Comment sortir de sa prison mentale?

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Anonyme
26/08/2020 à 01:15

Je sais pas trop par où commencer. Il est 00h47 et je ne trouve pas le sommeil. Mon anxiété me hante depuis longtemps mais aujourd’hui elle a pris le dessus sur ma personne. Je ne vois que par elle. Elle a envahie mon esprit et je me sens emprisonné dans une cage à l’intérieur de mon cerveau cassé. Parce que c’est l’impression qu’il me donne. Il est cassé. J’ai beau essayer de contrer ce sentiment d’impuissance mais je m’y suis tellement faite que j’ai l’impression que ce sentiment horrible est devenu limite rassurant. Il me guide. Peut-être que je ne devrais pas penser comme ça. Je n’ai plus envie de rien. Je ne veux pas sortir, je ne veux pas voir des gens, je ne veux plus travailler, je ne veux plus donner de nouvelles à mes proches. Quand je me force à sortir pour m’aérer l’esprit, j’ai envie de rentrer au bout d’une heure pour me retrouver dans le même état par lequel je suis sortie de la maison. Plus rien n’a de sens. Je me détache de tout ce qu’il y a de bien dans ma vie parce que je n’en vois plus le sens. Je sais que je peux compter sur mes amies et sur ma copine, mais je n’ai plus la force de demander de l’aide ou bien même de les écouter tout simplement. J’ai l’impression que mon cerveau ressemble à un dessin qu’un enfant a gribouillé sur une feuille et qui n’a aucun sens. Personne ne comprends. Ni même moi. Ou peut-être que si quelque part je le vois, mais je me suis tellement perdue dans ce sable mouvant que je n’arrive plus à en sortir. J’ai mal sans avoir mal. Je sens la douleur profonde et le vide intersidéral à la foi. J’ai envie de faire des choses et puis 5 minutes plus tard je n’y trouve plus aucun sens. Je me sens seule comme jamais je me suis sentie seule auparavant. Chaque journée représente 24h de ma vie où je tente de ne pas mettre fin à tout. Alors j’écris cette lettre, dans l’espoir que ça me défoule et que je puisse enfin me soulager d’un poids. Ce poids je le sens physiquement. J’ai mal au dos, mal aux épaules. Comme si je transportais constamment un sac à dos remplit de grosses pierres. Chaque jour, je me demande : « Pourquoi moi ? ». Pourquoi je ne peux pas être heureuse comme tout le monde ? Pourquoi mon cerveau m’empêche constamment de voir les bons côtés de la vie ? Je suis en bonne santé. J’ai un toit sous lequel dormir. J’ai un travail que j’aime. J’ai des gens qui m’aiment. Je respire, je marche, je cours, je danse, je chante. Et pourtant j’ai l’impression d’être la personne la plus malheureuse du monde. J’ai honte de me sentir comme ça. J’ai honte de dire à quel point je vais mal. J’ai peur d’effrayer mon entourage et faire fuir le peu de gens qui me restent encore dans ma vie. Je sais que je dois me soigner mais je n’y arrive pas. Je ne trouve pas le courage de le faire. Je ne trouve ni le courage ni la force de raconter mon histoire. Raconter pourquoi je suis devenue la personne que je suis aujourd’hui. J’aimerais vivre dans ce fameux épisode de Black Mirror où on peut revoir tous les moments de notre vie et celle de nos proches sur un écran via une télécommande. J’aimerais donner ma télécommande à quelqu’un pour que je n’ai pas à tout revivre par ma propre parole. J’aimerais que quelqu’un entre dans mon cerveau et qu’il retire toute la partie qui pourrie en moi. Je ne sais pas ce que j’ai, je ne sais pas si je peux être considérée comme malade. Tout ce que je sais c’est que je ne souhaite à personne de vivre ce que je vis au quotidien dans ma tête. J’espère qu’un jour je guérirai mais j’ai surtout l’impression que c’est quelque chose qui, de loin ou de près, me hantera jusqu'à mon dernier souffle. Alors j’essaie tant bien que mal de distribuer le peu de bonheur qui me reste à des personnes qui en ont besoin. Un peu comme une personne sur son lit de mort qui écrit son testament. J’essaie de faire rire les gens, je défends les personnes qui se font harceler en ligne, j’échange un sourire avec un inconnu dans la rue, je parle à la caissière de mon supermarché histoire de lui donner le sourire, je conseille les gens qui m’entourent. Mais bien entendu, mes conseils je ne les suis jamais. Je suis en prison. Je ne sais pas ce que c’est que de vivre dans une vraie prison, mais la prison mentale est une torture. Je ne me sens pas assez bien. Je ne suis pas une bonne amie, pas une bonne fille, pas une bonne petite amie, je ne m’occupe pas bien de mon chien. Tout ce que j’ai, je ne le mérite pas. De temps en temps je me surprends à être ignoble avec les gens qui ne me veulent que du bien mais je n’arrive tout simplement pas à canaliser toute cette douleur en moi. Je sais que c’est mal et pourtant c’est incontrôlable. Je m’éteints tout doucement comme une bougie arrivée à terme de sa vie. Mon anxiété a pris le dessus sur mon esprit. Mes yeux sont à moitié fermé, mon âme est vide et mes poumons remplis de nicotine. Je m’arrête ici en espérant que je n’aurais plus à me retrouver là devant cet ordi à me raconter ma propre vie. Je fais pitié et ça fait du bien de le dire. Ca fait du bien de se sentir morte.

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Ancien membre
26/08/2020 à 02:08

Salut !

Alors j'ai lu attentivement le début de ton message, puis arrivé à 30 secondes de lecture, j'ai vite compris que le sens de tout tes problemes se rejoignais en un point : Tu es malheureuse. Et tu es en train d'abandonner.

Alors moi si j'ai quelque chose à dire c'est... Le chemin est long. Mais tu finiras par y arriver. Crois moi, laisse le temps t'apporter tes réponses dont tu as besoin. Le temps est ton allié.

Essaie simplement de limiter la casse. Essaie de conserver se qu'il y a de bien dans ta vie, essaie de n'avoir aucun regret !

Demande toi : une fois que tout ça sera terminé, qu'est ce que j'aurais aimé conserver de là maintenant aujourd'hui ?

Histoire que quand tu regardes en arriere, tu ai peut être un peu moins "honte".

Et si tu ne trouves pas de réponse à ça, alors je sais pas, change de direction, cherche ailleurs.

Fais des choses folles. Fais des choses dont tu t'es toujours refusé par peur ou par manque de temps.

Pourquoi pas un saut en parachute?

Fais de nouvelles choses, essaie de trouver ce qui te fais du bien et raccroches toi y à fond.

Accorde toi du temps. Fais toi plaisir.

Je penses que tu as besoin de changement !

Tu devrais partir en vacance des que possible pour te recentrer sur l'essentiel et revenir les idées clairs !

Une longue marche dans la montagne, pourrait être une excellente thérapie !

Ce n'est qu'une mauvaise passe, ça finira par passer comme s'est arrivé, et tres naturellement même !

Donc n'abandonne pas, releve toi et marche ! Rampe si il le faut mais avance, il le faut!

Et sache que c'est en faisant du surplace que là par contre tu fera empathir ton entourage.

Donc si tu tiens vraiment à eux, fais le pour ta famille. Avance.

Une bonne musique, un bon pleurs, et tu reprends le sprint !

Bonne soirée !

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Astrodog
26/08/2020 à 06:18

salut

je sais que quand on est dans cette situation

il ne suffit pas de bien vouloir

alors je vais essayer de synthétiser (sache que c'est raté), et de te dire des choses que je me dis à moi même, et qui m'aident,

je ne suis pas "guéri", mais je m'explore encore, je vais plus loin petit a petit, année apres année

.

laisse toi du temps

accepte de "perdre du temps"

tu es malheureuse, et tu as le droit de l'être ; il n'y a pas de honte à avoir

ne vois pas ça comme quelque chose négatif, c'est juste un fait dans ta vie, c'est comme ça en ce moment et pour un temps indéfini

mais ça ne te définit pas toi, c'est simplement un état et c'est ce que tu vis en ce moment

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tu as le droit de ne pas etre une bonne amie, une bonne petite amie, de lacher prise, de ne pas bien t'occuper de ton chien

ils peuvent s'organiser pour eux

tu as le droit à tout ça. ça ne fait pas de toi une mauvaise personne, c'est juste que tu n'as plus la force. lache ton masque.

sois indulgente avec toi meme : accepte que tu n'as pas la force sans te juger ; prends ce recul pour observer ça

tu n'as pas de pression à te mettre ni a recevoir

tu peux juste restée posée là, le temps nécessaire

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s'il y a des choses qui te font du bien, à toi, ne t'en prive pas - même si tu ne persévères pas, même si ça dure moins de deux minutes.

observe les petites choses qui peuvent te faire plaisir, avec gratitude

même si c'est juste ne rien faire, rester prostrée, regarder des vidéos, pleurer, prendre des douches, je ne sais pas ...

il y a peut être des jours ou tu te sens moins mal que d'autres

et des jours où c'est pire ; observe ces cycles ; tu peux tenir un calendrier ; les jours où tu es plus mal, rappelle toi que c'est passager. laisse couler.

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la dépression c'est quelque chose de naturel dans la vie

peut être que tu peux être aidée, et peut être que ça ne fonctionnera pas aussi bien.

la dépression veut nous dire quelque chose sur nous même, elle nous met en pause, elle nous oblige à tout arrêter

arrête de lutter, laisse toi juste aller, tu as le droit ça te regarde, ne te laisse pas gagner par la peur de ton entourage

sache que tu peux vivre cet état, explorer ce vide, sans trop sombrer, accepter que c'est un passage à vide

observe ta vie

ce qui t'a amenée jusque là, fais le point

ce n'est pas une chute définitive, vois plutôt ce moment comme une transition

tu ne sais pas combien de temps ça va prendre, et ça n'a pas d'importance

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si tu en es là, c'est que c'est difficile, et maintenant tu es fatiguée. accepte le vide,

comme tu dis ; ça n'a plus sens. accepte que ça n'aie plus de sens. tant pis. ça n'a pas a avoir du sens.

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ca va te prendre du temps, c'est comme ça

il n'y aura pas de solution miracle

parfois tu peux te sentir coupable, si tu te laisses dire qu'il faut que tu fasses des efforts, que tu ailles vers le positif, mais tu ne peux pas

ne te sens pas coupable, accepte que tu ne peux pas faire ça ; quand tu peux le faire, tu le fais, et ça te fait du bien

le reste du temps, tu ne peux plus faire semblant, et rien ne t'y oblige

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si tu as un travail qui te plait et qui te fait du bien, continue d'y aller

si tu vois un médecin, peut être que tu peux parler de ça avec lui, voir si tu peux avoir un aménagement de ton temps de travail

si jamais tu en arrives au point ou tu ne peux plus travailler, alors demande un arrêt maladie ; ça arrive ;

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ce que tu vis, c'est très dur ; mais rappelle toi bien que c'est quelque chose de normal. ça arrive dans la vie.

ne culpabilise pas.

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je trouve qu'il y a certaines activités très douces qui font du bien à l'esprit

la poterie par exemple, ça ne demande aucun savoir faire, tu peux juste malaxer la terre et ça fait du bien,

peut etre que pour toi ça peut etre autre chose

si tu as un peu d'argent, comme c'est la rentrée, offre toi un cadeau

une petite activité qui ne demande pas trop d'effort, comme une amie qui sera avec toi pendant cette année, juste pour toi

à la fin de l'année tu pourras regarder en arrière, voir ou tu en étais, voir ou tu es alors ;

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il n'y a qu'une seule chose dont tu dois vraiment t'occuper ; c'est de soigner ton anxiété

elle est là, et elle t'écrase, mais elle est là pour une ou plusieurs raisons

peut être que tu ne peux pas influer sur les causes de ton anxiété - mais tu peux trouver de l'aide pour mieux les identifier

.

il existe différents moyens de réduire l'anxiété

accepte de trouver celui qui pourra te soulager. prends rdv avec ton médecin, aujourd'hui, pour lui en parler. au bout d'un moment, l'anxiété n'est plus juste mentale, elle est physique aussi. les sensations physiques de l'anxiété génèrent aussi l'anxiété mentale, et c'est un cercle vicieux.

certains médicaments prescrits de manière temporaire par un médecin généraliste, aident à réduire les symptômes physiques de l'anxiété

et ça aide vraiment, à juste perdre ces sensations et prendre du recul sur les causes de ton anxiété. tu peux rapidement commencer à t'en passer, quand ton corps oublie un peu ses crispations et commence à se relâcher durablement

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peut être qu'il y a d'autres moyens plus naturels que tu peux utiliser en relais par la suite, la méditation, l'hypnose,

prends soin de ton corps. mange correctement. dors. ne te réfugie pas dans le tabac. mange plutôt. bois du sirop. du lait d'amande. du millepertuis.

fais toi accompagner de ton médecin habituel.

n'aie pas peur d'accepter ; et d'en parler ; et d'accepter de te faire du bien.

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pendant longtemps j'ai refusé de me tourner vers l'industrie pharmaceutique, pensant que j'allais juste prendre une pillule qui me ferait me sentir heureux alors que je ne le suis pas, que je me creuserais encore plus à l'intérieur, que je ne serais pas moi même

c'est peut etre vrai pour certains traitements que les psychiatres prescrivent à long terme. ne te laisse pas poser un diagnostique. (ne te tourne pas vers un psychiatre. ou fais le, c'est toi qui vois.) cet état que tu traverses ne te définit pas.

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ce que tu décris, je connais ça très bien. et je t'assure qu'il y a des choses qui aident à le gérer. ça ne résoud pas le problème mais ça aide à l'envisager sous un nouveau jour. en parallèle de ça, essaie de trouver une forme de thérapie qui te fera du bien, n'importe laquelle. regarde quels thérapeutes tu peux trouver proches de chez toi et lance toi. si tu as un peu d'argent, essaie différentes choses. ce n'est que de l'argent. tu pourras y trouver une aide précieuse pour identifier ce qui ne va plus, prendre un peu de recul, essayer de comprendre ce dont tu as besoin pour la suite, pour aller bien.

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merci de t'être exprimée ;

et courage !

si tu as envie de discuter, n'hésite pas.

ps : personnellement, j'aime bien parler à l'univers. je l'imagine dans toute son infinitude, en pensant que tout est connecté. je lui demande des choses comme : aide moi à trouver la force. accompagne moi aujourd'hui car j'ai besoin de toi. je suis reconnaissant pour l'aide que tu vas m'apporter. montre moi des signes pour trouver les réponses à mes questions. mets sur ma route les personnes que j'ai besoin de croiser. aide moi à lacher prise/pardonner/accepter/etc. tout ce que tu veux, aie la foi, remercie et n'hésite pas.

un autre morceau de piste possible, juste au cas où pour ouvrir une petite fenêtre

avatar contributeur de Maya67
Maya67
26/08/2020 à 08:55

Bonjour

J’ai tout lu et j’ai connu cet état que tu décris.

Tu fais une dépression, c’est une maladie qui se soigne, dont on guérit. Tu n’y crois pas, je n’y croyais pas non plus.

La première chose est prendre des médicaments pour rester en vie. Fais le pour les autres si tu ne le fais pas pour toi.

Tu penses que les autres seraient mieux sans toi, c’est totalement faux, ta maladie fausse toutes tes pensées.

Quand tu es malade, tu vois ton médecin et suis son ordonnance, tu fais pareil.

En parallèle, tu vas commencer une thérapie, il y a des prises en charge financière totale.

Tu n’as pas envie de te retourner sur tes souvenirs traumatisants, douloureux, tu veux les enterrer, tu vas pouvoir vivre avec sans plus aucune douleur, je te le promets.

Prendre conscience de ta maladie, te faire soigner, puis poursuivre jusqu'à la guérison.

Si je te l’affirme c’est que j’ai un parcours médical: 3 ans de thérapie, un déménagement, j’ai cru allais très bien, une pause de 8 ans, puis rechute 4 ans de thérapie, cette fois je suis aller jusqu'au bout de la guérison et je suis guérie depuis 15 ans.

Tu as besoin d’aide, laisse toi te faire soigner.

Romane

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Ancien membre
26/08/2020 à 10:51

Je vis un peu la même chose que toi, je suis prisonnière d'une lourdeur qui me bloque, m'empêche d'être heureuse et d'avancer.

Mes proches savent que je ne vais pas bien mais ils ne savent pas à quel point. Je cache mes idées noires, je minimise mon mal être. J'en suis arrivée à un point où je ne voulais plus me réveiller le matin et j'espérais que demain ne viendrais juste pas comme une libération... C'est ma culpabilité de ses pensées qui m'a fait aller voir un médecin et je commence à me faire soigner. Je ne peux que dire que romane a raison, c'est une maladie et elle se soigne. il n' y a aucune honte à admettre que l'on est malade et a demander de l'aide auprès de spécialistes. Si tu as peur d'être jugé rassures toi, les médecins savent ce qu'est une dépression et ils ne vont pas te prendre à la légère ou à la rigolade. Ça peut même être l'occasion de tout lâcher, d'enfin dire à quelqu'un qui ne nous est pas affectivement attaché tout ce qu'on a gardé pour soi. Moi c'est ce que j'ai fait et ça m'a fait du bien, pour la première fois j'avais entièrement formulé mon mal être.

Alors je t'encourage à toi aussi faire ce pas. Après tout il y a eut un moment où nos vies n'étaient pas trop mal voir bien, il n'y a pas de raisons que ça ne puisse pas le redevenir.

Alors je te souhaite bon courage et de la persévérance 💪 tu peux t'en sortir

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Ancien membre
26/08/2020 à 11:32

"Je sais que je dois me soigner mais je n’y arrive pas. Je ne trouve pas le courage de le faire. Je ne trouve ni le courage ni la force de raconter mon histoire."

Bonjour

Il va pourtant falloir que tu évacues tout ce qui te ronge de l'intérieur. Mettre des mots aux maux te permettra d'y parvenir. Alors oui, tu vas devoir revivre ton histoire en le faisant, mais c'est ce qui te permettra de te soulager et de revivre.

Il te faut réapprendre à poser un regard bienveillant sur toi-même et panser ces blessures invisibles à l'oeil mais bien réelles. Un thérapeute pourra t'y aider, te guider sur ce chemin semé d'embûches mais avec au bout la délivrance.

Le courage et la force, tu ne les as jamais perdus et reconnaître que tu as besoin d'aide marque le début vers la guérison.

Ne t'en veux pas de ne pas pouvoir être présente pour les autres et ceux que tu aimes en ce moment. C'est à toi qu'il faut penser aujourd'hui et te reconstruire. Il n'y a pas de honte à cela. C'est au contraire ce qui te permettra de retrouver l'équilibre avec toi-même et ceux qui t'entourent.

Bon rétablissement.

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Ancien membre
26/08/2020 à 14:42

Citation de Anonyme #340303

Force à toi, le plu important dans ces moments c'est : ne pas rester isoler, c'est difficile parce que dans ces moments là justement on a tendance à vouloir rester seule mais au moins consulter un.e psychologue parce que crois-moi tu vas en avoir besoin ! On a besoin de se libérer en paroles, écrire c'est bien c'est déjà s'exprimer mais parler c'est encore mieux

avatar contributeur de Clem13
Clem13
26/08/2020 à 15:39

Hello,

Je subis un TAG( Trouble Anxieux Généralisé) depuis que je suis enfant.

On m'a dit que ça passerait après l'adolescence, cela n'a pas été le cas, je prend des médicament depuis l'année de mon bac.

On m'a dit que quand j'aurais fait mes études et trouvé une 'bonne situation' ça irait mieux. J'ai fait un burn out et je suis rentrée chez moi.

J'ai recommencé par petites choses et trouvé un petit job, le sport m'a aidée, j'ai passé un concours et je l'ai réussi, j'ai été mutée en enfer et là j'ai re-craqué mais de manière grave, j'ai été en HP et lourd traitement.

Je retrouve des choses dans ton témoignage comme avoir envie de faire quelque chose et au bout de 5mn non. Grace à des professionnels j'ai trouvé des espèces d'astuces.

Exemple je veux aller quelque part mais ça m'angoisse, donc je me ravise avant de sortir. Je me dis 'va jusqu'à ta voiture et vois comment ce sera'. En général je suis bien dans ma voiture c'est comme un petit bout de chez moi qui me suit et réduit mes angoisses.

La seule chose qui me soulage vraiment c'est l'EMDR. ça évite de raconter son histoire 150 fois et de ressasser, ça fixe des connexions dans ton cerveau pour enlever la charge émotionnelle que tu ne peux pas gérer et qui fait que tu te trimbales avec ton 'bagage' perpétuellement.

Alors ça prends pas 5mn j'en fait depuis 2 ans et on enlève petit caillou par petit caillou du sac. Et des fois la vie nous en remet un dedans car c'est comme cela.

J'ai passé plus d'une décennie chez des psy qui ne m'ont pas permis de dépasser mon problème anxieux car je l'aurais toujours, mais l'EMDR est la seule chose qui m'a vraiment aidé.

Après je prends des médicaments. J'ai essayé les sevrages plusieurs fois mais j'ai du faire le deuil d'un jour pouvoir vivre sans traitement car mon problème n'est pas passager.

Il y avait un passage dans la série 'one day at a time' où la mère de famille vétéran de guerre a du stress-post traumatique et a l'impression d'aller mieux en arrêtant ses médicaments. Evidemment elle se sent encore pire 5jours après et déboule chez son ami, son voisin.

Il lui dit 'regarde moi si j'enlève mes lunettes je n'y vois rien, si je conduis sans, je peux mourir, ton traitement ce sont des lunettes et il faut arrêter de te culpabiliser de le prendre'. Et bien ce passage m'a beaucoup éclairé, moi qui voulais un jour être désintoxiquée de tout ça et qui culpabilisais de devoir en prendre pour vivre à peu près normalement.

Les personnes importantes de ma vie, savent que je prends des médicaments car par exemple si on sort je 'peux' avoir une crise donc je les préviens. Tu te rendras compte que quand la personne est au courant, tu ne fait pas de crise d'angoisse, ça t'enlève un poids. Après je dis pas forcément pourquoi j'en prends et tout le monde s'en fout.

Des fois on est tellement amenuisé qu'il faut ré-apprendre à faire les gestes simples du quotidien manger, se laver etc.. (comme cela m'est arrivé) et c'est pourquoi je te conseille de ne pas te laisser aller à ce point, car c'est vraiment dur quand on est au fond du trou.

Tu peux prendre un RDV à l'HP de ta ville c'est gratuit. Après ils ne sont que prescripteurs (pas de moyens, pas le temps de creuser) il faut un psy en renfort à toi de voir quelle méthode t'intéresse.

Je n'ai pas une vie de rêve, mais après tout cela j'ai accepté d'être comme cela, je ne suis pas ma prescription médicamenteuse, je ne suis pas mon TAG. Je suis une nana qui a eu son lot d'emmerdes mais j'ai deux petits chats qui me rendent heureuse, j'ai des petites amies, et peu d'amis mais le genre bien.

En gros il va te falloir travailler sur tout cela sinon tu peux arriver à un point de rupture.

Tu aimes ton travail, c'est déjà pas mal, moi je le déteste et il m'a créé bien des ennuis, mais il faut payer les factures. Je ne me soucie pas de l'avenir car je vis pour le jour en cours sinon je ne men sors pas.

Bon courage à toi!

avatar contributeur de Plume
Plume
26/08/2020 à 22:40

Bonsoir Anonyme,

Je suis persuadée que les symptômes que tu évoques ont une cause réelle que tu n'as pas encore identifiée. Cela peut être aussi bien un traumatisme ancien qu'une dissonance identitaire (ces symptômes sont fréquents chez les surdoués et les personnes ayant des traits autistiques par exemple).

J'ai quelques ressources a te donner en fonction des possibles mais ton post me donne peu d'indices pour situer le «probleme»..

Bon courage, je me doute de l'enfer que tu traverses.

Plume


"Dès que tu avances sur le chemin, le chemin apparaît" Djalâl ad-Dîn Rûmi

avatar contributeur de Multicolore
Multicolore
28/08/2020 à 19:43

Même là où il ne semble exister que du négatif, on peut toujours trouver du positif, parfois à posteriori. Chaque moment de crise à une raison et chaque traversée rend plus fort et enrichit. J'ai l'impression que tu as au fond de toi une grande envie de vivre... Ecoute la, suis la, fais toi confiance, sois patiente. Je te souhaite bon courage.

Envoyé depuis l'application android
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Ancien membre
28/08/2020 à 21:13

+ 1 - la dépression est une maladie qui se soigne , autant qu'un mal aux dents nécessite un dentiste . Le confinement est passé par là rendant pour beaucoup cet état plus sévère . S'en apercevoir et pouvoir le dire sont des signaux positifs :)

Pour sortir de ta prison mentale , sors déjà de chez toi : c'est le seul conseil qu'il m'est possible de donner en l'état ^^

avatar ancien membre
Ancien membre
29/08/2020 à 11:32

Je suis comme toi. Tout ce que tu as écrit, je l'ai écrit aussi.

Juste un petit mot pour te confirmer que bien que l'entourage te rassure toujours en te disant que tu peux leur faire confiance et leur parler... Qu'il "faut" parler...

Si tu le fais, tu les perds.

J'ai fait cette erreur.

J'ai voulu leur faire confiance.

J'ai écouté leurs conseils.

Je n'ai plus personne désormais.

Famille, amis...

avatar ancien membre
Ancien membre
29/03/2021 à 10:34

Bonjour,

Je remonte ce sujet car il m'interpelle vraiment et surtout pour le moment, cette période où confinement rime avec enfermement... On a tendance par facilité à s'isoler parfois surtout si on est sujet(te) à des troubles anxieux récurrents ( comme c'est mon cas). J'ai en vie de mettre en avant le rôle des proches qui pour moi est très important: il ne faut pas hésiter à parler ! C'est essentiel ! Car plus on s enferme, plus ça empire...et on tombe progressivement fans une spirale infernale où l'anxiété est renforcée par l'isolement et l'isolement renforcé par l'anxiété... Je comprends trop les gens qui perdent pieds... Plusieurs fois j'ai voulu ne plus exister, plusieurs fois je me suis sentie comme morte proche de réclamer l'euthanasie d'urgence.... mais sachez que même dans la solitude on trouve toujours quelqu'un à qui parler et qui peut vous tirer vers le haut, vous secouer... En général, les professionnels de la santé font du très bon travail et il ne faut pas hésiter à consulter... Il y a des moments dans la vie où on n'est pas capable de tout gérer soi même et ce n'est pas une faiblesse, loin de là, que de l'assumer...

Je souhaite bcp de courage à toutes celles et ceux qui se sentent enfermés, abandonnés et seuls...vous ne l'êtes pas 😉

avatar contributeur de Tangerine
Tangerine
29/03/2021 à 12:26

Merci @Bl4ckb0x d'avoir remonté ce sujet.

En lisant le message de l'Anonyme d'il y a 7 mois, ça m'a fait un choc, car une de mes amies est dans ce cas, et je suis donc, moi "de l'autre côté", à essayer d'aider, de soulager, sans savoir vraiment quoi faire et en ayant peur de faire une bêtise.

Bien sûr, j'ai aussi des dommages collatéraux, et il m'a fallu poser quelques limites vitales (pour moi), ce qui me fait souvent culpabiliser.

Bref, si quelque grand sage spirituel de passage saurait me donner quelques trucs, quoi dire, quoi ne pas dire, ou faire, ça me servirait, et je suis sûre que ça pourrait aussi servir à d'autres.

Par exemple, la communication est très TRES difficile, et je balance toujours entre laisser s'installer un silence en me disant qu'elle saura venir me trouver si elle veut parler, et envoyer de temps un temps un message au contenu anodin (photo de paysage...) juste pour dire que je suis là... avec la crainte que ça lui mette la pression, car, comme "Anonyme", elle dit souvent qu'elle n'est "pas à la hauteur".

avatar contributeur de Doremi
Doremi
29/03/2021 à 12:58

Citation de Bl4ckb0x #358394

Citation de Tangerine #358401

Croire que nous sommes séparés et seuls est très répandu mais (à mon sens) totalement faux :

nous ne le sommes que dans les apparences, car à l'intérieur, "nous sommes toustes connecté.e.s"

https://www.youtube.com/watch?v=XGK84Poeynk

Énorme câlin à quiconque ici se sent/ se croit seul.e 🤗 🤗 🤗

avatar contributeur de Maya67
Maya67
29/03/2021 à 13:02

Citation de Tangerine #358401

Ton idée de lui envoyer des messages qui changent les idées et plutôt neutres, des photos de choses que tu trouves belles, comme un paysage est très bonne. Elle sait que tu penses à elle, même si elle ne peut pas répondre, n’est plus présent ni pour elle, ni pour les autres, la maladie l’enferme, ce lien avec la vie que tu lui offres la soutient, à poursuivre...

Seule l’acceptation de notre maladie et aller vers les professionnels émotionnellement neutres devient très lentement efficaces, une hospitalisation en psychiatre est parfois nécessaire, mon passage en clinique psy m’a permis de mettre des choses en place, il y a en de très biens, je conseillerais celles qui proposent les TCC, thérapie positive, ACT, pleine conscience....

Bon courage et merci pour elle

avatar ancien membre
Ancien membre
29/03/2021 à 13:23

Citation de Tangerine #358401

Je pense que, selon mon vécu personnel totalement subjectif et non majoritaire, le fait d'être là à son écoute est déjà un énorme soutien... parfois une présence même en silence, un regard et une main tendue font plus de bien que des paroles réconfortantes....elles sont bénéfiques certes mais cela ne reste que des paroles... ( que l'on peut interpréter de diverses manières et souvent en pires dans notre cas)

Courage à tous.tes 😉

avatar contributeur de Tangerine
Tangerine
29/03/2021 à 20:27

Merci pour vos avis... j'ai l'impression que je fais déjà tout ce que je peux faire alors. Je sais que je n'ai pas le pouvoir de l'aider si elle-même ne trouve pas la sortie de cette prison, et c'est pas facile tous les jours !

Bisous à tous

avatar ancien membre
Ancien membre
29/03/2021 à 21:04

Citation de Tangerine #358449

De rien tangerine 😉 Exactement comme tu dis, tu n'es pas à sa place et tu ne dois pas bouger à sa place c'est le mieux que tu peux faire pour elle et son bien être ... c'est triste mais il n'y a qu'elle qui peut s'aider vraiment... et je sais que c'est dur 😣 des 2 côtés !

Très bonne soirée

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Levrev
29/03/2021 à 22:16

Des médicaments, les bons et à bonne dose. Pris plusieurs années sans que cela fasse effet. Doubler le dosage et là ça marche en 6 semaines. Il faut de bonnes conditions autour (travail pas trop stressant). Ne pas en parler aux autres, même ceux qui nous aiment car ne peuvent rien pour nous. Leurs en parler nous "désarme" et maintien l anxiété. Pour ceux qui connaissent c'est un "évitement". Le combat contre l anxiété est un combat personnel. Si cela est trop fort, les médicaments en premier lieu... Ca peut être presque magique. Aller vers les autres, trouver l amour, mais ce sont les médicaments qui le permettent, au moins dans un premier temps.

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Ancien membre
29/03/2021 à 23:24

Citation de Levrev #358458

Je ne suis pas trop d'accord avec toi. Les médicaments ne sont pas une solution. Cela peut même être très nocif. Il en faut parfois mais dans des cas bien précis et pour une période limitée. Ne pas en parler n'est pas non plus une solution car tu t'enfermes encore plus...il faut pas en parler à tout le monde je suis d' accord mais à des personnes de confiance ...

Enfin cela ne reste que mon avis et mon expérience...

En tout cas, abrutir les gens de médocs et s'isoler encore plus n'est pas la solution de mon point de vue ...

Bonne nuit!

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Plume
29/03/2021 à 23:45

Bonsoir à tous, salut Tangérine,

Je ne pense pas qu'un medicament soit bon ou mauvais en soi. Tout dépend du moment ou on le prend, des conditions en terme d'accompagnement, de notre état d'esprit (ce qu'on attend de lui), et du dosage. Cela peut tout autant être une bequille permettant d'avancer qu'un brouillard supplementaire..

Tangérine, il y a un remede qu'on connait peu mais qui agit.. Le temps. L'inconscient a beaucoup de mysteres encore et si la personne ne fait pas de demarche pour se soigner, cela peut, ne pas être le bon moment pour elle. De l'exterieur cela peut paraitre desesperant mais qui sait ce qui se passe dans sa tête.. Tu fais bien de ne pas donner de conseils et de juste rappeler ta presence. Lui laisser le temps est un precieux cadeaux. ; )

Plume


"Dès que tu avances sur le chemin, le chemin apparaît" Djalâl ad-Dîn Rûmi

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Levrev
30/03/2021 à 07:27

  • effectivement Plume, mon message ne parle que de ma propre expérience. Toutefois, je n y croyais pas et n en attendant rien. cela m a beaucoup aidé presque à mon corps défendant. Ces problemes sont complexés mais il y a une vase je crois physique et chimique.

  • Ce que tu dis est beau. et porteur d espoir.
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Ancien membre
30/03/2021 à 08:51

Citation de Bl4ckb0x #358394

Il y a effectivement des moments dans la vie où, parfois, on se retrouve complètement submergé.e par des vagues de mal-être sur lesquels il est difficile de mettre des mots ou qu´il est difficile de comprendre.

Cela ne veut pas nécessairement dire qu´on a un problème "grave", qu´on est foutu.e ou cinglé.e au sens psychiatrique des termes. Il arrive que notre esprit se retrouve dans un état profondément chaotique, qu´on se sente complètement perdu.e. sans plus savoir par quel bout se prendre. A force d´avoir accumulé trop de choses complexes, trop d´angoisses et de stress, sans parvenir à donner un sens à tout ce qui nous traverse ou nous tombe dessus.

C´est généralement le signe d´une saturation totale de notre intériorité, une saturation si forte qu´on est à la limite de perdre pieds.

Les traitements allopathiques sont une aide lorsqu´ils sont prescrits au bon moment et pour les bonnes raisons. Ils peuvent nous permettre de renouer avec un apaisement, et le soulagement qu´ils procurent nous donne la possibilité de mieux analyser, avec patience et temps, pourquoi nous en sommes arrivés là.

Mais ils sont bien une aide, pas une finalité en soi. C´est à dire qu´en parallèle il est important de se faire aider par quelqu´un dont c´est le métier. Le rôle de cette personne consiste alors à nous aider à remettre de l´ordre dans notre esprit, à retrouver un sens aux vécus et aux émotions qui nous traversent. Puis, l´ordre revenant, on parvient à reprendre sa route avec davantage de sérénité.

Marc.

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Tangerine
30/03/2021 à 17:29

Citation de Plume #358468

il y a un remede qu'on connait peu mais qui agit.. Le temps.

Aaaah oui. Le temps qui passe, et aussi le "bon moment", le timing... Oui, j'ai expérimenté ça pour moi-même. ^^

Et effectivement, ça peut être désespérant de la voir "perdre du temps". Malgré un emploi du temps chargé d'activités non obligatoires, elle ne parvient pas à avancer sur ses projets de vie, disant souvent "je comble, je comble..."

J'ai passé l'étape des conseils donnés, car ils étaient entendus, j'étais même remerciée, et puis comme ils n'étaient pas suivis, j'ai senti qu'elle s'en culpabilisait, comme si ces conseils étaient des exigences que je formulais pour moi-même, pour la rendre acceptable à mes yeux. J'ai mis longtemps à comprendre ça.

Il y a plein d'autres choses aussi que j'ai comprises au fur et à mesure. A chaque fois j'ai l'impression de résoudre une énigme en chinois (je ne parle pas le chinois ^^)

De mon côté, je suis du genre "metteuse de pieds dans le plat" et j'affronte les problèmes en face, de façon méthodique et stratégique, j'oserais même dire : avec appétit. Je me suis rendue compte assez tard combien ma personnalité pouvait la bousculer... En lisant vos messages, je m'en rends compte à nouveau.

Pas facile tout ça.

Je crois aussi qu'en parler, pour les personnes qui sont dans cette situation, c'est important, mais à condition de tomber sur les bonnes personnes.

Idem pour les médicaments. J'ai vu combien ça pouvait aider, mais à condition de servir de béquille pour faire avancer les choses dans le bon sens. Si c'est seulement pour rendre l'angoisse plus supportable et vivre sous médocs sur le long terme, alors ça enfonce plus que ça ne résout les problèmes.



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