Nous sommes en 2005, dans un petit village, niché au creux d'une forêt, en Dordogne. Un lieu si isolé que son nom n'apparaît même pas sur toutes les cartes. Ici, le temps semble s'écouler plus lentement, au rythme des saisons et des coutumes d'antan. Mais cette année-là, ce village, d'ordinaire si paisible, va devenir le théâtre d'une série de disparitions mystérieuses.
Imaginez vous dans ce petit village isolé, entouré par une forêt épaisse et silencieuse. Les habitants se connaissent tous, ils partagent les mêmes histoires au coin du feu, les mêmes craintes murmurées à voix basse. Et pourtant, personne ne s'attendait à ce qui allait se passer. Personne n'aurait pu imaginer la terreur qui allait s'abattre sur eux.
Le 10 octobre 2005, un fermier du village, Emile, constate la disparition de son chien, un berger allemand nommé Médor. Emile cherche partout dans les bois alentours, appelle son chien à travers les champs MEDOR, mais Médor reste introuvable. Deux jours passent, et Emile commence à perdre espoir. Il parle de la disparition de Médor à ses voisins, qui, à leur tour, se mettent à chercher, pensant que le chien s'est peut-être simplement égaré. Mais sans succès.
Ce n’est que le début de ce que les habitants appelleront plus tard la malédiction de la Dordogne.
Les semaines passent, et d'autres animaux commencent à disparaître, un chat, trois chèvres, puis une vache. À chaque fois, les bêtes semblent s'évaporer sans laisser la moindre trace, ni corps, ni empreintes. Les habitants commencent à parler. La peur s'installe lentement. Mais la situation prend une tournure encore plus sombre en Novembre 2005, lorsque c'est au tour d'un enfant de disparaître.
Mathias, un garçon de dix ans, est porté disparu alors qu'il rentrait chez lui après l'école. Ses parents, affolés, contactent immédiatement la gendarmerie. L’affaire est confié à un gendarme local?: Medhi. Ce dernier est particulièrement touché par ces malheureux évènements. Il a grandi dans ce village et connaît chacun des habitants. Il lance les recherches, toute la communauté se mobilise par solidarité et même des renforts venus des villages voisins s’y joigne. Les bois sont fouillés, les rivières sondées, mais le petit Mathias reste introuvable.
L’affaire prend une tournure nationale, et les médias s’emparent de l’histoire. Les autorités envisagent toutes les hypothèses, une fugue, un enlèvement, un accident, mais aucune piste sérieuse n’émerge. Les jours passent, puis les semaines, et toujours aucun signe de Mathias. La famille de Mathias commence à perdre espoir et à se morfondre.
À Saint-Alban, les rumeurs vont bon train. Certains parlent d'une bête sauvage, un loup peut-être. D'autres évoquent des trafiquants d'animaux. Mais une autre théorie, plus sinistre, commence à circuler, celle d'un prédateur humain.
Certains villageois, méfiants, commencent à soupçonner un des leurs. Un homme solitaire, un peu étrange, qui vit à l'écart du village dans une vieille maison délabrée. Il s'appelle Charles. Toujours vêtu de vieux vêtements, il passe ses journées à errer dans la forêt, à ramasser du bois mort ou à réparer ses clôtures. Il parle peu, et quand il le fait, ses propos sont souvent incohérents. Les enfants l'évitent, le surnommant le fou du village.
Un soir, lors d’une réunion informelle au café du village, plusieurs habitants évoquent la possibilité que Charles soit impliqué dans les disparitions. Après tout, il est toujours là où les événements se produisent, et son comportement étrange ne fait qu'alimenter les soupçons. Mais sans preuve, la gendarmerie ne peut rien faire. Medhi, le gendarme, interroge Charles, mais il nie toute implication, et aucune preuve tangible ne peut le relier aux disparitions.
L'hiver 2005 est rude, avec des températures glaciales et de fortes chutes de neige. Le village est presque coupé du monde, les routes étant difficilement praticables. Et pourtant, les disparitions continuent. Quatre autres enfants disparaissent, à quelques semaines d'intervalle, toujours sans aucune trace. Cette fois, la panique s'empare du village. Les habitants barricadent leurs maisons, n’osent plus sortir après la tombée de la nuit, et les enfants ne vont plus à l’école.
Les autorités, sous pression, décident d’intensifier les recherches et d’envoyer des enquêteurs spécialisés. Des battues sont organisées, des chiens pisteurs sont déployés, mais une fois encore, les recherches ne donnent rien. L’atmosphère dans le village est devenue irrespirable, chacun suspectant son voisin, redoutant d’être le prochain à perdre un proche.
Nous sommes en mars 2006 et Medhi est désespéré. Il a tout essayé pour élucider cette affaire ou presque. Il se souvint d’une autre théorie qu’il avait entendu au café. Une théorie bien moins tangible tant elle semblait improbable. Mais il ne pouvait s’empêcher d’y songer. Il avait en effet entendu Nathalie, la bibliothécaire, parler à voix basse d’une entité malfaisante qui habitait la forêt. On raconte qu’il y a de ça des centaines d’années, il y avait eu une série de meurtres. Tous les cadavres avait été retrouvés tout près d’un autel sacrificiel dans la forêt. Les légendes racontent que ces horribles évènements avaient été orchestrés par cette entité maléfique.
Medhi se rendit donc à la bibliothèque d’un pas lourd mais incertain. Il demanda à Nathalie si elle pouvait le mener à cet autel où les corps avait été retrouvé. Nathalie se dirigea vers la bibliothèque, pris un livre intitulé «?Le Seigneur des bois ». Elle le feuilleta afin d’y trouvé des détails sur ce lieu. La plupart des pages étaient déchirées ou même brûler. Cela ressemblait plus à un grimoire ésotérique qu’autre chose. Par chance, l’une des seules pages en bonne état était celle de la cartographie des lieux. Elle est difficilement compréhensible mais Nathalie pense pouvoir y emmener le gendarme. Ce qu’elle fit.
Ils traversèrent tous deux la forêt jusqu’à arriver à un endroit très reculé, à la limite de la forêt, près d’une rivière. Il se mirent à chercher. Puis Medhi souleva un amas de débris et de branches, qui se révéla être un charnier improvisé. Sous les débris, il trouva les corps des animaux disparus, horriblement mutilés. Mais ce qui leur glaça le sang, c’était la présence d’ossements humains parmi eux. L’identification est difficile, mais il est clair que ces restes appartiennent à Mathias, le premier enfant disparu.
Cette découverte macabre pousse le gendarme à se renseigner davantage sur la légende liée à cet autel. Il alerta immédiatement les autres enquêteurs. Il ne dormit pas de la nuit. Il la passa à faire des recherches plus poussées sur internet sur le «?Seigneur des bois?». Après des longues heures, il trouva finalement que la série de meurtres qui s’était passés des centaines d’années auparavant avait été orchestré par une secte qui vénérait la fameuse entité maléfique qui sommeillait dans les bois. Puis il remarqua sur l’une des photos du site internet en question des signes et symboles qui ressemblait étrangement à ceux présents sur la porte de la maison de Charles. Après tant de temps, Medhi a enfin une piste. Au petit matin, il en alerta les enquêteurs.
Charles étant le seul suspect, il est immédiatement placé en garde à vue, et les gendarmes fouillent sa maison de fond en comble grâce à un mandat de perquisition accordé par le juge qui y voyait là la seule petite chance de trouver enfin une piste et d’apaiser les médias. C’est dans la cave que l’horreur se révèle pleinement. Les murs sont couverts de dessins et de symboles incompréhensibles, griffonnés avec du charbon et, parfois, du sang. Ces inscriptions semblent former des invocations ou des prières destinées à une entité inconnue. Au milieu de la pièce, un vieux carnet, sale et abîmé, attire l’attention des enquêteurs et de Medhi. Il ressemblait vaguement à celui de la bibliothèque. Il contient des pages et des pages de textes incohérents, mêlant prières délirantes et récits de sacrifices rituels.
Charles, interrogé par les enquêteurs, est d’abord silencieux, le regard vide, comme absent. Mais progressivement, il commence à parler, à murmurer des bribes d’histoire. Il raconte que tout a commencé quelques années auparavant, lorsqu'il a découvert un ancien autel en pierre enfoui dans la forêt, à proximité de la rivière. Cet autel, selon lui, était un lieu de culte oublié, dédié à une entité qu'il appelle le Seigneur des Bois. Charles explique qu'à partir de ce moment, il a commencé à entendre des voix, au début faibles, puis de plus en plus insistantes, qui lui donnaient des instructions. Ces voix, dit-il, lui parlaient de la faim du Seigneur, de son besoin de sacrifices pour continuer à protéger la forêt et les terres environnantes.
Au fil des jours, les enquêteurs reconstituent peu à peu le cheminement de Charles vers la folie. Homme autrefois solitaire mais inoffensif, il avait toujours vécu à l'écart, préférant la compagnie de la nature à celle des hommes. Mais après sa découverte de l'autel, son comportement a commencé à changer. Il se sentait investi d'une mission, celle de protéger la forêt en accomplissant les rituels que les voix lui dictaient. D'abord, il a commencé par capturer et sacrifier de petits animaux, pensant apaiser ainsi la créature qui, selon lui, veillait sur les lieux.
Mais rapidement, les voix ont exigé plus. Elles lui disaient que les petits sacrifices n’étaient plus suffisants. Elles le suppliaient de leur offrir des êtres plus grands, plus "purs". Charles, déjà instable, s'est convaincu qu'il n'avait pas le choix. Il pensait qu'en obéissant aux voix, il éviterait la colère du Seigneur des Bois, qui, selon lui, aurait pu déclencher des catastrophes naturelles ou semer la mort dans tout le village.
C’est ainsi qu’il en est venu à s’en prendre aux enfants. Il les attirait avec des promesses d’aventures dans la forêt, là où il disait connaître des endroits secrets. Une fois isolés, il les amenait près de l’autel et exécutait les rituels de sacrifice. Charles décrit ces moments avec une froideur terrifiante, comme s’il n’était plus lui-même, comme s’il avait agi sous l’emprise d’une force extérieure.
Les enquêteurs, horrifiés par les récits de Charles, décident de se pencher sur l’histoire de cette entité qu’il appelle le Seigneur des Bois. Ils consultent des historiens locaux et des archives grâce notamment à Nathalie, essayant de trouver une trace de ce culte mystérieux.
Ils découvrent que la région de Saint-Alban est entourée de légendes anciennes, datant de plusieurs siècles. Une d’elles, en particulier, parle d’un esprit de la forêt, une créature ancienne vénérée par les druides. Cet esprit, appelé "Le Prophète des Arbres" ou le Seigneur des Bois dans certaines versions, était censé protéger la forêt contre les intrus en échange de sacrifices.
Les sacrifices, selon la légende, devaient être des offrandes de sang, versées pour garantir des récoltes abondantes et une forêt florissante. Au fil du temps, cette pratique aurait disparu, supplantée par les nouvelles croyances. Mais certains symboles anciens, comme ceux retrouvés dans la cave de Charles, semblent corroborer l’existence de ces rites.
Les historiens expliquent que les peuples anciens croyaient que, si les sacrifices s’arrêtaient, le Seigneur des Bois se vengerait en répandant la maladie et la mort sur ceux qui l’avaient abandonné.
Lorsque l’affaire est portée devant les tribunaux, les psychiatres qui examinent Charles concluent qu’il souffre de graves troubles mentaux, exacerbés par son isolement et sa fascination pour les légendes locales. Il est diagnostiqué schizophrène paranoïde, ayant perdu tout contact avec la réalité au point de se persuader qu’il était un serviteur d’une ancienne divinité.
Charles est jugé et déclaré pénalement irresponsable de ses actes. Il est interné à vie dans un hôpital psychiatrique, mais le traumatisme qu’il a laissé ne disparaîtra jamais. Le village, déjà marqué par ces pertes tragiques, continue de vivre dans l’ombre. La plupart des enfants ont été interdit d’approché la forêt par leur parents.
Les anciens racontent parfois qu’on peut encore entendre des murmures dans la forêt, des voix qui semblent appeler. Peut-être les échos des rituels de Charles, ou peut-être autre chose. Le Seigneur des Bois, même après la disparition de son dernier adorateur, semble garder un œil sur la forêt.
On pourrait presque croire que c'est inspiré des rituels des réseaux pédocriminels actuels même si dans ce cas c'est un loup solitaire, mais ce sont toujours les mêmes entités qui manipulent les esprits https://www.dailymotion.com/video/x10z4e
Citation de Ben0451 #557617
Merci beaucoup d'avoir apprécier mon histoire.