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Ausecours aux grands savants !!!! [Peur SIDA]

Ausecours aux grands savants !!!! [Peur SIDA]

SadLiberty
Homme de 19 ans
Toulon

Voila moi qui est si craintif a céder a la tentation de me faire sucer par un homme, donc tous ce passe bien jusqu'a l'aurevoir et maintenant qu'il est partit j'ai peur d'avoir attraper un truc, qu'il m'est pas dis qu'il est quelque chose ( surtout le sida) j'ai vraiment très peur c'est la deuxieme fois de ma vie que je me fais sucé je suis jeune j'ai pas trop envie d'attraper un truc grave maintenant quoi x)

du coup rassurez moi on peut pas attraper le sida juste en se faisant sucer hein ? (j'ai fais que ça )

VOILA merci :'( j'espere vous me repondrez vite j'vais pas supporter la nuit :')****


Ancien membre
Utilisateur désinscrit

Non, on ne peut pas.

Par contre, si tu suces un inconnu, il y a des risques.


Romangel
Homme de 32 ans
Draguignan

Salut,

Tu peux attrapper d'autres MST mais pas le SIDA.

Maintenant, si tu es craintif et que tu as peur, autant aller te faire dépister histoire d'être tranquilisé.

Néanmoins, il faut rester prudant. Attention, il y a toujours un petit risque car ce n'est pasécrit sur la tête des gens et l'autre peut toujours te cacher qu'il a des morpions, la syphilis... A toi d'être rigoureux et ne pas t'envoyer tout ce qui passe ;-)


ThomasDN8
Homme de 36 ans
LYON

Non il n'y a aucun risque d'attraper le virus du Sida avec une fellation, toutes les études l'ont déjà prouvé maintes fois.

Néanmoins tu peux attraper beaucoup d'autres choses, plus ou moins génantes.


Fuong
Homme de 41 ans
Bordeaux

Surtout en te faisant sucer... Le truc que tu peux choper (et je demande à voir, enfin euh non c'est pas ce que vous croyez), c'est la transmission d'un herpès labial (lèvres) à un herpès génital. Et il me semble qu'un herpès labial n'est transmissible que dans sa phase éruptive (c'est-à-dire au stade où ça se voit). Même des morpions tu ne peux pas les choper comme ça : ces bestioles ne vivent pas sur les poils de barbe.


Lindos
Homme de 35 ans
Lyon

41 remerciements

Comme dit par les autres tu sembles surévaluer le risque de transmission de VIH, qui est non significatif entre la salive du mec qui t’a sucé et la muqueuse du gland et méat de ton sexe masculin, et plus généralement méconnaître les risques d’IST dont certaines peuvent se transmettre en s’embrassant ou par contact.

Il est généralement inapproprié de céder à une pulsion puis culpabiliser, car on se fait mal et surtout on ne gère rien.

Alors que si tu connais (un peu) la personne et son souci de rester en bonne santé, de sérieux comme on dit, tu peux déjà être rassuré sur les rapports à risque nuls de VIH tels les caresses ou baisers, faibles en moyenne telles que les fellations, et réduire à un niveau faible en moyenne les risques significatifs tels que les pénétrations en utilisant un préservatif, qui protège aussi contre les autres IST les plus sérieuses, y compris lors de fellations.

Puis tu devrais utiliser les méthodes de rattrapage, en cas de risque accentué faire appel à un conseil et un traitement d’urgence en moins de 24h en cas d’accident de protection. Et dans tous les cas faire un dépistage au moins une fois par an ou en cas de prise de risque, voire plus fréquemment si tu faisais régulièrement des rencontres, ou dans des régions plus infectées, ou dans des lieux ou avec des personnes ou en ayant des pratiques à risques. Et consulter un médecin en cas de symptômes anormaux. Et à un haut niveau de risque tu pourrais te renseigner sur la prophylaxie pré-exposition, mais tu en es tout de même très loin en recevant une fellation.

A ton niveau de risque le bon réflexe est de prendre l’habitude de se faire dépister régulièrement de toutes les IST, par exemple dans un centre de dépistage anonyme et gratuit (GEGIDD, il en existe partout), au moins tous les ans. Le but de la manip étant d’intercepter le reliquat de risques faibles lorsque tu as réduit les risques en amont par des pratiques à faible risque ou en te protégeant. Et vérifier si tu es bien vacciné contre l'hépatite B.

Moyennant quoi en réduisant les risques pour toi et pour les autres (donner une fellation est plus risqué pour ton partenaire), tu ne prendras pas plus de risque qu’en sortant en boite de nuit les samedi soir, et même moins car ce risque grave essentiellement de la route et de l’alcool est trop négligé quand on est jeune.

Ne restera plus qu’à lutter contre la crainte et culpabilité que tu sembles exprimer, qui ne sont pas appropriés à une bonne gestion des risques d’IST, alors que se limiter à des caresses, baisers et fellations est une sexualité à risques réduits (safer-sex en anglais) surtout lorsque pratiquée avec des gens fiables, qui n’a rien de honteux.

PS : ton utilisation du mot savant m'amuse, elle est souvent culturelle xd


Romance83
Homme de 51 ans
Saint-Raphael/Frejus

D'une manière générale les sites suivants sont bien fait et répondront à la pluspart de tes questions:

sida info service

sexosafe

Quelques liens pour répondre à tes interrogations:

on me fait une fellation

je fais une fellation

risques de la fellation


SadLiberty
Homme de 19 ans
Toulon

Merci pour vos messages ça me rassure un petit peu,

je pense je vais quand meme stopper les plans je suis trop peureux pour ça lol


Theudric
Homme de 29 ans
Nomdieu

Ce n'est pas une question d'être peureux ou non, c'est de savoir si on est prêt à vouer sa santé au petit bonheur la chance, sachant qu'un coup de malchance peut entraîner un traitement à vie, et un traitement sensé agir sur le système immunitaite, autant dire que rien qu'avec un tel traitement sur du long terme, même si les symptômes voire toute trace de l'immunodeficience disparaissent, l'organisme prend une sacré beigne.

Enfin après je parle de traitement à vie dans le meilleur des cas unh! Ca peut être le seul mal (mais déjà suffisant) en cas de diagnostic précoce. Par contre si le diagnostic tombe après les symptôme là ca peut vite devenir plus compliqué.

Aussi il faut prendre en considération la dimension sentimentale. Je parle en connaissance de cause, j'ai été en couple avec un séropositif (non contaminant vianle traitement), et même s'il a eu l'honnêteté de me le dire dès le début et que j'ai fait fit de ça par amour (bien que je n'y avais jamais été confronté), ça a été difficile pour moi d'intégrer au fond de moi, ça m'a longtemps travaillé, je regardais ses boites de medoc et je me disais le coeur empli de peine "quel gâchis, pourquoi ça lui est tombé dessus". Même lorsque nous nous sommes séparés, j'avais le coeur lourd de son départ mais je me suis apperçu que quelque chose m'allégeait tout de même dans cette rupture avant de m'appercevoir que c'était le poids de sa maladie qui avait finalement toujours été présent au fond de moi bien qu'enseveli.


Lindos
Homme de 35 ans
Lyon

41 remerciements

En effet la séropositivité au VIH soignée reste un handicap et un dépistage tardif est aggravant, peut même encore être parfois mortel en France, et derrière cette expression lisse être une agonie de plusieurs années.

C'est la raison pour laquelle les autorités insistent tant sur la nécessité des dépistages périodiques suffisamment fréquents.

Mais rien ne remplace la prudence en amont du dépistage, en ayant une sexualité moins risquée, et protégée mécaniquement par un préservatif ou médicalement (traitement pré exposition).

Cet cette combinaison de "ET" entre prudences, protections, réactions en cas de prise de risque (traitrement post exposition), dépistages, et traitement en cas de séropositivité découverte, qui limitent les risques à un niveau acceptable.

Car cette combinaison de préventions divise par plusieurs facteurs 10 un risque initial pouvant lui-même varier considérablement de plusieurs facteurs 10.

Chacun peut avoir une perception différente du niveau de risque acceptable, et considérer que contracter une maladie chronique, qui de plus a encore des conséquences liberticides, n'est pas acceptable.

C'est vrai aussi pour les hépatites graves dont certaines ont des vaccins, ou les drogues conventionnelles ou non.

C'est sans doute vrai aussi pour les cancers, il est assez probable que lorsque dans le futur on comprendra mieux ses mécanismes les gens diront que nous vivions innacceptablement dangereusement. Mais sans vaccin et en ayant le nez dans le guidon comme on dit, on a actuellement pas assez de certitudes pour faire une bonne prévention.

Mais ce n'est pas le cas du VIH et autres IST graves dont les préventions peuvent sembler complexes mais sont existantes et compréhensibles.



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