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Etes vous binaire ou non-binaire ?

Afin d'éviter les maladresses et de blesser la communauté transgenre merci de bien vouloir prendre connaissance des phrases à ne pas dire face à une personne trans.

Membre désinscrit
Publiée le 27/08/2019 à 15:53
Auteur du sujet

Coucou :D

Quand j'ai commencé à comprendre ma transidentité j'avais une notion très binaire du genre, patriarcat et stéréotypes obligent.

Je pensais qu'il y avait les hommes d'un côté et les femmes de l'autre, et qu'on était soit l'un ou l'autre.

Lors de mes premières visites en asso Trans, j'ai rencontré Sophie Labelle, dessinatrice d'"assigné Garçon" qui aborde longuement le sujet de la non binarité au travers des ses planches : https://www.facebook.com/assigneegarcon

Pour expliquer ma transidentité à mes proches j'ai utilisé deux vidéos :

  1. le reportage de National Géographic "La révolution du genre", qui, même s'il n'est pas parfait, a le mérite d'apporter pas mal de réponses aux proches

  2. La vidéo d'Antonin Le Mée - La binarité, c'est pas mon genre (https://www.youtube.com/watch?v=8aM0mWvEdvo)

Cette 2eme vidéo est plus difficilement accessible pour les personnes qui n'y connaissent rien mais je la trouve très bonne et c'est grâce à elle que j'ai compris beaucoup de choses sur la non binarité et le respect des ressentis de chacun.e.

J'ai eu des passages où je me demandais si j'étais non binaire car je me posais la question suivante : si on ne souhaite pas faire certaines choses dans une transition, comme une opération ou la prise d'hormones, alors est-on non binaire ou les deux choses sont-elles dissociées ?

J'ai beaucoup échangé sur le sujet et je sais maintenant dissocier ce qu'une personne a besoin de faire comme transition médicale ou administrative et notre ressenti propre, les deux choses n'ont rien à voir. On peut totalement être binaire et ne pas souhaiter faire de vaginoplastie par exemple.

Aujourd'hui je me considère toujours binaire car je me sens femme à 100% et je conçois beaucoup mieux la non binarité.

Je sais parfaitement, qu'à titre personnel, le fait que je ne souhaite pas faire certaines opérations, va me compliquer la vie, notamment dans la recherche d'un relationnel avec une personne non trans (ou même trans, je suis lesbienne) qui ne saisit pas ces notions de binarité et de non binarité et la différence qu'il y a entre le genre et l'apparence physique.

Et vous, comment avez vous compris votre non binarité ou votre binarité ?

Pensez-vous que votre binarité peut-elle être le résultat du carcan sociétal ?


#307998

CrazyT
Publiée le 27/08/2019 à 17:59

Perso je n'aime pas les cases ne veux pas m'en créer et encore moins qu'on m'y mette... et meme si ca n'a pas tout à fait de rapport avec ta question je me permets de donner mon avis. Désolé d'ailleurs de ne pas avoir de réponse claire a apporter à ton sujet.

Tout n'est pas tout blanc ou tout noir, j'ai connu une personne de couleur, masculine avec un vagin entre les jambes et qui avait plus de privilèges que certains "mâle cis blanc hétéro"...

Un homme "cis" plus tendre et à l'écoute que certaines femme "cis" ou non

Pour moi il y a des gens avec leurs vies leurs choix leur sexualitées et je m'en fout de savoir qui est quoi... non pas dans le sens où je pense que ça ne compte pas attention, je connais les luttes pour la reconnaissance et l'acceptation... Mais dans le sens où ça n'influence pas ma vie et mes choix personnels.

Une personne se présente à moi et me dit bonjour je m'appelle x j'en suis heureux... le souci du genre c'est les autres qui cherchent à nous classer là où on leur semble aller : mâchoire carrée cheveux courts prénom un peu masculin -ah c'est un homme... alors que non, pas forcément.


 1 vote #308005
ETRESUPREME
Publiée le 27/08/2019 à 18:56

ça te regarde po '-'


 0 vote #308008
PetiteCore
Publiée le 27/08/2019 à 20:47

A titre personnel, je suis binaire, je suis une femme, indépendamment de ce dont je ressens le besoin dans ma transition.

Pour autant, je préfère essayer de comprendre que juger ce que je ne connais pas. J'ai mis du temps à commencer à percevoir ce que recouvrait la non-binarité. Mais en tous cas, c'est intéressant, cela remet en cause les rôles et stéréotypes de genre.


 1 vote #308027
Seevbarb09
Publiée le 27/08/2019 à 22:51 - modifié par seevbarb09 le 28/08/2019 - 01:41:20

Je comprends pas la non-binarité pour être honnête. J'ai lu qu'ils ne se reconnaissent dans aucun genre. Mais j'aimerai savoir sur quoi ils basent les genres ?

Si ils pensent qu'être une femme c'est être douce, soumise, aimer le maquillage, les talons, les robes, les cheveux longs...Alors moi aussi je suis non binaire lol. Car je rentre pas du tout dans le stéréotype de la femme ou de la féminité qu'on veut nous vendre.

Mais être une femme c'est être comme on veut. Je ne me reconnais pas dans la féminité clichée qu'on nous impose, mais je peux être une femme à ma façon, car il y a 1000 façon d'en être une... et ça me rend pas moins femme que les autres.


 3 votes #308038
Membre désinscrit
Publiée le 28/08/2019 à 09:05 - modifié par Freyja le 28/08/2019 - 09:08:24
Auteur du sujet

Je vais essayer de répondre à certains commentaires ;)

  • la notion de case est importante, elle permet de se définir par rapport aux autres, tu te places toi-même dans la case "Homme" et "Pansexuel", ce sont bien des cases, elles servent aux autres à savoir ce que tu recherches et si tu corresponds à leur attente. De manière plus large, ces mêmes cases, servent à définir les oppréssions qui pèsent sur une catégorie de personne. Et enfin si des personnes veulent se mettre dans ces cases, qui sommes-nous pour les en empêcher ?

  • Ensuite tu parles de "privilèges", notion qui n'a rien à voir avec la binarité, veux-tu vraiment qu'on échange là-dessus sur un post qui n'a rien à voir, je pense que c'est hors sujet

  • Tu as le droit d'être ouvert d'esprit et te moquer des cases, les personnes en face, en revanche, peuvent vouloir les revendiquer car elles sont importantes pour elles, elles leur permettent de se définir et de savoir où elles se placent dans la société. Il est important de respecter ce choix qui correspond à un ressenti

  • Concernant l'aspect qui définirait le genre, il est évident que ce n'est pas le cas, c'est bien le ressenti d'une personne qui définit son genre

je ne comprends pas ta réponse...

Je suis dans le même cas que toi, comprendre la non-binarité n'est pas simple pour des personnes qui ont été éduquées dans un système totalement binaire, la vidéo d'antonin me plait bien.

De ce que j'ai compris, la binarité n'existe pas et le genre est un spectre qui va d'homme à femme.

Il y a plusieurs possibilité entre les deux et c'est selon le ressenti de chacun.e

Certaines personnes réfutent aussi l'idée du genre H/F et ne se reconnaissent pas sur ce spectre.

Si l'on admet que le genre est une construction sociale, il est plus simple de comprendre ces notions.

Mais j'avoue que n'ayant pas ce ressenti, il peut m'être difficile de le comprendre aussi, tout comme je comprends que des personnes non trans ont du mal à comprendre nos ressentis.

En revanche, tu sembles confondre Expression de genre et Genre, l'expression c'est comment je m'habille, me maquille, me coiffe, l'attitude que je me donne pour exprimer mon ressenti, ce n'est pas mon ressenti. Ce sont des stéréotypes fondés par la société qui dit qu'une femme doit porter des jupes, se maquiller, porter des talons, etc. Ce n'est pas ça qui fait une femme.

Si tu as vu la vidéo d'Antonin, c'est assez bien expliqué.

C'est d'ailleurs quand on pose la question "qu'est-ce qui fait de toi un homme ou de toi une femme" et qu'on se rend compte que toutes les réponses sont des stéréotypes ou basé sur de l'essentialisme qu'on se rend compte que le genre est une construction.

La seule réponse que je donne quand on me demande "qu'est ce qui fait de toi que tu es une femme", c'est "je ne sais pas, je le sais c'est tout".

De la même façon je sais que je suis droitière, c'est instinctif.

Je ne m'attendais pas à avoir des réponses de personnes non trans (cis), puisque ma question s'adresse avant tout à des personnes trans.

Les personnes non-binaires étant des personnes trans.

Mais c'est intéressant de voir des points de vue externes au sujet mais cela ne me fait pas avancer dans ma réflexion ;)

Pour avoir discuté avec des personnes non-binaires aujourd'hui, j'ai plutôt l'impression que c'est le fait de personnes jeunes qui n'ont pas envie de se définir "homme" ou "femme" et / ou qui ne se sentent pas légitime en tant que personne trans à s'affirmer de leur sexe ressenti. Il y a aussi cette pression de la société qui impose que l'expression de genre corresponde au genre ressenti et c'est ce carcan qu'elles réfutent.

Il y a un peu de tout, et c'est de ça que j'aimerais discuter :)

#308060
Seevbarb09
Publiée le 28/08/2019 à 09:16 - modifié par seevbarb09 le 28/08/2019 - 09:51:14

Du coup si les non-binaires ne se fient pas aux stéréotypes entourant le genre, alors sur quoi se basent-ils pour dire «Je me reconnais dans aucun genre ?»

Perso si on me demande ce qui fait de moi une femme, je répondrai mon sexe et mes chromosomes féminins, car j'associe le mot femme au sexe biologique féminin. Je suis une femme car la science me l'a dit, mais je ne me sens pas comme une femme : impossible de ressentir mes chromosomes dans ma tête. Donc je pense que le sexe auquel on appartient n'est pas un sentiment.. C'est plutôt un simple fait biologique sur lequel on a aucune influence, comme le fait d'être blond ou brun


 0 vote #308062
Membre désinscrit
Publiée le 28/08/2019 à 09:58
Auteur du sujet

Oui je comprends bien que tu essentialises la définition de la notion de femme.

Tu as probablement des difficultés à dissocier le genre de l'aspect biologique et de l'appareil génital.

Tout comme moi, je sais que je suis une femme, c'est un fait.

Tout comme une personne homosexuelle dira qu'elle est homosexuelle parce que, et bien, parce que c'est un fait.

Mon sexe est formé différemment mais cela ne change rien à la connaissance que j'ai de moi-même.

Les chromosones forment le sexe biologique "mâle" ou "femelle", le genre ressenti est formé différemment, il y a certaines pistes scientifique qui disent que cela se forme dans le cerveau dans l'uterus à cause de la présence de certaines hormones mais en soit c'est encore beaucoup trop tôt pour accepter ou réfuter ce genre de discours.

Surtout que vouloir imposer la notion de sexe chromosique comme étant la base, invisibilise totalement les personnes Intersexes et les places dans la catégorie "anomalie", ce qui n'est clairement pas le cas.

L'université de Genève a réalisé un document très interessant sur les différentes notions de sexe, j'invite toutes personnes qui a envie de comprendre à le lire : https://www.unige.ch/ssi/ressources/brochure-rtsdecouverte/

On y découvre que les différences anatomique entre homme et femme ne sont pas si importantes que l'on pense.

Que le sexe biologique est quelque chose de beaucoup plus complexe que "penis" = homme et "clitoris/vulve" = femme, qu'en fait ils sont tous les originaire

Il y a le sexe chromosomique, le sexe gonadique, le sexe phénotypique qui forment le sexe biologique.

En soit, le problème est le même pour les personnes homosexuelles :est-ce qu'il est important ou pas de savoir pourquoi une personne est homosexuelle ? Et si on le sait, on fera quoi de ce savoir ? Est-ce qu'on essayera de "corriger" quelque chose qui n'est pas un problème ?

On touche à l'éthique bien évidemment, et ce qu'on ne veut pas pour les personnes homosexuelles, nous ne le voulont pas pour les personnes trans (binaire ou pas).

Pour ta dernière question, la réponse est : probablement à leur ressenti, mais ils sont mieux placés que moi pour y répondre.

#308064
Membre désinscrit
Publiée le 28/08/2019 à 10:08 - modifié par Ovniscient le 28/08/2019 - 10:10:51
Auteur du sujet

Pour ma part je ne crois pas aux genres. Enfin...si. Ça existe bel et bien mais je vois ça comme une contruction sociétale plutôt qu'une essence qui serait en nous dès la naissance. Par conséquent je n'adhère pas à ce concept.

Après chacun est libre de faire ce qu'il veut. Mais se poser ce genre de question j'avoue que je vois ça comme un luxe que tout le monde n'a pas la chance d'avoir.

Par exemple une personne vivant dans la misère extrême sera trop occupée à vouloir survivre, rester en bonne santé et en sécurité. Il n'y a pas de place pour les questions de genre dans ses cas la à mon avis. Donc évidemment les gens ont le droit de se poser ces questions, et je leur laisse leur libre arbitre. Je pense juste finalemment que beaucoup passent trop de temps à penser ce qu'ils sont au lieu d'être tout simplement.

#308066
Seevbarb09
Publiée le 28/08/2019 à 10:10 - modifié par seevbarb09 le 28/08/2019 - 10:11:26

La plupart des situations intersexes portent un nom qui commence par «syndrome» je pense qu'il faut être honnête, il s'agit souvent d'anomalies chromosomiques ou génitales. Mais le terme anomalie n'est pas forcément mal ni péjoratif, mon frère a une anomalie (trisomie), moi également (myopie), on est nombreux à en avoir d'une manière ou d'une autre.


 0 vote #308067
Membre désinscrit
Publiée le 28/08/2019 à 10:13
Auteur du sujet

Je ne pense pas que les personnes Intersexes seraient d'accord avec ton point de vue...

#308068
PetiteCore
Publiée le 28/08/2019 à 10:15

On se fait souvent une idée très simpliste du sexe, sans doute parce-que c'est rassurant. Mais c'est un fait scientifique que le sexe biologique ne se détermine pas uniquement ni sur les chromosomes, ni sur les gènes, ni sur les hormones, ni sur le phénotype, mais que l'ensemble de ses données comptent.

La biologiste Anne Fausto-Sterling voit le sexe non comme une notion binaire avec des mâles et des femelle bien distincte, mais comme un continuum entre mâle et femelle. Cette notion à l'avantage de tenir compte de la réalité de l'intersexualité.

Si le sexe biologique lui-même est aussi complexe et varié, pourquoi le genre, son pendant social, ne le serait-il pas au moins autant ?


 1 vote #308069
Membre désinscrit
Publiée le 28/08/2019 à 10:22 - modifié par Freyja le 28/08/2019 - 10:43:34
Auteur du sujet

On est d'accord que le genre est une construction sociale.

Je ne pense que ça soit un "luxe" de se poser la question, je pense même que c'est essentiel pour savoir correctement définir ses propres ressentis et être en paix avec soi-même.

Je pense plutôt que le "luxe" c'est justement de se dire que c'est un luxe.

Tu crois honnétement qu'une personne dans la misère comme tu dis, n'a pas de ressenti sur elle même ?

Et je peux te dire que nombre de personnes trans sont effectivement dans la misère, le simple fait de s'affirmer trans peut les plonger dans la misère.

Si je peux me permettre, je trouve ton propos légérement déplacé.

C'est un privilége que de penser qu'il suffit d'être pour être dans le bonheur.

Si c'était le cas, pourquoi penses-tu que tant de personnes vivent dans le placard parce qu'elles sont homosexuelle ou trans ? Parce que justement il ne suffit pas d'être pour que tout soit parfait, nous vivons dans un monde où les choses sont beaucoup plus complexes et nous faisons face à un nombre important d'oppressions et d'agressions.

Le luxe c'est effectivement d'être sans avoir à se soucier de ce qui nous entoure.

#308070
Seevbarb09
Publiée le 28/08/2019 à 10:32 - modifié par seevbarb09 le 28/08/2019 - 10:35:17

Évidemment mais il faut être honnête, l'intersexualité est un trouble du développement sexuel. C'est la réalité médicale comme le dit l'article, même si certains intersexes prennent mal cette réalité. (Je peux comprendre pourquoi, ils ont été maltraités par le corps médical)

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Troubles_du_développement_sexuel

Le soucis c'est de vouloir reconsidérer toute la définition des sexes, à cause de quelques rares cas intersexes.

Non le sexe n'est pas un continuum. Il y a le mâle, la femelle, avec des définitions claires et précises. Et pour quelques rares cas, il y a des syndromes du développement sexuel qui donnent des caractéristiques des 2 sexes.


 0 vote #308071
PetiteCore
Publiée le 28/08/2019 à 10:37 - modifié par PetiteCore le 28/08/2019 - 10:49:59

Les personne trans sont en moyenne deux fois plus au chômage que les personnes cisgenre, et souvent dans des situations beaucoup plus précaires.

Il faut dire qu'en France, par exemple, malgrés les améliorations apporté par la loi de modernisation de la justice de novembre 2016, facilitant le changement de prénom et, dans une moindre mesure, le changement de la mention de sexe à l'état civil, ces démarches restent compliquées et l'application de la loi reste sujette à l'arbitraire des tribunaux. Et avoir des papier qui ne corespondent pas à son expression de genre ne facilité pas la recherche d'emploi.

http://www.infotransgenre.be/m/vie-quotidienne/travail/

Concernant les continuum sexuel, je pense que si des biologiste se pause la question, c'est bien que ce n'est pas si claire qu'il le parait.

La science avance souvent à cause ou grâce à des exception qu'elle ne parviant pas à expliquer dans un premier temps.

https://lejournal.cnrs.fr/articles/combien-y-a-t-il-de-sexes


 1 vote #308073
Membre désinscrit
Publiée le 28/08/2019 à 10:42
Auteur du sujet

Ce qui me dérange c'est de refuser de prendre en compte des réalités sous le prétexte d'un passéisme affiché.

Tout comme les personnes neuro-atypique (qu'on appelé il n'y a pas si longtemps autistes) sont autant normales que les personnes neuro-typique, les personnes intersexes sont aussi "normale" que les autres.

La normalité est une notion floue qui est définie par la majorité pour mettre de coté les personnes qui ne leur ressemble pas.

Mais quand on creuse réélement, personne ne correspond à cette notion de normalité qui est de toutes façons fluctuante avec l'évolution des mentalités.

Dire que les personnes intersexes ne sont pas "normales", c'est dire qu'il faut les opérer pour corriger cette "anomalie" et par conséquent nier qu'au final, elle ne sont pas plus "anormales" que nous le sommes nous mêmes, elles sont juste différentes de nous, et c'est à nous de les accepter telles qu'elles sont.

Je ne m'étendrais pas plus là dessus car je ne maîtrise pas le sujet des problèmatiques médicales concernant les personnes intersexes et je me garderais bien d'essayer d'utiliser mes propres croyances pour y imposer un point de vue...

#308074
Seevbarb09
Publiée le 28/08/2019 à 10:56 - modifié par seevbarb09 le 28/08/2019 - 10:58:53

Je n'ai jamais dit qu'ils étaient anormaux. Avoir une anomalie ne signifie pas être anormal. La normalité n'existe pas, puisqu'au final très peu de gens sont complètement «normaux». On a tous soit une anomalie plus ou moins légère (J'avais cité la myopie, ça concerne énormément de monde), soit des caractéristiques qui nous distinguent de la masse.

Et avoir une anomalie ne signifie pas non plus qu'on doit forcément la corriger. Dans beaucoup de cas, c'est un choix qui revient à la personne concernée. Par exemple, une personne à qui il manque 1 ou plusieurs doigts, aura le choix de corriger l'anomalie ou de vivre avec.


 0 vote #308075
Seevbarb09
Publiée le 28/08/2019 à 11:07 - modifié par seevbarb09 le 28/08/2019 - 11:07:42

Affirmer que le sexe est un continuum, c'est également utiliser ses propres croyances pour imposer un point de vue qui ne fait pas consensus...


 0 vote #308076
Membre désinscrit
Publiée le 28/08/2019 à 11:18 - modifié par Freyja le 28/08/2019 - 11:21:52
Auteur du sujet

Ben en fait non, puisqu'il y a justement des recherches qui vont dans ce sens.

En revanche, moi, je n'utilise pas mes croyances pour invalider les ressentis des personnes concernés, enfin il ne me semble pas.

Je préfères les laisser s'exprimer et respecter ce qu'elles me disent plutôt que de me baser sur mes cours de biologie du lycée pour affirmer des choses qui sont vraisemblablement beaucoup plus complexes que ce que l'on m'a enseigné à l'époque ;-)

Et je ne vois pas trop où j'aurais imposé un continuum des sexes, mais soit...

#308077
Seevbarb09
Publiée le 28/08/2019 à 11:31 - modifié par seevbarb09 le 28/08/2019 - 11:33:07

C'est PetiteCore qui a parlé du continuum, et non ça ne fait absolument pas consensus chez les médecins et scientifiques. Uniquement chez certains universitaires et théoriciens de la théorie du genre. (Ils pensent que le genre est un continuum, mais je ne sais pas si ils appliquent la même logique au sexe)

Le trouble du développement sexuel n'est pas une croyance, ce n'est pas moi qui l'ai inventé.


 0 vote #308078
PetiteCore
Publiée le 28/08/2019 à 11:49 - modifié par PetiteCore le 28/08/2019 - 11:56:01

Que les cas d'intersexualité existe est une chose qui est objective. Les qualifier de trouble, d'anomalie, là, ça devient subjectif.

Conercant le continuum du sexe, je n'ai jamais prétendu qu'il faisait consensus. Mais qu'il y avait une discussion et une remise en cause de la vision binaire des sexes au sein même de la communauté scientifique, comme le montre le lien vers un article du CNRS que j'ai donné plus haut.

En bref, si ce continuum du sexe ne fait pas consensus pour lui, il ne le fait pas contre lui non plus.

La biologie à déjà beaucoup évolué depuis le temps où l'on pensait que la différenciation sexuel ne repossait que sur les chromosomes. On a découvert entre temps le gène SRY, l'importences des hormones, etc...

Pour le reste, freyja à raison, le problème central est le respect du ressentis de chacun. Et il est illogique de prétendre respecter ce ressenti quand on passe son temps à le déligitimer avec des arguments pseudo-scientifique, des biais d'argumentations, etc...


 1 vote #308080
Membre désinscrit
Publiée le 28/08/2019 à 11:55 - modifié par Freyja le 28/08/2019 - 12:05:55
Auteur du sujet

Si on peut éviter de parler de "Théorie du genre" sur un forum pour les personnes transidentitaire ?

Cela ne vous parait pas très malvenu de dire à des personnes trans que leur genre, donc leur ressenti, est une théorie ?

Je suis assez surprise de voire, qu'à l'exception de PetiteCore, les seules personnes qui répondent ne sont pas directement concernées par le sujet que j'ai ouvert.

Je m'adresse aux personnes Trans binaire et non binaire, je ne comprends pas bien en quoi certains avis sont pertinents ici...

Concernant les "troubles", il n'y a pas si longtemps, les personnes trans avaient un "trouble de l'identité de genre".

Ce n'est un trouble uniquement car des psychiatres ont décidé que c'était le cas, ils sont revenus là dessus depuis et se sont même excusé.

En ça, l'existence des personnes non binaires, comme celle des personnes intersexes et des personnes neuro atypiques, remet en cause les croyances que nous avons sur des réalites que nous pensions figées alors que ce n'est pas le cas. Il est important d'écouter les personnes concernées afin de tenter de comprendre les enjeux et revoir nos propres croyances.

#308081
Seevbarb09
Publiée le 28/08/2019 à 12:03 - modifié par seevbarb09 le 28/08/2019 - 12:17:15

La myopie est un trouble de la vision, je pense que tu trouveras cela objectif. Et bien l'intersexualité est un trouble du développement sexuel, c'est objectif. C'est la médecine qui décrit ainsi l'intersexualité, ce n'est pas moi. La médecine répartie également les cas intersexes en différents «syndromes».

Effectivement c'est dure à accepter pour certains intersexes, car ils ont été maltraités par le corps médical. Je pense qu'ils font un rejet de la médecine, et veulent s'en libérer.


 0 vote #308082
Seevbarb09
Publiée le 28/08/2019 à 12:06

Ne dis-tu pas toi même que le genre est une construction ?

Si il est une construction sociale, il peut-être théorisé de différentes manières il me semble.


 0 vote #308083
Membre désinscrit
Publiée le 28/08/2019 à 12:11
Auteur du sujet

Le genre est une construction sociale c'est un fait pas une théorie...

#308084
Seevbarb09
Publiée le 28/08/2019 à 12:14 - modifié par seevbarb09 le 28/08/2019 - 12:15:29

Le genre a été théorisé de nombreuses fois ces dernières décennies.

Ce n'est pas une théorie en soit, mais la théorie sert à l'expliquer.

Je pense que tout le monde a sa propre «théorie» sur le genre car c'est un concept culturel entièrement subjectif.


 0 vote #308085
PetiteCore
Publiée le 28/08/2019 à 12:20

Il fut un temps, pas si lointain, où la médecine prétendait que l'homosexualité était une maladie, certains médecins le pretendent encore.

Que dira la médecine quand les recherches en cours sur la sexuation auront avancées ? Bien malin-e qui peut le dire.

Il ne faut pas perdre de vue que les sciences sont en perpetuelle évolution.


 2 votes #308086
Seevbarb09
Publiée le 28/08/2019 à 12:43 - modifié par seevbarb09 le 28/08/2019 - 13:05:11

Ils ont encore de la marge pour découvrir les causes de l'intersexualité, et comment ça se développe, on verra si un jour on en sait plus. Mais en attendant, on ne devrait pas utiliser des syndromes minoritaires pour imaginer un continuum des sexes. On tombe dans l'idéologie.

L'homosexualité est un phénomène qui n'a jamais été compris par la science ni par la médecine... On peut imaginer toutes les hypothèses possibles. Un jour, ils auront peut-être la preuve formelle qu'il s'agit d'une anomalie hormonale ou biologique. Qui sait ?


 0 vote #308090
Membre désinscrit
Publiée le 28/08/2019 à 13:07 - modifié par Freyja le 28/08/2019 - 13:10:26
Auteur du sujet

Tu peux cesser de parler d'anomalie ? C'est très malaisant...

Je doute très fortement que n'importe qui sur ce forum ait envie de s'entendre dire qu'il est ainsi à cause d'une anomalie.

Et encore une fois, on digresse par rapport au sujet initial.

Est-ce un jeu ?

#308097
Seevbarb09
Publiée le 28/08/2019 à 13:27 - modifié par seevbarb09 le 28/08/2019 - 13:31:34

Alors qu'on cesse d'utiliser les intersexes pour renier la binarité des sexes, comme tu l'as fait. C'est de la pure idéologie, et je continuerai de me battre contre.

Sachant que j'aurais jamais commencé à parler des intersexes si tu ne l'avais pas fait


 0 vote #308098