Le viol conjugal, le fléau de l'ombre.

photo de l'auteur YoungBlues
YoungBlues
Femme de 20 ans
Paris
Ce sujet est une actualité

Le viol conjugal, le fléau de l'ombre.

Entre 2010 et 2012, 83 000 femmes ont été victimes de viols ou de tentatives de viols en France. Parmi ceux-la, environ 31% ont été commis par le conjoint de la victime. C'est ce qu'on appelle le viol conjugal. Ce type de viol touche aussi bien les hommes que les femmes, bien que les femmes soient trois fois plus victimes de viols que les hommes. En effet, en 2011, 4983 plaintes pour viols ont été déposées, dont 3742 plaintes féminines et 432 masculines. Cependant, la proportion de viols conjugaux est plus importante pour les hommes, 41.4 % des plaintes masculines déposées ont pour cause des viols conjugaux; pour les femmes c'est 24.2%. Ces chiffres sont effarants et montrent que ce fléau règne tout autant sur les femmes que sur les hommes. De plus, le viol conjugal est rarement un acte isolé et peut être répété à plusieurs reprises.


Non, c'est non.


Malheuresement c'est loin d'être toujours le cas. Inscrit dans les moeurs depuis des siècles, un engagement dans une relation équivaut au droit de l'autre sur notre propre corps. Cette idée archaïque est pourtant toujours ancrée dans l'esprit de nombreux ménages et est la cause des viols conjugaux. "C'est mon conjoint/ma conjointe, j'ai le droit d'exiger de lui faire l'amour" ou encore "Il/elle n'est pas sérieux/se en disant ne pas vouloir." sont des pensées qui peuvent traverser l'esprit des violeurs conjugaux. Le refus a tendance à ne pas être pris au sérieux puisqu'il ne correspond pas aux désirs de l'autre et à l'idée du "couple". Or, un "Non." c'est un "Non." pas autre chose.


A moins d'aborder le sujet du viol conjugal directement avec une victime, cette dernière n'en parlera pas. En effet, de nombreuses barrières psychologiques se dressent face à la victime et peuvent la décourager d'en parler.


De plus, une barrière psychotraumatique peut s'être mise en place après avoir subit cette violence. Une peur envahissante et des crises d'angoisse peuvent se manifester chez les victimes provoquées par une mémoire traumatique. A chaque évocation du viol ou, souvent, après un acte sexuel consenti, les souvenirs peuvent remonter et entrainer ces crises. En parler devient donc complexe, par crainte de faire une crise ou de revivre par réminiscence l'acte.


Enfin, la méconnaissance de ses droits peut pousser la personne à ne pas en parler. Cependant, des démarches judiciaires existent bel et bien afin de faire face à ce fléau.


Les démarches judiciaires


Les démarches à effectuer pour obtenir justice sont simples. Il faut aller porter plainte au commissariat où les possibilités s'offrant à la victime sont présentées. La suite maximale possible est le procés en cour d'assise. De plus, même si la victime retire sa plainte par la suite, l'Officier de Police Judiciaire est tenu d'envoyer cette plainte au Procureur de la République qui décidera de donner suite ou non à la plainte. En somme, la plainte sera dans tous les cas portée à la connaissance du Procureur.


A la suite d'un viol, qu'il soit conjugal ou non, une aide et un suivi psychologique sont indispensables afin que la victime puisse être soutenue et aller mieux.


De plus, prendre contact avec des associations peut apporter un soutien. L'INAVEM : La Fédération Nationale d'Aide aux Victimes et Médiation est un organisme qui oriente une victime vers des associations proches de sa localisation et correspondants le plus à sa situation.
Les victimes peuvent également prendre contact anonymement pour se faire aider comme avec S. O. S. Viols. Les appels sont gratuits et anonymes. Ou encore, après coup, appeler la Police.


Contacts


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Une femme : le lien
Un homme : le lien


Informations

Date de publication : 20/09/2015 à 20:16



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Paris

Entre 2010 et 2012, 83 000 femmes ont été victimes de viols ou de tentatives de viols en France. Parmi ceux-la, environ 31% ont été commis par le conjoint de la victime. C'est ce qu'on appelle le viol conjugal. Ce type de viol touche aussi bien les hommes que les femmes, bien que les femmes soient trois fois plus victimes de viols que les hommes. En effet, en 2011, 4983 plaintes pour viols ont été déposées, dont 3742 plaintes féminines et 432 masculines. Cependant, la proportion de viols conjugaux est plus importante pour les hommes, 41.4 % des plaintes masculines déposées ont pour cause des viols conjugaux; pour les femmes c'est 24.2%. Ces chiffres sont effarants et montrent que ce fléau règne tout autant sur les femmes que sur les hommes. De plus, le viol conjugal est rarement un acte isolé et peut être répété à plusieurs reprises.


Non, c'est non.


Malheuresement c'est loin d'être toujours le cas. Inscrit dans les moeurs depuis des siècles, un engagement dans une relation équivaut au droit de l'autre sur notre propre corps. Cette idée archaïque est pourtant toujours ancrée dans l'esprit de nombreux ménages et est la cause des viols conjugaux. "C'est mon conjoint/ma conjointe, j'ai le droit d'exiger de lui faire l'amour" ou encore "Il/elle n'est pas sérieux/se en disant ne pas vouloir." sont des pensées qui peuvent traverser l'esprit des violeurs conjugaux. Le refus a tendance à ne pas être pris au sérieux puisqu'il ne correspond pas aux désirs de l'autre et à l'idée du "couple". Or, un "Non." c'est un "Non." pas autre chose.


A moins d'aborder le sujet du viol conjugal directement avec une victime, cette dernière n'en parlera pas. En effet, de nombreuses barrières psychologiques se dressent face à la victime et peuvent la décourager d'en parler.


De plus, une barrière psychotraumatique peut s'être mise en place après avoir subit cette violence. Une peur envahissante et des crises d'angoisse peuvent se manifester chez les victimes provoquées par une mémoire traumatique. A chaque évocation du viol ou, souvent, après un acte sexuel consenti, les souvenirs peuvent remonter et entrainer ces crises. En parler devient donc complexe, par crainte de faire une crise ou de revivre par réminiscence l'acte.


Enfin, la méconnaissance de ses droits peut pousser la personne à ne pas en parler. Cependant, des démarches judiciaires existent bel et bien afin de faire face à ce fléau.


Les démarches judiciaires


Les démarches à effectuer pour obtenir justice sont simples. Il faut aller porter plainte au commissariat où les possibilités s'offrant à la victime sont présentées. La suite maximale possible est le procés en cour d'assise. De plus, même si la victime retire sa plainte par la suite, l'Officier de Police Judiciaire est tenu d'envoyer cette plainte au Procureur de la République qui décidera de donner suite ou non à la plainte. En somme, la plainte sera dans tous les cas portée à la connaissance du Procureur.


A la suite d'un viol, qu'il soit conjugal ou non, une aide et un suivi psychologique sont indispensables afin que la victime puisse être soutenue et aller mieux.


De plus, prendre contact avec des associations peut apporter un soutien. L'INAVEM : La Fédération Nationale d'Aide aux Victimes et Médiation est un organisme qui oriente une victime vers des associations proches de sa localisation et correspondants le plus à sa situation.
Les victimes peuvent également prendre contact anonymement pour se faire aider comme avec S. O. S. Viols. Les appels sont gratuits et anonymes. Ou encore, après coup, appeler la Police.


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