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Un nouveau, un peu perdu

Vous êtes nouveau ? Présentez-vous ici - 13/08/2019 à 21:59 - 7 Participations

Un nouveau, un peu perdu

Bonjour à tous,

Je préviens, gros pavé en cours, et je n'ai pas un style des plus agréable à l'écrit, désolé pour ça. Je ne savais pas trop ou mettre ce pavé, mais vu que je suis nouveau, et que ça va ressemblez à un genre de présentation/interogation me concernant, autant le mettre la.

Voila, j'ai 26 ans, et je suis rentré il y a 2 mois en pleine période de doutes concernant ma sexualité (hétéro jusque içi).

Déjà, hors sexualité, je suis d'une famille dans laquelle l'amour, les émotions et les sentiments ont toujours été assez "proscrit". Mon père a le coeur complétement fermé et pendant longtemps, j'en ai été de même. On se parle peu entre frêre et soeur, jamais un calin ni même une bise, et le contact physique nous fait tous plus ou moins peur, mais à part ce manque de marques affectives, je n'ai pas à me plaindre de ma famille. Je cherchais cependant de l'affection en disant à mes parents que j'allais me pendre, appeller le numéro vert.... quand j'étais plus jeune.

Côté vie sentimentale et sexuelle, jusqu'à ces deux mois, je suis toujours tombé amoureux de femmes et le corps masculin ne m'a jamais emoustillé (sauf parfois quand je croisais des géants super musclé dans des bars "Nordique" ou je me sentais un peu tout petit, mais c'était plus un genre d'aveu de faiblesse que sexuel). La nuit, je révais de princesses que j'allais sauver et niveau fantasme c'était pareil que la plupart des jeunes hétéros je pense (fait rigolo, j'ai eu ma première éjaculation, de nuit, en révant que je parcourais un site porno avec des photos de femmes nu). La journée, j'étais pas très sociable, toujours dans mon coin, le contact humain que ce soit homme ou femme, me faisait peur, heureusement j'étais à l'aise en cours. Un peu victime mais on ne m'embetait pas non plus parce que je savais me défendre et ceux qui m'ont cherché l'ont vite compris, j'avais tout de même quelques potes, mais je n'ai jamais vraiment eu de potes filles, à part une pote un peu garçon manqué avec laquelle je construisais des cabanes dans la fôret.

Du coup, étant un grand timide, je n'ai jamais osé aller vers les femmes, jusqu'à mes 18 ans ou je suis sorti avec une fille qui me plaisait en trouvant le courage de la racompagner chez elle et l'embrasser. A la suite, je me suis dépucellé. La première année c'est bien passée, on se voyait peu, et dès que je la voyais j'avais beaucoup de désir et d'amour. La seconde année nous avons vécu ensemble, j'ai fait des bétises par jalousie et peur de la perdre et du coup nous nous sommes séparés à la fin, j'avais fini par vivre le sexe de manière mécanique tellement on c'était éloigné.

Sur la fin de ma première relation, j'étais en réalité tombé amoureux d'une autre femme (mais mon opposé, hyper sociable...), je ne lui ais avoué qu'après un an, et je me suis pris une claque (un rateau). J'étais tellement mal que je n'ai plus eu de sentiments pour personnes pendant deux ans.

Je suis tombé amoureux d'une autre femme plus tard, dans le même genre (très sociable aussi, qui plaisait à tout le monde...), j'ai pu l'embrasser à une soirée, et pareil, j'ai ressenti un profond amour sur le moment. Nous sommes allé au lit, j'étais bourré, et ça c'est mal passé, car trop bourré et d'autres part, je me prend trop la tête en général (comme ce pavé vous le montrera) et la, d'être mauvais au lit..., donc mon désir sexuel et mes émotions sont retombés car mon cerveau prend le dessus et du coup, suite à cette nuit, elle a abandonnée notre relation (elle était très tactile et dans l'émotion justement), je l'ai très mal vécut.

-> Les débuts de l'intérogation

J'ai revu cette fille il y a genre 9 mois, et on c'est un peu foutu sur la gueule concernant certains sujet (comme à notre habitude, notamment l'homosexualité, je n'étais pas vraiment homophobe mais étant Catholique, je suis contre la PMA et GPA (mais Ok pour l'adoption) et contrairement à beaucoup, j'ose dire ce que je pense même si c'est contre la doxa ( par contre cimer le karma, puni par la ou j'ai péché)) et elle m'a sorti que de toute façon j'étais "homosexuel". Je n'ai pas tellement relevé même si je n'ai pas oublié. A partir de la, j'ai eu de temps en temps la question qui c'est posé à moi, mais j'avais des plans cul donc je n'y pensais pas vraiment mais plus rien niveau amour, et c'est ce dont j'avais vraiment besoin. Du coup... Il y a deux mois, j'ai fait un rêve dans lequel je me suis vraiment intérogé sur ma sexualité, et pour la première fois j'ai pris conscience que je pouvais en fait l'être. J'ai eu mal au coeur pendant deux jours et c'est retombé pendant deux mois plus ou moins.

Et il y a deux semaines, j'ai eu un autre coup d'un soir, ou j'avais aussi bu, et qui c'est mal passé au lit, parce que justement, je pensais à ma sexualité, j'avais l'esprit embrumé et je n'arrivais à rien sexuellement. Il m'en a pas fallu plus pour que tout cela me prenne le coeur et la tête, j'y ai tellement pensé en l'espace de deux jours, que j'ai directement décidé d'en parler à mes potes en leur disant que j'étais Gay ou Bi. J'ai donc déjà la plupart de mes potes au courant, et même des potes assez "homophobes" (j'ai tendance à sur-réagir quand j'ai des émotions tellement je ne les gères pas). Je compte en parler à ma mère quand je la verrais et à mon frère également, (et à un psy aussi sur conseil de mon ex). Je n'ai pas vraiment peur du regard des autres pour deux raisons: -> De une, je suis un peu égoiste et narcissique donc : "Je m'en fous, si tu me saoules c'est pareil et si tu me détestes pour ça, t'es con" et l'autre raison c'est que je suis déjà considéré comme "bizarre", "spécial"... par les gens et ma famille (Hors sujet mais l'ex a qui j'ai parlé de mes problèmes m'a dit de voir si j'étais pas un peu Asperger sur les bords pour réagir comme ça, mais j'ai jamais vu de psy, aucune idée et je n'ai pas envie de me dire ça pour justifier une homosexualité refoulée).

Par contre, pour moi même, accepter que je puisse être bi ou gay, ce n'est pas pareil, c'est contraire à tout mes rêves d'enfants et à ma façon de m'imaginer dans le futur, j'arrive par moment à accepter que je puisse l'être et j'ai comme un apaisement, je n'y penses plus et je refantasme sur des femmes. Par contre, quand je suis dans le doute et que je ne l'accepte pas, j'ai l'impression que je me fiche désormais des femmes et que je vais finir gay et pour me rassurer je m'imagine avec des mecs mais ça a l'effet inverse et ça me fait encore plus peur. Depuis que j'ai ces interrogations, j'ai cependant ressenti de l'amour pour des potes que j'ai revu, mais ce sont des potes, qui m'ont "sortie de la merde", les potes qui m'ont aidés à me sociabiliser un peu et à me rendre heureux de temps en temps. Un genre d'amour reconnaissant mais qui fait la même sensation au coeur que quand je suis amoureux d'une femme, c'est d'ailleurs ma principale source pour tomber amoureux je pense, une fille avec qui j'ai couché une fois, m'a débloqué la dessus, je lui ai parlé de mes émotions, et j'ai ressenti un profond amour pour elle sur le coup. Sexuellement parlant par contre, je n'ai pas encore eu trop d'attirance, à part justement pour un des potes pour qui j'ai ressenti de l'amour ou je me suis surpris à mater son bras.

Voila tout, je suis intimement convaincu qu'il faudrait que je tente quelque chose d'"homosexuel" pour me sortir de la tête tout ça et être dans cet état "appaisé" que j'ai réussi à avoir par moment après en avoir parlé et aussi être fixé(c'est d'ailleurs pour cette raison que j'en ai parlé à tout le monde aussi vite), mais si je suis aussi prise de tête qu'avec les femmes, ça risque de prendre du temps haha. Par contre je suis d'hors et déjà convaincu que je peux aussi avoir des sentiments pour un homme. Je ne veux juste pas vivre cet amour de la même façon que celui que j'ai pour une femme. Juste de l'amour pour un pote envers qui je suis reconnaissant et un amour de couple avec une femme.

Au final, je n'attend même plus forcément de réponses, de toute façon il n'y a pas de questions. Je sais que je cherche à me convaincre de manière sournoise de ne pas l'être dans mes propos (et en même temps j'ai envie d'essayer), mais ça soulage juste de raconter sa vie, ce que je n'avais jamais fait en 26 ans (et oui je vais aller voir un psy) :D ! Après si vous avez des conseils ou que vous vous reconnaissez la dedans, je suis preneur !


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Salut mon ami (mon compatriote palois).

Pas facile de te répondre ! Bien évidement j'ai eu les memes tiraillements. Mais plus tot que toi. Je suis aussi d'une famille trés peu expansive au niveau manifestations affectives. J'ai donc bien du mal aussi à exprimer mes sentiments. Par contre mes doutes en matière d'homosexualité m'étaient bien plus angoissants que pour toi semble-t-il.

A toi d'essayer de faire ton cheminement. J'ai l'impression que c'est trés léger pour toi pour l'instant. J'ai comme l'impression que les jeunes actuellement se remettent trés vite en question. N'oublie pas que l'on a à peu prés tous une capacité à etre bisexuel, et ça ne fait pas forcément des homo pour autant. Il y a un grand pas entre faire une coucherie et s'engager dans une relation amoureuse.

Mais il n'y a que toi qui puisse savoir ce qu'il en est.

Ne va pas trop vite. Essaie de sonder exactement ce à quoi tu aspires, sans alcool. Prend ton temps, dans le respect de toi-meme et des gens que tu rencontres ou cotoie, hommes comme femmes.


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Bonsoir :)

Je pense que dans tout ça... le meilleur guide est ton corps et tes désirs .

Le cerveau imagine et le corps réagit.. écoute le, sonde le et voit ce que tu ressens .

Ne te torture pas autant :)


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Je suis une femme mais j'ai un peu le même cheminement. J'ai 25 ans (fait pas attention à l'âge sur mon profil lol), et j'ai pris conscience d'une possible homosexualité il y a 2 ans. Également d'une famille Catholique... C'est compliqué à accepter, d'autant plus que je rêve de fonder une famille et ça complique forcément tout.

Bref revenons à toi. Je pense que dû à ton éducation, tu sembles avoir un problème à comprendre tes émotions, et tu sembles submergé par un flot d'émotions et de pensées qui te dépassent complètement. Effectivement parler à un psy te ferait le plus grand bien pour t'apaiser et y voir plus clair. Il faut juste tomber sur le bon psy (et pourquoi pas un psychothérapeute, donc qui pratique des thérapies) ça peu t'aider si tu as aussi quelques difficultés socialement, avec les gens.

Après finir sa vie avec un homme ou une femme ne change rien... la seule chose qui peut éventuellement poser soucis, c'est si tu veux construire une famille.


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Salut,

Bienvenue dans le forum,

Tu es en plein questionnement. C'est tout à fait normal.

Je ne comprends pas le lien entre le syndrome d'Asperger (une forme d'autisme de haut niveau de fonctionnement) et l'homosexualité refoulée. C'est deux choses distincts.

Je suis atteint d'autisme léger et je suis homosexuel. Je peux t'aider vis-à-vis au syndrome d'Asperger.

Si tu as des difficultés dans tes relations, cela peut être dû à ton supposé syndrome d'Asperger.

Asa


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Meilleure réponse

Tu écris plutôt bien j'ai trouvé ton histoire intéressante. Après je trouve que tu vas vite en besogne. Tu as des sentiments pour un copain et deux jours après tu annonces que tu es bi/homo à tout le monde. Je dirais que tu devrais prendre un certain recul et ralentir un peu.

Le plus important c'est que tu te comprennes toi, après tu pourras l'annoncer. Tu n'aimes même pas les hommes sexuellement ce qui est pas évident à moins que tu vives bien l'asexualité mais j'en doute puisque tu finis au lit avec toutes tes conquêtes féminines.

Je dirais essaie de faire connaissances avec des gays ou bi et vois déjà comment ça se passe. J'imagine que le copain sur qui tu portes des émotions n'est pas gay. Et très peu de chance pour qu'il soit secrètement gay donc reste sobre et prend ton temps. On peut éprouver de l'amour pour un ami ça veut pas dire qu'on est gay. Donc rencontre des gays ou bi, voit comment ça se déroule et si tu t'emballes déjà c'est qu'il y aura quelquechose.


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Bonsoir,

Merci pour toutes vos réponses. Je me prend effectivement beaucoup trop la tête, car comme je disais, je gère mal mes émotions et je me sens vite débordé quand j'en ai.

Il faut effectivement que j'arrête de trop réfléchir et que je me laisse le temps de voir. De toute façon, sexuellement parlant, rien ne me presse, j'ai toujours été peu attiré par le sexe. Je verrais donc d'abord si j'ai de l'attirance pour des personnes autres que des potes qui m'ont aidés dans la vie.


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