Philo : Explication de texte

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Philo : Explication de texte

Hey !
Actuellement en Terminale S, j'ai une explication de texte à faire en philo, la première de l'année (et donc de ma courte vie ahah).
Je ne sais pas vraiment par où commencer, auriez vous des conseils?
Je bloque surtout en ce qui concerne la critique, j'ai du mal à cerner ce que l'on attend de moi.. 
Merci d'avance ! :)
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Je t'aurais bien aidé mais en philo je ne connais que les dissertations. Je ne me souviens pas avoir fait d'explication de texte.
D'ailleurs, en matière de philo, je trouve ça un peu prétentieux et autocentré de parler "d'explication" plutôt que "d’interprétation". ^^

Bonne chance.
J'allais te dire de demander aux autres de ta classe ce qu'ils pensent faire, mais j'imagine qu'ils sont dans le même cas lol.
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Aaron : Effectivement ils sont dans le même cas :/
Merci quand même ! 

Jawax : Merci, je vais y faire un tour :)
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Ah oui j'avais oublié ce sujet Jawax !
Il va enfin pouvoir servir ^^
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ça dépends de ton texte :) en gros la philo c'est toujours la même chose à adapter en fonction des sujets :)
Notre prof de philo nous "aidaient" avec des questions, mais c'est un peu près un "commentaire composé" sur l'idée que veux fais passer l'auteur dans le texte, t'explique le texte, ce que l'auteur veut faire passer comme idée etc (si mes souvenirs de l'an dernier sont à peu près exacts)
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Là c'est sur Le Gai savoir, paragraphe 354 de Nietzche :) 

Atchoum78 : J'ai peur de tomber dans la paraphrase ahah, merci pour tes précisions, je vois un peu mieux :)
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Moi je suis en Terminale Littéraire, et je viens juste de rendre une explication de texte. J'ai énormément galéré mais j'y suis arrivé ^^

Mon prof m'a dit que le plus simple pour une première partie, c'était effectivement de faire comme certains ont dit plus haut, c'est à dire expliquer le texte. Ensuite pour la seconde partie, mon prof de philo m'a dit qu'il fallait pouvoir comparer ce que dit l'auteur du texte avec d'autres textes que d'autres philosophes ont écrits (je sais pas si c'est très clair x) ). En gros tu dois pouvoir "débattre" avec d'autres auteurs mais tout en mettant en valeur le texte que l'on t'as donné.

Pour la partie explication, je te conseille de découper ton texte en plusieurs parties qui pourraient correspondre à plusieurs idées que l'auteur développe.

Voilà voilà :)
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J'ai réussi la partie "explication", est ce que je dois y introduire des citations du texte? :)
ça me prend environ une page au brouillon (sachant que le texte fait plus ou moins 10 lignes et que j''écris plutot petit), ça parait suffisant? :/

Je comprends ce que tu as voulu dire dans la deuxième partie, est ce que je dois avoir un peu la même approche qu'avec une dissertation dans cette partie? 

Merci beaucoup pour tes précieuses explications :)
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A mon avis chaque partie devrait faire environ une page recto verso, et il faut, dans la mesure du possible, insérer quelques citations du texte pour montrer que tu l'as compris :)

Ensuite, la deuxième partie ça ressemble un peu (mais un petit peu alors) à une dissertation, mais tu dois absolument faire une comparaison entre certains aspects du texte et par exemple des avis contraires d'autres philosophes, mais si tu peux aussi comparer avec l'opinion commune (ce que tout le monde pense).

Je conçois totalement que c'est très dur comme exercice, même plus que la dissertation :/
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Je vais essayer d’étoffer un peu plus mon explication avec quelques citations et en détailant un peu plus :)

La thèse que j'ai tirée du texte c'est  "La conscience n'est que la partie infime de toutes les pensées de l'homme et lui permet d'assurer sa survie via la communication avec les autres hommes par la parole.", en gros la parole est la seule partie de la pensée qui est consciente. Est ce que je peux par exemple comparer ce philosophe avec Descartes et sa thèse à propos du langage? 
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Le problème de la conscience (plus exactement : de la prise de conscience) ne nous apparaît que lorsque nous commençons à saisir dans quelle mesure nous pourrions nous passer d’elle : et c’est à ce commencement de compréhension que nous conduisent aujourd’hui la physiologie et la zoologie (qui ont donc eu besoin de deux siècles pour rallier le soupçon anticipateur de Leibniz). Nous pourrions en effet penser, sentir, vouloir, nous rappeler, nous pourrions de même « agir » à tout les sens du mot : et tout cela n’aurait pas besoin pour autant de « pénétrer dans la conscience » (comme on le dit de manière imagée). Toute la vie serait possible sans se voir en quelque sorte dans un miroir : et en effet, la partie de loin la plus importante de cette vie se déroule encore en nous sans cette réflexion –, y compris notre vie pensante, sentante, voulante, si offensant que cela puisse paraître aux oreilles d’un philosophe des temps passés. A quoi bon la conscience en général, si elle est pour l’essentiel superflue ? – Eh bien, si l’on veut bien prêter l’oreille à ma réponse à cette question et à sa conjecture peut-être extravagante, il me semble que la finesse et la force de la conscience sont toujours liées à la capacité de communication d’un homme (ou d’un animal), et que la capacité de communication est liée à son tour au besoin de communication. […] Là où le besoin, la nécessité ont longtemps contraint les hommes à communiquer, à se comprendre mutuellement avec rapidité et finesse, il finit par exister une surabondance de cette force et de cet art de la communication. […] A supposer que cette observation soit exacte, il m’est permis d’avancer jusqu’à la conjecture suivante : la conscience en général ne s’est développée que sous la pression du besoin de communication, – elle ne fut dès les début nécessaire, utile, que d’homme à homme (en particulier entre celui qui commande et celui qui obéit), et elle ne s’est également développée qu’en rapport avec le degré de cette utilité. La conscience n’est proprement qu’un réseau de relations d’homme à homme, – et c’est seulement en tant que telle qu’elle a dû se développer : l’homme érémitique et prédateur n’aurait pas eu besoin d’elle. Le fait que nos actions, nos pensées, nos sentiments, nos besoins, nos mouvements pénètrent dans notre conscience – au moins en partie –, c’est la conséquence d’un « il faut » ayant exercé sur l’homme une autorité terrible et prolongée : il avait besoin, étant l’animal le plus exposé au danger, d’aide, de protection, il avait besoin de son semblable, il fallait qu’il sache exprimer sa détresse, se faire comprendre – et pour tout cela, il avait d’abord besoin de « conscience », même, donc, pour « savoir » ce qui lui manque, pour « savoir » ce qu’il pense. Car pour le dire encore une fois : l’homme, comme toute créature vivante, pense continuellement, mais ne le sait pas ; la pensée qui devient consciente n’en est que la plus infime partie, disons : la partie la plus superficielle, la plus mauvaise : – car seule cette pensée consciente advient sous forme de mots, c’est-à-dire de signes de communication, ce qui révèle la provenance de la conscience elle-même. Pour le dire d’un mot, le développement de la langue et le développement de la conscience (non pas de la raison, mais seulement la prise de conscience de la raison) vont main dans la main.

"Le problème de la conscience ne se présente à nous que lorsque nous commençons à comprendre en quelle mesure nous pouvons nous passer de conscience."
"La partie de loin la plus importante de cette vie se déroule encore en nous sans cette réflexion"

Il veut dire que l'action est plus importante que de longues réflexions.

"La conscience en général ne s’est développée que sous la pression du besoin de communication"
"La pensée qui devient consciente n’en est que la plus infime partie"

Il veut dire que la conscience ne se développe pas de soi-même, mais seulement au contact d'autrui. L'homme pense toujours mais il le fait naturellement pour vivre, la conscience qui est un mouvement réflexif de la pensée sur elle-même n'est pas naturel.
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En fait mon texte se réduit à ça : 
"La conscience n’est qu’un réseau de communications entre les hommes; c’est en cette seule qualité qu’elle a été forcée de se développer: l’homme qui vivait solitaire, en bête de proie, aurait pu s'en passer. Si nos actions, pensées, sentiments et mouvements parviennent — du moins en partie — à la surface de notre conscience, c’est le résultat d’une terrible nécessité qui a longtemps dominé l’homme, le plus menacé des animaux: il avait besoin de secours et de protection, il avait besoin de son semblable, il était obligé de savoir dire ce besoin, de savoir se rendre intelligible; et pour tout cela, en premier lieu, il fallait qu’il eût une "conscience", qu’il "sût" lui-même ce qui lui manquait, qu’il "sût" ce qu’il sentait, qu’il "sût" ce qu’il pensait. Car comme toute créature vivante, l’homme pense constamment, mais il l’ignore. La pensée qui devient consciente ne représente que la partie la plus infime, disons la plus superficielle, la plus mauvaise, de tout ce qu’il pense : car il n’y a que cette pensée qui s’exprime en paroles, c’est-à-dire en signes d’échanges, ce qui révèle l’origine même de la conscience."
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Merci beaucoup à tous pour votre aide qui s'est avérée très utile ! 
A une prochaine fois j'espère ! :)
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