Le suicide chez les LGBTQI : nobody is innocent ?

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Ancien membre
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D'accord avec toi,

Mais comment faire quand la personne ne veut pas de notre aide, et/ou qu'on ne se sent pas capable de la "porter" ou qu'on ne sait tout bonnement pas ou l'orienter ?

Oui je sais que je vais t'embêter avec ses questions...


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Greg686ws
Homme de 42 ans
PLOERMEL

4 remerciements
"communauté très touchée par le suicide des jeunes, dont le taux est 4 fois plus élevé que chez les jeunes hétérosexuels-les"
C'est terrifiant, mais je me pose la même question que Yubels59.

Sans compter qu'on entend après coup régulièrement des phrases du genre "Jamais je n'aurais pensé qu'il/elle était mal au point de mettre fin à ses jours / on  ne savait pas qu'il/elle n'allait pas bien, etc"

Sans en arriver à la tentative de suicide, j'ai longtemps consciencieusement caché mon malaise par rapport ma sexualité. Je ne voulais surtout pas que les autres voient qu'il y avait quelque-chose qui me rongeait. Je me braquais systématiquement dès que le sujet était abordé.

Pour qu'une personne en souffrance puisse se livrer, il faut qu'elle se sente en confiance, et qu'elle n'ai pas peur d'être jugée. Et ça ne se fait pas du jour au lendemain, et pas avec n'importe qui.

A part tenter de discuter avec quelqu'un qu'on soupçonne d'être mal dans sa peau, je ne vois pas quoi faire. Là ou j'aurai sans doute un peu de mal, c'est sur la façon d'aborder le problème. Surtout si c'est quelqu'un que je ne connais pas trop bien. J’aurai peur de mettre les pieds dans le plat, ou d'aggraver la situation si il se braque.
(Ou de me prendre un pain parce qu'en fait il est perturbé par son passage dans la tranche d'imposition supérieure)
J'avoue que d'une manière générale, je ne sais jamais comment entamer une discussion qui concerne la sexualité, en particulier avec quelqu'un que je ne connais pas vraiment.

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ChatdeMars
Homme de 20 ans
Lille

5 remerciements
Klasu a écrit :
la discussion doit être raisonnée.


Le problème étant qu'il est très compliqué d'avoir une conversation raisonnée avec quelqu'un dans cet état là, surtout si l'état de cette personne n'est pas dû à un événement particulier ou un problème (si la personne elle-même ne sait pas identifié d'où vient son mal)

(je suis pas sur d'être très clair la --')

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Pas trop d'accord avec cet article qui nous impose un point de vue loin d'être évident :

"Ce qui ne les rend pas heureux-ses, ce n’est pas ce qu’ils/elles sont mais ce qu’ils/elles vivent."


Pour moi, les 2 facteurs entrent en jeu. Si je prends mon cas personnel, ce qui me rend le plus triste dans mon orientation sexuelle, ce n'est pas le regard des autres mais l'impossibilité de fonder une famille traditionnelle (qui pour moi n'équivaut pas à une famille homoparentale). Et si je considère tout ce que j'ai pu entendre quand je prends en charge des tentatives de suicide ou des idées suicidaires aux urgences, beaucoup sont homosexuels, beaucoup sont des homosexuels âgés qui ont déjà fait leur coming-out depuis longtemps, beaucoup me disent qu'ils ont une vie sentimentale de merde avec beaucoup d'instabilité, et souvent c'est une énième séparation qui les pousse à l'épisode dépressif. Ca fait réfléchir.

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
J'irai voir les liens (quand mon ordi aura décider que c'est bien le moment...) d'un peu plus près ! Et je dis que j'approuve ce que dis Regenesis les deux facteurs sont liée vue que ce qu'on est se répercute sur ce que l'on vit (hmm, très français...) !

Merci encore pour les liens ! 

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