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Le monde du Travail, cette désillusion

Place aux débats - 20/03/2019 à 22:53 - 7 Participations

Le monde du Travail, cette désillusion

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Bonsoir à tous,

J'espère que vous allez bien :).

Je suis de retour sur ce site pour avoir des avis concernant un sujet épineux qui risque de m'attirer de l'incompréhension, de l'intolérance, ou de la moquerie, et ce n'est pas ça que je recherche, autant vous prévenir d'avance. Je tiens à avoir des retours constructifs, merci d'avance :).

Je m'explique : je vais sur mes 27 ans et je suis, depuis un long moment déjà, presque totalement désillusionné par le monde du travail au point de le détester. Flashback de mon parcours pour que vous cerniez mieux la chose :

Je suis issu d'une formation de réceptionniste hôtelier dont j'ai été diplômé en 2016. Par la suite, j'ai pu exploiter pas mal de types d'hôtels :

  • J'ai commencé dans un hôtel familial où ça s'est le plus mal passé : harcèlement moral aussi bien devant les clients que devant le personnel. J'avais pris la place d'une jeune femme qui est partie d'elle-même et un des réceptionnistes qui est là depuis plus de 30 ans aimait beaucoup la fille et a très mal vu mon arrivée. Le patron n'avait pas voulu m'entendre car le réceptionniste (Joël) et lui ont de gros liens car le Joël avait formé le patron et lui a fait découvrir le monde de l'hôtellerie, vous voyez le truc. Je me suis cassé.

  • J'ai enchaîné avec une résidence hôtelière où ça s'est mieux passé mais où je n'arrivais pas à trouver mes marques suite à un manque d'encadrement, vu que j'ai besoin que les consignes soient carrées afin d'être le plus opérationnel possible. J'ai pu finir mon contrat normalement.

  • Par la suite, j'ai fait 2 périodes d'essai de 1 mois chacune dans 2 établissements (un hôtel-restaurant et un hôtel familial) car je m'étais engagé et pour voir quel type d'établissement me correspondait le mieux. Pour le 1er type d'hôtel, tout allait bien en soi, sauf que je leur avais dit que je m'étais engagé auprès de l'autre établissement car j'avais eu un meilleur feeling lors de l'entretien avec les gérants, et l'hôtel-restaurant voulait me prendre, ou comment faire un mauvais choix ... Car l'hôtel familial avait un fonctionnement digne de l'Antiquité et malgré mes efforts d'adaptation, ils ne m'ont pas pris. Je me suis donc fait niquer par ma faute.

  • Ensuite, une expérience dans un hôtel-restaurant familial où cela a fini par ma démission car une collègue avec beaucoup plus d'ancienneté ma cassé par derrière et où le patron me hurlait dessus à la moindre erreur.

  • Enfin, j'ai exploité un hôtel de chaîne (B&B) où tout se déroulait à merveille jusqu'au jour où suite à une néglicence de ma part qui a été de rappeler le patron pour lui demander la procédure à effectuer concernant une demande de groupe, j'ai été accusé d'avoir fait perdre 10 000 euros à l'hôtel (une entreprise avait appelé un vendredi soir pour le lundi qui suivait pour des ouvriers qui viendraient sur une durée de 2 semaines, j'ai demandé un mail que je n'ai jamais eu, j'ai pas prévenu le patron car j'avais d'autres tâches à effectuer, les ouvriers sont venus comme "prévu" et la société n'a jamais donné de nouvelles), j'ai donc fini mon CDD alors que j'avais un CDI à la clé. Surtout que quand tu constates qu'au début le patron fait des éloges sur ton compte devant les clients et qu'à la fin de cette histoire il te fait comprendre qu'il s'est trompé sur ton compte comme si j'étais un article dont le contenu ne reflète pas le packaging qui l'a attiré, ça flingue bien.

    Ajoutez à cela (avant et après ces expériences) des jobs d'été en tant qu'employé de rayon en grande surface à me faire critiquer sans cesse, vous obtenez un gars assez blasé du travail. Il n'y a que les missions intérim d'inventoriste qui me plaisaient car on me critiquait pas injustement, on me harcelait pas, on me foutait la paix et je faisais mon taf, et pareil pour un poste d'archiviste dans un centre des impôts où pour la première fois de ma vie, j'avais doit à de la reconnaissance, des remarques constructives et justifiées et une VRAIE équipe, même si ce dernier poste n'avait duré qu'un mois.

Suite à cela, il m'est arrivé 2-3 fois de ne pas me rendre sur mon lieu de travail pour une mission intérim de quelques semaines/mois (les contrats n'étaient pas encore signés, rassurez-vous) car au moment de me rendre sur le lieu de travail, j'étais pris de panique et je me garais quelques part et fondait en larmes, par peur de me refaire humilier ou rabaisser à nouveau.

Aujourd'hui j'ai démarré un contrat dans une usine en tant qu'agent polyvalent pour les services généraux (tri, livraisons, entretien... Pas usine du style devant un tapis roulant toute la journée ou style Peugeot, non non non) en intérim dans l'optique d'une embauche (donc CDI). J'ai accepté car depuis le Centre des Impôts (octobre 2018), je n'avais plus rien eu malgré mes démarches actives et vu que je souhaite plus que tout quitter le cocon familial pour trouver un logement avec mon copain, je me suis dit que c'était l'occasion, sans pour autant être réjoui. Il n'y a que le fric et la possibilité de décanter la situation niveau logement qui m'attire. Les collègues m'ont semblé sympa au premier abord mais je me méfie beaucoup et le règlement est extrêmement strict (ce que je peux comprendre en soi vu qu'il y a des bâtiments qui peuvent exploser facilement) mais me faire comprendre par le gardien que si je me retrimballe avec les manches retroussées dehors, c'est la sanction (et chez eux, c'est 300 euros pour démarrer, et tu dégages ensuite en tant que grade supérieur), ça en dit long ...

Il n'y a que mon copain et mon avenir avec lui qui m'intéressent. Le reste est une plaie pour moi. J'ai l'impression d'être un petit rouage insignifiant qui doit travailler pour faire marcher le générateur, avoir son petit salaire à la con fin du mois car "le travail c'est la santé", ce qui est ironique car ce sont ces sous obtenus qui te permettent de te payer tes remèdes nécessaires à ta santé dont les maux sont causés par le travail. C'est quand même ironique à mort !

Je compte faire quelques mois dans cette usine et m'installer (si ça marche) avec mon mec et SI je trouve mieux, je me casse. Si je pouvais ne pas avoir à travailler de ma vie pour me consacrer pleinement à mes passions et à des domaines VRAIMENT enrichissants (être membre associatif, voyager...), je le ferais volontiers, sans hésiter. Mais le monde est tellement régit par le fric ... Et en France, le travail a une si grande importance que évoquer des propos comme les miens c'est être pointé du doigt pour avoir l'étiquette "feignasse" dessus qui ne sait rien faire. Au fond de moi, je refuse ce mode de vie métro boulot dodo. Je n'ai pas envie de me forcer à ça pour entrer dans ce moule. Mes parents ne comprennent absolument pas cela et je les blâme pas, différence de génération... Mon copain et mes amis me comprennent mieux, mais me font comprendre qu'il n'y a pas le choix et que c'est ainsi ... Sauf que cette vision me donne l'impression qu'on crève la bouche ouverte en faisant ces 35/39/45h semaine...

Je serais ravi de lire vos témoignages et avoir vos points de vue sur la question, car je suis assez perdu. Merci en tout cas à ceux qui auront pris le temps de lire mon mal-être professionnel. :)


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Pareil que toi.

24 ans, j'ai enchaîné les petits boulots et les CDD. Je suis déjà effrayée par le monde du travail et son aspect capitaliste. Je me sens vraiment mal dans le monde de l'entreprise.

Les plus vieux diront qu'on est une génération trop sensible lol,

mais j'ai eu une adolescence particulière qui m'a refilé des problèmes de sommeil / concentration / angoisses qui semblent s'aggraver avec le temps et qui sont dures à conjuguer avec pas mal de travails


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Bonjour Umbrash ,

Chaque métier a ses difficultés . Etant de la restauration , je connais très bien ce secteur . (et un peu quelques autres) . A te lire c'est vrai on ne ressent pas vraiment de passion ni d'engouement pour ce que tu fais . Peut-être t'es-tu simplement trompé d'orientation ou n'y as-tu même pas trop réfléchi ? C'est courant chez beaucoup qui veulent avant tout être autonomes . Je peux me tromper mais je te vois bien faire un métier plus proche de la nature . Pas un métier forcément plus facile (loin de là) mais qui correspondrait plus à ta personnalité , avec d'autres conditions de travail . L'idée est lancée . Bon courage .

Bonjour Anamajob ,

J'entends bien aussi ce que tu évoques . Pour moi , il n'y a pas pire que d'exercer un métier qui ne nous plaît pas , qui nous bouffe . J'ai la chance de faire ce que j'aime . Je vous en souhaite autant à chacun , il n'est pas trop tard pour changer de/ou trouver sa voie :-)

Faire un bilan de compétences pourrait vous aider à y voir plus clair .


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Citation de Umbrash #295319

Coucou Umbrash

Je voulais juste te dire par rapport à ta situation que c’est assez simple: tu n’aimes pas ce que tu fais ( succession d activités hotelières donc tu te récoltes des expériences à la con qui te confirment bien ton ressenti que c’est de la merde // y a pas de jugement dans ce que j écris. )

Si tu veux conjuguer argent et bonheur, poursuis tes sessions d’intérim et à terme fait ce qui te plait vraiment. Tu as le droit de penser que le travail c’est relou. Et de vouloir t épanouir dans ce que tu fais. Et donc au final de vivre d un travail épanouissant, que tu auras choisi.

Pas besoin de trimer ou souffrir pour avoir le droit d’avoir une vie honorable.


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Citation de Umbrash #295319

"Si je pouvais.... me consacrer pleinement à mes passions et à des domaines VRAIMENT enrichissants"

Il y a sûrement là matière a creuser pour un avenir tant professionnel que personnel. C'est à toi de voir.

"Si je pouvais ne pas avoir à travailler de ma vie" Alors la, y a la française des jeux ou le "gitonage".

Avec le temps viennent, assez généralement, la lassitude puis (et) l'ennui. autant choisir un domaine d'activité le moins déplaisant possible et pouvoir se ménager la possibilité d'en changer. Mais choisir et pouvoir peuvent être un luxe...


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Je comprends ce que tu dis, le monde du travail peut être vraiment violent. Et en termes de désillusion, jai eu droit à la mienne en pensant que je serais plus à l'aise dans une PME en tant qu'intovertie. Mais non, le problème avec les entreprises "familiales", c'est qu'elles sont tout sauf ça. Vues de l'extérieur, on les aime bien mais de l'intérieur, elles sont détestables. Et vice-versa pour les grandes entreprises et les multinationales ; elles sont mal vues de l'extérieur mais à l'intérieur, elles sont bien plus sympa.

C'est surtout un problème dans l'horeca et dans tous ces boulots dans de petites entreprises ; on se tape un patron ou une patronne qui a un regard sur tous ses employés et se sent vite en état de surpuissance, se permettant tout et n'importe quoi parce que personne ne suvrveille. Dans les grandes entreprises, par contre, les équipes de chaque département ont plus souvent tendance à se soutenir et les ressources humaines sont là au cas ou quelquechose de visiblement injuste se passe. Surtout que dans les RH travaillent souvent des femmes, des personnes "de couleur" et des LGBT qui peuvent soutenir dans des cas de harcèlement. Ensuite, dans les grandes entreprises, il y a évidemment plus d'employés, ce qui crée une "démocratie" plus "représentative". Le salaire y est assez bon, suivi d'avantages puisque, même si on est un minuscule employé, nos erreurs peuvent créer de gros soucis, finalement. Et enfin, elles se renseignent plus sur les techniques de management et commencent à se rendre compte que le.la patron.ne qui tyrannise et stresse tout le monde n'apporte pas un aussi bon rendement et une aussi grande motivation que le.la patron.ne qui motive et rassemble. Je ne suis pas passée par beaucoup de grandes entreprises mais dans mes départements et d'autres, j'ai souvent pu voir des patrons bedonnants, lents et condescendants se faire remplacer par des gens bien plus dynamiques ou plus "fédérateurs" et bienveillants.

Dans les petites entreprises, par contre, on peut souvent retrouver ces petits patrons qui aiment avoir un bouc émissaire de service, histoire de concentrer l'animosité vers cette personne plutôt que vers eux. C'est la technique classique du patron de merde qui est incapable de se faire respecter autrement. Et en petites entreprises, on en retrouve souvent. On a parfois la chance de tomber sur de vrais leaders qui savent motiver une équipe et créer un cadre rassurant mais c'est rare.

Après, dans les grandes entreprises, la concurrence est rude, surtout pour ceux qui sont en CDD et se battent pour un CDI. Un de mes anciens patrons avait d'ailleurs déjà utilisé ça comme une arme pour diviser des membres de son équipe et "rediriger" l'animosité (sous formes de moqueries, dans son cas) vers d'autres.

Enfin, bref, selon moi, même si les grandes entreprises ne sont pas toutes roses, y travailler est bien plus sympa et moins risqué que de se retrouver en "équipe réduite". C'est plus sécurisé, mieux payé. Tu auras plus de "liberté" financièrement et tu devrais juste le considérer comme ça si ton boulot ne te passionne pas. Tu peux faire du bénévolat sur le côté, faire des choses que tu apprécies vraiment. Et même si tu n'as pas un CDI dans cette société-là pour une raison ou une autre mais que tu finis ton contrat, d'autres grandes sociétés devraient t'engager en voyant sur ton cv que tu as eu et fini un contrat dans une autre. C'est pas le top du top mais bon... ça rassure un peu


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Je crois que les mots du dessus seront les miens.

Tu ne sembles pas apprécier ce que tu fais. Trouve ta voie ou une de tes voies.

S'épanouir au travail est important. Il n'y a pas que la relation de couple... ^_^


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