finalement, signifie "qui est plein de zèle" ! 
Finalement rien à voir avec l'idée de "possessivité" n'est-ce pas ? ;) 
Justement, je vois la jalousie comme quelque chose de très beau et pas du tout péjoratif. C'est finalement, la matérialisation de tout l'attachement que l'on peut avoir pour une personne, dans tout le zèle que l'on a pour elle. Cette forme d'admiration qui vous guide vers l'autre ! 
On associe souvent "possessif" et "jaloux" par habitude, mais les deux concepts sont tout de même différents !
On a aujourd'hui déplacé le sens de la jalousie non pas au zèle, mais à la sensation d'être trahi, justement du fait que l'autre ne réponde pas à notre unique zèle, mais à celui d'autrui. Cela ne peut-il pas se comprendre ?
N'avez vous jamais trouvé injuste qu'un professeur félicite autant que vous le camarade de votre groupe de travail qui n'a rien fait ? (vous avez mis du zèle dans votre assiduité dans le but d'être félicité, et sans que l'autre l'ai fait il a lui aussi les félicitation, n'y a-t-il pas mouvement plus injuste ?)  (on retrouve le même rapport de jalousie dans les qualités, vous aimeriez habile, la nature ne vous a pas bien doté en terme d'habileté et malgré votre zèle dans votre pratique, vous ne progressez pas autant que cet autre = jalousie !)
Sur le rapport amoureux, c'est encore pire, puisqu'il s'agit là de sentiments, de ce truc que vous voulez unique ! Comment accepter alors que l'autre aille récupérer les sentiments des autres, alors qu'il a déjà les vôtres ? 
Ça semble seulement signifier que vous ne valez pas bien plus que n'importe qui, et c'est ça tout l'objet de la jalousie, la même que le mal d'amour, celui de ne pas avoir la valeur que l'on désirerait avoir aux yeux de l'être aimé :)

La possessivité, elle, est différente, elle est imposée, et elle dépasse clairement la jalousie, c'est l'état d'après. Le moment où justement on est plus jaloux, on s'arrête à son seul égocentrisme. Mais évidemment, toujours dans la même optique, celle d'obtenir l'être aimé et d'avoir la valeur qu'on veut avoir à ses yeux. 

Donc voilà, pour moi, la jalousie c'trop bien. Quand un garçon me dit qu'il est jaloux des autres, c'est une déclaration d'amour, et en même temps une tendre demande de le rendre heureux en montrant à quel point on l'aime lui, et pas ceux qui s'essaye au zèle, mais n'ont pas ce truc qui les rendrait aussi unique que mon premier jaloux ! Du coup, il faut juste savoir doser et mettre un équilibre ! Ne pas déborder vers la possessivité, et se faire confiance, rester dans la déclaration d'amour, et non la déclaration de guerre ! 

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Ancien membre
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Héhéhé, c'est tout l'intérêt du débat, chacun amène un point de vue;)

Certes, on peut se référer au latin, au grec, à l’étymologie précise stricto sensu d'un mot, c'est toujours intéressant...
Passionné d'histoire, je suis toujours béa d'admiration devant tant de savoir, tant de maîtrise, de sagesse ... qui finalement ne les a pas empêché de disparaître^^
Une question : les mots liés à l'informatique, qu'en disent donc nos grecs anciens ? Allez, je te taquine hihi

Aujourd'hui, dans le monde actuel, nous avons une langue, des règles, des lois, des droits etc différents ne serait-ce déjà que ceux d'il y a 50 ans...
Alors comparé à l'antiquité, que dire ? Mais je respecte ce point de vue.

Je me permettrai juste de le pondérer avec la définition actuelle du Larousse : "...sentiment fondé sur le désir de posséder la personne aimée et sur la crainte de la perdre au profit d'un rival : Être torturé par la jalousie"... (je précise n'avoir retenu que la partie relative aux sentiments, le reste étant hors sujet de ce topic).

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Ancien membre
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J'ai juste l'impression que tu n'as absolument pas lu ce que j'ai écrit xD 

Je ne fonde pas tout mon point de vue sur une racine, mais sur des exemples qui appuient ma démonstration, et qui, sont adaptables aussi bien aux sentiments, qu'à toutes les autres catégories (ce qu'apparemment ta définition de Larousse ne fait pas... Ma définition ne semble-t-elle pas plus complète ?) ) Après, je ne sais pas comment le formuler mieux "plus complète" n'est pas l'idée que je cherche parce que ça donne l'impression que je penserai ma définition conceptuelle supérieure, ce qui n'est pas le cas ^^ 

En outre, le fait qu'une langue ait disparu n'influe en rien la pertinence de son utilisation pour parler de la définition d'un mot puisque le mot part de là... x) 

Ensuite, je dois te contredire un peu, ne serait-ce que culturellement, notre langue, quand même bien elle ne fonctionne pas sur le modèle des déclinaisons à proprement parler (quoique l'ancien français utilisait des "cas" lui aussi + nous déclinons nos pronoms relatifs donc on n'est vraiment pas très loin) a, pour les trois quarts de son vocabulaire et de son fonctionnement (temps, mode des verbes, conjugaisons) des racines antiques..!
Tu parles de lois et de droits, mais ne serait-ce qu'en droit aujourd'hui, si tu essayes de lire les comptes rendus de procès, c'est à la limite de l'incompréhensible pour un œil non exercé parce que c'est fourré de latinisme ! On parle encore latin jusqu'à la fin du XVIIe ! Je pense pouvoir t'assurer que ça laisse des marques profondes dans une culture ;) 
Et en terme de droit d'ailleurs, il y a de très fortes similarités actuellement avec le droit romain sur des choses comme sanctions ou peines au droit pénal, en droit civil aussi et les plus grands principes du droit eux-mêmes sont issus directement du droit romain (Habeas Corpus,  Lura Novit curia,  Nemo censetur ignorae legem) donc bon, même en étant dans une période de progrès immense depuis près de 80 ans (le temps des premières réformes auxquelles tu fais allusions, en 1930), bah tout les fondements sont dans l'antiquité :p 

Enfin, ta pondération pour dire "tu n'as pas tort, mais j'ai raison" me semble un peu dure. Surtout que tu ne justifie pas ta définition par quoi que ce soit. 
J'ai expliqué justement que la possession était issue de la jalousie (puisque la racine le fonde et nous, pauvres bêtes, l'avons amalgamé). En plus, cette définition est tout de même clairement abusive voire péjorative (Le Robert n'est pas aussi "dramatique"). "Torturé" "désir de possession" c'est très peu conceptualisé et bien loin de la réalité. (cf les exemples ci-dessus ;) ) 
La définition d'un dictionnaire est belle pour un mot, mais nos comportements ne sont pas issus de notre langage, ils sont tout aussi ancré en nous que "zelosus" l'est en "jalousie" ;) 

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Ancien membre
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Amen.
J'ai lu.
François 1er a remplacé officiellement le latin par le français.
Je n'ai pas d'action dans la société Larousse.
"Sentiment douloureux que font naître, chez la personne qui l'éprouve, les exigences d'un amour inquiet, le désir de possession exclusive de la personne aimée, la crainte, le soupçon ou la certitude de son infidélité..." suivent quelques exemples (moins dramatiques disais-tu ?) : "les chagrins, les peines, les douleurs, les tortures, les fureurs de la jalousie..." Et ça, c'est juste la définition du Grand Robert de la langue française, en 6 volumes. Et je ne suis pas plus actionnaire de cette éditeur que du Larousse.
Je ne suis pas étudiant en droit (ou direct avocat, j'ignore ton âge).
Des exemples, on en a tous.
C'est un débat et j'accepte la contradiction.
Ah et les toubibs parlent aussi latin ! Chaque fois, je leur demande (avec plaisir, j'avoue) si c'est à moi qu'il parlent... Étrangement aussi bien que soudainement, ils trouvent dans la seconde des mots français, bien compréhensibles.^^
Je connais aussi les quelques citations latines d'Astérix mais je ne crois pas que cela intéresse quelqu'un.
Et si mon humour dérange, j'en suis désolé.
Quant à mon argumentaire, il a largement été déployé dans les posts précédents...
(encore désolé car je ne voulais écrire qu'AMEN. La limite des 15 mots est vraiment chiante, d'où cette tirade...)

En conclusion : pour toi, la jalousie c'trop bien ; pour moi c'est pas bien.
On n'est pas d'accord et alors ? Je trouve ça bien comme ça.
Quand je dis respecter ton point de vue, ce n'est pas de l'humour : je suis sincère. Je ne le partage pas, c'est tout. Et c'est ton droit de ne pas partager mon point de vue.

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Ancien membre
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Vraiment, je t'assure, compare les deux définitions je trouve celle de Larousse bien trop forte. Parce qu'elle parle de rival, parce qu'elle fonde, enfin bref, c'est une histoire de sensibilité là dessus. Torture et fureurs de la jalousie, ne sont absolument pas des utilisations actuelles, et j'espère que tu n'as jamais dit as quelqu'un que tu "subissais les fureurs de ta jalousie" ni "les tortures". Ce sont des tournures usitées au XVIIe dans une pièce de Racine ou quoi, mais on n'est pas torturé par la jalousie... Ou bien on ne sait pas ce qu'est une torture... (et par bonne foi tu devrais accepter cet argument ahahah) (enfin, je suis resté sur mon Robert de Poche 2014 sans passer par les gros titres, et je dois dire qu'il a négligé les exemples (mais comme ils sont d'un autre siècle, c'est assez logique, non ?)

Je ne suis pas étudiant en droit non plus, mais c'était surtout pour te signaler que les racines latines ou grecques sont plus que sur-présentes dans notre civilisation occidentale et dans notre culture, et que 50 ans ou 100 n'y changent absolument rien (puisqu'à tes yeux les racines n'avaient pas beaucoup de valeur j'ai essayé de réaffirmer ça, d'autant plus que ça fait un bonus culture, il faut en apprendre tous les jours !) 
D'ailleurs, tes toubibs doivent davantage te parler grec que latin, mais ça ne change rien à l'exemple (petite remarque hautaine et pédante gratuite xD) et ma volonté n'était pas de faire un catalogue nan plus hein ^^
Seulement te montrer du doigt ce qui me semblait être une petite erreur dans ton échelle de valeur. 

Que l'on soit d'accord ou pas, d'ailleurs, (c'est triste à dire dans un "débat d'idée") ça n'a pas grande importance. Et je n'y ai pas attaché grande importance, je le répète, seulement signalé ce qui selon moi était de l'erreur si tu souhaitais me contredire :) (tel le terme "pondérer" ;) ) 

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Ancien membre
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Oui bon écoute, après avoir critiqué la définition de Larousse que j'avais pris sans "idée de manoeuvre", maintenant tu critiques ma version du Robert.
Version qui est comme la tienne du 21è siècle...
Pour ta gouverne, et je m'en suis déjà expliqué "avant" (mais tu n'auras sans doute pas lu), je n'éprouve pas la jalousie et donc la "torture", je ne connais pas.
Tu t'attaches et focalises sur des exemples. Pourquoi donc ?

Le post d'origine, c'est "la jalousie, vilain défaut ou preuve d'amour ?"
Les définitions de la jalousie ramène "à un sentiment de possession d'une personne par une autre". Je ne peux accepter cette notion de "possession humaine" et donc pour moi, la jalousie est un vilain défaut. 

Je ne demande à personne de penser comme moi : je réponds juste à la question et je justifie mon choix.

J'ai lu le reste du post. J'aurais préféré que tu retiennes l'esprit plutôt que la lettre (notamment avec le grec du toubib plutôt que le latin) mais le fait est que grec ou latin, ça reste incompréhensible pour 99,99% de la population.
J'ai mis 99,99% exprès, pour te laisser la possibilité d'indiquer le vrai pourcentage de personnes en France au fait du latin et du grec... J'adore prendre des leçons : il n'y a pas d'âge pour apprendre. Tu vois que j'ai tout lu, et tout compris aussi. Vraiment. Merci.

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