La Suède abaisse l'âge légal du changement de genre de 18 à 16 ans

Publié le 20/04/2024 à 11:43 - Édité le 20/04/2024 à 11:58
La Suède abaisse l'âge légal du changement de genre de 18 à 16 ans
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Points clés à retenir :

  • La Suède a réduit l'âge légal du changement de genre de 18 à 16 ans. La législation a été approuvée avec 234 votes pour, 94 contre et 21 abstentions.
  • Le processus de diagnostic de la dysphorie de genre a également été simplifié. Un échange avec un professionnel de santé et l'accord du Comité National de Santé et de Bien-être sont suffisants pour valider ce changement.
  • Une restriction reste sur les interventions chirurgicales qui restent accessibles uniquement aux personnes de plus de 18 ans. La chirurgie de réattribution sexuelle requiert un âge minimum de 23 ans.
  • Les jeunes de moins de 16 ans devront obtenir l'autorisation d'un parent ou d'un tuteur, en plus de l'approbation du Comité National de Santé et de Bien-être.
  • D'autres pays, comme le Danemark, la Norvège, la Finlande, l'Espagne et l'Allemagne, ont déjà adapté des lois similaires.
  • Peter Sidlund Ponkala, président de l'Association pour les Droits des lesbienne, gay, bisexuel, Transgenre, Queer et Intersexe (RFSL), rappelle que le processus de reconnaissance du genre pouvait prendre jusqu'à sept ans en Suède.
  • La Suède est classée 18ème sur un échiquier de 197 nations en termes d'accueil pour les personnes queer selon l'agrégateur d'informations LGBTQ+ Equaldex.
  • La Suède rencontre encore des défis, notamment l'absence d'interdiction de la thérapie de conversion et certaines restrictions sur le don du sang pour la communauté LGBTQ+.


La Suède réduit l'âge légal pour le changement de genre

Sans tambour ni trompette, la Suède s’avance inlassablement vers une voie plus inclusive et égalitaire pour sa communauté Transgenre. Une législation récemment adoptée permet désormais aux jeunes âgés de 16 ans de changer légalement de genre, contre 18 ans précédemment. Le Parlement suédois a validé cette loi avec 234 pour, 94 contre et 21 abstentions.


Un passage simplifié au genre authentique

Le changement ne s’arrête pas là. Le processus de diagnostic de la dysphorie de genre est également simplifié. Vos discussions avec un médecin ou un psychologue et l'approbation du Comité National de Santé et de Bien-être suffisent.

Mais, la marche vers la transidentité n'est pas un long fleuve tranquille. Pour les interventions chirurgicales liées au genre, une analyse plus approfondie est nécessaire et celles-ci demeurent réservées aux personnes âgées de plus de 18 ans. Un âge minimum encore plus élevé, 23 ans, est exigé pour la chirurgie de réattribution sexuelle, que l'on nomme le plus souvent "bottom surgery".

Et pour les jeunes en dessous de 16 ans ? Un chemin semé d’embûches. Ils doivent obtenir, en plus de l'aval du docteur et du Comité National de Santé et de Bien-être, l'autorisation d’un parent ou d’un gardien pour pouvoir avoir leur genre légal modifié sur les documents officiels.


L'écho des décisions suédoises

La Suède n'est pas la première à franchir ces pas. Le Danemark, la Norvège, la Finlande, l'Espagne et plus récemment l'Allemagne ont déjà gravi cette pente.

Malheureusement, le consensus politique est plus difficile à obtenir. Alors que le Parti Modéré et les Libéraux applaudissent ces changements, les Démocrates Chrétiens et les Démocrates de Suède lèvent le bouclier de l'opposition.


La Suède : Un hâvre pour la communauté LGBTQ+

Des feux verts où crépitent encore quelques feux rouges. Peter Sidlund Ponkala, le président de l'Association pour les Droits des Personnes Lesbienne, Gay, Bisexuelle, Transgenre, Queer et Intersexe (RFSL), rappelle que le processus de reconnaissance du genre pouvait prendre jusqu'à sept ans en Suède.

Et selon l'agrégateur d'informations sur les droits de la communauté LGBTQ+ Equaldex, la Suède s'inscrit en 18ème position sur un échiquier de 197 nations en termes d’accueil pour les personnes queer.

Cependant, la Suède continue de rencontrer des défis en lien à l'égard des droits LGBTQ+, en particulier dans des domaines comme l'interdiction absente de la thérapie de conversion et certaines lois à propos des délais pour le don du sang.

C'est donc une avancée indéniable pour la Suède, mais chaque progrès soulève de nouvelles questions. À vous les micros, les claviers, au plaisir de lire vos réflexions ... 🏳️‍🌈🇸🇪

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Auteur portrait de Carbonell Wilfried

Carbonell Wilfried
Je suis le fondateur de cette communauté. Je suis amoureux de mon chat Joseph et j'adore l'odeur du Whisky. J'essaie de temps à autre d'écrire des petites chroniques afin de tenter d'égayer le monde LGBT.



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