"Le cancer des appli gay"


Jeyde
Jeyde - 37 ans
De Tours
  il y a 7 jours


Débat
Bonjour à tous, voici un article sur les applications gays. Il y a eu quelques débats sur Betolerant récemment sur elles et sur les thèmes abordés dans l'article. Partagez-vous la vision de l'auteur?

Lire l'article

Pour ma part, il y a un côté où je me dis que l'auteur généralise un peu trop mais ses solutions ne sont pas si mauvaises en soi!

Rubisco
Rubisco - 28 ans
De Alençon
  il y a 7 jours


Il a raison. J'avais déjà craché mon venin sur le côté superficiel de la communauté gay dans un autre topic, donc je n'y reviendrai pas. D'autant que la question soulevée par l'auteur de l'article mérite une attention particulière.

En effet, si les codes actuels sur les applications gay se maintiennent, lorsque ceux qui ont actuellement 20-35 ans basculeront dans une tranche d'âge 35-50, je crois qu'en effet beaucoup auront le sentiment de voir leur heure passée. Et dans la mesure où, pour certains d'entre eux en tout cas, le physique est la seule chose vraiment valorisante pour eux, je crois que c'est tout un château de carte qui s'effondrera chez ces personnes là.

Deux nuances à apporter toutefois :

En premier lieu, les applications répondent à une demande. Merdique certes, mais une demande quand même. Lorsque les jeunes d'aujourd'hui ne seront plus les Apollon de demain, peut-être que surgira un désir d'application de rencontre plus saine, plus sociale. Je reconnais cependant que c'est mal parti vu (i) la mentalité vraiment à chier sur les applis, je ne vois pas comment on pourrait évoluer aussi significativement à l'âge adulte, la plupart des évolutions radicales de mentalité se faisant plutôt entre l'adolescence et l'âge adulte et (ii) le fait qu'on observe déjà des personnes de 35-45 ans essayer de tromper le public en mettant des photos anciennes ou en mentant sur leur âge, et enfin (iii) le fait que beaucoup de trentenaires tentent désespérément de lutter contre la vieillesse qui apparaît inexorablement ; pauvre d'eux, passer des années à lutter dans un combat qui est perdu d'avance, au point d'occulter le reste.

Deuxièmement, on observe quand même, en tout cas chez les 16-20 ans actuellement une évolution assez sensible des mentalités. Il ne sera pas surprenant pour quelqu'un d'avisé sur la chose politique de lire cela, puisqu'on observe que les ados d'aujourd'hui sont la génération la plus conservatrice depuis des décennies, mais aussi néfaste que soit ce conservatisme à certains égards, notamment pour le "+" de LGBT+, on peut résolument penser que les applications, comme toute mode finalement, vivent leur âge d'or et finiront par être ringardisées.

Mais au final l'auteur a raison : les grands perdants, ce seront les superficiels d'aujourd'hui :
- si la mentalité dans le milieu gay reste identique, le fait qu'ils aient un corps vieillissant les transformera en torchons, jetés sans ménagement ; un rejet dont ils sont acteurs jusqu'à présent, non sans jouissance perverse.
- soit la mentalité évolue, et alors leur façon de voir les choses ne pourra jamais totalement se masquer. Ils resteront des idiots superficiels, avec pas grand chose dans la tête (on le voit bien quand on leur parle sur les applis) et surtout une conception de la politesse et de l'empathie bien particulière (les fameux "je viens ici pour discuter" et dès que tu leur parle "tof ?").
Lindos
Lindos - 35 ans
De Lyon
  il y a 7 jours


Les applis accélèrent le cycle, mais il ne faut pas croire qu'avant les mecs sortaient dans un bar pour autre chose que repartir à deux, entrait dans une boite ou un sauna pour autre chose que consommer sur place dans une pièce sombre, allaient sur les lieux de rencontre pour autre chose que faire la galipette derrière un buisson la nuit ou dans des toilettes publiques le jour tout en craignant d'être agressés, roulaient lentement en voiture le long des bois ou voie rapides pour autre chose que trouver un rapport tarifé à leur gout, ou faisait du tourisme dans un autre but que sexuel.

La condition des gays masculins n'est pas nouvelle, ni leur jeunisme pour tenter de plaire toute sa vie. La seule évolution notable est peut-etre celle relevée dans l'article, il a existé des générations de gays visibles de plus,de cinquente ans, moins nombreux mais "assez riche pour entretenir un petit salopard qui les trompait et leur piquaient sans doute leurs sous", confort contre jeunesse chacun y trouvait son compte.

Ce qui manque chez les gays masculins (pour les autres LGBTx je n'en sais rien) c'est un culture du couple, de leur propre famille et non celle de leurs parents. La société en est évidemment largement responsable, mais en même temps dans un pays libre chacun est libre de son destin.

Reste que l'auteur a tout de même raison, la rencontre fortuite en live laisse plus de place à l'improvisation, et donc aux surpises bonnes ...ou mauvaises.

 36 personnes l'ont remercié pour son aide, sa patience et son écoute.
Louisiana
Louisiana - 23 ans
De Créteil
  il y a 7 jours


Citation de Lindos
Les applis accélèrent le cycle, mais il ne faut pas croire qu avant les mecs sortaient dans un bar pour autre chose que repartir à deux, entrait dans une boite ou un sauna pour autre chose que consommer sur place dans une pièce sombre, allaient sur les lieux de rencontre pour autre chose que faire la galipette derrière un buisson la nuit ou dans des toilettes publiques le jour tout en craignant d être agressés, roulaient lentement en voiture le long des bois ou voie rapides pour autre chose que trouver un rapport tarifé à leur gout, ou faisait du tourisme dans un autre but que sexuel. .


On n'aurait pas pu dire mieux, vraiment.

Aussi, ce que je lis dans cet article, c'est surtout qu'apparemment, les "beaux jeunes" seraient désagréables et arrogants avec les plus vieux. Moi j'ai une question : quand t'as 35 ans passé, pourquoi tu contactes un mec de 20 ans ? Quel intérêt tu lui trouves ? Pour moi, c'est bien évident que ce n'est que le sexe, à la limite une discussion amicale. Du coup cet article, je le lis comme un mec "vieux" qui se plaint de pas pouvoir se taper des jeunes. J'ai rien contre les relations sexuelles entre mecs ayant un grand écart d'âge, mais je pense que chacun a encore le droit d'avoir ses critères, non ?

C'est extrêmement généralisant. Il y a certes des divas qui se prennent pour les reines de l'appli, mais l'auteur oublie bien de mentionner comment on ("les jeunes", et pas forcément les plus beaux) ont se fait harceler par des mecs bien plus vieux sur ces appli qui ne comprennent pas le sens du mot "non". Sur Grindr comme sur Tinder, j'ai fait pas mal de rencontres intéressantes, amicales ou bien plus, avec des mecs de tout âge. Parce que j'ai vite appris à m'en foutre des mecs qui se pensaient trop bien pour moi pour m'adresser respectueusement. Vous devriez tout essayer.



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