Aide Sondage : Décalage et scolarité

Plume
Publiée le 14/10/2019 à 23:32
Auteur du sujet

Bonsoir à tous,

J'ai depuis peu une idée qui me trotte dans la tête et j'ai besoin de vous pour étayer mes pensées.. et mon projet.

Beaucoup d'entre nous expriment un décalage ressenti en société vis à vis des autres. J'ai besoin de vous entendre me raconter comment vous avez vécu votre scolarité enfant.. Votre regard sur les enseignants, votre intégration dans le groupe d'enfants, votre ressenti sur l'institution.

Evidemment, zèbres et autistes sont les bienvenus. Les autres, qui ressentent ce décalage... aussi!!!

Merci à vous,

Plume


Membre anonyme
Publiée le 14/10/2019 à 23:40 - modifié par Skyward le 14/10/2019 - 23:42:32

Beau sujet! Pour ma part j'ai mal vécu la scolarité jusqu'au collège. j'étais sensible et naïf et ça attirait en masse la méchanceté et les moqueries à tout va. Je compensais en étudiant comme un dingue et en participant en classe ce qui me valait plus de moqueries. ça m'a forcé à mettre de côté ma pureté et gentillesse naturelle pour devenir plus cynique et mesquin et malheureusement ça a marché, je me sens pas en décalage, mais paa forcément beaucoup mieux.

Par contre j'ai eu de la chance d'avoir eu des enseignants et CPE à l'écoute qui ont su m'entendre et me conseiller aux pires moments.

Mimosa
Publiée le 14/10/2019 à 23:43

Oula. ça commence à etre loin tout ça !

J'aimais l'école. C'était un refuge paisible, comparé à l'ambiance familiale. Plutot soporifique pour moi, prés des radiateurs et des fenetres, pour mieux m'échapper et rever. Mais j'aimais bien observer les enseignants, (et par là-meme les écouter).

Kendany
Publiée le 15/10/2019 à 00:04 - modifié par Kendany le 15/10/2019 - 00:24:59

Ne lui faite pas confiance. Elle veut tous nous embrigader dans sa secte d'équidés tarés et illuminés. 😱

Non sérieusement. Ben en faite c'est compliqué à expliquer car j'ai vraiment eu une scolarité bordélique et en dent de scie. J'ai aussi bien était le pire élève que le meilleure de la classe. Je n'ai jamais connu de juste milieu. J'ai déjà était en échec scolaire à des périodes et à d'autres j'ai était un trés bon élève. Bref sur le plan scolaire le juste milieu j'ai jamais connu. Ça a ou été trés bon. Ou trés mauvais. Jamais entre les deux. Aprés pour ce qui est des profs. Ben là c'est pareil. J'ai connu le pire comme le meilleure. J'ai eu des maîtresses qui m'ont beaucoup apprécié et des maîtresses qui m'ont hai je n'ai jamais su pourquoi. Puis pour ce qui est des élèves. J'ai pas souvent été trés apprécié à vrai dire. Ma nature introverti et dans la lune ma souvent valut du rejet allant jûsqu'à l'isolement social et du harcéllement. Même si il y avait des périodes où ça allait. Mais ce n'était pas fréquent. Pour ce qui est du décalage. Ben oui je me suis souvent senti marginalisé du coup. Quand on vie du rejet à un moment on finie par ce sentier en décalage. C'est logique.

Plume
Publiée le 15/10/2019 à 07:51
Auteur du sujet

Merci pour ta réponse Kendany, ton retour m'aidera. ; )

A vrai dire je m'intéresse à nos enfants et à ce que la société leur propose ou plutôt ne leur propose pas.

Ps : Nous ne sommes pas fou.. Mais, qui me parle?^^

Kendany
Publiée le 15/10/2019 à 08:52

C'est pour une étude c'est ça ?

Plume
Publiée le 15/10/2019 à 09:02
Auteur du sujet

J'aimerais fonder une école.. pour les enfants "en décalage". J'ai besoin de connaître les problématiques liées a la question de l'école pour étayer cette idée / ce projet..

Kendany
Publiée le 15/10/2019 à 09:58

C'est bien ce qu'il me semblait. 😁

Lindos
Publiée le 15/10/2019 à 11:15

J'ai été un bon élève conciencieux et heureux de l'être, jusqu'à ce qu'un pépin de santé, être en concurrence qu'avec des bons élèves, puis avoir compris qu'en France l'important est d'intégrer une école prestigieuse mais pas d'en sortir dans les premiers, puis de vivre dans le poleton sans pédaler en tête, me permette de vivre heureux sans trop me fatiguer ^^

Par contre on peut penser ce qu'on veut de la soupe, mais faut pas cracher dans celle qui nous nourrit, qui mérite une reconnaissance si l'on souhaite qu'elle dure. C'est le principe de la protection d'un domaine de liberté contre soumission à des règles.

C'est un peu la limite de l'éducation donnée aux plus jeunes aspirant à plus de liberté sans restriction, que les adultes sont près a leur accorder pour avoir la paix. La pérénité de leur liberté ne sera pas plus assurée que la pérénité de la paix. La liberté est comme un bon vin, à déguster tant qu'elle existe et avec modération.

Mais les humains aiment le risque, l'histoire est un continuel recommencement, ils s'en plaignent mais finalement s'en accomodent ^^

Membre anonyme
Publiée le 15/10/2019 à 11:26 - modifié par gael3592 le 15/10/2019 - 12:53:54

Hello,

Très beau sujet intéressant.

Je dois dire que mon parcours peut être un peu différent de vous , du fait de mon origine.

J'ai été toujours classé majeur dans la promo jusqu'au lycée, j'ai aussi eu de très bon notes pendant le concours en entrant dans l'éducation supérieure.

Avant 15 ans (jusqu'au collège), j'ai eu de relation compliqué avec les profs, même si je suis bien classé, les profs sont toujours durs. Quand je n'ai pas eu 20/20, le prof me convoque et me gifle devant tout le monde. "ce qu'ils veulent, c'est de pousser les élèves à être parfait." mais je vois c'est plutot des violences abusives, après avoir bourré la gueule, ou mal baisée. quand j'avais 11 ans, un jeune prof m'a giflé parce que j'ai été en retard de 2 min, alors que y avait soucis de transport, il m'a demandé de rentrer chez moi. ça finit par mon père venu à l'école et a giflé ce prof, pour sa violence non justifiée. A ce jour, chaque fois ou je rentre chez moi, j'ai toujours envie de retrouver ce prof qui doit avoir 50aines, et le pourrir devant tous mes anciens camarades qui ont été presque tous de victimes.

A 14.5 ans, je suis parti dans un lycée "prestigieux" qui se trouve à 1300 km de chez moi, comme j'ai réussi le concours d'entrée. logé, nourri par mon lycée, on est en constant stress, le lycée en France est vraiment un paradis. Quand j'était au lycée les profs sont très cools, quasi plus de violence, je pense c'est plutot qu'ils ont peur de la réaction des élèves, la plupart sont déjà aussi grand qu'eux, même plus costaux. loool. les profs de lycée sont aussi très humains, malgré le stress, ils vont toujours essayer d'encourager les élèves et proposent des activités physiques pour diversifier un peu. Rien à avoir avec les profs d'écolme primaire et collège.

Rentrer à la fac, les profs ne sont plus derrier les étudients pour les pousser. J'ai du coup tout lâché les deux premières années. je sèche les cours, je participe à pas mal d'activités et surtout passe mon temps à jouer aux jeux vidéo. J'ai eu la première fois de ma vie une matière ajournée. loool, après , on fait un peu plus d'efforts et je m'en sors plutot pas mal.

Avec les camarades de classe, je dois dire que j'ai souvent pas de soucis, depuis tout jeune, je ne me jamais laisse faire, mais je suis tout de même très gentil. les bad boys sont plutot cool avec moi. Jusqu'a ce jour, je garde toujours contacte avec mes camarades de classe. Mais y avait toujours des zinzins, qui cherche des soucis, je supporte pas trop la moquerie, souvent je reponds avec de moquerie encore plus abaissante, des fois ça entraine des bagarres.

J'espère justement qu'il n'y ait plus de violence des profs envers les élèves, la peur, la punition ne sont pas les meilleures solutions. Malheureusement, ma soeur a subit le même sort que moi, et par le même prof, dommage que je ne soit pas là, je balancerai une chaise dans la gueule du prof pour sa violence envers les ado bas age.

Kendany
Publiée le 15/10/2019 à 11:35

Merde je ne pensai pas que ces pratiques digne des années 40 éxistaient encore.

MissHorror
Publiée le 15/10/2019 à 12:59

D'aussi loin que je me souvienne mon parcours scolaire à été chaotique. J'étais loin d'être brillante, voir en dessous de la moyenne, ce qui m'a fait pas mal de fois douter et ça m'a automatiquement mise à l'écart car je comprenais moins bien les choses que les autres. Je n'ai jamais su m'intégrer, j'étais toujours la fille invisible qui était prête à tout pour s'intégrer avec un groupe populaire (qui m'avait d'ailleurs harcelé pendant deux ans), certains profs ont essayé de m'aider, d'autres ont abandonnés en voyant que j'étais très stupide. J'ai cessé de faire des efforts, j'éviter les autres, et j'ai commencé à sécher de plus en plus les cours, tout d'abord ceux qui impliquaient un travail de groupe, comme le sport, et aussi les matières où je me sentais la plu débile : svt, physique chimie et ensuite tous les cours pour complètement arrêter ma scolarité médiocre. J'avais fais deux fois ma seconde. Et il aura fallut que deux ans passe pour que j'ose reprendre mes études dans un cadre spécial et la... La ça a été magique. Pas facile, mais j'ai enfin connu une '' bonne scolarité '', j'étais enfin bonne dans quelques matières (l'exemple que j'aime souvent cité c'est le fait que je sois passé des '' zéros '' accumulés en anglais à des 15,16 xd), j'ai su m'intégrer aux autres et m'épanouir (parce que c'était souvent des ados ayant vécu la même merde que moi), et j'ai eu la meilleure prof d'histoire qu'on puisse rêver <3 avoir décroché le bac n'a pas réglé tout mes problèmes contrairement à ce je croyais mais ces deux années m'ont sauvé

Membre anonyme
Publiée le 15/10/2019 à 13:24

Malheureusement si. C'est dans la culture, que les profs sont aussi "parents" des élèves, ils ont le droit d'appliquer la punition. Merci à confucianisme.

je mets accent aussi sur la vison d'éducation en Asie, c'est quand un enfant est jeune, il faut qu'il soit sévèrement encadré. Ils apprennent d'abord à être uniformisé, la différence n'est pas bien tolérées. C'est ainsi qu'ils vont pas se marginaliser une fois adulte ( que je trouve complètement aberrant de la réalité)

Sinon, les profs sont imposants seulement quand ils sont " tes profs" , ils ont toujours peur de se faire tabasser quand son élève devient adulte. J'avais entendu ma caramade d'école primaire avait même frappé déjà notre ancien prof de maths quand elle avait 17 ans. Elle était humilié pendant 3 ans par lui de part son physique et sa performance scolaire.

En plus, je me souviens toujours quand un prof frappe un ou une élève, son ou sa collègue du bureau ajoute aussi quelques moquerie voir des insultes, au lieu d'arrêter la violence. Tout comme une bande de voyeux. Surtout à l'école primaire.

J'ai entendu dire que depuis les années 2000, l'état punit sévèrement les profs qui ont des pratiques hors de code de travail, les pratiques comme être bourré, tabasser les élèves, surtout des moins 15 ans sont strictement interdits . Maintenant ma génération devient les parents, mes anciens camarades qui sont des parents des élèves d'école primaire . Heureusement, la plupart sont comme moi n'acceptent pas le prof fasse quoique ce soit comme mal aux enfants. Même pas toucher un poil ou un mot de méchanceté gratuite. Ça va bien endadrer les vieux prof qui sont pas encore en retraite.

Kendany
Publiée le 15/10/2019 à 13:39 - modifié par Kendany le 15/10/2019 - 14:01:33

"J'ai entendu dire que depuis les années 2000, l'état punit sévèrement les profs"

Je confirme. Le simple fait de lever la main sur un élève suffit pour faire virer le prof. Et c'est tant mieux.

Je me rappel en maternelle d'une maitresse qui m'avait tiré l'oreil tellement fort que le lobe c'était un peu déchiré.

Salut Misshorror.

Te traiter de stupide est un peu dure je trouve lol. En général la maniére dont l'école est faite est trés normative et rigide et ne permet pas à tous les élèves de s'adapter. Si tu n'y arrivais pas c'est peut être parce que la méthode n'était pas adapté à toi. Et puis de toute facon même le fait de changer de cours toutes les heures ou deux heures et absurde. On nous gave le cerveau comme des oies avec des matiéres différentes qui changent toutes les heures sans aucuns lien les uns des autres. C'est pas étonnat que des élèves aient des difficultés à apprendre quelque part.

Et puis ce n'est pas faile de tenir la cadence quand on a des problémes en tout genre qu'ils soient personnels ou familiaux. Quand on à l'esprit occupé par ses problémes être en cour c'est vraiment la derniére chose qu'on on à envi car on est trop absorber dans nos pépins. De toute facob moi l'école ca ne me manque pas le moin du monde.

Ben tien du coup Plume. Si tu nous racontais ton parcour scolaire ? Vue que tu es zébre je doute qu'il a du être un long fleuve tranquille non plus je pense.

Membre anonyme
Publiée le 15/10/2019 à 15:18 - modifié par gael3592 le 15/10/2019 - 15:52:50

Lool je parlait de chez moi.

Mais il me semble en France c'est déjà le cas. D'ailleurs je pense la plupart des profs n'osent pas trop punir les élèves sinon les parents vont révolter. Loool

Kendany
Publiée le 15/10/2019 à 15:27

Ha ok.

Plume
Publiée le 15/10/2019 à 21:42
Auteur du sujet

Bonsoir a tous,

Déjà un grand merci d'avoir pris le temps de me répondre.. tous. J'ai vécu une journée professionnelle horrible d'un point de vue dissonances intérieures et ce qui m'a fait tenir, c'est de penser à vous (sisi je vous jure^^). Je me suis dis "je ne suis pas seule, je ne suis pas seule, nous sommes nombreux et en lien, ensemble nous pouvons être plus forts.." : )

Je relirai vos réponses dans le détails quand je serais un peu plus reposée et peut être que je me permettrai l'une ou l'autre question.. En tout cas, merci d'exister, vous pouvez pas savoir ce que ça me soulage de penser à des gens comme vous.

Tangerine
Publiée le 15/10/2019 à 22:18

Coucou à tous,

J'ai toujours été très bonne élève, même si je n'étais pas vraiment travailleuse. J'ai eu la chance d'avoir une excellente petite école primaire, puis au collège, étant en horaires aménagés (musique-études), j'avais aussi les meilleurs profs. (On m'a dit que les profs préféraient avoir nos classes, petit comité de 18-20 élèves, et que les classes leur étaient accordées suivant la notation de l'inspecteur d'académie... c'est possible ça ?)

Au lycée ça s'est un peu dégradé, j'avais des résultats un peu inégaux mais toujours aucune inquiétude, et le bac a bien montré ces inégalités, en fonction de mes motivations ou non (ça dépendait si le prof m'inspirait ou non en fait), mais j'ai quand même eu la mention.

J'ai toujours eu une relation privilégiée avec les profs dont je sentais qu'ils étaient passionnés par leur matière et leur métie de transmission. Adulte, en fac, j'ai noué de vraies amitiés avec certains d'entre eux.

Lindos
Publiée le 15/10/2019 à 22:25

En Asie les profs corrigent les élèves, parfois durement, en France les élèves corrigent les profs, parfois durement, en tout cas ces dernières décénies.

Kendany
Publiée le 15/10/2019 à 22:30 - modifié par Kendany le 15/10/2019 - 22:30:24

c'est pas tout à fait faux.

Membre anonyme
Publiée le 15/10/2019 à 22:34

As-tu été traité durement par ton prof ?

Lindos
Publiée le 16/10/2019 à 08:04 - modifié par Lindos le 16/10/2019 - 08:28:38

J'ai été traité durement mais pas violemment, c'est interdit en France. Ainsi que par mes parents, dont je n'ai jamais considéré qu'une claque méritée était injuste, parce qu'il n'avaient ni le temps ni les moyen de faire mieux. Je faisais en sorte de ne pas la mériter.

Toutefois quand tu expliques que tu étais battu quand tu n'avais pas 20 sur 20, c'est un non sens car ce n'était pas une faute, juste une possibilité de progression.

Ce n'est pas une raison pour déléguer l'éducation à une armée de psy, aides familales en tous genres, policiers, juges pour enfants, que l'état, c'est-a-dire les gens, disent n'avoir plus les moyens de payer. Une claque est peu couteuse pour se faire obéir, c'est d'ailleurs sans doute pour cela que les élèves claquent les profs en France.

Plume
Publiée le 16/10/2019 à 08:49
Auteur du sujet

Salut Lindos,

Personnellement je pense que l'enseignement doit être le métier des enseignants et l'éducation le rôle des éducateurs (parents ou à défaut professionnels, animateurs^^).

C'est la première fois que j'entends une position comme la tienne sur les violences sur enseignants. Je suppose que le contexte expliquerait ton point de vue. Peux-tu développer?

La population des enfants étant une population fragile et dépendante (comme les personnes âgées dépendantes ou personnes en situation de handicap dépendantes) c'est une population privilégiée pour être maltraitée (par des adultes mais aussi par de la violence institutionnelle). Alors moi j'ai entendu des cas d'agressions d'enseignants mais en réponse à ce genre de violences..

Ce que j'observe à l'heure actuelle, c'est surtout une génération de parents perdus entre leur propre éducation inachevée et leur volonté de ne pas violenter leur enfant avec une incompréhension totale de la notion même d'éducation.

PS : Je pense qu'une claque n'est que la manifestation de la supériorité physique sur l'autre pour le faire obéir par la peur. Sur un enfant, sur une femme, sur une personne âgée, une personne handicapée.. Je dis ça sans jugement des personnes ayant pu recourir à ce genre de pratique, la loi française actuelle le fait pour moi.

Plume

Membre anonyme
Publiée le 16/10/2019 à 09:04 - modifié par gael3592 le 16/10/2019 - 09:05:18

Bien sur, la on est trentenaires. Quand on était enfant, sous l'emprise de la violence des prof, je ne peux qu'être accepté. Par contre je pleure jamais devant eux. Si maintenant un prof me frappe, je pense qu'il sera défiguré.

La phylosophie est que tu n'as pas de droit à l'erreur si tu es connu comme des brillants, même les filles. Ceci est leur raisonnement, sauf que quand les bons les moyens et les nuls sont tous frappés pour un oui ou un non, c'est plus justifié. Je me souviens à l'école primaire, pendant le cours, y a un gars qui a tiré les cheveux d'une fille, ça devait faire mal à la fille, elle a hurlé. Ça a donc coupé le cours d'une prof, la prof a insulté tous les deux de sauvages et mal éduqués. Alors la pauvre fille n'a rien fait de mal.

Tient en parlant des cheveux. Au collège, javais des cheveux un tout petit peu bouclé naturellement , ça attire souvent la curiosité des élèves, car presque tout le monde a des cheveux raides. Un jour le gars derrières moi a brûlé mes cheveux avec un briquet . Je vous laisse imaginer ma réaction. Du coup, un grand bagarres en plein cours de sport, alors le prof de sport est immédiatement parti parler au principal sans intervenir, laissant les filles hurler et pleurer, "the show must go on" . Y a juste quelque garçon qui ont essayé de calmer le jeux. le principal a convoqué mes parents et moi, menacer de me transférer, avec des sous entendu qu'il y a des" moyens " pour arranger et éviter ça . Mon père indique au principal son titre dans la fonction publique, le principal est très vite calmer. Je suis sain et sauf.

Vive le système !

Mimosa
Publiée le 16/10/2019 à 09:17 - modifié par mimoza le 16/10/2019 - 09:29:34

Houlala. Sujet vaste à traiter. Il semble y avoir beaucoup de confusion à tous les étages dans le système éducatif.

@Plume, je pense que les enseignants enseignent certes, mais ils ont une grande part aussi dans l'éducation. C'est un tout, et je pense que tout adulte a sa part à jouer dans l'éducation d'un enfant. L'enfant s'impregne naturellement de tout les comportements adultes avec qui il est en contact.

Deuxieme point, c'est un non sens de faire intervenir les parents dans l'institution scolaire. ça décrédibilise complètement le prof. C'est un peu comme quand le père et la mère se contredisent devant l'enfant. l'effet est trés délétère. Parents et enseignants doivent au contraire travailler en symbiose et se faire confiance.

Troisième point, la violence n'est pas souhaitable non plus. Par contre, un enseignant a besoin de témoigner d'un certain pouvoir. Il doit etre toujours soutenu par sa direction d'une part, ne pas etre démenti par des psy ou des parents. Je serais pour, en l'état actuel des choses, la mise en place d'isoloir (comme le gnouf à l'armée), pour une heure, demi-journée, voire journée entière. Petite piece fermée avec juste éventuellement (ou pas) quelques livres choisis exprés dedans.

Enfin, les parents démissionnaires (il y en a toujours eu) devraient justement pouvoir compter sur l'école pour les aider.

Voilà vite fait mon avis sur cette question. Il me semble important de redonner du pouvoir à l'enseignant, autant pour lui permettre d'enseigner dans de bonns conditions que pour suppléer les familles en difficulté en terme d'éducation. L'accent, à l'heure actuelle, devrait etre mis sur tous ces aspects éducatifs plus que sur le contenu qui, de toute façon, devient de plus en maigre. Et reprendre ces efforts surtout dès les petites sections.

Enfin, pour modérer mon propos, je pense que nos écoles ont été trop séléctives, trop dures en un mot par le passé. Les enfants n'ont pas besoin de se bourrer le crane et d'etre dans un système ultra-compétitif. Le juste milieu est à trouver pour enseigner les basiques à tout le monde et créer l'unité dans une classe. Pas facile !

Lindos
Publiée le 16/10/2019 à 09:32

Plume,

"Personnellement je pense que l'enseignement doit être le métier des enseignants et l'éducation le rôle des éducateurs (parents ou à défaut professionnels, animateurs^^)."

En effet de tout temps et à fortiori actuellement ou l'enseignement est pléthorique et ce faisant dévalorisé, c'est difficilement la même personne. Mais cela peut rester dans l'enceinte de l'école si on veut que tous les parents travaillent, et pas tous dans des grosses entreprises offrant ce service.

"C'est la première fois que j'entends une position comme la tienne sur les violences sur enseignants. Je suppose que le contexte expliquerait ton point de vue. Peux-tu développer?"

Il y a un rien de provocation ^^

Mais avant éducation c'est la loi du plus fort qui s'applique. Sachant que comme tu le soulignes, un jeune enfant est vulnérable, il aura du mal à faire passer son point de vue, qui a peu de chance d'etre adéquat par manque d'expérience.

Blanquer se plaint de 20 à 30 incidents graves par semaine, et en augmentation constante. Tous les pays de tout temps sont confrontés à une résistance des enfants, parfois même encouragée par leurs parents. Les méthodes éducatives pour canaliser ces résistances sont toujours les mêmes, épuiser les résistances y compris physiquement, et valoriser l'effort, le collectif, la reussite.

Sinon c'est la loi du plus fort qui s'applique, et de toute évidence Blanquer ne sera pas le plus fort.

PierPedro
Publiée le 16/10/2019 à 10:00 - modifié par PierPedro le 16/10/2019 - 10:06:15

bonjour Plume,

comme certains j'ai vécu le décalage à l'école et bien entendu, ça continue dans la vie...

Je suis assez dubitatif sur la question de spécialiser une école là-dessus pour des raisons éthiques et pratiques.

J'ai connu la création d'une école dont les fondamentaux peuvent t'intéresser en termes d'accueil de la personne et principes de relations humaines... Je vois qu'elle existe encore et peut être ils seront intéressés à partager leurs réflexions avec toi.

Ça s'appelle "l'École Aujourd'hui", à Paris.

bonne journée

Membre anonyme
Publiée le 16/10/2019 à 11:55 - modifié par gael3592 le 16/10/2019 - 13:32:45

Ce que j'observe à l'heure actuelle, c'est surtout une génération de parents perdus entre leur propre éducation inachevée et leur volonté de ne pas violenter leur enfant avec une incompréhension totale de la notion même d'éducation.

Oui, tout à fait. Les parents sont les premiers prof à leur enfant. Les enfants n'apprennent pas tous à l'école. en plus, tout ce qui ont appris de l'école, comme des gros mots, doivent être corrigés par les parents. Malheureusement, la plupart des parents pensent qu'une fois que l'enfant est à l'école, c'est le role du prof qui devrait corriger ses élèves, mais non, pas du tout.

Je suis d'accord avec toi , la violence n'est pas du tout compatible avec l'éducation. Je ne suis pas encore parent et rêve d'être papa, je suis tout à fait d'accord avec tous les parents du monde, personne n'a le droit de lever la main sur mes enfants, sinon je la tue. La violence est une manifestation d'incompétence d'un prof, ou une instabilité psy faut aller voir un pro pour se faire soigner.

Oui tout à fait.

Les deux pays sont dans les extrêmes. Chez un ou les profs sont comme un roi, chez l'autre les profs sont comme un chien. Ils faut trouver équilibre en donnant plus de droit au prof en France et en réduire beaucoup en Chine.

Communément, il manque toujours d'enseignant compétents dans les deux pays. Donc l'idée de plume de créer une école pour les enfants en difficulté est tout à fait nécessaire et honorable

Plume
Publiée le 16/10/2019 à 20:15 - modifié par Plume le 16/10/2019 - 20:16:05
Auteur du sujet

@ PierPedro,

Moi aussi la démarche communautaire me gène mais je pense qu'un regroupement zèbre et autiste permettrait une certaine ouverture d'esprit... et puis que faire d'autre sinon?

@ Kendany,

J'ai toujours eu une bonne mémoire donc niveau scolarité pas de soucis (même si mon implication dépendait de la passion des profs comme Tangerine). Par contre je me suis pris la classe de pleine face a partir du cp et jusqu'au lycée. Du coup je me rapprochais des exclus (comme moi)..

Plume

Membre anonyme
Publiée le 16/10/2019 à 22:20

Quel sujet! tout un programme!

En primaire j'étais plutôt dans la moyenne et en fin de primaire je commençait à subir la grossophobie...cela m'a suivi jusqu'a la fin du lycée...lycèe ou venait se rajouter l'homophobie ambiante....(vu que j'ai toujours caché mon homosexualité je subissais en mon fort intérieur celle que d'autres subissaient...n'ayant su tenir leur langues, voir plus encore) quand aux résultats malgrès tout...ils ont toujours été en progression constante au fur et a mesure des années, y compris dans le supérieur....ou j'ai fini par terminer major de ma promo ....et où les discriminations étaient moins nombreuses... Bref je peux dire que ma scolarité à été bonne en terme de résultats mais pitoyable au niveau du relationnel! Je garde pas un souvenir positif de ces années!


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