S'assumer: ça vous a pris des plombes?

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Ancien membre
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Salut les gars, voilà je me posais une question un peu bête: vous, ça vous a pris combien de temps pour assumer "pleinement" votre orientation sexuelle?
Par exemple, est-ce au sortir de l'adolescence que vous vous êtes affranchis de tout ce qui est peur du regard des autres, peur de la réaction de la famille, etc... Ou est-ce que cela s'est poursuivi durant votre vie d'adulte?

Au plaisir de lire vos témoignages
(et désolée s'il y avait déjà eu un sujet semblable, j'avoue que je n'ai pas trop vérifié)


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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Salut Sodade.

Je ne pense qu'il y'est un ordre de temps dans le fait de vivre plus ou moins bien sa sexualité.
À mon regard, c'est avant tout s'accepter soit même la grande étape et être clair dans son esprit, ce que nous sommes et nous voulons. Donc ça dépend de ton évolution personnelle et parfois de ton expérience de la vie. Certains on toujours était à l'aise avec eux-mêmes donc ils n'ont jamais eu de problème à faire accepter ce qu'ils sont, d'autres, ne réussissent pas à s'aimer comme ils sont et à monter leur estime d'eux-mêmes donc ça se reflète socialement.
Après il y a les réfractaires... Ça aussi, c'est par l'estime de soi qu'on combat les regards disgracieux.
Donc pour s'assumer faut d'abord s'accepter soi-même...
Faut prendre du temps à penser à soi-même.

voila, voila :)
À plus !

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4460iann
Homme de 58 ans
Nantes
Bonjour Sodade,

J'ai répondu à une question semblable ailleurs (vos premiers rencontres, tu peux aller regarder), mais je réagis ici puisque je suis bien intéressé de lire d'autres témoignages.

Cordialement,

Iann

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WolfAmongYou
Homme de 22 ans
Paris
Pour assumer il faut déja se rendre compte vraiment de ce que nous sommes, et cela peut arriver à n'importe quel moment de notre vie, même assez tard ... En ce qui me concerne je me suis rendu compte vachement tôt que j'étais certainement bisexuel, sans comprendre tout à fait ce que c'est. Et je l'ai tout de suite accepter comme étant une partie inséparable de mon être, quelque chose qu'il valait de toute façon mieux accepter, car ça ne peut pas être mater. Et longtemps après, Je ressent toujours la même chose, je suis complètement en paix avec cette part de moi. Pourtant, très peu de personne qui me connaisse le savent, c'est quelque chose que je préfère tenir secret. Comme quoi c'est pas forcément parce qu’on assume pour soit, qu'on assume devant les autres ... !

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Manorfe
Femme de 21 ans
Villeneuve d'Ascq
Au début, j'étais trop jeune pour mettre un nom sur ce que j'étais : Asexuelle/Aromantique. Et j'étais vulnérable surtout, ce qui fait que quand contrairement aux autres je ne me suis jamais intéressé au sexe ou à l'amour, même en étant jeune adulte, c'était bizarre pour ces personnes là. J'ai " subi " une pression : " Il faut que tu le fasse, essaie, ce n'est pas normal ", mais aujourd'hui je suis ENFIN bien avec moi-même - Sur ce point là tout du moins -. Même si je reçois encore des réflexions, parfois même des gens que j'aime et ça, ça fait mal, je tâche de ne pas y penser, je suis fière et voilà ^^ Je ne me sens pas obligée de me cacher et je ne me vois plus d'un mauvais œil.

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Hey OrionSpirit,

déjà merci pour ta réponse :)
je n'avais pas fait directement le lien dans ma tête, mais tu as tout à fait raison: être à l'aise avec son orientation sexuelle relève d'être d'abord à l'aise avec soi-même, dans la "globalité".
Il est clairement difficile d'avoir une vie personnelle et notamment amoureuse épanouie si, d'ores et déjà, on ne tient même pas à soi.
Mais quand même, est-ce que pour certains, leur orientation sexuelle n'est-elle pas un frein pour s'aimer?
Pour parler de ce que je connais, grandir dans un milieu d'homophobes par exemple, ou du moins d'individus y étant peu accoutumés et par conséquent, jugeant cela anormal, laisse des traces. Et, même si on grandit, que l'on rencontre d'autres personnes qui pensent différemment, ayant des points de vue diamétralement opposés... Même si la vie nous amène à expérimenter bien d'autres choses... Certaines fois, on n'arrive pas tout à fait à se débarrasser de l' "héritage" transmis. On se retrouve alors à la fois homosexuel et, plus ou moins malgré soi, homophobe. Du moins avec soi-même.
Dans ce cas-là, c'est extrêmement difficile à gérer, ce paradoxe, et extrêmement compliqué d'accepter la personne que l'on est.

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Ewilann
Homme de 23 ans
Chambéry
Tout simplement : 7 ans.

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
WolfAmongYou, tu mets en relief un trop bon point: ce n'est pas parce que l'on s'accepte soi-même que forcément on en parle à tout le monde.
Mais, si pour s'assumer, il faut d'abord savoir ce que l'on est... Et que le problème, c'est que l'on n'arrive pas toujours à se situer.. Les choses de suite se corsent un peu :')

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
A 16 ans, j'ai découvert mon attirance pour les femmes. Je ne l'ai pas accepté de suite. J'ai mis énormément de temps. A 18 ans, j'ai commencé à me l'avouer à moi-même, mais ce n'est pas pour autant que je me suis dévoilée à mes proches, j'ai tout garder. Et il n'y en a qu'en Décembre 2016 que j'ai fini par prendre la décision de m'assumer pleinement, de m'accepter tel que je suis, et depuis, je vais mieux, je me sens mieux dans ma peau, et j'apprends à vivre avec cette nouvelle partie de moi que je connais beaucoup mieux, et qui est claire :) ! Vers Janvier, j'en ai parlé à mes amis les plus proches. Vers Février, c'est le reste de mes amis et ma famille (suite au fait que je fréquentai une femme à cette période là), et depuis, je suis acceptée comme je suis, et tout va bien ^^ ! Seule une partie de ma famille n'est pas encore au courant.

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Mathze
Homme de 19 ans
Lille
Salut !
Moi personnellement ça m'a pris 4 ans et aujourd'hui je me sens bien, même si je n'ai pas entièrement confiance en moi dû à mon renfermement sur moi durant ces 4 années je pense que ça va s'améliorer parce qu'avant que je ne me pose des questions sur mon orientation sexuelle j'étais plutôt extraverti et je me fichais du regard des autres :)
Si tu n'assumes pas prend le temps qu'il faut et ne vas surtout pas trop vite, jamais ! Si tu vas trop vite tu seras affaiblie et donc vulnérable.
Courage :)

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Benzo
Homme de 35 ans
bordeaux
Peut-être que mon expérience va vous faire peur. Si je devais la détailler davantage, elle serait encore plus effrayante car évidemment, je ne raconte pas tout. Puisse-t-elle être lue par des personnes qui se posent des questions, cherchent un secours. Je veux juste montrer comment je me suis abîmé et qu'en définitive, je suis parvenu à sublimer mon ancienne condition d'homo dans la dénégation pour en faire une force aujourd'hui. Si j'avais pu lire des expériences de personnes dans lesquelles je me serais reconnu, sans doute le déclic aurait été plus rapide.

En ce qui me concerne, ça m'a pris 23 p***** d'années pour le dire, 5 de plus pour être pleinement à l'aise avec ce que je suis. J'ai eu pleinement conscience de mon homosexualité vers mes 10 ans et le sentiment que j'étais différent déjà à 8. J'ai vu venir tout droit mon calvaire et j'ai souvent anticipé ce qui allait se produire, sauf que je sois encore en vie à 33 ans. Je suis sorti avec des filles dont une pendant des années jusqu'à ce que je lui dise tout car je devenais une ombre et je la rendais malade. Elle en était rendue à un point où elle pensait que j'avais commis un meurtre. Aujourd'hui, je peux dire sans arrière-pensée et même si tout n'est pas simple et que je ne peux pas m'affirmer heureux car le vrai bonheur est pour moi partagé, je vais bien. Je suis serein. J'étais la dernière personne à le croire.

J'ai toujours réprimé mes pulsions, développé une fausse personnalité, je me suis menti à moi-même et j'ai vraiment cru que j'allais y arriver. Pris dans l'engrenage de ma relation amoureuse avec cette fille et mes pulsions secrètes, j'ai développé un sentiment fort de culpabilité, de l'anxiété et j'ai été dépressif pendant de trop longues années, une dépression qu'il fallait de plus rendre invisible car il fallait éviter les soupçons ou tout simplement éviter de devoir répondre aux questions. On développe un masque qui varie selon les personnes avec qui vous êtes. La conséquence est que toute relation sociale est biaisée puisque l'ensemble de vos actes est le fruit d'un mensonge, à la racine, qui a forgé une identité insaisissable. Vous êtes une marionnette schizophrène plongée soit dans le bain du stress d'être découvert, soit dans celui, lancinant, d'une existence sans but, sans saveur ni avenir. Vos pulsions vous rattrapent parfois violemment : vous vous soulagez, vous oubliez. Jusqu'à la prochaine fois.

Votre identité est totalement noyée dans un chaos. L'espoir, il n'y en a pas. Le futur ? Rideau noir. Ma spontanéité et mon humour ont laissé la place au calcul, au mal-aise, à un être peu causant, stressé et désincarné. J'avais développé une gravité face à la vie qui me mettait en décalage avec mes amis d'enfance - que je voyais de moins en moins les dernières années. J'en suis devenu parano : plus j'étais mal et plus il me semblait qu'on en voyait la cause, mon homosexualité. Je me blindais alors davantage pour être totalement opaque aux autres, une sorte de fantôme. J'avais pourtant l'impression d'être nu, que l'origine de ce mal-être transpirait par tous les pores de ma peau, par toutes mes maladresses, mes mouvements non-contrôlés, mes pensées non filtrées. Mon homosexualité était écrite sur mon front et Ô être abominable que j'étais, j'utilisais ma copine comme une couverture.

Dans "m'accepter" il y a, en ce qui me concerne beaucoup plus que l'homosexualité. Il a surtout fallu me retrouver, interroger mon enfance et passer par une phase quasi sensorielle pour reprendre contact avec mes désirs et aspirations profonds et me reconstruire. Le plus long a été d'évacuer la culpabilité et le mal fait autour de moi.

Je n'ai pas spécialement de conseil à donner. Sauf que la seule personne qui aura le ciel qui lui tombera sur la tête, ce sera vous et pas les autres. J'ai été systématiquement frappé de voir que passé l'étonnement des personnes autour de moi qui ne se doutaient de rien, il y avait une totale indifférence. C'est d'autant plus frappant que cette indifférence est à des années-lumière de ce que vous imaginiez. Vous vous rendez compte alors mais bien tard que le plus gros verrou était en vous et non en les autres.

photo de l'auteur Emmanuel
Emmanuel
Homme de 51 ans
Proche de Carcassonne

2 remerciements
Bonsoir Sodade.

Je te préviens l'orthographe n'est pas au top...mais je m'appliques.

Pour ma part il à fallut beaucoup de temps....
Pour en avoir conscience, le réaliser pleinement il m'a fallu 42 ans... et pour l'accepter sept... j'en ai aujourd'hui 49...tu vois cela peu être long....
Pour résumer je dirais "chassez le naturel et il revient au galop" la chose à ne pas faire.
J'ai eu conscience de cette attirance vers douze ans. Le contexte familial, social homophobe et mon manque de confiance m'ont "contraint" à en faire fi, à l'oublier. Tellement bien que par je ne sais quel mécanisme psy, je l'ai oublié. Sincèrement et véritablement oublié.
Je me suis marié etc...jusqu'au jour ou...le hasard d'une rencontre...

Je viens de me séparé de ma femme. Aprés dix sept ans de mariage.
Aujourd'hui (je veux dire dans l'immédiat) ma situation professionnelle m'interdit de le dire. Je penses que je ne tarderais pas à en parler à mes amis (qui le resteront.... ou pas) pour ce qui est de ma famille, c'est plus délicat. Mes enfants ne sont pas tous en âge de comprendre et de l'assumer à leur manière. Je penses attendre que le dernier soit en âge de comprendre pour le dire à tous.
Ce qui est certain c'est que maintenant que je m'assume, je n'envisage pas de me taire... à long terme. J'ai choisi la méthode distillation au compte goutte...
J'ai perdu trop de temps, je ne pourrais jamais le rattraper mais je ne veux pas perdre celui qu'il me reste...
Tu as la chance d'avoir 18 ans et de savoir...profites, et ne fais pas les mêmes erreurs que moi..
Je te dis cela mais tu fais comme tu veux...ou comme tu peux...

@+

Emm

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Citation de Sodade

Mais quand même, est-ce que pour certains, leur orientation sexuelle n est-elle pas un frein pour s aimer?


Oui surement, après la vraie question c'est pourquoi serait-elle un frein ?
Tu as bien relaté le fait que les propos tenus durant notre évolution influx sûr comment nous percevons le monde. Heureusement pour nous dans la vie on évolue et par conséquent la perception que l'on en a aussi. Quand tu remarques que ton environnement ne correspond à ta vibration personnelle c'est qu'il est bon pour toi de t'en extraire et de voir ce qu'il peut t'être réservé ailleurs. C'est peut-être la motivation principale de ton inscription ici et tu es donc déjà dans un changement de perception et de développement personnel.

photo de l'auteur Emmanuel
Emmanuel
Homme de 51 ans
Proche de Carcassonne

2 remerciements
On se retrouve alors à la fois homosexuel et, plus ou moins malgré soi, homophobe. Du moins avec soi-même.


Ca tu vois je connais!!!

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Kattarsis
Homme de 29 ans
Strasbourg

66 remerciements
A titre personnel je ne peux pas encore dire que j'assume pleinement mon orientation. Et pourtant demain ça fera huit ans que je suis avec un garçon...
Mais bon, rien à faire je ne suis toujours pas foutu de lui tenir la main en public, pas foutu de répondre que je suis avec un garçon quand on me demande si j'ai une copine (quand c'est quelqu'un de "proche" du moins), bref pas foutu d'assumer ma sexualité.

il serait temps vous allez me dire, et je suis d'accord. Mais non, c'est encore trop dur, surtout dans le milieu pro.

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Benzo
Homme de 35 ans
bordeaux
Citation de Sodade
WolfAmongYou, tu mets en relief un trop bon point: ce n est pas parce que l on s accepte soi-même que forcément on en parle à tout le monde.
Mais, si pour s assumer, il faut d abord savoir ce que l on est... Et que le problème, c est que l on n arrive pas toujours à se situer.. Les choses de suite se corsent un peu : )


Je crois effectivement que le problème de l'homosexualité étant lié au départ à la norme sociale perçue, c'est en socialisant un minimum ton homosexualité càd en la communiquant / ou en communiquant des parties intimes de toi que tu craignais de montrer auparavant, que tu vas la rendre tolérable. En parler à tout le monde n'est pas la preuve qu'on l'assume, d'ailleurs. Mais pour s'assumer il faut en parler un minimum autour de soi pour redéfinir la norme qu'on a intériorisé et détruire ses propres fantasmes sur ce que les gens pensent. Agir socialement est indispensable, on ne s'assume pas en méditant car on a vite fait d'être pris dans le piège de ses processus mentaux sans s'en rendre compte. Après, ne pas en parler à tout va est normal car finalement la sexualité est secondaire, on peut être pudique, différents types de violence peuvent nous en empêcher, etc.

@Kattarsis : assumer n'empêche pas d'avoir peur.

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Citation de Benzo

Je n ai pas spécialement de conseil à donner. Sauf que la seule personne qui aura le ciel qui lui tombera sur la tête si parlez de vous, ce sera vous et pas les autres. J ai été systématiquement frappé de voir que passé l étonnement des personnes autour de moi qui ne se doutaient de rien, il y avait une totale indifférence. C est d autant plus frappant que cette indifférence est à des années-lumière de ce que vous imaginiez. Vous vous rendez compte alors mais bien tard que le plus gros verrou était en vous et non en les autres.


Toi qui n'avais pas vraiment de conseil à donner, je trouve que cela en est un vraiment super :)
Merci pour ton témoignage, c'était très touchant, et j'espère que toutes les épreuves que tu as vécues sont enfin derrière toi.
On s'imagine tellement que les gens, face à la révélation de notre sexualité, vont être tellement excessifs, limite qu'ils vont nous prendre à coups de fourche... Alors que les 3/4 du temps, il n'en est rien. Après, bien sûr que des réactions négatives, et parfois même vivement négatives, il y en aura... Mais au fond elles n'égaleront quasiment jamais en gravité celles que nous imaginions, et qui nous bloquaient. Le plus gros verrou est clairement nous
En tout cas merci de nous en avoir fait prendre conscience

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Bathman
Homme de 22 ans
Rennes
Personnellement, j'ai attendu la fin du lycée et mon entrée en fac pour m'assumer.
Plus précisément, j'avais déjà quelques doutes lors de mon année de terminale et durant l'été, je me questionnais sans cesse en repensant à certaines choses. Après, j'ai la fâcheuse tendance à trop réfléchir et me casser la tête à chaque fois ce qui ne me fais pas forcément du bien. Cela n'a pas fait exception à la tâche. Mais, je me suis finalement dis que j'allais débarqué sur Rennes, dans le monde universitaire où la mentalité générale était autre que celle à laquelle j'étais habitué. J'allais bien voir.

Car oui, je viens de la campagne, du milieu agricole et j'étais été dans un collège et un lycée où je savais que si je m'assumais totalement, j'allais avoir des emmerdes. J'ai "côtoyé" les même abrutis pendant 7 ans et de base, c'était pas forcément évident alors si ça se savait que j'étais gay...

Donc c'est à peine un mois après la rentrée à la fac en Octobre, à la soirée d'intégration plus précisément, que j'ai commencé à m'assumer. J'ai rencontré un qui s'assumait totalement et le rencontrer, lui avoir parlé, fait part de mes craintes, m'a grandement aidé. Malgré tout, je n'ai réussi à le dire à mes amis qu'en Janvier, soit quatre mois après que je me sois moi-même accepté. Le premier a qui j'ai voulu le dire c'était mon meilleur ami que je connais depuis mes 11 ans et avec qui c'est toujours aussi génial ! Je tenais à ce que ça soit lui qui le sache en premier et je suis ravi qu'il l'ai accepté sans hésitation, je ne sais pas ce que je serais devenu dans le cas contraire...
On forme un petit groupe d'amis avec certains rencontré au collège et d'autres au lycée, j'ai crains qu'ils n'acceptent pas, que je sois la cause de disputes, d'amitiés brisées mais heureusement, ça ne c'est pas passé comme ça. Je m'estime chanceux d'avoir pu rencontré des gens pareils et de pouvoir me dire qu'ils sont mes amis. Ils l'ont accepté, je sais qu'on sera sans doute amis jusqu'à la fin et ça me va amplement. Après, ça ne m'a pas empêché de rencontrer de nouvelles personnes devenues des amis qui l'ont tout aussi bien pris !

Quant à la famille, c'est plus compliqué. La première a l'avoir su c'est ma mère, j'ai tenu à lui dire. Puis, au dernier repas de Noël, mon cousin (du côté maternel) a officiellement présenté son copain et voir que ça a été bien prit, même des tantes et oncles plus "extrêmes, ça m'a fait du bien. Mes frères s'en battent totalement les reins et c'est tout aussi bien. xD

Pour résumer, je dirais qu'arriver à la fac et m'éloigner quelque peu de la campagne où j'étais ainsi que de la famille m'a beaucoup aidé à m'assumer. Les rencontres et mes amis ont beaucoup joué aussi, je dirais même que c'est le plus important. :)

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Citation de Kattarsis


il serait temps vous allez me dire, et je suis d accord. Mais non, c est encore trop dur, surtout dans le milieu pro.


Kattarsis, ta réaction se comprend tellement... Après, dans le domaine professionnel, peut-être en effet qu'il serait plus prudent d'éviter de trop t'épancher sur le sujet, c'est sûr... Mais pour ce qui est du reste, j'espère que cela ira en s'arrangeant pour toi, que tu parviendras à "déculpabiliser" et à en parler plus facilement. Comme l'a très bien dit Benzo, on a tendance à tellement exagérer les réactions des individus face à cela, tant on a peur d'être rejeté et que l'on est en désaccord avec soi-même...

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Bathman, c'est cool de voir que ça s'est plutôt bien passé pour toi, et que tes proches se sont avérés aussi ouverts :)

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