Rejoindre BeTolerant

Forums LGBT+
Amour et intimité
Vide intersidéral et désintérêt total dans la vie

Vide intersidéral et désintérêt total dans la vie


Anonyme
Ce sujet est une demande d'aide, écoute et bienveillance sont de rigueur

Bonjour, bonsoir, salut, hey, mesdames et genderqueers et messieurs et messieurs-dames

Je suis aujourd'hui dans une situation gênante car je ne sais pas ce que je vais faire à l'avenir, l'avenir semble une chose floue et incertaine, en fait je passe la plupart de mon temps à dormir où à végéter. Je ne sais pas quoi faire, pas envie de travailler, pas envie de faire des choses, tout au plus je souhaite rencontrer de nouvelles personnes sympas... Et c'est tout quoi. Tout le monde me dit de faire des choses afin de trouver l'envie de faire des choses, mais faire quoi ? Lol je ne sais pas. Déjà je n'ai pas envie de m'engager dans quelque chose de régulier (par exemple : un travail), je n'ai pas envie de déranger les autres, je n'ai pas envie de vivre dans la rue (il fait froid et j'aime bien pouvoir prendre des douches ou acheter à manger de temps en temps), je n'ai pas envie de mourir non plus. Du coup je ne fais rien, rien du tout, genre je suis dans mon lit puis au bout d'un moment je me lève je mange je sais pas quoi faire donc je joue à un jeu vidéo, je me sens seul, je rejoue, je me recouche; etc. (en réalité, je fais plus de choses que ça mais c'est une journée type pour moi) Je vis chez un parent (soit mon père soit ma mère), ou bien chez des amis parfois (avec leur accord, bien sûr)

Donc j'ai une vie entre les mains (la mienne) et je sais pas quoi faire avec, je la regarde je la vois elle s'en va et puis c'est tout. C'est ennuyant Je ne ressens pas beaucoup de manque, je veux dire, si, j'aimerais bien avoir un chez-moi, mais entre la puissance du désir (modérée) et ce qu'il faut faire pour l'atteindre (avoir un travail complètement inutile où tu te pointes tous les jours (youpi génial super oh joie)), ben c'est clair que ça vaut pas le coup. J'aimerais bien me faire des amis aussi, mais où ? J'aimerais bien avoir un endroit où j'aime bien me rendre, mais en général dès que quelque chose me sous-entend que j'aurais une raison de ne pas m'y rendre, je n'y vais pas ; résultat si jamais j'ai des amitiés en cours de développement (ce qui arrive rarement), je coupe le contact tout simplement en arrêtant d'aller à l'endroit où je rencontrais les gens. Et puis ensuite on m'oublie, normal, et je suis désespéré, et le cycle recommence

Sauf que je suis un peu malheureux : parce que entre ce que je pourrais faire et ce que je fais, il y a un écart immense que je remplis avec des larmes, quoi. Fin bref, je ne pense pas qu'il existe des gens qui puissent m'aider, c'est juste que je ne suis pas vraiment quelqu'un qui me plains je crois, alors pour une fois je me permets de me plaindre. Ou alors peut-être que je passe beaucoup plus de temps à me plaindre qu'autre chose, je sais pas. C'est comme si j'avais accumulé tellement de tristesse et qu'il n'y avait tellement personne pour la prendre, qu'à la fin elle m'a englouti comme un tsunami Voilà ça fait 2-3 ans que ça dure, je suis passé par des périodes où je cherchais des moyens de suicide, aujourd'hui je sais exactement comment m'y prendre, mais pas trop envie de le faire parce que c'est déjà dur pour mon père en ce moment, et puis pas envie de mourir (pas besoin de me faire un moratoire sur le suicide j'ai déjà épuisé le sujet merci )

En fait à chaque fois que je vais pour faire quelque chose, je me trouve devant un vide intersidéral qui me demande à quoi ça sert, et est-ce que ça vaut le coup, et à chaque fois la réponse est : ça sert à rien, ça vaut pas le coup Sauf si c'est une envie que j'ai et que je n'ai pas peur de l'assouvir, dans ce cas ça passe. Mais c'est pas souvent J'ai la sensation d'être complètement anesthésié, je sais pas quoi faire. Lorsqu'on dort trop, on finit par avoir des vertiges alors qu'on est couché, c'est assez étrange. La réalité aussi, me donne le vertige, je ne comprends pas exactement de quoi il retourne, et je ne suis pas capable de vivre en bon animal

Désolé si c'est un cafouillis, désolé si c'est pas la bonne section (mais je vois pas de meilleure section ? ou alors je me suis trompé de forum), mais ça n'engage que votre responsabilité si vous avez tout lu, bien à vous cordialement Moi

PS : Je suis gêné d'écrire ça ici donc je vais peut-être le supprimer après un temps, désolé, je suis juste complètement bloqué

Merci pour votre aide, ou votre aide par la pensée


Ancien membre
Utilisateur désinscrit

Bonjour. Ne serait-ce pas une espèce de Burnout,de ras le bol...je crois que tu devrais commencer par voir ce que tu as de bien en toi...tu as la santé,Tu es jeune,tu as apparemment des amis. Rester au lit chez toi ou derrière un écran ne t'aidera malheureusement pas a t'ouvrir au monde extérieur. Et un travail est indispensable quant au fait de pouvoir subvenir à tes besoins quotidiens. Belle journée à toi et bises.


Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements

Tu décris ce qu'on appelle un état dépressif, apparemment stabilisé, mais à un niveau déjà sévère qui ne te rend pas autonome et ne peux pas te satisfaire. Tu as le sentiment que en sortir demanderait un effort que tu te sens totalement incapable de fournir, et dont te connaissant bien tu doutes du résultat (on peut supposer que tu es encore jeune, mais tu t'exprimes de façon précise ce qui montre une maturité et même sans doute une réelle intelligence).

Dans ces conditions je ne verrais qu'un conseil à te donner, dont les résultats seraient relativement longs mais progressifs et avec une bonne probabilité d'aboutir (sauf accident sérieux de parcours évidemment), s'apparentant à une thérapie comportementale : devoir te plier à une discipline journalière acceptable mais contraignante, occupant tes journées, les valorisant mais ne suivant pas tes envies sauf dans les moment de détente, faisant autant fonctionner tes muscles que ta tête (probablement indispensable pour la tête te concernant), te fatigant suffisamment pour te donner sommeil la nuit, justifiant ce que tu manges et tu coutes (dont apprentissage pour l'avenir), et surtout t'obligeant à respecter des horaires fixes du lever au coucher.

La raison est que la biologie du corps est un équilibre entre des habitudes physiologiques cycliques, une énergie vitale donnant la motivation, des satisfactions jouant le rôle de récompenses, et une nécessaire autonomie à moyen terme sauf handicap mental ou physique.

L'état dépressif déprime l'envie, la motivation et la volonté, alimente des peurs, entretient la dévalorisation, l'aquabonisme (à quoi bon puisque ce serait voué à l'échec), enferme dans des habitudes végétatives et solitaires, et évidemment ne rend pas heureux (ni les gens qui vous entourent). Il se met en place par dérive progressive et/ou accident de la vie. Les thérapies de types comportementales, qui peuvent être un bien grand mot si c'est simplement de devoir se plier à une vie régulière impérative, mais qui peuvent aussi être initiées ou soutenues médicalement y compris par quelque mg par jour stimulant la production sérotonine et un zeste d'hypnose, c'est la dérive inverse en quelque sorte, progressivement reconstructrice. Sachant que comme dans l'alcoolisme il faudra être vigilent à toute nouvelle dérive.

Donc de mon point de vue, si on compare l'état que tu décris comme une marche arrière, il existe une marche avant. Mais ce n'est vraisemblablement pas dans ton cas une boite automatique, mais un projet de permis, des cours de code, des heures de conduite, un agenda, et des horaires et règles à respecter, etc. Et vu l'état que tu décris, devant probablement être surveillés par une tierse organisation, ou en tout cas si c'est par mobilisation de ta propre volonté avec les forces qui te restent, devant faire l'objet d'un suivi par ne tierse personne afin d'intercepter tout découragement.

Tu as une formation, tu fais usage de stupéfiants, tu es jeune ?


Jygo81
Femme de 28 ans
81

Bonjour

A la lecture de ton message (de détresse), j'ai quelques idées que tu pourrais tenter... ? Tu dis vouloir rencontrer des gens Alors, au lieu de faire des jeux vidéos chez toi, tu pourrais peut-être en faire dans des lieux dédiés ? Ensuite, un très bon moyen pour avoir une première approche avec des gens, je trouve, c'est les soirées jeux. ça ne coûte pratiquement rien et c'est sympathique. Peut-être que tu pourrais tenter de faire du bénévolat pour te rendre utile ? (Restos du coeur ou autre...) Et sinon, pour le "travail", l'intérim pourrait être une solution pour ne pas s'ennuyer dans un "train train"... vu que ce sont souvent de courtes missions ! Si tu n'as pas encore ton chez-toi, justement, ça pourrait te motiver pour ne pas te faire entretenir par les autres... et au moins, participer financièrement, avant d'avoir réellement un logement ?

Voilà pour mes idées ! En te souhaitant du courage !


Fuong
Homme de 41 ans
Bordeaux

J'allais écrire un long email mais il n'aurait fait que paraphraser (en moins bien) la réponse du Dr. Lindos. Mon discours aurait été moins précis et basé sur des métaphores peut-être inadaptées.

Ce que je peux ajouter, c'est que je suis dans ce cas mais disons en phase ascendante. Je sais pertinemment que ce n'est pas évident, il faut se faire violence ou plutôt s'aiguillonner, se discipliner, ne pas se laisser dominer par ses (non-)envies. Le résultat positif n'est pas immédiat mais la régularité des efforts paye, possiblement dans tous les domaines. Que ce soit pour l'épanouissement physique, social, professionnel, intellectuel et économique.

Personnellement, le résultat n'est pas égal : je commence à m'épanouir sur le côté physique (je me soigne, je prends soin de ma forme, ça commence à se voir, je le ressens), sur le côté intellectuel (je suis curieux et j'ai fait des efforts pour approfondir certaines connaissances et même si c'était inutile il y a des années, ces efforts d'une part me permettent d'aller plus loin aujourd'hui mais servent d'autre part à me nourrir puisqu'on m'a embauché pour mon ouverture d'esprit dixit le boss). Mais sur d'autres plans, c'est pas encore gagné mais j'y travaille.

"Fluctuat nec mergitur" comme disent les parigots. Avancer, petit pas par petit pas mais avancer toujours pour ne pas se laisser submerger. Finalement, je vais la sortir ma métaphore à la con : en chimie, pour qu'une réaction puisse se dérouler, il faut l'initier avec un catalyseur, de l'énergie, c'est pareil pour le reste de la vie, il faut dépenser de l'énergie (physique, psychologique, pécuniaire aussi) pour que la réaction (l'interaction) puisse avoir l'occasion de se produise et qu'elle se prolonge. Il y a des réactions/interactions qui nécessitent seulement un boost au départ, d'autres un afflux d'énergie continuel. Certaines ont un bon rendement, une immédiateté, d'autres non. L'autre métaphore, c'est la (bio)diversité : il faut enrichir les contextes, changer de décors, pour multiplier les opportunités d'interactions, diversifier les sources d'énergie et ne pas dépendre d'un petit nombre d'interactions/réactions qui peuvent parfois perdre en "rendement" ou pomper finalement trop d'énergie pour le même résultat à cause d'un effet de désensibilisation, d’accoutumance. Concrètement, avoir un boulot, dire oui à un pote qui invite pour un ciné/un anniv/un match de foot dont tu te fous/etc., aller voir la famille et ces autres membres de la famille qu'on voit moins souvent, aller marcher/courir/nager/apprendre à dessiner/à jouer de la guitare/etc., se désintoxiquer des mono-activités quasi-solitaires (passer son temps à jouer, à engloutir des séries, regarder H24 les chtis à cancoon/BFM business ou je ne sais quoi, [u]trop[/u] passer de temps à marcher seul, à courir, à nager, etc.). Tout ça va te demander un effort dont tu ne verras pas le sens pendant que tu prends la décision de faire le truc, pendant que tu te prépares pour sortir, que tu fais le trajet. Souvent, ça n'aura pas de sens quand tu y seras mais encore plus souvent, ça prendra du sens quand tu reviendras chez toi, dans ton terrier, quand tu émergeras avec la gueule de bois le lendemain avec en tête des souvenirs partagés qui sont autrement plus précieux qu'une nuit blanche sur LOL, CS, Farcry12 ou je ne sais quoi.

Edit : finalement il est long :D


Organ
Homme de 19 ans
Montpellier

2 remerciements

Va voir un psy ca peut t'aider , je suis ni psychologue ni medecin mais ton etat me fait beaucoup penser a une depression (severe qui plus est). Je ne suis pas la premiere personne a te le dire mais oui , sortir , s'occuper aide dans ces moments , meme si l'envie n'y est pas (la depression coupe toute envie) , force toi , ne te laisse pas abbatre , vegeter chez toi n'arrangera en rien ton etat ^^ Un psychologue pourrai t'aider meme si c'est a toi de faire le travail apres.


Ancien membre
Utilisateur désinscrit

L'aide à une tierce personne va t'aider c'est certain. Le repli sur soi même ne peux t'amener qu'à des déconvenues et des problèmes financiers et autres. Sans travail,pas d'argent,et sans argent,pas de vie sociale.


LeksanAden
Homme de 24 ans
Nantes

10 remerciements
Modérateur

Je rejoins les autres,

en rajoutant que l'hypnothérapie peut-être bénéfique car elle te permettrait de voir au delà des fait actuels et te permettrais de mettre en place des actions pour que tu te sente mieux.


Ancien membre
Utilisateur désinscrit

Entre nous...tu es inscrit,ici et maintenant,sur un site de rencontres. Quelles sont les raisons qui t'empêchent de participer au divers tchat et discussions en tous genres. Tu auras ensuite tout le loisir de voir du monde.



Anonyme

Merci pour vos réponses, c'est agréable de voir que vous traitez le problème comme si vous étiez directement concernés.

Deana : Je vois justement ce qui est positif dans ma vie, et ça me fait me demander ce qui ne va pas chez moi, puisque lorsque je me compare aux autres (ce n'est pas quelque chose à faire, mais on est souvent amené à le faire), je ne comprends pas pourquoi, alors que j'ai des avantages ENORMES sur les autres, je suis bloqué de cette façon. Comme je le disais, je constate un fossé entre ce que je pourrais faire et ce que je fais réellement ; et c'est comme si j'avais un mur invisible qui m'empêchait de bouger parfois ("bouger" au sens propre comme au sens figuré).

J'avais commencé à consulter divers psys (sur impulsion de mes parents ou bien des psys elles-mêmes), mais à chaque fois le problème est que je ne suis pas dans les parages au moment du rendez-vous, ou bien le rendez-vous est des mois plus tard, de telle sorte que je finis par oublier que j'ai un rendez-vous, et je ne m'en souviens que après coup. Ensuite je n'ai pas envie de refaire les démarches.

Bref, donc si je comprends bien : ce qu'il faudrait faire pour vivre mieux, c'est me déconnecter de moi, de mes envies, et de tout ce qui me constitue, pour mieux m'y retrouver plus tard. Et au début c'est désagréable et absurde, mais au bout d'un moment ce n'est pas juste une usine à gaz mais un forme de bonheur ou de joie qui apparaît. Donc je me fixe un objectif aveugle, et à la fin je me sentirais mieux au bout d'un certain temps ; ou bien c'est l'exécution même des actes qui visent l'objectif, plutôt que le fait d'atteindre l'objectif même, qui me maintient dans un état correct de bien-être ? (Aussi, mais je ne vais pas m'étaler dessus, il y a le problème de l'interconnexion incertaine entre les différents moments de l'existence ; et le problème de : pourquoi le malheur est forcément quelque chose à fuir ? Qui me posent des soucis quant à la mise en place des processus qui visent à mon bien-être)

(Pour les question de Lindos : j'ai 20 ans, je ne prends pas de stupéfiants, et je n'ai pas de formation puisque celles que j'avais commencées, je les ai arrêtées) Je précise que je ne suis pas angoissé du tout, au contraire je suis plutôt très calme.

Pour ce qui est de trouver une activité journalière, à vrai dire j'ai ce sentiment profond que le monde est pourri jusqu'à la moelle et que si je voulais y prendre part il faudrait que je me souille ou que je me sacrifie. Du coup, autant dire que la grande GRANDE majorité des travaux qu'on peut me proposer me dégoutent très facilement si je perçois une once d'inutilité ou de mauvaise gestion des ressources ou des humains ; et que dès que je suis dégouté, c'est à peu près fini, et je me débrouille pour que je sois rapidement oublié.


Ancien membre
Utilisateur désinscrit

Écoute tu sembles très posé et de plus très intelligent et d'une excellente érudition. Y a T il des choses qui te plaisent ou que tu appréciés? Te souviens tu de formation qui t'on fait plaisir ou qui ont eveillees de la curiosité chez toi


NeoTof
Homme de 51 ans
Arpajon

Bonjour, Ce qui m'a poussé à t'écrire c'est que certains aspects me sont apparus nettement à la première lecture, et que j'ai éprouvé une grosse envie d'aller me coucher en pleine après-midi :D Tes avantages ENORMES sur les autres sont ils extérieurs à ta personnalité ? ou constitutifs d'icelle ? J'ai envie de te dire que rien ne t'oblige à réaliser tous tes potentiels là maintenant, et que tu peux décider seul ce que tu vas en faire, ou pas. Tant que tu n'as pas la pression financière, tu peux consacrer du temps à te soigner, à te connaitre mieux, à faire un pas de côté pour te regarder autrement, le monde et les autres aussi... L'estime de soi qui s'améliore ça ramène du soleil et des rires/sourires dans une vie. Sais-tu pourquoi tu esquives les psy ? Ils pourraient t'aider bien plus que tu ne le penses aujourd'hui. Je ne pense pas que tu devrais essayer de te déconnecter de toi-même, mais tu es assez intelligent pour le savoir déjà. Aussi performants que soient ton cerveau, tes capacités d'anticipation, ton intuition, ta lucidité, tu ne peux pas savoir à l'avance si telle activité t'apportera ou non du bien-être, il faut essayer pour le découvrir :)

J'ai souvent traversé des moments à-quoi-bonnistes, où je ne faisais rien parce que je pensais comme toi que ça ne servirait à rien dans ce monde imparfait. j'attendais la mort. Puis j'ai entendu la parabole du colibri. Comme je suis joueur et très curieux, je me suis dit que, foutu pour foutu, autant essayer, pour la beauté du geste, pour voir jusqu'où j'irai, ce (ceux) que je trouverai avant de claquer. Alors je me suis demandé ce qui me faisait vibrer avant cet état larvaire, tout ce que j'avais négligé d'essayer ou ce que j'avais laissé tomber à cause de cette foutue certitude que ça ne servirait à rien. C'est vrai que ça ne sert pas à grand chose, à première vue, d'écrire, de lire, de jouer de ma guitare, de dessiner, de faire de la photo, de me cuisiner une nourriture saine et savoureuse, d'explorer les arts, de me promener dans la nature, etc... mais c'est devenu une telle source de joie maintenant. C'est vrai que la vie est absurde, mais c'est vrai aussi que le bonheur c'est un choix à faire. Et puis le malheur c'est douloureux, c'est sale, ça pue, ça craint. Je pense à quelques lectures, bouquins et fora, que je peux te recommander, qui pourraient t'aider et t'intéresser (en MP). Et si le monde peut [u]sembler[/u] pourri, c'est dans la merde que poussent les plus jolies fleurs et les plus beaux légumes, et sa beauté extraordinaire (celle du monde hein) ne se livre qu'à ceux qui la cherchent (la beauté, pas la merde :DD). Prend soin de toi :)


Ancien membre
Utilisateur désinscrit

Salut ! Tout d'abord bravo pour ton message, c'est déjà un bon pas dans ton évolution actuelle x) Les autres membres ont déjà presque tout dit quand à ta demande. Je voulais juste te rappeler (je parle par expérience donc je comprends ta situation) que c'est en ce moment que tu dois choisir qui tu veux devenir (ça fait un peu David Laroche mais des fois ça fait du bien à entendre x) La "solution" la plus facile et la plus confortable est bien sûr de rester passif, d'attendre gentiment un miracle... mais ça ne marche pas comme ça et tu le sais ! Même si tu n'en as pas envie, tu devrais sortir, voir du monde, des amis, ou si vraiment tu n'as pas le "courage", juste sortir, marcher, parler, à des inconnus, demander un renseignement, aider quelqu'un à porter, dicsuter de tout et de rien... on est des êtres sociaux on a besoin les uns des autres. Bien sûr, tu risques de tomber sur de "mauvaises" personnes, d'être frustré, en colère, mais tu auras aussi de belles rencontres, des aventures marrantes, c'est ça la vie ! Je sais que tu en es conscient, j'imagine juste que c'est un peu flou pour toi en ce moment... On est là pour te le rappeler, on ne peut pas vivre à ta place. N'attends pas demain pour bouger, c'est aujourd'hui que tout commence x)

Bon courage à toi, je sais que tu en as !


Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements

"j'ai 20 ans, je ne prends pas de stupéfiants"

C'est un énorme avantage, tu n'es donc pas (encore) au fond de la piscine il y aura moins à remonter :-)

"Sauf que je suis un peu malheureux : parce que entre ce que je pourrais faire et ce que je fais, il y a un écart immense que je remplis avec des larmes, quoi." "Je précise que je ne suis pas angoissé du tout, au contraire je suis plutôt très calme."

Déprime et anxiété sont souvent associés, mais différents et peuvent exister seuls.

"(Aussi, mais je ne vais pas m'étaler dessus, il y a le problème de l'interconnexion incertaine entre les différents moments de l'existence ; et le problème de : pourquoi le malheur est forcément quelque chose à fuir ? Qui me posent des soucis quant à la mise en place des processus qui visent à mon bien-être)"

L'état dépressif se nourrit de lui-même. Il a longtemps été appelé mélancolie ou romantisme et a même alimenté la créativité de nombreux artistes. Mais pour créer ou faire quoi que ce soit il faut tout de même fonctionner. Cela n'apporte pas nécessairement un bien être ressenti comme parfait, mais au moins d'être, être utile à quelque chose quoi, avoir une vie qui vaut la peine d'être vécue.

Je pourrais te demander : ressens-tu actuellement ta vie comme valant la peine d'être vécue ? (sachant que si c'est non, nos conseils visent à ce que cela devienne oui, sans nécessairement te changer toi mais à minima ton comportement).

"J'avais commencé à consulter divers psys (sur impulsion de mes parents ou bien des psys elles-mêmes), mais à chaque fois le problème est que je ne suis pas dans les parages au moment du rendez-vous, ou bien le rendez-vous est des mois plus tard, de telle sorte que je finis par oublier que j'ai un rendez-vous, et je ne m'en souviens que après coup. Ensuite je n'ai pas envie de refaire les démarches. Bref, donc si je comprends bien : ce qu'il faudrait faire pour vivre mieux, c'est me déconnecter de moi, de mes envies, et de tout ce qui me constitue, pour mieux m'y retrouver plus tard."

Pas nécessaire de ne plus être toi-même, mais sans doute nécessité de rajouter une couche de gestion de ton temps et tes envies. Si tu as un smartphone, tu y trouveras inévitablement une appli de gestion d'agenda qui te permettra de prendre des rendez-vous éloignés, avec des alarmes de rappel qui te permettront de ne pas oublier ou arriver en retard aux rendez-vous (même éloignés les rendez-vous génèrent une perspective d'avenir).

Tu trouveras aussi une fonction réveil, qui te permettront de programmer une heure de coucher fixe ainsi qu'une heure de lever fixe, pour un total de plus de 7heures de sommeil. Et pour les jours de rendez-vous tu pourras même ajouter une sonnerie pour te préparer suffisamment tot ;-)

Si ta famille faisait bien les choses, puisque tu as 20 ans ce qui est encore assez jeune, elle pourrait utilement t'imposer de manger à heure à peu près fixe avec eux et cadenasser le frigo entre les repas ^^

"je n'ai pas de formation puisque celles que j'avais commencées, je les ai arrêtées"

Pour occuper utilement tes journées en prévision de l'avenir au lieu de jouer, tu pourrais sans doute chercher une formation pratique : les Assedic en proposent, ainsi que certaines entreprises en vue d'embaucher, l'armée, etc.

"Bref, donc si je comprends bien : ce qu'il faudrait faire pour vivre mieux, c'est me déconnecter de moi, de mes envies, et de tout ce qui me constitue, pour mieux m'y retrouver plus tard. Et au début c'est désagréable et absurde, mais au bout d'un moment ce n'est pas juste une usine à gaz mais un forme de bonheur ou de joie qui apparaît. Donc je me fixe un objectif aveugle, et à la fin je me sentirais mieux au bout d'un certain temps ; ou bien c'est l'exécution même des actes qui visent l'objectif, plutôt que le fait d'atteindre l'objectif même, qui me maintient dans un état correct de bien-être ?"

Dans mon explication - et celle de Fuong qui le disait autrement, l'idée est de mettre le train en mouvement puis de l'accélérer. Cela demande un certain effort initial, mais comme dans l'exemple du train cet effort est faible par rapport au poids, il est en rapport avec les possibilités. Mais il est constant et le train s’accélère. Par la suite le train peut compter sur son inertie, le mouvement est lancé. Et quelque part le train a la satisfaction d'avoir changé sa routine : il était quasiment à l’arrêt, il est en mouvement. La question n'est pas de savoir s'il va moins vite que les autres, il vit, sa vie. Cela n'a rien d'absurde, et cela te déconnecte en rien de ce qui te constitues, sauf à penser que tu es né pour manger et dormir et vivre en parasitant les autres. Cela existe, mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, parasiter efficacement et durablement nécessite de l'imagination et des efforts ^^

"Pour ce qui est de trouver une activité journalière, à vrai dire j'ai ce sentiment profond que le monde est pourri jusqu'à la moelle et que si je voulais y prendre part il faudrait que je me souille ou que je me sacrifie. Du coup, autant dire que la grande GRANDE majorité des travaux qu'on peut me proposer me dégoutent très facilement si je perçois une once d'inutilité ou de mauvaise gestion des ressources ou des humains ; et que dès que je suis dégouté, c'est à peu près fini, et je me débrouille pour que je sois rapidement oublié. "

Oui le monde est hostile (toi qui écrivais que tu n'as pas d'angoisse, ça sent tout de même un peu l'anxiété), concurrentiel, de plus en plus compliqué, de plus en plus rapide, c'est fatigant de travailler, de remplir le tube digestif, de digérer, c'est même fatigant de faire l'amour mdr, etc. Mais bon, le monde du vivant étant construit ainsi il n'y a aucune souillure à en faire partie. Et rien n’empêche d'essayer d'améliorer la condition humaine.

Des moines, ascètes, renonçant, etc, ont réussi dans la passé et encore maintenant dans certaines régions du monde à y échapper en vivant à moitié nus de trois fois rien. Mais si on analyse bien leur situation, ils parasitent la société en contrepartie de prières et de leur présence rassurante pour la société, qui en retour les nourrit lorsqu'ils font l’aumône. Et pas de chance, chez nous les seules religions qui survivent sont quasiment guerrières, on peut difficilement vivre de rien à moitié nus, et les gens ne sont plus aussi généreux contre des prière. [b]Quoique ta famille le fasse encore pour toi[/b], par culture familiale, mais à part cela rien ne l'y obligerait à ton âge. Et puis les parents ont une durée de vie limitée.

Je ne te dis pas cela pour te déprimer, on t'a expliqué qu'on peut surmonter nos états d'âme et acquérir notre indépendance. On peut surtout restaurer l'énergie vitale qui donne la force d'avancer, lorsqu'elle est entamée par une langueur monotone, une démotivation, une perte d'énergie, un état dépressif... A 20 ans cela vaut d'autant plus la peine que tu n'es probablement qu'au quart de ta vie...



Anonyme

Bonsoir j'aimerais préciser que même si ça m'arrive d'aller très mal, ça ne m'empêche pas d'aller très bien parfois aussi, de faire des choses et tout. Il ne faut pas faire de conclusions hâtive, je ne suis pas en dépression nerveuse, je prends toujours du plaisir à des activités, je n'ai pas d'angoisses (enfin comme tout le monde j'en ai un peu, mais pas d'angoisse permanentes qui m'empêchent d'agir, pas le genre d'angoisse que j'ai vues décrite par les gens qui sont en dépression nerveuse avérée) ; bref je ne me souviens plus du reste des symptômes mais ce ne sont pas des symptômes dans lesquels je me reconnais du tout, pas de trous de mémoires, pas de vertiges en me levant, pas d'insomnies ou de réveils en sueur (mais une hypersomnie, que je peux contrôler)... Je prendrai un diagnostic s'il vient d'unE psy que j'ai consulté, mais c'est tout

Je comprends que pour tout le monde c'est en faisant qu'on devient et je comprends ce que vous voulez dire, c'est quelque chose que je suis capable de faire, mais toujours à un moment donné je ne suis pas capable de rester en place parce que je n'aime pas les habitudes qui encrassent la vie, ou alors pour d'autres raisons. Du coup je ne peux pas par exemple prendre de travail, car je sais que je serais rapidement blasé et que je mettrais mon employeur en danger si jamais je souhaite me retirer.

Je vais répondre à vos messages, maintenant [b]lindos[/b] "ressens-tu actuellement ta vie comme valant la peine d'être vécue ?" Je ne sais pas, je ne vois pas pourquoi elle ne vaudrait pas la peine d'être vécue, enfin ça n'a pas de sens de se demander ça, puisque rien n'a de sens hors de la vie. Au niveau de mon ressenti, je trouve que la vie est bizarre : parfois bien parfois mauvaise ; enfin en tout cas je n'ai pas le choix entre rester ou partir.

Je n'ai pas de smartphone ; et je trouverais ça révoltant qu'on m'impose des heures pour manger puisque je passe mon temps à manger. Aussi je dors 9h (ça me suffit), mais généralement je rajoute 3h ou 6h parce que soit je n'ai pas de raison de me lever, soit je suis bien dans mon lit, soit j'ai fait un rêve et je souhaite y retourner ou bien essayer de le mémoriser. Ma famille ne peut pas s'occuper de moi comme d'un bébé, parce qu'ils ont une vie et que de toute manière je ne suis jamais au même endroit (un mois ci, un mois là).

Je veux bien suivre une formation, mais si c'est une formation pour un métier que je ne vais pas faire plus tard, autant éviter de gaspiller le temps de mes formateurs. Une formation coûte très cher, même si ce n'est pas moi qui paie. Mais je voudrais bien faire une formation, si elle me paraissait utile, visait un objectif que je souhaite atteindre, mais jusqu'ici je n'ai rien trouvé de tel je crois.

Pour la métaphore du train, je sais pas, je fais des choses parfois, mais ensuite ça s'arrête et puis je suis désœuvré. Par exemple j'ai aidé quelqu'un dans ma famille pour des travaux cette semaine, mais maintenant c'est fini, et de toute manière je n'avais pas envie que ça continue.

Quand je dis que je trouve le monde pourri, je veux dire que le système de la société (travail-loyer-copain/copine-distances) ne me convient pas une seule seconde. Sauf que quoi que je veuille faire je suis souvent obligé de rentrer dans ces catégories, je n'ai pas vraiment le choix pour la plupart ; à moins de vouloir finir marginalisé ou de trouver une situation exceptionnelle. Mais sinon les gens qui sont dans la société, je pense qu'ils sont principalement bons et accueillants, même s'ils manquent souvent de jugement (comme moi).

[b]Deana[/b] "Y a T il des choses qui te plaisent ou que tu appréciés?" Oui, évidemment, mais aucune chose qui me plaise suffisamment pour que je me dise que je vais faire ça toute ma vie pendant 60 ans ; et même aucune chose qui me plaise assez pour que je me dise que je vais faire ça pendant plusieurs années ou mois.

[b]NeoTof[/b] merci de ton témoignage "Tes avantages ENORMES sur les autres sont ils extérieurs à ta personnalité ? ou constitutifs d'icelle ?" Mes avantages sur les autres viennent de ma personnalité, de mon milieu, de ma famille, bref c'est du hasard et des circonstances. Pour faire court je suis riche? je ne manque de rien, je n'ai pas de grande carence affective à priori, je suis suffisamment malin pour relativiser les choses qui m'arrivent, j'ai un esprit scolaire, je suis suffisamment beau pour ne pas être déconsidéré en société, je suis blanc et je ne me suis jamais rien cassé... je pourrais encore continuer "Sais-tu pourquoi tu esquives les psy ?" Le plus souvent, le prochain rendez-vous se trouve à plusieurs mois du premier, sachant que ce sont des rendez-vous préliminaires, entre temps j'ai souvent changé de localisation, et soit j'oublie le rendez-vous, soit je ne peux pas m'y rendre, soit les deux, du coup je n'ai jamais fait plus d'un rendez-vous. Mais j'en ai un mardi, enfin c'est avec un conseiller en orientation/psy.

Désolé de ne pas donner de nouvelles ou de réponses, alors que vous me donnez des réponses complètes (en général je les lis puis je ne sais pas quoi répondre, et c'est pour ça que je prends si longtemps), et merci d'avoir pris le temps de me répondre.


Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements

Le problème n’est pas quand tu te sens bien, quoi que, mais quand tu sens mal, et surtout la question est son évolution.

Si tu es cigale comme dans la fable de La Fontaine et que c’était toujours l’été, où serait le problème ? On appelle cela être paresseux. Il y existé des époques où des gens ont pu l’être toute leur vie, ils ne donnaient pas l’impression de toujours s’en trouver bien et vivaient dangereusement parce que leur place était convoitée, mais c’était faisable. Une question est de savoir si c’est jouable pour toi, à notre époque.

L’autre est de savoir pourquoi parfois tu te sens mal. Tu dis n’avoir pas de déprime ni d’angoisse, mais que se passerait-t-il si tu étais obligé de travailler comme tout le monde ? Ta posture actuelle ne serait-elle pas une esquive des contraintes et déprimes ou inquiétudes ? Te sentir mal ne serait-il pas l’expression inconsciente d’éclairs de lucidité ?

Après tout dépend de la fortune de tes parents, de leur intention de te protéger, et de ta capacité à parasiter la société qui nécessite beaucoup plus d’imagination et d’efforts qu’on pourrait le supposer. Après la révolution sociale de mai 1968 il y a des tas de jeunes qui ont tenté de vivre en esquivant les contraintes sociales, généralement en communautés, plus rarement en ermites. La plupart se sont finalement rangés et sont les vieux socialement bien installés contre lesquels luttent actuellement les étudiants des facs, ou ont refait leur vie en travaillant à l’étranger, ce qui est une situation qu’on qualifiera de normale. Les moins sociables ont trouvé ou imaginé des jobs non conventionnels, sinon les plus chanceux touchent le RSA, et les moins chanceux ont fini à la rue. Car les amis de jeunesse ne restent pas jeunes éternellement et n’ont pas d’obligation parentale de soutient. Et on peut estimer que leur situation était plus favorable qu’actuellement, où chacun n’est plus en concurrence avec 50 millions de personnes mais avec 500 millions et à court terme 5 milliards. Ils en disent quoi tes parents ? Ils ont quel âge ?

Sinon il existe de vraies maladies qui modifient l’humeur, ce que vérifiera probablement le psy que tu vas rencontrer, mais je pense plutôt que tu traînes avant de sauter du nid familial, sans doute par confort, mais peut-être aussi par peur d’incapacité et des contraintes.

Tu pourrais aussi attendre t’être coupé de tes revenus, comme la cigale, cela peut très bien durer des années. Mais dans ce cas il ne faudrait pas faire ces épisodes de déprimes inutiles qui te conduisent chez un psy. Mais les conseils de mon post précédent restent d’actualité ^^.

Si tu es jeune et beau ce qui semble être le cas, tu pourrais aussi te faire entretenir plus tard par un homme riche, mais d’une part ce conseil n’est plus très éthique même si il le redeviendra probablement inévitablement en France, et on ne reste pas éternellement jeune et beau, d’autre part développer son autonomie est toujours un bon investissement.


Tazsud2
Homme de 50 ans
Lyon

après lecture je comprends que tu as besoin d'aide et ta démarche ici est très positive et encourageante et à renouveler ailleurs qu'en penses-tu ? Ce qui apparait (je ne juge pas) c'est que tu vis dans l'évitement sans doute par manque de confiance en toi et/ou mé-estime de toi pour une raison peut-être intéressante de retrouver à un moment qui te conviendra. Te faire aider me parait salutaire. Peut-être aussi essayer de te fixer des objectifs simples sans trop analyser leur pertinence. La vie n'est pas un long fleuve tranquille et les rapides peuvent être fun aussi


NeoTof
Homme de 51 ans
Arpajon

Bonsoir

«Mes avantages sur les autres viennent de ma personnalité, de mon milieu, de ma famille, bref c'est du hasard et des circonstances.» Donc tu ne les a pas «mérité» mais ce n'est pas de ta faute si beaucoup d'autres ne les ont pas. Et tu n'as pas à te sentir coupable/diminué si tu ne parviens pas encore à réaliser ton potentiel : n'est-ce pas l'oeuvre d'une vie ? Un peu trop de protection et un peu trop d'exigence, d'attente ? La protection peut être étouffante et l'exigence paralysante... la fuite, spatiale, temporelle ou onirique. La perfection n'existe que dans des éclats, des fulgurances balayées par le temps. Sa quête c'est le mythe de Sisyphe ? Le résultat du bilan, surtout s'il est positif, n'est pas une fin en soi, mais un début, et aussi une clef. Tu devrais, dans l'idéal, te sentir libre de t'y confronter ou pas, prochainement ou plus tard ou jamais. Une pensée imagée qui me vient : à force de devoir jouer à Pile-je perds ou Face-l'autre gagne, on finit sur la tranche. Bon rdv de Mardi et tiens-nous au courant :)


Backpacker
Homme de 40 ans
Nantes

8 remerciements

J'ai pas lu toutes les réponses de tout le monde mais ton sujet est interessant (oui je sais c'est un peu con de dire ça alors que c'est ta vie). Mais ta situation doit etre très difficile à vivre, tu dois etre très fort pour ne pas prendre de drogues, alcool ou autre car généralement c'est la mauvaise solution qu'on trouve. Mais j'ai l'impression que les modèles autour de toi (je ne sais pas si c'est ton père ou d'autres adultes de ton entourage) t'on donné une vision de la vie bien monotone. Tu m'a fait sourir quand tu as écrit que tu ne voulais pas faire la même chose jusqu'à 60 ans, ça c'était avant, maintenant ta génération n'allez pas faire qu'un métier mais beaucoup de métiers, vous n'aurez pas une vie mais plusieurs vie. Le fait que tu ne souhaites pas faire de formation par peur de te lasser très vite ça se comprend, vu que tu n'a pas encore réussi à cerner ce qui te fait avancer. Mais tu sais, si tu est là, si tu écris des textes si précis sur ta situation c'est aussi, meme si tu penses le contraire, que beaucoup de choses te font avancer, sinon malheureusement tu ne serais pas là. Après je ne comprend pas pourquoi tu ne veux pas faire de fomations qui ne t'interessent pas ou un boulo chiant, pourquoi tu ne veux pas le contraire, faire une formation super interessante et un un super boulo ? Ce que je veux essayer de te dire c'est qu'actuellement ce qui est un peu normal tu as une vison négative des choses, mais tu sais, une chose n'est pas belle ou moche mais c'est juste notre façon de regarder qui change. Tu crois que toutes les formations, les métiers et les vies des autres sont chiantes ??? Non c'est juste ta façon de les voir parce qu'elle ne te correspondent pas car tu es différent.

T'es tu posé la question pourquoi, pourquoi tu étais toujours là, encore debout en fait (même si tu es souvent couché :-). T'es tu demandé ce que tu aimes dans la vie, les enfants, la nature, la ville, le bois, le métal, le soleil, les personnes agées, la nouriture, l'hopital, les aéroports, les usines, les voyages, l'Afrique, L'Asie, les caillous ??? Je sais ça peut te paraitre totalement absurde ce que que te dis là, mais fait une très très grande liste de mots, mets des croix en face les choses qui te plaisent et je suis sûr qu'il y en a plein en fait, tu n'en n'a peut etre pas conscience en fait. Je te comprend quand tu vois beaucoup de choses négatives autour de toi, mais peux tu réellement les changer ? Je ne pense pas, tu n'as peut etre pas pris conscience qu'en fait il faut accepter tout ce que tu ne peux pas changer, tu ne vas pas refaire le monde ou la vie des gens autour de toi, déjà l'accepter la réalité et la vie telle qu'elle se passe autour de toi c'est déjà pas évident mais ça ne fait pas avancer de regarder autour de toi et de juger. Par contre, il y un truc, un seul truc dont tu as le contole c'est toi, ton corps, ta vie et ça c'est tellement beau. Tu as cette chance d'avoir cette vie, la seule question c'est quesque j'en fait ? Mais tu aimes plein de choses, mais les choses que tu aimes ne viendront pas vers toi, elles ne vont pas venir dans ton lit protecteur. Tu sais je suis pas vraiment inquiet pour toi, même si ton état est sérieux, c'est à dire que c'est maintenant que tu peux te redresser sans aucune séquelle. En fait ne rien faire, dormir, c'est un peu revenir comme un foetus dans le ventre se mère, on est protégé, on est bien en fait. Mais il fait quoi au bout de 9 mois ? Et bien il sort, il sort de cette protection pour aller dans un monde totalement hostile (tu imagines tu vis dans du liquide nouris par un cordon au ventre et ensuite tu sors vivre dans de l'air nouri par la bouche !!! Donc ce que tu vas vivre quand tu vas être pret à sortir de ton état tu l'a déjà plus ou moins vécu, il y a 20 ans.

Et souviens toi, ce qui t'a fait avancer toutes les premières années de la vie, c'est la découverte, de toi, des autres, de ton environnement. On a besoin de ça pour grandir évoluer ou avancer, il y a tellement de belles choses, belles personnes autour ou loin de nous, il faut juste aller les chercher et ça ça demande des efforts. Il faut avoir conscience qu'avancer dans la vie demande des efforts, le travail ça peut parraitre con mais pour moi c'est un plaisir, même dans les boulos les plus chiant on peu prendre du plaisir, pas forcément par rapport au résultat de ton travail mais ce qu'il y a autour (genre parfois faire un travail chiant avec des super collègues peut-etre plus enrichissant que faire un super job avec des collègues chiants). C'est donc pas si simple, mais pour ça il faut sortir, rencontrer, marcher, visiter, aller vers les autres. Mais déjà pose toi la question sur ce que tu aimes dans la vie et fonce vers ces choses, les autres te parraitraitron tellement anodines ensuite.

Désolé d'avoir été un peu long, bon courage dans tes choix, tu vas bientôt faire celui d'avancer et ça c'est cool :-)


Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements

As-tu pensé au métier de zadiste ?

Ce n'est vraiment pas de tout repos et devient même assez dangereux, mais donne l'illusion de changer un peu le monde et résister à l'ordre autoritaire établi. Et puis ça permet de voyager car il y a des soucis partout.

A 60 ans tu pourra te plaindre jusqu'à la fin de ton espérence de vie des jeunes excités qui veulent refaire le monde, ce qui te permettra d'avoir eu une vie bien remplie. ^^



Rejoindre BeTolerant