Des poètes en herbe ?

Membre anonyme
Publiée le 13/07/2017 à 18:38
Bonsoir. Comme vous sûrement, j'écris des petits poèmes sans prétention, assez naïfs et sans intérêt. Cependant, ça m'amuse toujours de les partager et d'en lire d'autres, je trouve que c'est révélateur et cela donne plus à voir que les présentations parfois trop "self-flatteuses" sur ce site de rencontre. J'adore lire les petites créations des autres! Quelqu'un pour se lancer ?

Tym91
Publiée le 13/07/2017 à 19:11
Bonsoir, Personnellement, je ne suis pas poète mais j'écris énormément depuis l'âge de 12 ans, j'écris pour ressortir tout le mal ou toutes mes émotions ! Écrire pour moi c'est arme et ma seule voix. Chacun à sa façon d'écrire et son style d'écriture et je partage ton côté "aimer lire les créations des autres"
Membre anonyme
Publiée le 13/07/2017 à 19:22
Citation de Tym91
Bonsoir, Personnellement, je ne suis pas poète mais j écris énormément depuis l âge de 12 ans, j écris pour ressortir tout le mal ou toutes mes émotions ! Écrire pour moi c est arme et ma seule voix. Chacun à sa façon d écrire et son style d écriture et je partage ton côté aimer lire les créations des autres
Alors me ferais-tu profiter d'un passage ?
Tym91
Publiée le 13/07/2017 à 19:23
Ici , les gens de copier coller non?
Membre anonyme
Publiée le 13/07/2017 à 20:05
Oui.
Membre anonyme
Publiée le 13/07/2017 à 20:12
Petite poésie écrite entre deux cours à la fac. Elle n'est pas terminée, le rythme est très décousue, mais je n'ai pas encore pris le temps de la modifier ni de lui trouver un titre. Les secondes s'égrènent au fil des cours interminables Que l'on est une dizaine à comprendre puis à en résumer l'essence Aux oreilles de nos camarades, nous sommes des héros secourables Gloriole recouvrant le vide de nos connaissances Il est si facile de se perdre à apprécier Ces moments de complaisance, d'orgueil coupable et de lâcheté S'ils échouent ce n'est pas grave car on a fait de notre mieux Si on échoue c'est de leur faute car on a tout fait pour eux Nous vivons dans l'ombre d'une époque où on se battait dans les rues Combat pour la liberté contre les règles et l'oppression Pour protéger cette liberté et faire qu'elle ne soit plus perdue Ils l'érigèrent en pilier qu'ils firent couler dans le béton On hésite à détruire tout ce qui fut construit par dessus Dans le fond on aimerait la ressusciter en égide Peut on brûler son héritage pour un message qu'on n'entend plus ? En ouvrant la tombe du passé on prend le risque qu'elle soit vide Est-ce qu'on perd notre temps à travailler pour rembourser La dette de l'avenir hypothéqué par nos aînés ? Ils ont dépensé sans compter pour des lendemains chantants Pas pour le chantage au lendemain que l'on subit tous à présent Est-ce qu'on aurait fait mieux à leur époque et à leur âge ? Est-ce qu'on fait mieux aujourd'hui alors qu'on râle sur leurs erreurs ? On a plus le goût de penser à comment sortir de l'orage Pourquoi vouloir tout changer alors que le changement fait si peur ? Je ne sais plus si je suis de la génération X ou Y Mais s'il faut vraiment s'obstiner, alors, promis, j'engendrerai Une génération héritant comme seul fruit de nos échecs L'enfer de la solitude des dernières lettres de l'alphabet
Villedesbli
Publiée le 13/07/2017 à 20:43
quand les mots forçés sont flème que les écrire met en dilème les faire chanter tue le problème
Membre anonyme
Publiée le 13/07/2017 à 21:52
Le conflit générationnel ! J'aime ! Poème intéressant. Surtout le "avenir hypothéqué" et les deux vers "S'ils échouent ce n'est pas grave car on a fait de notre mieux Si on échoue c'est de leur faute car on a tout fait pour eux" Merci ! Un peu court pour le second.
Membre anonyme
Publiée le 13/07/2017 à 22:01 - Modification par petshopboy le 13/07/2017 - 22:02:26
Je m'ennuyais donc voila. Temps passé adoré, temps de mon enfance Toi qui filais qui t’enfuyais en silence, Où es-tu aujourd’hui ? J’ai bien besoin de toi. Le stress matinal, le coureur idiot, le moi qui boit, un liquide jaunâtre, une sorte de pisse infecte, mais dans un dernier cri, un dernier râle je veux finir cette agonie, et je m’hérisse contre ce système chronophage et ce mal. Je vous l’ai murmuré, je vous le clame et je le porterai pour vous, le choix de l’insoumission.
Membre anonyme
Publiée le 14/07/2017 à 20:58
Bonjour, Voici un poème que j'ai nommé "A dream with you". Dissolue dans la brume du sommeil, Tout mon être te sent près de moi. Cette impression exceptionnelle Me hante lorsque tu n'es pas là. Mes mains te cherchent dans la nuit, Mes rêves t'inventent désespérément, Et lorsqu'enfin est passé minuit, Ma voix t'appelle silencieusement. À quoi bon dormir ou même rêver Si mon Gardien demeure absent? Fumée insaisissable, tu sembles errer Dans le labyrinthe de mon subconscient. Alors que je réalise dans le noir livide Que ton image n'était qu'un brasier qui s'allumait, Chaque seconde de ténèbres et de vide Se transforme en désir évanoui à jamais. À nouveau, la nuit glaciale me trahit. Tandis que j'ai regagné ma propre existence, Cette étrange pensée me poursuit: N'est-elle pas meilleure lorsque c'est avec moi que tu la danses? (c) Diatrima Merci de m'avoir lue. Excellente journée.
Membre anonyme
Publiée le 14/07/2017 à 20:59 - Modification par Psykokwak le 14/07/2017 - 21:01:32
Aux enfants de l'Hiver sous les ciels aux abois A l'ignorance qu'on feint aux confins des doléances A attendre la neige dans nos âmes sans leur froid Quand on s'étreint, quand on éteint les sombres nuances Les enfants de l'Hiver, eux, ils avancent en traînant conscience De leurs corps fatigués des accords obligés A côtoyer ces êtres de l'Été qui prélassent romance Qui, sous leur soleil doré, ont banni les adorés Quand les enfants de l'Hiver les observent en clarté Ils se disent qu'on ne ferait plus bêtise que ces tristes vides Ces êtres de l'Été qui ne savent rêver et encore moins s'aimer Eux qui ne voient pas les émois des ciels sur les terres arides Ces foules, elles, ne plaisent qu'aux chaleurs acides Elles refusent cet hiver trop amer pour sans cesse se plaindre Alors à nous il nous faudra, pour la nuit de nos poésies avides En enfants de l’Hiver, s’étreindre et faire tristesse s'éteindre
Membre anonyme
Publiée le 15/07/2017 à 01:08
J'ai ete poete plus jeune mais beaucoup moins aujourd'hui, ce que je prefere c'est imaginer des manieres de "faire danser les mots". Par exemple : "Lorsque l'or n'a plus de portance, les Importants laissent place, las, a la sagesse d'alors." "Un lys decolle au gre du vent devant l'ecole d'Alice."
Membre anonyme
Publiée le 15/07/2017 à 01:27
Ce n'ai pas vraiment un poème, mais j'écris aussi énormément ! J'ai d'ailleurs eu la chance d'écrire une pièce, que je mets désormais en scène ! Je vous laisse avec un petit extrait de mon texte "Routine Matinale", qui parle des attentas, mais le mettre entier serait trop long ! L'objet métallique tournoyait dans le récipient. Un siphon maronné se dessinait par chaque mouvement irrégulier du triste ustensile, se cognant successivement sur chaque coin du récipient. Non, il n'y avait pas d'angle, en réalité ! Seulement des rondeurs. Le fracas résonnait soudainement, puis s'estompait aussi rapidement. Par une rotation inverse de son poignet, l'homme changea la routine de sa cuillère, qui s'en alla de l'autre coté. Le couvert était comme un poisson rouge, mort, sans âme, qui n'entamera jamais l'amorce d'un souvenir. Une marionnette, exactement ! Le carrousel de café freina, s'arrêtant l'espace de quelques seconde, puis reparti de l'autre coté. Ainsi, la valse tourna de plus belle !La chaleur s'était comme estompée, par le contact de l'air frais qui caressait la surface du récipient. Cette rotation servait-elle réellement à quelque chose ? La nature humaine fit que chaque individu prenait les habitudes de l'autre, sans prendre la peine d'en découvrir la véritable utilité. Le café tournait, certes, c'était la routine ! La boisson n'était plus très chaude. Tiède, vraiment. L'homme sortit donc la cuillère de la tasse. Sa tête se leva lourdement vers la télévision. Écran allumé en entrant dans la cuisine, chaîne d'information, comme chaque matin … Le son était très bas, sa femme dormait là-haut. Après tout, pourquoi devrait-il faire autrement ? Les habitudes offraient cet effet rassurant, cette impression de contrôle sur qui nous étions. Cela portait un nom ! La routine quotidienne, donnant cet aspect parfois monotone à notre existence, qui était pourtant éphémère. L'homme pencha la tête vers l'horloge, machinalement. 7H37. Il resta bloqué, là, dans cet position. La trotteuse trottait, l'aiguille imposante glissait, et la naine paraissait immobile. Ce fut un court temps de perdu, oui, mais que représentait-il vraiment ? Un bâillement, un long soupir, un brutal curage de nez ou de dent, quelques clignements de yeux, un plus grand nombre de battements cardiaques … Lui, profitait et savourait ce temps, qu'il regardait s'écouler. C'était agréable. Fermer les yeux, et simplement penser à la chance qu'il avait d'être en vie ! Enfin, son visage revint face au téléviseur. Il lécha ses lèvres, trois fois. Il gratta son genou gauche, cinq fois. Puis ses mains se posèrent sur la tasse, avant de se ré-décoller. Trop chaud. Il soupira. Alors il grogna.
Membre anonyme
Publiée le 15/07/2017 à 08:59
Vomir ces mots bleus sur nos claviers, comme cracher sa souffrance délurée est illusoire. Attendre l'homme de sa vie comme le bus du vendredi ? Le grand Amour tu l'as déjà, c'est ta vie, ne cherche pas le bonheur façonne le juste avec ton coeur. Cours, ne t'arrete pas, car il faut tuer le temps avant qu'il te tuera... dsl 😏
Membre anonyme
Publiée le 15/07/2017 à 14:27
Salut à tous ! C'est un plaisir de tomber sur un post de poète ! Alors j'aimerai me joindre à vous et partager un peu une part de moi-même. J'écris énormément, surtout des romans...mais parfois je me suis allé à la poésie, chose que j'ai toujours eu envie de garder un peu pour moi. Mais pourquoi ne pas partager finalement! Alors je me lance: "Ceux qui s'expriment dans ma tête n'ont ni visage, ni regard. Leurs lèvres inexistantes s'acharnent à murmurer des sombres secrets. Le nid de vipère a éclos, et un renard fou enferme mes sens entre ses crocs. Ni Lieu, ni forme. Un paysage de neige prend vie." "Entre les flocons, c'est mon esprit qui balance. Trahison et amitié, rien n'a de sens. Mes pensées sont ficelées, je suis entravé de bandelettes Et j'ai toujours ces étranges voix qui rient dans ma tête. Sur le tranchant d'un sabre, ma conscience s'est tuée Avec leurs dernières paroles: Laisse nous entrer" Ces deux petits courts poèmes sont dédiés au personnages de Stiles Stilinski dans Teen Wolf, mais aussi à ce mal-être adolescent où parfois, la folie semble si proche qu'on est déjà tomber dedans un peu. "Ouvrir. Démarrer, lumière matinale Les yeux aveugles, transpercés dès l'éveil Dans l'ailleurs. D'ailleurs, les heures....folles Où le temps file différemment. Quand rien ne nait de pensées invisibles L'esprit est l'âme L'âme hait l'esprit Le corps se désagrège. Par le temps Mais insensible, je passe Sur le sol, il y a des nuages. Le temps d'une heure Je rajeunis d'un an Immatériel corps...dure imagination Vous êtes la où nous sommes dehors En dehors des conventions Constitutions Damnation Nous ne vivons plus. Nous demeurons Corps passant...esprit ailleurs... Comme allongés et branchés aux machines Avec un son répétitif qui meurt... Bip bip bip b... Déconnexion"
Membre anonyme
Publiée le 16/07/2017 à 12:15
Bonjour, Très content de ce forum, content de vous lire et de voir la profondeur des pensées qui s'exprime (tant bien que mal parfois, mais peu importe). Moi, j'aime écrire, mais je ne maîtrise pas assez le français pour me lancer dans les poèmes, alors je me tient à des novelles (où là aussi, je n'arrive pas à utiliser toute la richesse de cette belle langue, mais peu importe). Je veux vous partager une partie d'une novelle que je viens d'écrire. Un peu lourd tout de même. Vous êtes avertis. Germaine lui sert le café sur la terrasse vide. L’Hérault en bas murmure des promesses, les premiers rayons du soleil gagnent la vallée par dessus la crête rocheuse. - Vous êtes au courant, M Pedro ? - Quoi alors, Germaine ? - Aux Etats Unis, une fusillade dans une boîte de nuit. - Germaine ? Encore? Combien de morts ? Un islamiste, un de ces fous de Daesh ? Ils rentrent pour regarder la télé dans le café. Des scènes d’horreur sur un écran accroché entre un tableau d’un enfant qui se baigne sous une cascade et l’horloge comtoise. Une voix qui remplit l’espace déserte. - … à Orlando. Selon les dernières informations, il s’agirait d’une personne qui fréquentait les lieux depuis plusieurs années. Avant d’être abattu par les forces de l’ordre, il a envoyé un message dans lequel il prêtait allégeance à Daesh. Nous n’en savons pas plus pour le moment … Germaine lui raconte qu’il s’agit d’une boîte de nuit gay et qu’il y a aux moins cinquante morts et cent vingt blessés. - Alors, il a attaqué le symbole de la décadence occidentale, tout ce qui est abject chez les mécroyants. - Mais … ils disaient que lui-même avait fréquenté les lieux ? - Et oui, oui, je pense que c’est ce qu’ils ont dit, oui. - Alors, s’il était gay… - Vous savez, Germaine, combien l’homosexualité est encore un tabou, combien, c’est encore vécu comme péché ? Oui, je sais, votre fille, vous en savez quelque chose. Alors, c’est le moral qui tue. Tue la personne quand elle souffre pendant des années et renonce finalement à ce qu’elle est. Tue son entourage quand l'homme refoule son homosexualité et tente, péniblement, de vivre une vie adaptée, mais bascule dans la violence, dans la violence auprès de son épouse. C’est ce qu’ils disaient, non, à BFM tout à l’heure, que son ex épouse avait raconté d’avoir été battu ? Ces gars pensent qu’il faut se cacher. Ou se suicider. Se tuer c’est la solution la plus radicale pour éliminer le problème. Une fois que je ne serai plus là, je n’aurai plus à affronter cette réalité qui me déchire, où je ne peux pas être ce que je suis, où je fais des choses répugnantes, tout ce que Dieu a interdit, coucher avec un homme que je ne connais que depuis quelques heures, pour retrouver ensuite ma femme après m’être douché et pris toutes les précautions afin qu’elle ne le découvre. Me tuer, c’est arrêter le cirque, me libérer du démon en moi qui tape ma femme et que je n’arrive à dompter. Si je ne suis plus là, le problème n’existe plus. Vous savez, Germaine, il est plus simple d’éliminer le problème, de couper l’arbre à la racine, plus simple que de continuer à vivre, tordu, mais cherchant toujours la lumière. C’est ce que font ces châtaigniers sur les pentes raides quand les terrasses s’effondrent, la loi de la pesanteur reprend ses droits et les tire vers le bas. Ces arbres continuent à chercher la lumière, s'agrippent, se courbent et ne donnent jamais forfait. Mais à quel prix ? Les hommes, ah les hommes sont trop faibles, n’en ont pas la force. Plus simple de tout faire péter. Tout casser. Et se tuer. Et alors, Germaine, ces fous de Daesh, ils sont malins ; ils promettent à ces pauvres gars perdus, le Paradis. Le Paradis s’ils se font tuer en faisant le jihad aux mécroyants. Oui, Germaine, le pardon immédiat pour tous les péchés commis. - Alors, s’il tue cinquante gays et on l'abat, c’est tout bénef, c’est ça ?
Membre anonyme
Publiée le 10/08/2017 à 17:37 - Modification par Diasmely le 10/08/2017 - 17:49:21
Uhuhuh, qu'est-ce que c'est vrai x') Tenez, les deux premiers (et encore seuls ahah) textes d'un ensemble nommé Carnets Défaits I Telle douce rosée en ces plaines d'été Bienséant et si bon se posait d'attention Ce regard irrité de vos yeux d'éthéré Admirant le souillon délaissé de Sion Face à moi vous étiez renégat bienaimé Condamnant sans façons ces passions à foison Ne trouvant que vraiment pauvre enfant qui n’entend Quand alors observiez l’esseulé désolé Affolé médisant l’orifice innocent C’est ainsi désormais que ton œil m’a laissé Aller . _________________________________________________________________________ Le sable s’évinçait l’affable s’avançait Comptant là dans la brume une fée ou un rhume Tous deux espoir posthume aux onces que l’on hume Macadam engrossé pour un car qui naissait Dialectique affaissait l’illusion qu’on laissait. Lésé jusqu’amertume au rêve qui s’enfume De forêt qui s’exhume en des cendres qu’allume Capital dépensé en des sens qu’on ne sait Acerbe jusqu’à mordre ego qu’on n’ose tordre D’un coup fou résigné qui de nous a gagné ? Et c’est ainsi désordre en qui peut-être eut l’ordre. Rac én sed éfse
Pis un peu de prose pour la forme L’eau est vermeille. Aquatique crépitement. L’oriflamme s’en est allé. C’est l’été. Sous mes pieds, c’est l’herbe qui s’est installée. Je la déplace en me levant. Mouvement. Les troncs ressemblent à des manants qu’on aurait dressés en monuments. Ahuris. Le regard vide. Raisonnant. « -Dis, pourquoi les étoiles ne volent-elles pas ? -Car elles n’ont pas besoin d’argent. -Pour briller ? » Mon regard s’était égaré, laissé errant sur le sourire moqueur de la lune, étalé sur les façades de chaque immeuble, chaque demeure. C’était l’heure. Dormeur. « Rah, ta gueule ! » L’hurleur me réveillait, comme à chaque matin. Bien loin des aubades, l’imbécile ne me laissait que pour seul pommade l’aurore périssable, l’instant immuable. 6h30. D’un coup je l’assommais, violemment, mon doigt ayant tranché son écran, lapidaire, brièvement. Je le laissais tomber sur le sol, la moquette l’enlaçant tandis que je me débarrassais de mes draps. Il faisait froid. J’étais nu. Et j’enviais mon téléphone tant et si bien que je le rejoignis en glissant jusqu’à lui, laissant ma nudité s’accrocher, se lier à ces bras quémandeurs d’un sol trop souvent esseulé, oublié. 7h. La lumière s’avance et avec une certaine nonchalance -quoique délicate- valsent avec les volets quelques poignées dorées ; des rayons isolés dont on aurait douté qu’ils se soient éparpillés en pareils lieux tant leur majesté m’émerveillait. Bribes d’une obscurité encore plongée dans sa torpeur nocturne. A moins qu’ils ne furent que les mimes de ma volonté ? Filaments entraînant pantin et féerie dans un monde dépeint par leurs soins. Rêverie envoûtante en laquelle je m’engouffrais. L’espace d’un instant Une éternité. Les étoiles s’étaient levées. Embrumées. Moi aussi. Un filet baveux tout juste évincé et quelques chemises négligées plus tard puis je me retrouvais… rue de Metz. Petit, j’aimais bien cette ville. Dans mon souvenir elle était pleine de petites places indécises quant à leur âge. Mais toutes –ou sinon beaucoup- me rappellent un certain charme. Peut-être ai-je le même au milieu de ces dalles ? Dédales… Avant de revenir sur un texte un peu plus ancien *~Une Rose pour Edelweiss~* Je l'aurais tant voulu, l'edelweiss inconnu Cette dame passant, pareille à nos manants Je l'aurais tant voulu, cette fille des nus Égale à nos semblants et toujours méprenant... Un vent souffle, violent ! Glace le temps, flagrant ! De grâce où est l'enfant ? Folle est l'entendement ! Allons, partons, volons ! Fuis les cris du violon. Ma femme a le mignon quand me vois le trognon... Ô écho infernal ! Triste valse des râles... Ô écho en les vals ! Incolore en les mals... Tu es astre envoûtant, ton corps penchant, dansant... Me voilà t'enlaçant, ma pâleur d'innocent...! Te voilà bien peu sale, à bercer fils de gale !... Perlée l'âme opale et nacrés les pétales... *~Belle Edelweiss. Une Rose pour tes Tristesses. Belle Edelweiss. Mon Ancolie en maladresse. N'oublie pas les Pensées. Elles sont là pour oubliés.~* Et ce s'ra tout pour moi très chers, à vot' bon coeur mesdames !
Membre anonyme
Publiée le 11/08/2017 à 11:35
Bon celui ci est court et un peu triste mais j'me lance quand même ^^ ''Qui a dit que je n'avais pas l'âme d'un poète ? J'ecris ces vers, assis sur le bord de ma fenêtre. Qui a dit que je n'avais pas l'âme d'un poète ? Je pense à moi, à toi et ce que l'ont aurais pu être. Qui a dit que je n'avais pas l'âme d'un poète ? T'embrasser j'aurais voulu et que le temps s'arrête. Qui a dit que je n'avais pas l'âme d'un poète ? Je sais que près de moi tu n'es pas et tu ne voudra jamais être...''
Membre anonyme
Publiée le 12/08/2017 à 23:09 - Modification par Tat13 le 12/08/2017 - 23:09:52
Salut tout le monde, on s'amuse bien par ici, je me plais à lire les créations d'autres personnes =) allez j'en balance un (un seul, c'est trop le bordel ds mes carnets sinon) ! Debout sous les étincelles Une pluie d’étoiles filantes, ce sont les cris de nos frères Leurs larmes, leur sang versé qui coule encore Formant des sillons d’encre et de mots, il y a dans l’air Comme un parfum de révolution, d’envie de vivre contre la mort Ce sont les poètes, les enfants de Rimbaud, Les loups hurlant à la nuit, le poing levé bien haut Leur inspiration est poèmes, leur respiration écriture Que cette respiration explosive marque au fer la littérature ! Assoiffés, dans ce feu brulant qui leur dévore l’âme Ils naviguent sur ces océans et leurs paroles debout affleurent Ces insurgés luttent dans cette tempête, y jettent à corps perdus leurs lames Leurs langues se délient alors et ravivent les étincelles dans nos cœurs Au sein de cette frénésie folle, tour à tour incompris ou déçus Ils s’arrachent leurs émotions avec violence pour se mettre à nus Devant la page blanche, horrifiés, ils s’exclament Quel maelstrom de pensées, c’est la muse inspiration qu’ils réclament Funambules entre les étoiles, ils s’accrochent à tout espoir, Vagabonds en campagne dans les rues, ils battent le pavé Rougeoyant dans ce brasier, ils vaincront les idées noires L’immensité du ciel pour rêver, rien ne saurait les arrêter. Pas de concret dans cette ville de béton où ils déambulent Leur femme de lettres et de mots au bras en plein conciliabule Drapeaux en pagaille et cheveux au vent, profitant de cette échappée urbaine Un feu d’artifice soudain éclate, ils s’extasient devant cette aubaine Autant le dire, le crier, le scander haut et fort Leurs horizons brulent car tout n’est que passion, tout n’est que poèmes Ce n’est qu’avec la plume sur le papier que vibrent leurs corps Transe en danse leur vie, c’est bien cela qu’ils aiment ! Tatiana
Membre anonyme
Publiée le 17/08/2017 à 20:22
À mon tour ^^

Scène érotique I

Elle se penche vers l’avant En rabattant ses longs cheveux Derrière l’oreille Pour embrasser une autre fille Assise sur le bord du lit Le cœur battant Premier baiser entre copines Les corps en tremblent un moment Les joues s’embrasent Le silence est insupportable Regards gênés parfois se croisent Puis les sourires
Membre anonyme
Publiée le 06/01/2018 à 13:51
J'ai voulu construire une citadelle, et y ai cru, J'ai investi mon temps, ma hargne, ma vie Mais mon œuvre a soudain été interrompu A tout faire effondrer un orage a suffit Alors traînant des pieds regard au sol j'approchais la falaise, Envisageant l'impensable, les souvenirs nourrissaient mon malaise Soudain levant le regard au large la nature a souri, Au travers des nuages, une lueur m'a ébloui, J'étais las, et c'est là où je me suis allongé, Et l'herbe me chatouillant la nuque, j'ai ri J'ai ri au vent qui soufflait sur mes peines, tentant vainement de les détacher de moi, J'ai ri à l'océan, qui voulait les porter au large, Et surtout j'ai ri de moi, recevant cette leçon de mère nature, Moi qui, petit bonhomme, avait eu la prétention De me faire un Monde, de si peu.
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