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L'homophobie du Code Pénal tunisien, une survivance coloniale ?

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L'homophobie du Code Pénal tunisien, une survivance coloniale ?

Une telle disposition n'est qu'une introduction de dispositions bibliques où il existe expressément une condamnation de l'homosexualité ; ainsi l'homophobie en Tunisie, et dans le reste du Maghreb, n'est qu'une survivance de l'époque coloniale.


Des textes de la colonisation française


En Tunisie, c'est l'article 230 du Code Pénal qui prévoit une peine de 3 ans de prison pour les personnes coupables de pratiques homosexuelles.


Au Maroc, l'homosexualité est un délit du fait de l'article 489 condamnant à des peines de prison allant de 6 mois à trois ans ou à des amendes allant de 120 à 1200 DH.


En Algérie, c'est aussi bien l'article 333 sanctionnant l'"outrage public à la pudeur" que l'article 338, mentionnant spécifiquement l'homosexualité, qui répriment les rapports sexuels entre personnes de même sexe et les punissent d'un emprisonnement de deux mois à deux ans et d'une amende de 500 à 2 000 DA.


Avant ce code, il y avait certes une réprobation générale des pratiques homosexuelles chez les docteurs de la loi musulmane, mais elle ne se basait que sur l'interprétation des textes sacrés, soit un effort humain qui supposait la justesse comme l'erreur. Or, nombre d'exégètes professaient la licéité et pratiquaient l'amour homoérotique comme pas mal de leurs illustres devanciers.

Une lecture judéo-chrétienne de l'islam


Il est vrai que c'est l'interprétation erronée qui a fini par s'imposer, et ce dans le cadre d'un islam inspiré par une lecture fortement marquée par la tradition judéo-chrétienne. Cela s'est fait à la faveur de l'impérialisme que les pays musulmans ont connu.


De fait, la lecture intégriste, celle donc du déclin de la culture de l'islam, est fortement contestée par nombre de jurisconsultes qui n'hésitaient pas à se déclarer pour la totale liberté des rapports en matière sexuelle. Les poèmes en la matière ne manquent pas, chantant les amours homoérotiques, qu'on appelle mouthakkirat, s'agissant des garçons,. On cite, parmi les plus connus, le juge suprême abbasside Yahya Ibn Aktham.


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Date de publication : 20/04/2015 à 16:16


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