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Coming out transidentité a la famille

Coming out transidentité a la famille

Titoune06
Non binaire de 30 ans
La gaude

bonjour , voila je me raproche de vous pour savoir comment c'est passer cotre coming out envers votre famille . hier j'ai eu rdv chez mon medecin est lui est parler de ce qui me perturbe j'ai l'impression de préférer etre un homme mais est du mal a le dire a ma famille surtout a ma mere . Pour ce qui l'on fait esce que vous vous ete senti mieu apres? avez vous pleurez? car j'ai peur que ci je pleure je ne soie pas prise au serieux . merci d'avance de votre reponse


Ancien membre
Utilisateur désinscrit

Salut Titoune06 :)

Pour ma part, mon coming out a été provoqué.

J'avais 19 ans et je rentrais de boîte. Il était 6h du matin et quand j'ai franchis la porte de chez mes parents, ma mère était là à m'attendre.

Elle m'as alors posé une simple question :

" Jérémy, est ce que tu aimes les garçons ? "

Quand je lui ai avoué que oui, elle a alors fondu en larme en me prenant dans ses bras.

Elle m'as alors demandé ce qu'elle avait mal fait avec moi .

Je lui ai alors dis que c'était comme ca et que ce n'était pas sa faute.

Je lui ai alors demandé d'en parler à mon père car j'avais peur de sa réaction.

Ils s'est passé plusieurs jours sans qu'on ne parle de mon homoséxualité.

L'atmosphère était assez pesante pour moi car, même si ils n'avaient pas changé de comportement envers moi, j'avais besoin de savoir leurs pensées et d'en parler.

C'est alors que mes parents m'ont dit la plus belle phrase et m'ont fait la plus belle preuve d'amour qu'ils pouvaient me faire.

Ils m'ont dit:

" Tu es comme tu es et tu reste notre fils. L'important c'est que tu soit heureux. Et si cela doit être avec un garçon il n'y a pas de problème "

Je ne te cache pas que j'en ai pleuré de joie


Titoune06
Non binaire de 30 ans
La gaude

merci beaucoup de ta reponse cela me fait chaud au coeur . en ce qui conserne mon envie de passer de femme a homme je pense que ma mere pourrais s'y faire mais je suis pas sur que elle me crois car plud j'attend plus cela devient difficile j'ai peur de craquer devant elle car je suis quelqu'un qui deteste mentir et su couo ce lourd secret me pèse je sais pas du tout comment aborder le sujet et me faire comprendre


Faith141
Homme de 43 ans
paris

Salut, c'est une décision très importante et une annonce très importante que tu feras a ta maman. Si tu pleures elle verra que c'est quelque chose d'important pour toi et qui te touche.

Tu peux essayer de voir avec ta maman un film sur la transidentité (je pense que l'on pourra te conseiller des film sur le forum). Tu peux d’abord lui expliquer que tu ne te sens pas bien dans ce corps et que tu souffres. Que tu as besoin de son aide et de son soutien.

Il faut aussi que tu t'appuies sur tes ami(e)s.

Quand tu dis que tu as été voir un médecin. C'est quels types de médecins?


Titoune06
Non binaire de 30 ans
La gaude

j'en est parler a mon medecin généralise qui a très bien compris et me soutient et qui ma meme proposé de l'annoncer avec moi a ma mere . le souci c'est que y a 5 ans de cela j'ai fait une depression et depuis quant je pleure ma mere a peur et la derniere fois ma dit si tu continue je vais te faire enfermer ce qui est trez compliquer j'ai peur de passer pour une folle meme si je le suis pas


Daraen
Homme de 19 ans
Versailles

Bonjour !

Etant moi-même trans et out depuis quelques temps déjà (j'ai évoqué mon questionnement pour la première fois il y a 2 ans), je pense que mon expérience peut t'intéresser.

La toute première fois que j'ai parlé de ma "potentielle" transidentité, c'était à mon frère. A l'époque, je n'étais pas encore sûr de moi, mes pensées étaient floues, bref, pas de quoi être trop pris au sérieux, alors mon frère a plus ou moins considéré que c'était juste une idée comme ça - en même temps, venir lui en parler de nuit, c'était peut-être pas la meilleure idée. :')

Enfin, j'ai réellement fait mon coming-out à ma famille quelques mois après, en octobre 2016 il me semble, via une lettre afin d'être le plus clair possible (+ je suis une bille à l'oral). J'avais encore quelques incertitudes, et je croyais qu'écrire tout ce que je ressentais me donnerait le déclic ; manqué, je nageais toujours en plein doute après, mais bon.

Au départ, mes parents ont cru que c'était une lettre de suicide - oui parce que je respirais pas forcément la joie à l'époque. Ma mère l'a lue en première et est venue dans ma chambre me rassurer, me prendre dans ses bras et pleurer, parce qu'elle ignorait tout mon mal-être. Elle m'a appelé Armand (le prénom que j'avais utilisé pour signer ma lettre, mais j'en ai changé depuis) et m'a genré au masculin. Ca me faisait bizarre, j'étais perdu, et j'ai pleuré.

Pour mon père, c'était plus... compliqué. Au départ, il a pensé que c'était une phase. Il continuait de me genrer au féminin, d'utiliser mon prénom de naissance. On ne se comprenait pas, et la relation père-enfant devenait presqu'inexistante. Il a vraiment changé de mentalité quand il a été question de transition médicale. En fait, je crois qu'il m'a vraiment pris au sérieux quand je lui ai dit "Papa, je veux voir un psychiatre pour commencer ma transition.". Aujourd'hui, il me reconnaît comme son fils, ne se voit plus utiliser mon ancien prénom et les pronoms féminins, et il m'a avoué que ça lui faisait vraiment bizarre quand des personnes qu'il n'avait pas vues depuis des lustres lui parlaient de moi au féminin.

J'ai jamais trop su comment l'avait vécu mon frère, peut-être de la même manière que mon père, mais en plus bref. Je pense qu'au départ, il n'a pas vraiment pris ça au sérieux, mais très vite, il a rectifié la vision qu'il avait de moi. Ma soeur, de son côté, m'a directement accepté et m'a même avoué sa bisexualité par la même occasion. x)

Mes ami.e.s l'ont appris soit par message, soit par ma meilleure amie avec mon autorisation. Malgré quelques questions maladroites et un peu d'incompréhension, c'est passé comme une lettre à la poste. Mon copain de l'époque qui avait, au départ, une vision très restreinte des genres (pour lui, c'était pénis = homme, vagin = femme, et c'est tout), a été l'un de mes plus grands soutiens par la suite.

Enfin, ma mère l'a annoncé par mail à la famille de son côté (qui l'a très bien pris, même mon grand-père avec des idées d'extrême droite a été réceptif !), et j'ai fait mon coming-out à mes grands-parents paternels. Mon grand-père a eu une réaction similaire à celle de mon père, et même s'il a pris du temps à vraiment l'accepter, il ne m'a jamais rejeté et aujourd'hui, il respecte mon identité.

Je sais, mon histoire paraît très "bisounours" par rapport à beaucoup d'autres, et je sais aussi que tout le monde n'a pas la chance d'avoir un entourage aussi ouvert et compréhensif que le mien.

Je te souhaite bon courage pour ton coming-out, mais surtout, si tu ne te sens pas en sécurité avec certaines personnes, ne leur en parle pas. Ca peut être très difficile de vivre dans le placard, mais s'il y a un risque qu'on s'en prenne à toi, attends de te trouver un lieu sûr où tu pourras te replier si besoin est.

Bonne journée !


AposJk
Non binaire de 27 ans
Toulon

Wahou Je viens de lire ton témoignage Daraen, je trouve ça vraiment super de voir des entourages aussi ouverts, même malgré quelques difficultés, ça reste une happy end et ça fait du bien Super réaction ta mère !

Pour Titoune06, c'est vrai que je trouve ça toujours difficile de conseiller, parce que tout dépend tellement des personnes et du contexte ! Passer par un professionnel de santé peut être une très bonne chose. Après, je pense que ça peut aussi un peu vexer si la personne est ouverte, car le "tiers" sert souvent quand le risque d'incompréhension est grand. Mais quand je lis :

la derniere fois ma dit si tu continue je vais te faire enfermer

Je pense que passer par un tiers professionnel de santé pour t'appuyer serait une bonne chose. Pour ma part, je trouve ça très violent comme phrase. "Ne vaudrait-il pas mieux que tu vois quelqu'un pour traiter ton état ?" me paraît mieux quel que soit le contexte que "continue, je vais te faire enfermer", c'est un peu comme et à cause de ça qu'on a toujours autant une mauvaise image de la psy, cette image de "gardes-fous", alors que le rôle du personnel soignant est d'accompagner les patients vers un mieux-être, que ce soit parce qu'ils sont malades ou simplement dans une phase de trouble.


Titoune06
Non binaire de 30 ans
La gaude

merci pour vos reponses qui me touche malheureusement j'etait bien partie pour lui dire hier soir et je me suis dégonflé et aujourd'hui je me sens mal c'est trez dur mais je pert pas espoire d'y arrivée lol j'essaye de garder mon humour pour pas perdre pieds je sais pas comment a 30 ans on peu encore avoir peur de ces parent et de leur jugement defois je me dit sue c'est pas normal en meme temps j'ai peur de pas m'en sortir seul .une petite question pour ce qui pourront me repondre esce que certain changement vous on provoquer des crises d'anguoisse a l'idee de ce changement ? esce que vous avez changer radicalement de caractere?. merci pour vos reponse



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