Des poètes en herbe ?


Auteur : Thornful
Thornful - 19 ans
De Lyon 3
  il y a 4 mois


Bonsoir.

Comme vous sûrement, j'écris des petits poèmes sans prétention, assez naïfs et sans intérêt. Cependant, ça m'amuse toujours de les partager et d'en lire d'autres, je trouve que c'est révélateur et cela donne plus à voir que les présentations parfois trop "self-flatteuses" sur ce site de rencontre.

J'adore lire les petites créations des autres!

Quelqu'un pour se lancer ?

Auteur : Tym91
Tym91 - 20 ans
De Nantes
  il y a 4 mois


Bonsoir,

Personnellement, je ne suis pas poète mais j'écris énormément depuis l'âge de 12 ans, j'écris pour ressortir tout le mal ou toutes mes émotions ! Écrire pour moi c'est arme et ma seule voix.

Chacun à sa façon d'écrire et son style d'écriture et je partage ton côté "aimer lire les créations des autres"
Auteur : Thornful
Thornful - 19 ans
De Lyon 3
  il y a 4 mois


Citation de Tym91
Bonsoir,

Personnellement, je ne suis pas poète mais j écris énormément depuis l âge de 12 ans, j écris pour ressortir tout le mal ou toutes mes émotions ! Écrire pour moi c est arme et ma seule voix.

Chacun à sa façon d écrire et son style d écriture et je partage ton côté aimer lire les créations des autres


Alors me ferais-tu profiter d'un passage ?
Auteur : Tym91
Tym91 - 20 ans
De Nantes
  il y a 4 mois


Ici , les gens de copier coller non?
Auteur : Thornful
Thornful - 19 ans
De Lyon 3
  il y a 4 mois


Oui.

Auteur : Osanagokoro
Osanagokoro - 21 ans
De Paris
  il y a 4 mois


Petite poésie écrite entre deux cours à la fac. Elle n'est pas terminée, le rythme est très décousue, mais je n'ai pas encore pris le temps de la modifier ni de lui trouver un titre.



Les secondes s'égrènent au fil des cours interminables
Que l'on est une dizaine à comprendre puis à en résumer l'essence
Aux oreilles de nos camarades, nous sommes des héros secourables
Gloriole recouvrant le vide de nos connaissances

Il est si facile de se perdre à apprécier
Ces moments de complaisance, d'orgueil coupable et de lâcheté
S'ils échouent ce n'est pas grave car on a fait de notre mieux
Si on échoue c'est de leur faute car on a tout fait pour eux

Nous vivons dans l'ombre d'une époque où on se battait dans les rues
Combat pour la liberté contre les règles et l'oppression
Pour protéger cette liberté et faire qu'elle ne soit plus perdue
Ils l'érigèrent en pilier qu'ils firent couler dans le béton

On hésite à détruire tout ce qui fut construit par dessus
Dans le fond on aimerait la ressusciter en égide
Peut on brûler son héritage pour un message qu'on n'entend plus ?
En ouvrant la tombe du passé on prend le risque qu'elle soit vide

Est-ce qu'on perd notre temps à travailler pour rembourser
La dette de l'avenir hypothéqué par nos aînés ?
Ils ont dépensé sans compter pour des lendemains chantants
Pas pour le chantage au lendemain que l'on subit tous à présent

Est-ce qu'on aurait fait mieux à leur époque et à leur âge ?
Est-ce qu'on fait mieux aujourd'hui alors qu'on râle sur leurs erreurs ?
On a plus le goût de penser à comment sortir de l'orage
Pourquoi vouloir tout changer alors que le changement fait si peur ?

Je ne sais plus si je suis de la génération X ou Y
Mais s'il faut vraiment s'obstiner, alors, promis, j'engendrerai
Une génération héritant comme seul fruit de nos échecs
L'enfer de la solitude des dernières lettres de l'alphabet

 7 personnes l'ont remercié pour son aide, sa patience et son écoute.

Auteur : villedesbli
Villedesbli - 39 ans
De Blois
  il y a 4 mois


quand les mots forçés sont flème
que les écrire met en dilème
les faire chanter tue le problème

 7 personnes l'ont remercié pour son aide, sa patience et son écoute.
Auteur : Thornful
Thornful - 19 ans
De Lyon 3
  il y a 4 mois


Le conflit générationnel ! J'aime ! Poème intéressant.

Surtout le "avenir hypothéqué" et les deux vers "S'ils échouent ce n'est pas grave car on a fait de notre mieux
Si on échoue c'est de leur faute car on a tout fait pour eux"

Merci !

Un peu court pour le second.
Auteur : petshopboy
Petshopboy - 19 ans
De Paris
  il y a 4 mois


Je m'ennuyais donc voila.

Temps passé adoré, temps de mon enfance
Toi qui filais qui t’enfuyais en silence,
Où es-tu aujourd’hui ? J’ai bien besoin de toi.
Le stress matinal, le coureur idiot, le moi
qui boit, un liquide jaunâtre, une sorte de pisse
infecte, mais dans un dernier cri, un dernier râle
je veux finir cette agonie, et je m’hérisse
contre ce système chronophage et ce mal.
Je vous l’ai murmuré, je vous le clame et je le porterai pour vous, le choix de l’insoumission.
Auteur : Diatrima
Diatrima - 31 ans
De Beauvais
  il y a 4 mois


Bonjour,
Voici un poème que j'ai nommé "A dream with you".

Dissolue dans la brume du sommeil,
Tout mon être te sent près de moi.
Cette impression exceptionnelle
Me hante lorsque tu n'es pas là.

Mes mains te cherchent dans la nuit,
Mes rêves t'inventent désespérément,
Et lorsqu'enfin est passé minuit,
Ma voix t'appelle silencieusement.

À quoi bon dormir ou même rêver
Si mon Gardien demeure absent?
Fumée insaisissable, tu sembles errer
Dans le labyrinthe de mon subconscient.

Alors que je réalise dans le noir livide
Que ton image n'était qu'un brasier qui s'allumait,
Chaque seconde de ténèbres et de vide
Se transforme en désir évanoui à jamais.

À nouveau, la nuit glaciale me trahit.
Tandis que j'ai regagné ma propre existence,
Cette étrange pensée me poursuit:
N'est-elle pas meilleure lorsque c'est avec moi que tu la danses?

(c) Diatrima

Merci de m'avoir lue.
Excellente journée.
Auteur : Psykokwak
Psykokwak - 22 ans
De Salon De Provence
  il y a 4 mois


Aux enfants de l'Hiver sous les ciels aux abois
A l'ignorance qu'on feint aux confins des doléances
A attendre la neige dans nos âmes sans leur froid
Quand on s'étreint, quand on éteint les sombres nuances

Les enfants de l'Hiver, eux, ils avancent en traînant conscience
De leurs corps fatigués des accords obligés
A côtoyer ces êtres de l'Été qui prélassent romance
Qui, sous leur soleil doré, ont banni les adorés

Quand les enfants de l'Hiver les observent en clarté
Ils se disent qu'on ne ferait plus bêtise que ces tristes vides
Ces êtres de l'Été qui ne savent rêver et encore moins s'aimer
Eux qui ne voient pas les émois des ciels sur les terres arides

Ces foules, elles, ne plaisent qu'aux chaleurs acides
Elles refusent cet hiver trop amer pour sans cesse se plaindre
Alors à nous il nous faudra, pour la nuit de nos poésies avides
En enfants de l’Hiver, s’étreindre et faire tristesse s'éteindre
Auteur : Zorrabit
Zorrabit - 22 ans
De Coulommiers
  il y a 4 mois


J'ai ete poete plus jeune mais beaucoup moins aujourd'hui, ce que je prefere c'est imaginer des manieres de "faire danser les mots".

Par exemple :

"Lorsque l'or n'a plus de portance, les Importants laissent place, las, a la sagesse d'alors."

"Un lys decolle au gre du vent devant l'ecole d'Alice."

Auteur : Robot
Compte supprimé
  il y a 4 mois


Ce n'ai pas vraiment un poème, mais j'écris aussi énormément ! J'ai d'ailleurs eu la chance d'écrire une pièce, que je mets désormais en scène ! Je vous laisse avec un petit extrait de mon texte "Routine Matinale", qui parle des attentas, mais le mettre entier serait trop long !

L'objet métallique tournoyait dans le récipient. Un siphon maronné se dessinait par chaque mouvement irrégulier du triste ustensile, se cognant successivement sur chaque coin du récipient. Non, il n'y avait pas d'angle, en réalité ! Seulement des rondeurs. Le fracas résonnait soudainement, puis s'estompait aussi rapidement. Par une rotation inverse de son poignet, l'homme changea la routine de sa cuillère, qui s'en alla de l'autre coté. Le couvert était comme un poisson rouge, mort, sans âme, qui n'entamera jamais l'amorce d'un souvenir. Une marionnette, exactement ! Le carrousel de café freina, s'arrêtant l'espace de quelques seconde, puis reparti de l'autre coté. Ainsi, la valse tourna de plus belle !La chaleur s'était comme estompée, par le contact de l'air frais qui caressait la surface du récipient. Cette rotation servait-elle réellement à quelque chose ? La nature humaine fit que chaque individu prenait les habitudes de l'autre, sans prendre la peine d'en découvrir la véritable utilité. Le café tournait, certes, c'était la routine ! La boisson n'était plus très chaude. Tiède, vraiment. L'homme sortit donc la cuillère de la tasse.

Sa tête se leva lourdement vers la télévision. Écran allumé en entrant dans la cuisine, chaîne d'information, comme chaque matin … Le son était très bas, sa femme dormait là-haut. Après tout, pourquoi devrait-il faire autrement ? Les habitudes offraient cet effet rassurant, cette impression de contrôle sur qui nous étions. Cela portait un nom ! La routine quotidienne, donnant cet aspect parfois monotone à notre existence, qui était pourtant éphémère. L'homme pencha la tête vers l'horloge, machinalement. 7H37. Il resta bloqué, là, dans cet position. La trotteuse trottait, l'aiguille imposante glissait, et la naine paraissait immobile. Ce fut un court temps de perdu, oui, mais que représentait-il vraiment ? Un bâillement, un long soupir, un brutal curage de nez ou de dent, quelques clignements de yeux, un plus grand nombre de battements cardiaques … Lui, profitait et savourait ce temps, qu'il regardait s'écouler. C'était agréable. Fermer les yeux, et simplement penser à la chance qu'il avait d'être en vie ! Enfin, son visage revint face au téléviseur. Il lécha ses lèvres, trois fois. Il gratta son genou gauche, cinq fois. Puis ses mains se posèrent sur la tasse, avant de se ré-décoller. Trop chaud. Il soupira. Alors il grogna.
Auteur : Backpacker
Backpacker - 39 ans
De Nantes
  il y a 4 mois


Vomir ces mots bleus sur nos claviers, comme cracher sa souffrance délurée est illusoire. Attendre l'homme de sa vie comme le bus du vendredi ? Le grand Amour tu l'as déjà, c'est ta vie, ne cherche pas le bonheur façonne le juste avec ton coeur.

Cours, ne t'arrete pas, car il faut tuer le temps avant qu'il te tuera...

dsl 😏

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Auteur : Medrawd
Medrawd - 23 ans
De Mouriès
  il y a 4 mois


Salut à tous !
C'est un plaisir de tomber sur un post de poète ! Alors j'aimerai me joindre à vous et partager un peu une part de moi-même.
J'écris énormément, surtout des romans...mais parfois je me suis allé à la poésie, chose que j'ai toujours eu envie de garder un peu pour moi. Mais pourquoi ne pas partager finalement! Alors je me lance:

"Ceux qui s'expriment dans ma tête n'ont ni visage, ni regard.
Leurs lèvres inexistantes s'acharnent à murmurer des sombres secrets.
Le nid de vipère a éclos, et un renard fou enferme mes sens entre ses crocs.
Ni Lieu, ni forme. Un paysage de neige prend vie."

"Entre les flocons, c'est mon esprit qui balance.
Trahison et amitié, rien n'a de sens.
Mes pensées sont ficelées, je suis entravé de bandelettes
Et j'ai toujours ces étranges voix qui rient dans ma tête.
Sur le tranchant d'un sabre, ma conscience s'est tuée
Avec leurs dernières paroles: Laisse nous entrer"

Ces deux petits courts poèmes sont dédiés au personnages de Stiles Stilinski dans Teen Wolf, mais aussi à ce mal-être adolescent où parfois, la folie semble si proche qu'on est déjà tomber dedans un peu.

"Ouvrir. Démarrer, lumière matinale
Les yeux aveugles, transpercés dès l'éveil
Dans l'ailleurs.
D'ailleurs, les heures....folles
Où le temps file différemment.

Quand rien ne nait de pensées invisibles
L'esprit est l'âme
L'âme hait l'esprit

Le corps se désagrège. Par le temps
Mais insensible, je passe
Sur le sol, il y a des nuages.
Le temps d'une heure
Je rajeunis d'un an

Immatériel corps...dure imagination
Vous êtes la où nous sommes dehors
En dehors des conventions
Constitutions
Damnation

Nous ne vivons plus. Nous demeurons
Corps passant...esprit ailleurs...
Comme allongés et branchés aux machines
Avec un son répétitif qui meurt...
Bip bip bip b...
Déconnexion"
Auteur : 4460iann
4460iann - 57 ans
De Nantes
  il y a 4 mois


Bonjour,
Très content de ce forum, content de vous lire et de voir la profondeur des pensées qui s'exprime (tant bien que mal parfois, mais peu importe).
Moi, j'aime écrire, mais je ne maîtrise pas assez le français pour me lancer dans les poèmes, alors je me tient à des novelles (où là aussi, je n'arrive pas à utiliser toute la richesse de cette belle langue, mais peu importe).
Je veux vous partager une partie d'une novelle que je viens d'écrire. Un peu lourd tout de même. Vous êtes avertis.

Germaine lui sert le café sur la terrasse vide. L’Hérault en bas murmure des promesses, les premiers rayons du soleil gagnent la vallée par dessus la crête rocheuse.
- Vous êtes au courant, M Pedro ?
- Quoi alors, Germaine ?
- Aux Etats Unis, une fusillade dans une boîte de nuit.
- Germaine ? Encore? Combien de morts ? Un islamiste, un de ces fous de Daesh ?
Ils rentrent pour regarder la télé dans le café. Des scènes d’horreur sur un écran accroché entre un tableau d’un enfant qui se baigne sous une cascade et l’horloge comtoise. Une voix qui remplit l’espace déserte.
- … à Orlando. Selon les dernières informations, il s’agirait d’une personne qui fréquentait les lieux depuis plusieurs années. Avant d’être abattu par les forces de l’ordre, il a envoyé un message dans lequel il prêtait allégeance à Daesh. Nous n’en savons pas plus pour le moment …
Germaine lui raconte qu’il s’agit d’une boîte de nuit gay et qu’il y a aux moins cinquante morts et cent vingt blessés.
- Alors, il a attaqué le symbole de la décadence occidentale, tout ce qui est abject chez les mécroyants.
- Mais … ils disaient que lui-même avait fréquenté les lieux ?
- Et oui, oui, je pense que c’est ce qu’ils ont dit, oui.
- Alors, s’il était gay…
- Vous savez, Germaine, combien l’homosexualité est encore un tabou, combien, c’est encore vécu comme péché ? Oui, je sais, votre fille, vous en savez quelque chose.
Alors, c’est le moral qui tue. Tue la personne quand elle souffre pendant des années et renonce finalement à ce qu’elle est. Tue son entourage quand l'homme refoule son homosexualité et tente, péniblement, de vivre une vie adaptée, mais bascule dans la violence, dans la violence auprès de son épouse. C’est ce qu’ils disaient, non, à BFM tout à l’heure, que son ex épouse avait raconté d’avoir été battu ?
Ces gars pensent qu’il faut se cacher. Ou se suicider. Se tuer c’est la solution la plus radicale pour éliminer le problème. Une fois que je ne serai plus là, je n’aurai plus à affronter cette réalité qui me déchire, où je ne peux pas être ce que je suis, où je fais des choses répugnantes, tout ce que Dieu a interdit, coucher avec un homme que je ne connais que depuis quelques heures, pour retrouver ensuite ma femme après m’être douché et pris toutes les précautions afin qu’elle ne le découvre. Me tuer, c’est arrêter le cirque, me libérer du démon en moi qui tape ma femme et que je n’arrive à dompter. Si je ne suis plus là, le problème n’existe plus.
Vous savez, Germaine, il est plus simple d’éliminer le problème, de couper l’arbre à la racine, plus simple que de continuer à vivre, tordu, mais cherchant toujours la lumière. C’est ce que font ces châtaigniers sur les pentes raides quand les terrasses s’effondrent, la loi de la pesanteur reprend ses droits et les tire vers le bas. Ces arbres continuent à chercher la lumière, s'agrippent, se courbent et ne donnent jamais forfait. Mais à quel prix ? Les hommes, ah les hommes sont trop faibles, n’en ont pas la force. Plus simple de tout faire péter. Tout casser. Et se tuer.
Et alors, Germaine, ces fous de Daesh, ils sont malins ; ils promettent à ces pauvres gars perdus, le Paradis. Le Paradis s’ils se font tuer en faisant le jihad aux mécroyants. Oui, Germaine, le pardon immédiat pour tous les péchés commis.
- Alors, s’il tue cinquante gays et on l'abat, c’est tout bénef, c’est ça ?
Auteur : RLLTP
RLLTP - 18 ans
De Chalon
  il y a 3 mois


Fut un temps, j'avais un recueil en vente. Mais vu l'estime que j'ai de moi-même...

Je m'incline devant tant de poésie !
Auteur : Ker0zen
Ker0zen - 29 ans
De Nancy
  il y a 3 mois


J'ai voulu construire une citadelle, et y ai cru,
J'ai investi mon temps, ma hargne, ma vie
Mais mon œuvre a soudain été interrompu
A tout faire effondrer un orage a suffit

Alors traînant des pieds regard au sol j'approchais la falaise,
Envisageant l'impensable, les souvenirs nourrissaient mon malaise

Soudain levant le regard au large la nature a souri,
Au travers des nuages, une lueur m'a ébloui,

J'étais las, et c'est là où je me suis allongé,
Et l'herbe me chatouillant la nuque, j'ai ri

J'ai ri au vent qui soufflait sur mes peines,
tentant vainement de les détacher de moi,
J'ai ri à l'océan, qui voulait les porter au large,
Et surtout j'ai ri de moi, recevant cette leçon de mère nature,
Moi qui, petit bonhomme, avait eu la prétention
De me faire un Monde, de si peu.

 3 personnes l'ont remercié pour son aide, sa patience et son écoute.
Auteur : Diasmely
Diasmely - 20 ans
De Toulouse
  il y a 3 mois


je trouve que c'est révélateur et cela donne plus à voir que les présentations parfois trop "self-flatteuses" sur ce site de rencontre.

Uhuhuh, qu'est-ce que c'est vrai x')

Tenez, les deux premiers (et encore seuls ahah) textes d'un ensemble nommé Carnets Défaits I

Telle douce rosée en ces plaines d'été
Bienséant et si bon se posait d'attention
Ce regard irrité de vos yeux d'éthéré
Admirant le souillon délaissé de Sion
Face à moi vous étiez renégat bienaimé
Condamnant sans façons ces passions à foison
Ne trouvant que vraiment pauvre enfant qui n’entend
Quand alors observiez l’esseulé désolé
Affolé médisant l’orifice innocent
C’est ainsi désormais que ton œil m’a laissé

Aller
.
_________________________________________________________________________

Le sable s’évinçait l’affable s’avançait
Comptant là dans la brume une fée ou un rhume
Tous deux espoir posthume aux onces que l’on hume
Macadam engrossé pour un car qui naissait

Dialectique affaissait l’illusion qu’on laissait.
Lésé jusqu’amertume au rêve qui s’enfume
De forêt qui s’exhume en des cendres qu’allume
Capital dépensé en des sens qu’on ne sait

Acerbe jusqu’à mordre ego qu’on n’ose tordre
D’un coup fou résigné qui de nous a gagné ?
Et c’est ainsi désordre en qui peut-être eut l’ordre.

Rac én sed éfse


Pis un peu de prose pour la forme

L’eau est vermeille. Aquatique crépitement.
L’oriflamme s’en est allé. C’est l’été.
Sous mes pieds, c’est l’herbe qui s’est installée. Je la déplace en me levant. Mouvement.
Les troncs ressemblent à des manants qu’on aurait dressés en monuments. Ahuris. Le regard vide.
Raisonnant.
« -Dis, pourquoi les étoiles ne volent-elles pas ?
-Car elles n’ont pas besoin d’argent.
-Pour briller ? »
Mon regard s’était égaré, laissé errant sur le sourire moqueur de la lune, étalé sur les façades de chaque immeuble, chaque demeure.
C’était l’heure.
Dormeur.

« Rah, ta gueule ! »
L’hurleur me réveillait, comme à chaque matin. Bien loin des aubades, l’imbécile ne me laissait que pour seul pommade l’aurore périssable, l’instant immuable.
6h30.
D’un coup je l’assommais, violemment, mon doigt ayant tranché son écran, lapidaire, brièvement. Je le laissais tomber sur le sol, la moquette l’enlaçant tandis que je me débarrassais de mes draps.
Il faisait froid.
J’étais nu.
Et j’enviais mon téléphone tant et si bien que je le rejoignis en glissant jusqu’à lui, laissant ma nudité s’accrocher, se lier à ces bras quémandeurs d’un sol trop souvent esseulé, oublié.
7h.
La lumière s’avance et avec une certaine nonchalance -quoique délicate- valsent avec les volets quelques poignées dorées ; des rayons isolés dont on aurait douté qu’ils se soient éparpillés en pareils lieux tant leur majesté m’émerveillait. Bribes d’une obscurité encore plongée dans sa torpeur nocturne.
A moins qu’ils ne furent que les mimes de ma volonté ?
Filaments entraînant pantin et féerie dans un monde dépeint par leurs soins. Rêverie envoûtante en laquelle je m’engouffrais.
L’espace d’un instant
Une éternité.

Les étoiles s’étaient levées. Embrumées.
Moi aussi.
Un filet baveux tout juste évincé et quelques chemises négligées plus tard puis je me retrouvais… rue de Metz.
Petit, j’aimais bien cette ville. Dans mon souvenir elle était pleine de petites places indécises quant à leur âge. Mais toutes –ou sinon beaucoup- me rappellent un certain charme.
Peut-être ai-je le même au milieu de ces dalles ? Dédales…

Avant de revenir sur un texte un peu plus ancien


*~Une Rose pour Edelweiss~*

Je l'aurais tant voulu, l'edelweiss inconnu
Cette dame passant, pareille à nos manants
Je l'aurais tant voulu, cette fille des nus
Égale à nos semblants et toujours méprenant...
Un vent souffle, violent ! Glace le temps, flagrant !
De grâce où est l'enfant ? Folle est l'entendement !
Allons, partons, volons ! Fuis les cris du violon.
Ma femme a le mignon quand me vois le trognon...
Ô écho infernal ! Triste valse des râles...
Ô écho en les vals ! Incolore en les mals...
Tu es astre envoûtant, ton corps penchant, dansant...
Me voilà t'enlaçant, ma pâleur d'innocent...!
Te voilà bien peu sale, à bercer fils de gale !...
Perlée l'âme opale et nacrés les pétales...
*~Belle Edelweiss.
Une Rose pour tes Tristesses.
Belle Edelweiss.
Mon Ancolie en maladresse.
N'oublie pas les Pensées.
Elles sont là pour oubliés.~*

Et ce s'ra tout pour moi très chers, à vot' bon coeur mesdames !
Auteur : Robot
Compte supprimé
  il y a 3 mois


Bon celui ci est court et un peu triste mais j'me lance quand même ^^

''Qui a dit que je n'avais pas l'âme d'un poète ?
J'ecris ces vers, assis sur le bord de ma fenêtre.
Qui a dit que je n'avais pas l'âme d'un poète ?
Je pense à moi, à toi et ce que l'ont aurais pu être.
Qui a dit que je n'avais pas l'âme d'un poète ?
T'embrasser j'aurais voulu et que le temps s'arrête.
Qui a dit que je n'avais pas l'âme d'un poète ?
Je sais que près de moi tu n'es pas et tu ne voudra jamais être...''



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