Sexe oral, IST, dingues dentaires, fruits juteux et légumes de saison

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Lindos
Homme de 37 ans
- Modification par Lindos le 28/04/2019 - 10:00:51

Gay plutôt sage je ne connaissais en pratique pas grand-chose de ces digues dentaires, j’ai même été surpris par sa couleur mauve fausse lavande de Provence. J’ai surtout été surpris par la qualité de cette vidéo, surtout en cette époque de pénurie de prudence, et de laboratoires rois. Je la partage donc avec plaisir, même si elle concerne surtout les filles et les hétéros. Comment se protéger des IST quand on pratique le sexe oral : https://www.youtube.com/watch?v=DGbb-DfYTUs


Date de publication : 28/04/2019 à 09:57
#298213
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BarelyInsane
Homme de 27 ans

Donc j'enrobe le pamplemousse avec une digue en latex et je vais être protégé des IST ? mais que faire si c'est pas la saison du fruit ? et peut-on remplacer la digue avec la cellophane moins chère ?


 0 vote #298216
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Sérieusement je voudrais savoir quelle est la proportion des gens qui pratiquent le sexe oro-génital avec une protection ?

#298219
photo de l'auteur Robot
Membre désinscrit
- modifié par Dimancche le 28/04/2019 - 12:16:36

Si on se place d´un point de vue bénéfice / risque du sexe oro-génital sans protection :

  • Bénéfice : quoi qu´on en dise, mettre une protection atténuera le plaisir, que ce soit pour celui qui pratique ou celui qui reçoit. Et puis les goûts artificiels fruités des préservatifs ou au chocolat, c´est pas du tout mon kiff. Bref, sucer ou lécher du plastique, non merci.

  • Risque : on risque d'attrapper les ist (herpes, syphilis, chlamydia, hépatite, et autre joyeuseté) et vih.

Mais ces risques, quels sont-ils réellement ?

  • Les fameux IST : ces infections ne sont pas mortelles et il existe des antibiotiques efficaces. Il suffit de se faire dépister régulièrement, c'est tout. Et puis il existe des vaccins contre le HPV et l'hépatite A et B.

  • Le méchant VIH : alors celui-là il est d'un level supérieur aux autres. Mais son risque de transmission est très très très très faible dans le sexe oro-génital. Mais mieux vaut éviter de tenter le diable si on a des lésions ou des inflammations buccales. Et puis joker : prep, là le risque est nul.

Donc si on est rationnel, si je fais un calcul pur coût / bénéfice à la Bentham, la réponse est toute trouvée.

#298232
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Lindos
Homme de 37 ans
- modifié par Lindos le 28/04/2019 - 13:03:44

Steph41190,

"Après le mieux dans le cadre d'une relation stable, assurément fidèle et non "libre" ce sont les tests. Je dis assurément fidèle, car je me rappel d'un inscrit qui avait choppé une IST.....et c'est son compagnon qui l'avait trompé...qui lui avait refilé. Évidemment ce dernier lui avait juré que non...jusqu'au moment où..."

Tu emploies à juste titre le mot assurément, et l'assurance que procure le dépistage.

Avoir un copain stable qu’on connaît bien offre moins de risques que le papillonnage, une meilleure assurance de sécurité, qui peut conduire à lever tout ou partie des protections. Personnellement je conseillerais de vraiment bien se connaître avant de lever la protection des relation anales insertives, mais bon. Connaître la personne y compris savoir si elle séropositive à ceci ou cela, mais non infectieuse grâce à son traitement ou au contraire infectieuse. En tout cas il faut s’assurer périodiquement, disons tous les ans et en tout cas plus souvent que quelques années, qu’il n’y a pas eu défaillance dans la sécurité du couple.

Pour les gens qui sortent avec de multiples partenaires, à fortiori dont ils ne savent rien, les protections doivent nécessairement être plus systématiques et les dépistages plus fréquent. Au point que la guideline actuelle est un dépistage trimestriel pour les personnes plus exposées, voire même une prophylaxie pré-exposition au VIH pour les personnes les plus exposées.

Ceci étant Dimancche pointe à juste titre que, « Sérieusement je voudrais savoir quelle est la proportion des gens qui pratiquent le sexe oro-génital avec une protection ? ».

Pour les IST autres que le VIH il n’y a pas photo, si on ne se protège pas (y compris vaccinations) il faut avoir un bon médecin, ne pas craindre d’avoir mal ou de devenir malade chronique, et avoir un minimum de chance pour ne pas tomber sur des germes résistants aux médicaments.

Pour le VIH le débat a déjà été fait en long large et en travers, en moyenne il est peu infectieux à l’oral, mais avec un fort écart-type : dans certaines circonstances défavorables des gens qui se croyaient sécurisés en pratiquant le sexe oral homo masculin ont été infectées, je n’ai rien lu concernant le sexe oral féminin, mais ces circonstances défavorables existent normalement aussi. De façon plus générale le VIH est moins infectieux que pas mal d’IST, mais se rattrape par la répétition des actes sexuels, et/ou sur des circonstances défavorables telles que début d’infection du donneur, ou stade avancé de Sida, fragilité des muqueuses du receveur (par nature, micro-blessures, atteintes infectieuses préalables, etc), blessure par aiguille infectée, transfusion de sang infecté (rarissime en France), transmission mère-enfant à la naissance (sous contrôle en France), etc, et aussi largement parce qu’il reste silencieux (mais pas inactif) pendant les années qui suivent l’infection.

Au total les digues ne semblent pas idiotes pour celles et ceux qui vont léchouiller les pamplemousses juteux et les fleurs du mal mdr, mais qui a bien pu avoir l’idée de les teindre en mauve ? ^^


 0 vote #298243
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Lindos
Homme de 37 ans
- modifié par Lindos le 28/04/2019 - 20:43:30

Dimancche ,

"Et puis joker : prep, là le risque est nul."

Sauf qu'en France la Prep est en train de se tirer politiquement une balle dans le pied, en ringardisant les protections traditionnelles tout en se révélant incapable de maitriser l'épidémie.

.

J’édite pour quelques précisions…

« Les fameux IST : ces infections ne sont pas mortelles et il existe des antibiotiques efficaces. Il suffit de se faire dépister régulièrement, c'est tout. Et puis il existe des vaccins contre le HPV et l'hépatite A et B »

Les vaccins c’est très bien, surtout chez les gens les plus exposés. Mais je ne suis pas sur que la couverture vaccinale soit actuellement optimale, c’est un euphémisme.

Quant-à faire systématiquement appel aux médecins, autrement dit s’appuyer uniquement sur une alarme et une intervention, c’est comme s’appuyer sur une alarme et des pompiers pour maîtriser les risques d'incendies des cathédrales, si tu vois ce que je veux dire. Cela dépend beaucoup de l’importance qu’on accorde à la cathédrale, de la qualité des pompiers, de qui paie tout ça, et d’un peu de chance qui ne survient pas toujours.

On peut trouver une sorte de perfection à prendre des risques, les partager avec les autres, et en faire partager le cout par les autres. Mais cela dépend beaucoup de leur résilience : il ne faudrait pas que quelques grands médecins hospitaliers se rebellent comme actuellement, ni que les classes moyennes refusent de payer la facture en cassant tout dans les rues tous les samedis…

« Le méchant VIH : alors celui-là il est d'un level supérieur aux autres. Mais son risque de transmission est très très très très faible dans le sexe oro-génital. Mais mieux vaut éviter de tenter le diable si on a des lésions ou des inflammations buccales. Et puis joker : prep, là le risque est nul. »

Je ne vais pas répéter ce que j’ai écrit sur le VIH, il est en effet peu infectieux, notamment à l’oral, mais bénéficie de prises de risques répétées et/ou de circonstances défavorables. Dont il se sort très bien si on en croit les statistiques des nouvelles infections, qui font de la résistance malgré l’empilement de protections médicamentauses qui nous ont chaque fois été vendues comme individuellement miraculeuses, et surtout vendues très cher. Le vrai miracle c’est que les gens infectés soient actuellement maintenus en vie malades chroniques, ce qui est infiniment mieux que de mourir après des années d’atroces souffrances, mais qui n’est pas à proprement miraculeux en matière de prévention. C’est comme si on se satisfaisait des dizaines de milliers de jeunes qui passent dans des centres de réadaptation après un accident de la route, quand ils n’en meurent pas et sortent du coma. Et en effet on s’en satisfait, mais à tort en terme de prévention.

Personnellement je n’ai rien contre les antibiotiques ni contre les prophylaxies médicamenteuses pré ou post exposition, au contraire, pas plus que contre les indispensables dépistages de routine. Mais ils ne doivent pas se substituer à la prudence, seulement la contrôler, la sanctionner. Sinon on perd tout le bénéfice des sécurités de plus bas niveau, de leur indépendance statistique, on s’appuie sur des alarmes et des interventions. C’est la complainte des cathédrales françaises.

C’est plus généralement le manque de rigueur à la française qui génère des souffrances individuelles et plombe son économie. Bon je sais on peut trouver pire, mais peut-on s’en satisfaire ? ^^


 0 vote #298244
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Mimoza
Homme de 46 ans

Salut Lindos.

Tout d'abord tu écris trés bien et tes posts semblent éclairés, avec beaucoup de culture à l'appui. Cela fait un moment que je voulais t'en faire le compliment.

Ta petite vidéo est fun. Rien de tel que les fruits et légumes de saison!

Ceci dit, pour ma part, je préfère me passer de sexe que de bouffer du latex. Cette ère du tout à l'hygiene, y compris dans ce domaine, ça me déprime. On a rien sans un minimum de risque dans la vie. c'est un peu facile de vouloir tout avoir sans se mouiller. mais ce n'est que mon avis et je ne le pose pas en exemple.


 0 vote #298265
photo de l'auteur Robot
Membre désinscrit

Lindos aime bien étaler sa culture, il écrit bien, même s´il faut relire plusieurs fois pour comprendre quelque chose.

Pareil que Mimoza, entre sucer du latex et l´abstention sexuelle, je préfère m´abstenir. Un moment il faut arrêter :)

#298268
photo de l'auteur Lindos
Lindos
Homme de 37 ans

Citation de Dimancche #298268

"Un moment il faut arrêter".

Plutôt, il y a un moment où il faudrait commencer à faire de la prévention, et ne pas appeler prévention uniquement l'intervention.

Par ailleurs le latex n'est pas la seule méthode de sécurisation de relations sexuelles, mais s'y prête bien en cas de multiplication des partenaires qu'on ne connait pas.

Personnellement je préfère aussi la peau de mon chewui au latex, mais j'étais beaucoup plus prudent avant de l'avoir rencontré.

Mais à mon sens le plus important est d'en comprendre le principe, de la même façon qu'il est préférable de comprendre le principe des limitations de vitesse avant de les appliquer ou non.


 0 vote #298272