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Sidaction : Les jeunes banalisent la maladie

Sidaction : Les jeunes banalisent la maladie

Roxane
Femme de 38 ans
Evry
Ce sujet est un débat, échangez et partagez dans la bonne humeur

Sondage alarmant

Un sondage effectué en France avant les journées du Sidaction (5, 6 et 7 avril 2019) montre que les jeunes âgés de 15 à 24 ans demeurent mal informés sur le VIH et le Sida : 23% sont mal informés, contre 11% en 2009. C'est le niveau le plus haut atteint depuis 10 ans.

Ce sondage révèle que plus de 20?s jeunes interrogés n’ont pas reçu d’enseignement spécifique sur le VIH au collège ou au lycée. Cette donnée, en hausse de 6 points par rapport à 2018, souligne la nécessité d’améliorer l’accès à l’information sur le VIH/sida auprès des élèves. « Ce rôle ne doit pas reposer uniquement sur les associations. Il est indispensable de renforcer l’éducation à la sexualité dans les collèges et les lycées. Trois heures par an sont prévues dans les programmes scolaires, mais ce n’est pas toujours respecté. Cela est une des raisons pour lesquelles les jeunes oublient que le VIH est toujours présent et qu’ils prennent des risques » explique Florence Thune, directrice générale de Sidaction.

Autre fait alarmant : la moitié des 15-17 ans déclarent ne pas avoir utilisé de préservatif car ils n’en avaient pas à disposition. Malgré les discours actuels et les mesures récentes supposées simplifier la mise à disposition du préservatif, il semble que l’accès et les messages sur les moyens de prévention ne soient pas encore suffisants.

Après avoir entendu cette actualité, j'en ai parlé à mes deux fils qui sont en 5ème et en 4ème. Ils m'ont dit qu'ils étaient informés sur le sida et sur l'utilisation du préservatif. On le leur a expliqué au collège. Cela m'a rassurée. Mais face à ces chiffres, on devrait tous penser à en parler aux jeunes adolescents et adolescentes de notre entourage !


Noob54
Homme de 23 ans
Nancy / Metz

il faut plus de sensibilisation de façon général les risques liés au sexe et sur le questionnement de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre.

Pendant mes études au secondaire, les intervenants n'ont jamais parlé du Sida et sur les questions LGBT+


Fatalitas
Homme de 52 ans
montreuil

4 remerciements

salut informé ou non y en a beaucoup qui s en tape le pire sont ceux qui se savent séropo et qui ne disent rien. pour peuve bientot 27ans que je traine le boulet c est vrai que je ne savais rien en 1992 mais le mec ne m a rien dit.ça ferme beaucoup de portes j ai toujour peur pour l autre a l inverse sans penser sexe je me fout de tout,c est une autre vie.en parler oui si vous avez des questions y a aucun bleme


Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements

Merci du partage.

Ce sondage est reconduit tous les ans :

"http://anws.co/bBoFJ/{74a0d3f0-019f-4b02-a571-b7423326ff6a}"

Il vaut la peine d'être lu en détail.

Tous les ans la situation se dégrade un peu plus en effet. C'est logique parce que les jeunes n'ont pas la science infuse comme on dit : ils ne peuvent pas deviner ce qu'on ne leur explique pas de façon théorique, ni s'approprier ce qu'on ne leur montre pas plusieurs fois de façon un peu pratique.

Il apparait qu'un service minimal est dispensé au collège, et encore pas pour tous les élèves, certains collèges n'y étant apparemment pas favorables.

Les média en parle une fois ou deux par an, les pouvoirs publics peinent à organiser plus d'une fois par an une campagne publique de prévention souvent trop conceptuelle, et subventionnent des associations de prévention, sites internet, centre de dépistage ou de santé sexuelle, etc, qui répondent à la demande ou ciblent des lieux de socialisation de populations plus exposées telles que LGBT+.

Pas vraiment de quoi sensibiliser ni informer de façon précise l'ensemble de la population, en particulier des jeunes, ni les très jeunes qui deviendront très exposés notamment LGBT+.

En outre, vu que même lorsqu'on est familier de ces questions on a parfois du mal à saisir la cohérence globale voire parfois même le sens pratique de ces actions, ceux-ci pourraient échapper à des jeunes peu familiarisés à des risques qu'ils n'ont encore jamais rencontré... Des consignes de prévention doivent être claires pour être efficaces, ce n'est pas un marché aux légumes de saison.

Le résultat apparait conforme à cette situation, à la fois le VIH ne recule pas en France contrairement à de nombreux pays occidentaux, et les autres IST sérieuses progressent de façon exponentielles, mais des jeunes y sont exposés et de nombreux y seront potentiellement exposés car on a jamais vu un jeune rester jeune.

Bref pas de quoi pavoiser.

Mais j'ai entendu qu'il suffisait de donner de l'argent au Sidaction pour que tout rentre dans l'ordre dans le futur ^^


Dimancche
Non binaire de 25 ans
Paris

Ce n´est pas étonnant. A partir du moment où on ne meurt plus du sida comme dans les années 80 et qu´on peut vivre à peu près normalement avec le vih (espérance de vie non réduite), les gens se relâchent. Il y a une banalisation car c´est une maladie qui est devenue inoffensive (dans le sens non mortelle).


Iuris
Homme de 19 ans
Nantes

Ah bon ? Pourtant je m'en suis taper des heures d'éducation sexuelle. Apres, je doute fortement que ce soit les jeunes mal informés plutot que l'accessibilité du preservatif le probleme. Sur le coup s'il en a pas, je m'imagine mal l'ado lambda pas le faire juste a cause de ca.


Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements

Il est vrai que pour des très jeunes un accès facile à des préservatifs est un peu aléatoire en France, notamment dans les campagnes, et que la possibilité de s'en faire prescrire des gratuits (une marque, bientot deux) par son médecin n'est sans doute pas tres connue y compris des médecins eux-mêmes. Mais la tolérance à l'indisponiblité du préservatif est sans doute plus grande qu'à celle du défaut de connection du smartphone ^^

Les parents pourraient aussi être plus sensibilisés, mais la relation parents-enfant qui doit rester relativement indépendante en matière de sexualité ne facilite pas l'aide des parents. L'hygiène et la sécurité sanitaire des plus jeunes est largement de la responsabilité des pouvoirs publics, ou en tout cas partagée. En un an j'ai du voir une ou deux promotions publiques des préservatifs, dont une dans le métro parisien par une marque de préservatifs,, et encore pendant les vacances où les prix des pub 4x3 sont en promo parce qu'il n'y a plus personne pour les regarder ^^

La réalité est plus cruelle, en France le préservatif a été volontairement ringardisé au profit d'une médecine infiniment plus couteuse, mais aussi plus facile à maitriser, moins angoissante, et ce faisant théoriquement moins sérophobe. D'où le mot banalisation employé par les média je suppose, l'épidémie est publiquement silencieuse sauf une à deux fois par an.

Sauf que devenir malade chronique d'une infection qui est encore actuellement toujours mortelle en l'absence de traitement journalier, qui est parfois difficile à équilibrer et encore parfois mortelle en France même sous de multiples traitements, ce n'est pas la fin du monde mais tout de même un sérieux handicap. Et que la vie est toujours plus simple sans handicap, surtout lorsqu'on est jeune et doté d'une espérence de vie potentiellement longue. Outre que selon les spécialistes une souche devient plus virulante et des souches deviennent résistantes aux médicaments à l'étranger. Personnellement je trouve que la situation n'est pas si banale que cela, ni potentiellement aussi stable qu'on veut bien le dire, Elle tient encore de la bataille pied à pied où chaque avancée de la médecine est compensée par les virus ou le relachement de la prudence des comportements.

C'est d'autant plus dommageable que les moyens de prévention et de lutte contre les IST dont le VIH ont actuellement tout pour être efficaces et rassurants dès lors qu'on comprend leur combinaison, dont le principe n'est pas différent de celui toutes les préventions, sanitaires, industrielles, routières, aéronautiques, nuclaires, etc, qui nous permettent de vivre quotidiennement sans crainte excessive dans un environnemment de risque faible mais potentiellement graves.

C'est le principe des pelures d'oignon dont aucune pourrait être suffisamment efficace à elle seule, des protections susceptibles de défaillir qu'on empile de façon à ce que chacune puisse intercepter une défaillance de la précédente, des soins en cascade qui font partie du vocabulaire des médecins, etc. Mais aussi le principe des premières protections qui protègent plus largement une population moins exposée, quand les dernières protègent de façon plus pointue une population surexposée.

Et c'est vrai que la liste des moyens de protection disponibles est déjà longue : sexualité plus sure -Safer-Sex, préservatifs masculin et féminin ou digues dentaires, effets protecteurs préventifs des médicaments (séropositifs devenus non infectieux grace à leur traitement curatif -TasP, traitement d'urgence -TPE, prophylaxie médicamenteuse -PrEP), dépistages périodiques ou en cas de besoin, et enfin traitement curatif à vie en cas de séropositivité -Trithérapie.

Cette liste pourra encore s'allonger ou se densifier en fonction des avancées de la médecine, dont le vaccin efficace tant attendu et qui tarde à venir, ou le médicament qui éradiquera les virus qui se cachent actuellement dans les cellules sans qu'on parvienne à les éliminer. Mais en attendant pas d'autre alternative que de se taper cette liste de façon la plus courte possible, à minima safer-sex ou préservatifs, dépistages périodique ou en cas de besoin, et traitement d'urgence le cas échéant.

Mais si c'est vrai que d'emblée l'accès aux préservatif coince chez les plus jeunes, ça risque d'être compliqué ^^


Roxane
Femme de 38 ans
Evry

Merci pour toutes ces réactions. Ces échanges m'ont permis de prendre une décision : Je vais acheter une boîte de préservatifs à mon fils qui est en 4ème et qui a une petite amie depuis quelques mois. Ce n'est pas une incitation à passer à l'acte sexuel trop jeune, c'est pour le protégéer des MST si jamais sa copine et lui décident de passer à l'acte. C'est vrai qu'en tant que parents il peut être gênant de s'imiscer dans la sexualité de ses jeunes enfants, mais le sujet est trop grave pour rester silencieux et inactif.

J'ai lu également sur le site sida-info-service.org qu'on estime à 25000 le nombre de personnes en France qui ignorent leur séropositivité (épidémie cachée). Ce chiffre est effrayant.


Nina82
Non binaire de 24 ans
Montauban

2 remerciements

Le problème est plus qu'évident : il n'y a pas d'éducation sexuelle dans les collèges/lycées, c'est tellement tabous que l'on ne soulève pas les problématiques par rapport au sexe/romance ...

Y'a des gamins qui pensent qu'on guérit du Sida, ou qui ignore le principe du consentement, ou qui ne connaissent rien aux méthodes contraceptives, ou qui pensent que la monogamie va forcément les protéger alors que ce n'est pas forcément le cas, ou alors ils ne respectent pas les différentes sexualité des gens !

Et ensuite ça pleure parce que iel est malade, ou enceinte alors que l'on ne le voulait pas, ou bien qui n'osent pas se mettre en couple ou vivre une sexualité épanouie par le sexe "bouh c'est caca, n'en parlons pas de manière saine et constructive !" et ensuite il y'a des jeunes qui bousillent leur vie et/ou celles des autres ...


Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements

C'est vrai que les adultes ont une responsabilité sur l'éducation des jeunes. Mais à leur décharge ni les jeunes ni leurs parents ou adultes référents ont les idées claires sur l'étendue des risques et les outils de prévention, ce n'est pas un malheureux Sidaction, ni les stagiaires journalistes qui commentent une fois ou deux par an les communiqués de presse de Santé Pubique France, ou encore des sites de prévention ayant été au bord de la faillite parce plus d'argent, qui peuvent être à la hauteur des enjeux, malgré leur bonne volonté et leurs initiatives.

Par contre les pouvoirs publics, les structures de santé ou de surveillance, et les associations de prévention connaissent parfaitement le sujet. On voit leurs efforts et à peu près qui les paie, mais on peine à voir qui décide de la stratégie et qui orchestre la cohérence de la prévention. Apparemment pas les financeurs publics. Moyennant quoi cela ressemble là aussi à un agrégat de bonnes volontés où chaque acteur fait ce qu'il peut comme il peut, et comprenne qui pourra.

Le débat a déjà été fait et refait en long en large et en travers, la ringardisation de la prudence et du préservatif sous-couche des prophylaxies et traitements médicamenteux était prévisible sinon prévue.

A partir de là on peut voir le verre à moitié vide comme à moitié plein et s'en satisfaire, mais pendant ce temps le VIH et autres IST sérieuses ouvrent d'autres brèches, et les grandes planifications de leur éradication mises en pages à grands frais par les communiquants risquent bien de devenir une série à épisodes.

Dans ce contexte je serais volontier enclin à ajouter la prudence en amont de l'offre de prévention, qui a le mérite d'exister.

Mais cela ne résoud pas la question des jeunes qui peuvent trouver cette offre peu claire ^^


Absolutmusic
Homme de 40 ans
PARIS 75019

1 remerciement

on peut encore choisir son destin :

les caresses

l'abstinence

et si l'acte sexuel doit se faire toujours penser au preservatif, tout le monde pense à se couvrir mettre son echarpe en hiver, donc il faut avoir cet automatisme c'est tellement simple ça prend quelques minutes pour le mettre.

En plus aujourd'hui, on ne peut plus dire on ne savait pas, et c'est trop cher ou le preservatif me dérange

NON!!! ils en a pour tous les goûts!

https://www.preservatifsenligne.fr/preservatif/preservatif-mix-fantaisie/preservatif-parfumes.html

fraise vanille bubble gum banane

ça doit rester ludique et surtout preventif

et surtout pour les novices dire NON si on ne veut pas pratiquer quelque chose que l'on ne désire pas

savoir dire NON c'est très important, et parler

si le mec ou la fille dit mais non tu ne crains rien, il faut lui expliquer que certes la trithérapie les medicaments sont là il y a une grande évolution depuis 1982, mais NON la maladie n'a pas disparu

comme disait Barbara lors de son concert : "mettez les" et vous serez fier


Nina82
Non binaire de 24 ans
Montauban

2 remerciements

Concernant pour l'abstinence... Mouais, ça n'aide pas davantage.

Certes il y'a beaucoup moins de risque (c'est le cas de le dire) mais il y'a d'autre moyens de chopper le SIDA que par le sexe...

Par exemple la toxicomanie avec les aiguilles, une transfusion sanguine suite à une grosse opération ou à un accident (sang contaminé, hemophilie)

Et même l'echange de sex-toys entre partenaires.


Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements

Je n'ai aucun appriori contre l'abstinence, qui a aussi été promue comme un pis aller au cours de l'histoire. Mais j'estime qu'il y a une injustice à effrayer les plus jeunes au point qu'ils en deviennent abstinents voire asexuels.

A titre d'exemple, la route n'est pas sans danger mais il est tout a fait possible de l'emprunter avec une sécurite suffisante pour decouvrir notre vaste monde. Cela nécessite évidemment un apprentissage, theorique, pratique et des explorations personnelles, en restant prudent. Il me semble que pour la sexualité qui est une belle invention de la nature, c'est pareil.

Lorsqu'on est un peu anxieux, craintif, inexpérimenté, pas pressé avec la jeunesse devant soi, il existe le safer sexe, la sexualité plus sure : une sexualité qui peut être un peu plus immature mais tout aussi jouissive, que savaient maitriser les anciens qui ne disposaient pas de contraception fiable. Safer sexe n'est pas abstinance.

Le préservatif fait aussi partie des méthodes de safer sex. Il est unitairement efficace contre les IST les plus risquées. Son taux de défaillance globale sur la durée n'est toutefois pas nul s'il est mal utilisé ou glisse, surtout est oublié ou indisponible au moment où il est nécessaire. Ce taux de défaillance apparait variable selon les continents, les classes d'age et les personnes qui l'utilise, le préservatif n'a pas stoppé l'épidémie avant la mise au point d'antiretroviraux efficaces, et ce faisant a des détracteurs.

A l'inverse les gens qui l'utilisent avec soin ne se font normalement pas infecter par des IST sérieuses, ce qu'ils assurent par des dépistages périodiques. Et en cas d'accident un traitement d'urgence post exposition est dispensé aux urgences. Dans le contexte où le VIH n'est en moyenne pas aussi infectieux que sa reputation, même s'il l'est infiniment plus dans les semaines qui suivent l'infection et les années qui précède sa fin (la mort en l'absence de traitement), du temps où les antirétroviraux n'étaient pas aussi efficaces que maintenant le séropositif d'un couple sérodivergent n'infectait jamais son copain séronégatif parce qu'ils étaient vigilents dans l'utilisation des préservatifs. Le préservatif peut donc être aussi un moyen suffisamment efficace de safer sexe, et être promu en tant que tel dans les populations.

Y compris dans celles structurellement ou comportementalement surexposée à qui il est proposé une prophylaxie médicamenteuse (PrEP), car celle ci n'est pas nécessairement protégée contre les autres IST sérieuses, et elle rencontre aussi bien des jeunes ou moins jeunes structurellement moins exposés qui n'ont aucune raison de les croire quand il se pretendent safe comme l'enfant qui vient de naitre (qu'ils ne sont pas toujours) ^^

Bref le preservatif reste et restera certainement longtemps la couche de protection de base de l'ensemble de la population.


Nina82
Non binaire de 24 ans
Montauban

2 remerciements

Je suis d'accord avec Lindos sauf sur deux points :

L'abstinence =\= l'asexualite : les personnes Ace n'éprouvent pas de désirs ou de besoins sexuels, pourtant il arrive que iels se masturbent et soient sensible à l'erotisme.

L'abstinence est né pas vouloir faire du sexe, mais par un choix précis... Alors que le désir et le besoin est la.

Ensuite, safe-sex=immaturité : selon moi c'est tout l'inverse, c'est au contraire encore plus mâture que ne pas le pratiquer... En effet, une personne pratiquant le safe-sexe se met une "charge de diligence" supplémentaire sur les épaules ; se protéger soi-même et l'autre (ou les), c'est une responsabilité


Dimancche
Non binaire de 25 ans
Paris

Concernant l´utilisation du préservatif lors de la pénétration, cela relève de l´évidence pour moi. Par contre pour la fellation, je me demande quelle est la proportion des personnes qui utilisent une protection ? Est-ce une pratique ultra minoritaire ? quelqu´un aurait des chiffres ?


Roxane
Femme de 38 ans
Evry

Bonjour Dimancche

J'ai fait une recherche sur Internet pour répondre à ta question.

J'ai trouvé un article sur Doctissimo daté du 17 novembre 2017 dont voici des extraits :

Un sondage effectué sur Doctissimo révèle que plus d'un tiers de nos internautes estime que "pratiquer une fellation sans préservatif est sans risque". Bien que connu depuis de nombreuses années, le risque de contamination par le virus du sida est souvent sous-estimé. Ce type de rapport serait pourtant responsable de près de 8 pourcents des infections.

Les campagnes de prévention se sont concentrées sur la transmission par voie vaginale et anale, qui représentent 90 pourcents des infections. Cependant, il apparait aujourd'hui que la transmission par fellation n'est pas négligeable et est plus importante que prévue, en particulier à cause de la généralisation de fellations sans préservatif. Des cas d'infections par cunnilingus ou anulingus ont même été rapportés.


Dimancche
Non binaire de 25 ans
Paris

@Roxane Les études convergent souvent pour dire que le sexe oral ne présente que très peu de risque dans la transmission du Vih. Après j´en ai vu qui prétendent que ce risque est de 0,01% et d´autres (comme celui que tu cites) avancent des chiffres beaucoup plus importants (8%!). Le mieux c´est de le faire avec un préservatif, mais qui fait ça ? Quasiment personne


Nina82
Non binaire de 24 ans
Montauban

2 remerciements

Et pourtant on devrait : imagine que tu as un problème à la bouche (moi par exemple j'ai certaines gencives qui saignent facilement) ou que tu t'est mordu la lèvre, tu as donc des micro-lésions t'est d'accord jusque là ?

Par la suite tu pratique le sexe oral - pas que bien sur - avec ton/ta/tes partenaire(s) (réguliers ou non, à toi de voir), seulement voila il y'a de la cyprine ou/et du liquide pré-séminal (chais pas trop comment l'expliquer, mais en gros c'est ce qui vient avant le sperme) qui est dans la bouche et qui pénétre donc, dans les micro-lésions.

A ton avis que se passe t-il dans ce cas-là ?


Absolutmusic
Homme de 40 ans
PARIS 75019

1 remerciement

@Nina : tout à fait. Les risques sont la quoi qu on en dise


Nina82
Non binaire de 24 ans
Montauban

2 remerciements

Voilà ! Et celleux qui pensent que le "retrait" ou l'abstinence sont efficace : non ça l'est pas non !

Déjà j'ai jamais comprit le concept du retrait, quelle est son utilité ? x) Sérieux à partir du moment où il y'a une sécrétions sexuelles (cyprine et liquide pré-séminal) qui se frottent contre des muqueuses (vagin, anus et bouche pour ceux qui ont séchés les cours de Bio ^^) et qui risque de provoquer des micro-lésions (ces endroits sont plutôt fragiles d'après ce que j'ai lu), alors non ce n'ai pas parce que l'arrosage se fait en extérieur, qu'il n'y a pas eu un peu d'eau à l'intérieur ...

Quant à l'abstinence, il n'y pas que par le sexe que le Sida se transmet : par l'échange d'aiguilles, un.e tatoueuxeuse qui a oublier de changer l'aiguille, une transfusion sanguine après une opé ou un accident ; surtout si on est hémophile.



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